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Films du mois

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  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas
Sortie nationale

De Ameen Nayfeh avec Ali Suliman, Anna Unterberger, Lana Zreik, Gassan Abbas
Drame - Palestine - 2021 - VOST - 1h37

200 mètres

Une famille palestinienne séparée par le mur de l'apartheid israélien, où le père vit du côté palestinien et où la mère et les enfants vivent du côté israélien. Un jour, l'enfant est admis à l'hôpital, à seulement 200 mètres de son père. Le père essaie de l'atteindre, mais il doit faire un voyage de 200 kilomètres...

Réussissant à allier la sensibilité du drame familial, la nervosité du thriller et une certaine légèreté de ton, Ameen Nayfeh signe un premier long prometteur. Le road movie repose sur la distance, réelle ou symbolique, qui sépare plusieurs lieux ou personnages. Mais cette distance, qui lui sert à la fois de fondement et de justification, n’est souvent que prétexte : ce n’est pas le trajet parcouru qui compte, mais la manière dont le mouvement a bouleversé celui ou celle qui en fait l’expérience. Il n’en est rien dans le film d’Ameen Nayfeh. Le voyage ne modifiera pas son protagoniste, et les 200 mètres du titre s’avèrent être le point névralgique du film. 200 mètres, c’est ce qui sépare Mustafa de sa famille. Entre les deux, un immense mur érigé au début du siècle par le gouvernement israélien pour isoler l’État hébreu de ses pays voisins, et notamment de la Cisjordanie où habite le père de famille. Le jour où son fils a un accident, Mustafa doit rejoindre un hôpital situé en Israël. Sans papiers d’identité du pays en question et ne pouvant se confronter à la lenteur de la bureaucratie vu l’urgence de la situation, Mustafa doit passer illégalement la frontière. Les 200 mètres se transforment en plusieurs centaines de kilomètres passés à l’intérieur du van de passeurs clandestins. De cette situation proprement édifiante le film ne souffre jamais, ne tombant ni dans la superficialité du film high-concept que son pitch promet, ni dans la pesanteur qu’un tel type de sujet peut porter. Ameen Nayfeh atteint un juste point d’équilibre entre le drame familial, la nervosité d’un thriller et une certaine légèreté de ton propre au road movie. Si le film prend pour point de départ un trajet intime, c’est pour mieux dépeindre en arrière-plan, avec une colère calme mais qui n’abdique pas, l’injustice et les identités bafouées par une telle condition géopolitique. Les Inrocks

De Kenji Iwaisawa avec Shintaro Sakamoto, Ren Komai, Tomoya Maeno, Tateto Serizawa, Kami Hiraiwa, Naoto Takenaka, Yasuyuki Okamura
Animation - Japon - 2020 - VOST - 1h11

On-Gaku : Notre Rock !

Un jour d’été, un trio de lycéens marginaux qui n’ont jamais touché un instrument de musique de leur vie décident de créer un groupe de musique.

C’est de l’animation qui déménage ! Une bande de potes y lance un groupe de musique et donne envie au spectateur de danser avec eux. Eurozoom, qui avait sorti Lupin III The Third en octobre dernier, démontre une fois de plus son goût très sûr en matière d' anime japonais avec cette excellente surprise récompensée à Ottawa et à Annecy. Sept ans de travail Pour son premier long-métrage, Kenji Iwaisawa n’a pas choisi la facilité. Le réalisateur a décidé de porter à l’écran un manga autoédité de Hiroyuki Ohashi réputé inadaptable. Comme le mangaka qui lui a servi de modèle, le cinéaste a réalisé son film en solitaire, seulement entouré d’une poignée d’artistes amateurs. Sept ans de travail ont été nécessaires pour obtenir les 40.000 illustrations qui composent le film. Epure et complexité Un dessin épuré et des décors complexes apportent une esthétique originale à une œuvre atypique. « J’ai voulu respecter le trait très simple du manga, précise Iwaisawa-san dans le dossier de presse. Mais on s’est impliqué dans des décors plus complexes pour contrebalancer l’aspect rudimentaire des personnages, histoire que les spectateurs ne se lassent pas. » La rotoscopie (technique consistant à filmer en prises de vues réelles puis à redessiner par-dessus) apporte une vitalité inouïe à cette œuvre bourrée d’humour. Un Japon méconnu On Gaku notre rock a bénéficié d’une campagne de crowdfunding qui lui a permis de voir le jour car le réalisateur avait dépensé tout son argent pour le projet. Avec l’appui de l’auteur du manga, il a réuni de quoi bénéficier d’une liberté de totale pour mettre en mouvement cet univers décalé où punks à crêtes rouges, joueur de flûte chauve et fans de rock font découvrir un Japon méconnu des Occidentaux. 20 minutes
Sortie nationale

De Ivan Ostrochovský avec Samuel Skyva, Samuel Polakovič, Milan Mikulčík, Vladimír Strnisko, Vlad Ivanov
Drame - Tchéquie - 2021 - VOST - 1h20

Les Séminaristes

En Tchécoslovaquie au début des années 1980, le régime communiste musèle l’église. Deux jeunes séminaristes devront choisir entre la soumission à la police secrète, ou une fidélité à leurs convictions qui pourrait leur coûter la vie.

Un noir et blanc sublime aux contrastes savamment travaillés, une mise en scène au cordeau dominée par des plans fixes. Les Séminaristes s’impose d’abord comme une merveille formelle. Mais ici forme et fond ne font qu’un pour traduire le sentiment d’oppression vécue dans la Tchécoslovaquie des années 80 par deux jeunes séminaristes en lutte contre le régime communiste qui musèle l’Eglise et punit violemment toute résistance. Nulle place ici pour les scènes chocs. Tout est suggestion. Le film d’époque auquel on pense d’abord assister se mue très vite en un véritable thriller horrifique où la traîtrise et la mort peuvent surgir à chaque instant. Une tension encouragée par le tempo lancinant du récit qui traduit physiquement l’étouffement de cette époque, une poignée d’années avant que la chute du Mur de Berlin fasse souffler un temps un vent de liberté. Un magnifique geste de cinéaste. Première
Sortie nationale

De Pema Tseden avec Sonam Wangmo, Jinpa, Yangshik Tso, Konchok, Dudul, Druklha Dorje, Palden Nyima, Kunde, Dechen Yangzom, Kangchen Tsering
Comédie Dramatique - Tibet/Chine - 2019 - VOST - 1h42

Balloon

Au cœur des étendues tibétaines, Drolkar et son mari élèvent des brebis, tout en veillant sur leurs trois fils. En réaction à la politique de l’enfant unique imposée par Pékin, elle s’initie en secret à la contraception, pratique taboue dans cette communauté traditionnelle. La maigre réserve de préservatifs qu’elle se procure au compte-gouttes devient alors son bien le plus précieux. Le jour où elle surprend ses enfants en train de jouer dehors avec les « ballons » volés sous son oreiller, Drolkar sait aussitôt qu’elle va devoir tout affronter : les reproches des aînés, le poids de la tradition, le regard des hommes. Et une naissance à venir…

L’un des grands plaisirs que peut offrir le cinéma est de faire voyager – plaisir d’autant plus précieux quand la crise sanitaire limite drastiquement l’accès aux destinations lointaines. Avec Balloon, l’exotisme est maximal, puisque c’est au Tibet que nous transporte cette chronique émouvante mais pleine d’humour, contemplative mais non dénuée d’action, ancrée dans son territoire si singulier mais universelle par son propos sur le poids de la religion et la condition féminine. Drolkar et son mari Dargye élèvent des brebis sur les hauts plateaux. Ils ont trois enfants, le maximum autorisé par les autorités chinoises pour les paysans tibétains, sous peine de forte amende. Problème : le maigre stock de préservatifs du couple, constitué en toute discrétion tant la contraception est mal vue dans leur communauté, attachée aux traditions, est pillé par leurs deux petits garçons, qui s’en servent en toute innocence comme jouets, puis comme monnaie d’échange. Il y a une dimension documentaire quasi ethnologique dans cette évocation de la vie et des jours – des saillies du bélier aux rites bouddhistes, ou encore du marchandage lors de la vente des bêtes aux débats sur la réincarnation. Mais sans négliger la fiction, ni la poésie. Dès la première séquence, filmée à travers le « filtre » légèrement flou d’une capote gonflée tel un ballon, le réalisateur Pema Tseden multiplie les références visuelles à la myopie, symbole, ici, de la distance et de l’incompréhension entre les êtres, entre les générations, entre les sexes. Avant de donner la meilleure part de son récit à deux beaux portraits de femmes : Drolkar, bien sûr, l’épouse pas si soumise, et sa sœur Shangchu, devenue nonne à la suite d’une blessure amoureuse dont elle ne guérira sans doute jamais. Télérama
Sortie nationale

De Thomas Vinterberg avec Mads Mikkelsen, Maria Bonnevie, Thomas Bo Larsen, Magnus Millang, Susse Wold
Comédie Dramatique - Danemark - 2020 - VOST - 1h57

Drunk

Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

César du Meilleur film étranger, Oscar du Meilleur film étranger, BAFTA du Meilleur film non anglophone 2021

La vie serait-elle plus belle avec 0,5 gramme d’alcool dans le sang ? Le réalisateur de Festen s’amuse, ni moralisateur, ni inconséquent. Thomas Vinterberg n’a jamais fait dans la dentelle. Depuis Festen, son coup d’éclat cannois (Prix du jury 1998), et son immonde patriarche incestueux cloué au pilori par ses victimes en plein repas de famille, le Danois s’est dispersé tous azimuts, du mélodrame victorien en costumes au film de sous-marin russe. Il revient en son royaume, forcément « pourri », avec un précis de soûlographie à l’amoralité détonnante en ces temps de dictature sanitaire. Rongés par la routine de leur métier de profs au lycée et leurs déboires conjugaux de plus ou moins jeunes pères de famille, quatre mâles en peine décident de mettre en pratique la théorie farfelue d’un psychologue norvégien selon laquelle la vie est plus belle avec 0,5 gramme d’alcool dans le sang, du matin au soir… Ragaillardi par sa mirifique découverte (le saviez-vous, ­l’alcool rend gai, comme l’eau mouille et le feu brûle ?), le quatuor exulte, avant de déchanter devant la difficulté de tenir la posologie. « Les hommes naissent égaux et puis ils se mettent à boire », disait Coluche, autre théoricien du bonheur. Une saillie qu’on peut interpréter différemment selon que l’on considère la boisson comme un poison ou un bienfait. Face au film, on peut privilégier une lecture politiquement incorrecte et, même, dénoncer les risques de l’abstinence, qui empêche d’atteindre ce degré d’éveil éphémère procuré par l’ivresse. De toute évidence, Thomas Vinterberg choisit ce camp-là, lui qui n’aime rien tant que mettre à nu les vices enfouis sous le vernis de la bonne société. Sans jamais nier les ravages de l’alcoolisme (un des protagonistes finira mal à force de ne pas respecter les doses prescrites), le réalisateur refuse de verser dans le discours culpabilisateur. Le prof d’histoire interprété par Mads Mikkelsen prend un malin plaisir à mettre en avant les grands hommes portés sur la bouteille (Churchill, Tchaïkovski, Hemingway…) devant des élèves enfin captivés par son cours, auparavant hautement soporifique. Certains pourront juger pareil film bas de plafond ou inconséquent, mais Vinterberg est, jusqu’au bout, davantage dans le constat que dans l’apologie. Au Danemark comme ailleurs, la consommation d’alcool est un rituel, pour le pire et parfois le meilleur. La scène finale, une danse improvisée, libérée par la bière, sur les quais du port de Copenhague, témoigne de la beauté fragile qui peut surgir de l’état d’ébriété. Télérama
Sortie nationale

De Andrei Konchalovsky avec Alberto Testone, Umberto Orsini, Nicola Adobati, Massimo De Francovich, Glen Blackhall, Orso Maria Guerrini, Yuliya Vysotskaya, Carlo Capalbo
Biopic Historique Drame - Russie/Italie - 2019 - VOST - 2h14

Michel-Ange

Explorer les pensées et démons intérieurs de Michel-Ange, éclairant la conscience d'un génie; celle d'un homme de la Renaissance avec ses superstitions, ses exaltations, son mysticisme et sa foi dans les miracles. Florence, début du XVIe siècle. Même s'il est considéré comme un génie par ses contemporains, Michelangelo Buonarroti est réduit à la pauvreté après l'éprouvant chantier du plafond de la chapelle Sixtine. Lorsque son commanditaire le pape Jules II meurt, Michel-Ange devient obsédé par l'idée de trouver le meilleur marbre pour terminer son tombeau. La loyauté de l'artiste est mise à rude épreuve lorsque le pape Léon X accède à la papauté et lui ordonne de réaliser la façade de la basilique San Lorenzo.

Le dernier film d’Andreï Konchalovsky, Michel-Ange (Il peccato) tient du miracle : suivant le peintre en proie à ses démons, le spectateur assiste à la résurrection d’un monde. Une véritable splendeur. Bande à part
Plein Air au Bel Air

# 25ème édition

Plein Air au Bel Air

📍 Vendredi 23 juillet : "Les 2 Alfred" de Bruno Podalydès + concert de Solaris great confusion
📍Samedi 24 juillet : "Gagarine" de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh + concert de Cochrane
📍 Dimanche 25 juillet : "The Father" de Florian Zeller + concert Tribute to Dominique A
📍 Jeudi 29 juillet : "Le discours" de Laurent Tirard + concert de Jesers
📍 Vendredi 30 juillet : "Promising Young Woman" de Emerald Fennel + concert de KG
📍 Samedi 31 juillet : "Nomadland" de Chloé Zhao + concert de One armed man
 

Ouverture du site : 20h15

Concert : 20h45

Projection : 21h45

Buvette / sandwich

Tarifs : de 5.50 € à 8.50 € - Pré-achat possible en ligne sous peu

RencontreA votre santé !

de Raphaël Girardot et Marina Julienne
Documentaire - France - 2017 - 1h02

Toujours debout

Victimes d’accidents, des chercheurs tétraplégiques réalisent l’inadaptation de la société face au handicap. Ils cherchent alors à retrouver leurs fonctions motrices par tous les moyens en expérimentant stimulations électriques, exosquelettes et autres prothèses. Certains de ces cobayes volontaires se préparent à la première compétition internationale pour handicapés équipés de prothèses bioniques - le Cybathlon. Jour après jour, ils découvrent et discutent la mince frontière entre « l’homme réparé », auquel ils aspirent, et « l’homme augmenté » souhaité par une société de la performance et du dépassement de soi.

Le mardi 22 juin à 20h suivi d’un échange avec Pierre Clos, doctorant au Laboratoire Inserm 1093 “Cognition, Action et plasticité sensorimotrice”, Université de Bourgogne, Dijon.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Ce ciné-débat est proposé par la Nef des sciences et l’Inserm Est dans le cadre de À votre santé ! Le mois de la santé et de la recherche médicale, du 1er juin au 1er juillet 2021.

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