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Films du mois

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  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas
Sortie nationale

De Nadav Lapid avec Avshalom Pollak, Nur Fibak
Drame - France / Allemagne / Israel - 2021 - VOST - 1h49

Le Genou d'Ahed

Y., cinéaste israélien, arrive dans un village reculé au bout du désert pour la projection de l’un de ses films. Il y rencontre Yahalom, une fonctionnaire du ministère de la culture, et se jette désespérément dans deux combats perdus : l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère.

Prix du Jury Cannes 2021

Nadav Lapid prend son temps, mais ne rate pas le coche. Toutefois, inutile de se mentir. Durant une première demi-heure un peu lente, la mise en place des enjeux paraît incroyablement classique. Au point qu’on a l’impression désagréable de visionner un long métrage typiquement « cannois », tel qu’on pourrait l’entendre dans un sens négatif : un film à sujet fort, prônant la liberté d’expression, flatteur vis-à-vis du pouvoir du septième art. Le genou d’Ahed, s’il n’échappe pas tout à fait à cette étiquette de « film à récompense engagé », propose tout de même autre chose, puisqu’il est un récit aux enjeux aussi intimes qu’universels. Certes, l’œuvre s’avère assez prévisible. La critique de la politique du gouvernement d’Israël, que Lapid juge mortifère (avec de solides arguments), n’est pas subtile, mais n’a pas la prétention de l’être, au contraire. La structure, si elle gagne en richesse en deuxième partie, n’offre aucune surprise. D’une certaine manière, tout est dit dès le début. Les dialogues, très – trop ? – nombreux dans la première partie ne font que se répéter au cours du second segment, certes avec plus de véhémence. Au point qu’il possible de trouver cette production trop longue. La mise en scène n’est jamais tout à fait comme on l’attend, et évite au long métrage d’être trop convenu, avec beaucoup d’effets liés aux mouvements d’une caméra souvent très libre. Cette dernière n’hésite pas à aller et revenir, à tourner, pour faire ressentir l’inconfort ou le sentiment d’urgence. A mesure que l’histoire avance, celle-ci devient plus captivante, notamment grâce au récit enchâssé, relatif à la vie de soldat de Y. Ces séquences offrent des moments de grande violence psychologique, mais parviennent aussi à semer le trouble dans l’esprit du spectateur, qui se doute bien de la manipulation que le personnage opère en racontant ces événements. Si le dénouement est d’ailleurs prévisible, il n’en demeure pas moins lourd de sens et efficace. La maîtrise de Lapid réside finalement dans sa montée en tension, jusqu’à une explosion verbale et physique : elle se grave dans la mémoire d’un spectateur qui ne s’attend sans doute pas une conclusion si dure. En image, elle ne l’est pas jusqu’à la toute fin, mais dans le fond, elle est d’une violence inouïe. Le propos aborde aussi frontalement la question de la soumission à l’autorité. Comment une amoureuse de la culture pourrait-elle cautionner un gouvernement qui l’entrave ? Le protagoniste, lui, a le mérite de ne pas être un héros, et de prouver que, parfois, les pires méthodes peuvent servir les causes qui nous semblent justes. Car tout le problème est là : cette histoire que Lapid nous raconte lui est arrivée, telle qu’il le dit, quasiment au mot près. Le réalisateur exprime toute la crainte de voir le pays qu’il connaissait disparaître, sous les assauts d’un ministère de la Culture toujours plus interventionniste dans les processus créatifs. Au point d’avoir initié une loi visant à interdire la production des œuvres jugées « infidèles à l’Etat ». Des mots que l’on n’aime pas entendre, dès lors qu’on tient à l’art et au cinéma. Alors certes, Le genou d’Ahed demeure assez convenu dans son contenu et sa manière de l’aborder. Mais espérons qu’on ne se retourne pas dans vingt ans en se disant que tout cela valait le coup d’être rappelé, avec des regrets. Parfois, crier ses opinions à la face du monde soulage, et c’est bien ce qu’on ressent en regardant l’œuvre de Lapid, qui dit sa crainte de voir s’éteindre une liberté d’expression. A voir à Lire

De Julia Ducournau avec Vincent Lindon, Agathe Rousselle, Garance Marillier, Laïs Salameh, Mara Cissé
Thriller Drame - France/ Belgique - 2021 - VF - 1h48

Titane

Après une série de crimes inexpliqués, un père retrouve son fils disparu depuis 10 ans. Titane : Métal hautement résistant à la chaleur et à la corrosion, donnant des alliages très durs.

Palme d'Or Cannes 2021

Interdit aux moins de 16 ans

Cinq ans après Grave, la cinéaste française recrée un univers mutant ultraviolent et glaçant. Mise en scène virtuose ou esbroufe indigeste ? Elle n’aime pas les humains, les tue mécaniquement telle une Terminator blonde et tatouée, et ne frissonne que contre, tout contre, la carrosserie froide des voitu­res. Il se consume de chagrin tant il a besoin de donner son amour à un prolongement de lui-même. Rencontre entre deux désaxés qui pourrait bien engendrer une nouvelle humanité… Il y a cinq ans, Julia Ducournau s’imposait, d’emblée, avec Grave, son premier long métrage, où elle malaxait tranquillement les attendus du genre horrifi­que. Titane, lui, les réduit en cendres, dépassant toutes les bornes, pour une expérience où les codes et stéréotypes explosent les uns contre les autres. Une petite fille très spéciale survit à un accident de la route grâce à un ajout métallique dans son organisme. Devenue jeune femme (Agathe Rousselle), elle danse dans un salon d’automobiles. Mais un jour, après une tuerie (scène virtuose et comique), elle se métamorphose pour échapper à la police, et se réfugie dans une caserne de pompiers où un homme seul a désespérément besoin de la prendre pour quelqu’un d’autre… L’exercice de style glaçant mute alors, à son tour, grâce à un corps d’acteur réinventé : Vincent Lindon danse, ivre, comme on espère un futur. Les fesses nues en gros plan, il se pique aux stéroïdes pour rester puissant, ne pas se dissoudre dans le noir, alors qu’une drôle de vie pousse dans le ventre d’Alexia. Chaque séquence — plusieurs réclament d’avoir le cœur bien accroché — hurle sa foi dans la puissance de la mise en scène, avec une cinéaste qui ose se poser en nouveau démiurge, capable de faire fusionner des matières contraires, métal, cambouis, flammes et larmes. Avec son « couple » de Titans au genre neuf et non identifié, Julia Ducournau accouche d’un film sur le pouvoir, violemment transformiste, de l’amour. Télérama
Rencontre

de Hélène et Anthony Tschirhard avec Stéphane Robles, Haydar Sahib, Florian Lidin, Thomas Andrzeczyk
Comédie - France - 2020 - 1h30

Rhésus

An 29, Capharnaüm. Rhésus rêve de devenir magicien mais n’ose avouer son projet à ses parents Maria et Jo. Tout bascule le jour où Rhésus apprend que Jo n’est pas son père biologique. Ce choc va lui donner le courage de se lancer à la poursuite de ses rêves.

Série Made in Mulhouse : 3 épisodes + making-off + bétisier

Rencontre avec l’équipe du film le samedi 18 septembre à 18h. Tarif : 3 euros.

Sortie nationale

De Ariel Winograd avec Guillermo Francella, Diego Peretti, Luis Luque, Pablo Rago, Rafael Ferro
Comédie - Argentine - 2020 - VOST - 1h54

Le Braquage du siècle

En 2006, un groupe de voleurs a exécuté ce qui est considéré comme l'un des braquages ​​bancaires les plus célèbres et les plus intelligents de l'histoire de l'Argentine. Comment ils ont volé la banque de Rio est aussi surprenant que ce qui s'est passé par la suite. Voici leur histoire.

Des égouts aux effluves enivrants et une bande de braqueurs au grand cœur composent les bases de cette comédie enlevée qui réunit humour et action. En 2013 avec Vino para robar, le réalisateur Argentin Ariel Winograd s’essaie avec succès au film de braquage élégant et décontracté. Il récidive en s’inspirant d’un hold-up qui a eu lieu dans son pays en 2006, dont tous ses concitoyens se souviennent ; et nous entraîne dans une aventure flamboyante et rocambolesque, dans la veine du très apprécié Ocean’s Eleven de Steven Sorderbergh. Avec moins de brio certes, José Giovanni relatait dans Les égouts du paradis (1979) des faits très similaires, retraçant le casse du siècle réalisé par Albert Spaggari dans une banque niçoise en juillet 1976. Le 13 janvier 2006, six malfaiteurs munis d’armes factices prennent d’assaut la banque Rio et retiennent clients et personnel qui s’y trouvent. Aussitôt alertée, la police barricade toutes les issues, et envoie un négociateur qui perd vite ses repères face à ces bandits pas comme les autres. Quand enfin, elles peuvent entrer dans la banque, les forces de l’ordre découvrent des otages peu traumatisés. Il leur faut du temps pour comprendre que cette prise d’otages n’était qu’une mise en scène savamment orchestrée pour permettre à nos astucieux cambrioleurs de vider les coffres en toute tranquillité, creuser un tunnel et s’enfuir ensuite par les égouts à l’aide d’un bateau à moteur. Leur sens de la poésie et de la dérision les incite à laisser derrière cette maxime malicieuse : Dans les quartiers des richards, pas d’arme, pas de rancune. C’est juste de l’argent, pas de l’amour. Cela leur vaudra la sympathie éternelle du peuple qui en fera des stars indéboulonnables. Fernando Araujo (Diego Peretti) est un professeur d’arts martiaux sans antécédents judiciaires. Un soir de pluie, lors d’une promenade, il observe l’eau s’écouler dans les égouts. Il n’en faudra pas plus pour que germe dans son esprit affûté l’idée d’un jeu qui consisterait à attaquer une banque par la voie souterraine. Il ne lui reste plus qu’à recruter une équipe de complices. Pour l’assister, il jette son dévolu sur un nommé Luis Mario Vitette (Guillermo Francella), un voleur professionnel courtois et sagace, sorte d’Arsène Lupin du XXIe siècle. Roi de la pantomime, il n’a pas son pareil pour détourner l’attention de la police aux moments opportuns. Les quatre autres participants sont de simples exécutants aux talents divers. Une bande de gars fascinants dont le film s’amuse à décrypter la personnalité au point de nous les rendre sympathiques et gommer -en partie tout au moins- l’amoralité de leur projet. Néanmoins se pose la question de l’intérêt d’une énigme policière dont le dénouement est déjà connu. Force est de constater que l’événement lui-même relève déjà d’une inspiration cinématographique. Qui aurait pu imaginer un tel scénario ? C’est donc en déroulant pas à pas le fil de cette opération hors du commun que le réalisateur va tisser la trame d’une intrigue qui ne manque ni de charme ni de dynamisme. Entre rebondissements et suspense, aucun détail de ce braquage de haut vol n’est laissé au hasard, immergeant le spectateur au cœur de l’action. La réalisation slalome habilement entre obstacles et personnages dans une ambiance désinvolte et gentiment provocatrice, garantissant un humour constant. Une mise en scène efficace, une interprétation de qualité, un éclairage soigné même dans les coins les plus sombre des souterrains font de cette comédie romantico-policière un divertissement brillant sans prétention. Avoir-alire
Sortie nationale

De Clémence Madeleine-Perdrillat, Nathaniel H'limi avec Frédéric Pierrot, Anne Alvaro, Céline Ronté, Charlotte Rampling, David Coburn, Jemma wilcox, Saul Jephcott, Margeaux Lampley, Ema Lucas-Viguier
Animation Court-Métrage - France - 2021 - VF - 26min

La Vie de Château

Orpheline à 8 ans, Violette part vivre avec son oncle Régis, agent d'entretien au château de Versailles. Violette déteste Régis, et lui n'aime pas les enfants... La petite fille têtue et le grand ours vont se dompter et traverser ensemble leur deuil.

En complément de programme : Parapluies de José Prats et Álvaro Robles (12 min) et Pompier de Yulia Aronova (8 min).

Ça commence comme un conte : Violette, huit ans et orpheline depuis peu, doit désormais vivre avec son oncle Régis, agent d’entretien au château de Versailles. La petite fille timide mais au caractère bien trempé et le géant bourru aux multiples fêlures vont devoir composer, afin de recréer une cellule familiale et pourquoi pas trouver le bonheur. Traversé de sujets graves - le deuil, le déracinement et les attentats du 13 novembre 2015 -, La Vie de château trouve sa grandeur dans son regard à hauteur d’enfant et ses décors sublimes, qui en disent plus que n’importe quel dialogue. Un moyen métrage d’animation d’une douceur infinie, pudique et malicieux (très drôle, aussi), porté par la voix enveloppante et caverneuse de Frédéric Pierrot, formidable en vieux lion au grand cœur. Première
Festival Play it again !

De Ida Lupino avec Joan Fontaine, Ida Lupino, Edmund Gwenn, Edmond O'Brien, Kenneth Tobey
Drame - Etats-unis - 1953 - VOST - 1h20

Bigamie

Harry et Eve vivent à San Francisco. Mariés depuis huit ans, leur couple se délite : Eve ne peut avoir d’enfants et, pour essayer de compenser ce manque, se consacre entièrement à sa vie professionnelle. Harry, toujours amoureux, se sent délaissé. A Los Angeles, où il passe la moitié de son temps pour affaires, il fait la connaissance de Phyllis. Ils deviennent amis, puis amants. Lorsque Eve accepte finalement de lancer une procédure d’adoption, Harry décide de rompre avec Phyllis. Mais celle-ci vient de tomber enceinte et Harry ne peut pas l’abandonner à son sort

Dans sa nudité accusatrice, le titre exhibe un crime moral : la bigamie. Bigre ! A Chicago, Harry et Eve veulent adopter un enfant et doivent en passer par une enquête approfondie sur leur vie privée. Les services sociaux découvrent alors que monsieur, voyageur de commerce, est déjà marié à Los Angeles, sous un nom différent, avec une femme qui vient d'accoucher d'un garçon ! Sur ce scénario écrit en lettres de feu, la réalisatrice et actrice Ida Lupino pose un ­regard d'une douceur conciliatrice. Une fois la faute établie, elle adopte le point de vue du coupable (joué par un acteur qu'elle aimait beaucoup, Edmond O'Brien). A travers Harry, se raconte la solitude d'un homme qui n'a rien d'un coureur. Délaissé par une femme surmenée, il a trouvé un éclat de soleil auprès d'une autre, qui n'est pas une croque-maris mais un coeur brisé (Ida Lupino l'interprète elle-même avec tact). Le tendre piège des sentiments se referme sur ces personnages vulnérables, et sur la ­compagne légitime, qui retrouve toute l'affection dont elle vibre (Joan Fontaine, formidable elle aussi). Proche du mélodrame, le film ne cède pourtant jamais à la mièvrerie et, dans une fine étude du couple, touche du doigt l'utopie d'un amour protecteur ­offert à deux épouses... Télérama
Festival Play it again !

De Katsuhiro Otomo avec Mitsuo Iwata, Nozomu Sasaki, Mami Koyama, Tesshou Genda, Hiroshi Ohtake, Kōichi Kitamura, Yuriko Fuchizaki, Masaaki Okura, Takeshi Kusao, Kazuhiro Kamifuji, Tatsuhiko Nakamura, Fukue Itô, Yuka Ôno
Animation - Japon - 1988 - VOST - 2h04

Akira

Tetsuo, un adolescent ayant vécu une enfance difficile, est la victime d'expériences visant à développer les capacités psychiques qui dorment en chacun de nous. Ainsi doté d'une puissance que lui-même ne peut imaginer, Tetsuo décide de partir en guerre contre le monde qui l'a opprimé. Dès lors, Il se retrouve au cœur d'une légende populaire qui annonce le retour prochain d'Akira, un enfant aux pouvoirs extra-ordinaires censé délivrer Tokyo du chaos...

Trente-trois ans après sa sortie, “Akira”, le film culte du japonais Katsuhiro Otomo est toujours aussi impressionnant. De la SF post-nucléaire en forme d’uppercut. Néo-Tokyo, 2019. Trente et un ans après qu’une explosion nucléaire l’a ravagé, la capitale nippone n’a pas retrouvé la paix. Dans cet enchevêtrement d’asphalte et de béton, les manifestations sont réprimées dans le sang par les forces de l’ordre et les rues sont livrées à des gangs de motards qui passent leur temps à s’affronter. Orphelin, la quinzaine hargneuse, Tetsuo est l’un d’eux, mais un soir, en voulant éviter un étrange enfant au visage de vieillard, son destin bascule… Passé inaperçu ou presque lors de sa sortie en France en 1991, Akira est pourtant une œuvre majeure. Créée par le mangaka Katsuhiro Otomo et adaptée au cinéma par ses soins, cette saga futuriste a marqué plusieurs générations, en Europe comme dans l’archipel. Si les Européens ont été bluffés par le rythme, la narration et la dynamique ébouriffante du dessin, les Nippons, eux, ont reçu Akira comme une bouffée d’air libératrice, un pavé dans le Japon ultraconformiste des années 80. Inspirée par le cinéma anglo-saxon des années 70, de Bonnie and Clyde à Mad Max en passant par Orange mécanique, cette chevauchée cyberpunk brosse le portrait d’une jeunesse avide de violence, de drogues et de sensations fortes, aux prises avec des scientifiques sans morale, des militaires décérébrés et des élites passablement corrompues. Réalisé avec un luxe de détails et, à l’époque, des moyens colossaux, ce long métrage n’a, sous la patine du temps, rien perdu de sa révolte. Télérama
Festival Play it again !

De Jean Grémillon avec Madeleine Renaud, Charles Vanel, Anne Vandène, Jean Debucourt, Raymonde Vernay, Anne-Marie Labaye, Albert Rémy, Léonce Corne, Robert Le Fort, Jacques Beauvais
Drame - France - 1943 - VF - 1h45

Le Ciel est à vous

La famille Gauthier est expropriée pour l'implantation d'un aérodrome. Le garagiste Pierre et son épouse Thérèse s'installent donc en ville avec leurs deux enfants et la belle-mère acariâtre. D'une nature optimiste et généreuse, le garagiste ne sait refuser aucun service. Aussi dépanne-t-il l'avion de Lucienne Ivry au cours de l'inauguration de l'aérodrome ou la voiture d'un homme d'affaires en pleine nuit qui bientôt offre à sa femme de venir travailler pour lui à Limoges. Celle-ci accepte, quittant la maison pour quelques mois durant lesquels Pierre reprend goût à sa passion pour l'aviation. À son retour, elle est prise de colère devant les risques d'une telle activité mais acceptant par défi de monter à bord, elle est à son tour gagnée par le virus. Aviatrice émérite en quelques mois, elle cumule les coupes et désire bientôt battre le record de distance en ligne droite avec l'appareil préparé par Pierre…

Film sous-titré Sourds Et Malentendants

Le film s'inspire de l'exploit authentique de l'épouse d'un garagiste de Mont-de-Marsan, Andrée Dupeyron, qui battit, en 1938, le record féminin de vol en ligne droite. C'est donc l'histoire d'une femme qui s'arrache à sa famille pour trouver sa voie dans la conquête du ciel. Le film suscita une polémique. Certains y virent une apologie des valeurs pétainistes. D'autres, un appel à l'évasion, donc à la Résistance. Aujourd'hui, on est surtout sensible à l'univers de Grémillon. Son humilité devant la grandeur des coeurs simples. Sa façon intimiste de les exalter. De les regarder au plus près. La mise en scène, lyrique et tranquille, magnifie Madeleine Renaud (c'est son plus beau rôle cinématographique, avec Le Plaisir, d'Ophüls). Son personnage apparaît comme une féministe avant l'heure. Il annonce déjà l'héroïne du dernier long métrage de Grémillon : Marie Prieur (Micheline Presle), le médecin de L'Amour d'une femme. Télérama
Rencontre

De Gilles Weinzaepflen
Documentaire - France - 2019 - 1h14

LE LISERE VERT LA FRONTIERE DEPLACEE

De Mulhouse à Villerupt, Gilles Weinzaepflen recherche les bornes marquant la frontière franco-allemande de 1870, indiquée par un liseré vert sur les cartes anciennes. Dans cette déambulation poétique, il part aussi sur les traces de son histoire familiale, de celle de l’Alsace et de ses blessures. «Une frontière matérialisée par 4056 bornes, posées sur notre territoire après la défaite de 1870. Elles marquent la limite des provinces perdues de l’Alsace-Lorraine. Ces bornes forment aujourd’hui une cicatrice intérieure, un no man’s land de la mémoire que j’arpente. Que me disent-elles de mon histoire ? Des relations de voisinage franco-allemandes ? De notre horizon commun, l’Europe ? Suivre le bornage sur la crête des Vosges puis dans le bassin lorrain, à la rencontre des paysages et des habitants. Bâtir un itinéraire de pensée, pour offrir une visibilité et un statut à cette frontière oubliée, en faire un monument.»

Rencontre le dimanche 19 septembre à 15h30 avec Gilles Weinzaepflen, réalisateur, et Benoit Vallot, jeune historien qui soutient en octobre à Strasbourg la toute première thèse sur la frontière de 1871, ainsi que le chef opérateur du film Tristan Bordmann.

Cette projection est une occasion unique de commémorer les 150 ans de cette ligne verte qui a forgé l'histoire européenne, transformé paysages et architecture, pétri les mentalités. 

Images d'archives de Mulhouse, évocation de William Wyler, grand réalisateur hollywoodien, né à Mulhouse en 1902.

Rencontre

de Gilles Weinzaepflen avec Jean-Marie Rouault
Documentaire - France - 2021 - 0h52

Grand fond

Jean-Marie Rouault est un athlète de haut niveau, spécialiste de la marche de grand fond. Il prépare le Paris-Alsace, l'épreuve reine de la discipline qui se tient chaque année depuis 1926. Longue de 430 kilomètres, elle fut créée par Émile Anthoine pour célébrer la fin de l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine (1871-1918). Rassasié de victoires et de trophées, Jean-Marie se retourne sur son passé à l'approche de la retraite sportive : d’où vient son désir de gagner ? 

"Grand fond devait constituer au départ une séquence du Liseré vert. Il m'a fallu tout un film pour évoquer cette course et la vie de Jean-Marie Rouault, athlète étonnant qui a remporté deux fois le Paris-Alsace (2013 et 2019). Il vient tout exprès de Pithiviers ce dimanche 19 septembre pour échanger avec le public après la projection." Gilles W.

Rencontre avec Gilles Weinzaepflen, réalisateur, et Jean-Marie Rouault, athlète protagoniste du film, le dimanche 19 septembre à 18h.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Sortie nationale / Rencontre

De Patrick Imbert avec Éric Herson-Macarel, Damien Boisseau, Elisabeth Ventura, Lazare Herson-Macarel, Kylian Rehlinger, François Dunoyer, Philippe Vincent, Luc Bernard, Gautier Battoue, Marc Arnaud, Jérôme Keen
Aventure Animation - France - 2021 - 1h30

Le Sommet des Dieux

À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi, croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme.Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité.70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mys-tère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accom-pagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.

Rencontre avec la librairie Tribulles - Canal BD le vendredi 8 octobre à 18h autour du Sommet des dieux et du travail de Jiro Taniguchi

Une aventure palpitante dans des paysages himalayens à couper le souffle, inspirée d'événements réels et adaptée du manga à succès de Jiro Taniguchi et Baku Yumemakura. À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi, croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924  ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux. Entre 1994 et 1997, l’écrivain japonais Baku Yumemakura publie, sous forme de feuilleton, Le Sommet des Dieux. Un récit d’ascensions qui confronte deux destins  : celui de Habu, alpiniste au passé tragique, et de Fukamachi, un journaliste désœuvré, dans leur quête de l’Everest. Jamais traduit en dehors du Japon, cette aventure en haute altitude a d’abord marqué les esprits au Japon et notamment celui du mangaka Jirô Taniguchi. Avec la complicité de Yumemakura, il a signé une adaptation fleuve en 5 tomes aux éditions Shueisha entre 2000 et 2003. Puis, les éditions Kana les ont publiés en France où le public a plébiscité l’expédition  : 380 000 volumes se sont depuis écoulés et Taniguchi-san a notamment reçu le prix du meilleur dessin au Festival d’Angoulême en 2005. Quatre ans de travail sur le scénario auront été nécessaires pour aboutir à l’essentiel  : suivre Habu dans sa quête et Fukamachi dans son enquête en délaissant les intrigues secondaires. Gardée également, l’idée d’entremêler passé et présent comme dans l’œuvre originale, entre le présent du photographe qui cherche l’alpiniste et le passé dramatique de Habu. Face à Habu et Fukamachi se dresse le troisième personnage du film  : l’Everest. La plus haute montagne du monde obsède les alpinistes du Japon, de France et de partout ailleurs. Un décor fabuleux, mais aussi ombre oppressante tout au long du film… Car l’Everest est un triomphe récent. Il a fallu attendre 1953 et l’expédition victorieuse de Edmund Hillary et Tensing Norgay pour gravir les 8 848 m du toit du monde. Depuis, près de 5 800 alpinistes ont réussi l’ascension, mais 300 candidats y ont trouvé la mort, leurs dépouilles jonchant parfois les abords du tracé vers le sommet. Une fascination liée également à de grandes figures parmi lesquelles George Mallory. Cet alpiniste britannique est resté célèbre pour avoir péri en 1924, à 37 ans, avec son partenaire Andrew Irvine, alors qu’ils étaient proches du sommet (leurs corps ont été retrouvés à 8  390 m d’altitude). Depuis, les alpinistes ont toujours dans l’idée de récupérer l’appareil photo emporté par le duo et qui pourrait prouver si oui ou non ils ont pu atteindre le sommet. Un appareil au cœur du roman, du manga et désormais du film d’animation Le Sommet des Dieux. À la question d’un journaliste du New York Times qui lui demandait pourquoi il s’entêtait à vouloir gravir l’Everest, Mallory avait répondu pour la postérité « parce qu’il est là ». Patrick Imbert et son équipe ont travaillé à restituer, par-delà le récit d’aventure et les vues incroyables sur l’Himalaya, ce qui faisait grimper les héros, ce qui les poussait à s’élever physiquement et spirituellement. Les deux héros du film partent avec leurs mystères. La montée leur apportera-t-elle des réponses ? Loin de n’être qu’un exploit sportif, défier l’Everest est aussi une occasion d’explorer son humanité, même s’il faut sentir son corps en souffrance pour cela. Marcher. Grimper. Grimper encore. Toujours plus haut. Et après ? France Inter

De Nathan Grossman avec Greta Thunberg, Arnold Schwarzenegger, António Guterres, Malena Ernman, Svante Thunberg, Pope Francis, Donald Trump, Vladimir Putin, Jair Bolsonaro
Documentaire - France / Belgique / Allemagne / Italie - 2021 - VOST - 1h37

I Am Greta

Greta Thunberg, une étudiante suédoise de 15 ans, a déclenché une grève scolaire pour le climat, car sa question pour les adultes était la suivante: si vous ne vous souciez pas de mon avenir sur terre, pourquoi devrais-je me soucier de mon avenir à l'école ? En quelques mois, sa grève s'est transformée en un mouvement mondial. L'adolescente silencieuse et autiste devient alors une militante de renommée mondiale.

Rencontre avec Alternatiba

CINÉ-MA Différence

De Nils Tavernier avec Jacques Gamblin, Laetitia Casta, Bernard Le Coq, Florence Thomassin, Natacha Lindinger
1h45

L'Incroyable Histoire du facteur Cheval

Fin XIXème, Joseph Ferdinand Cheval, est un simple facteur qui parcourt chaque jour la Drôme, de village en village. Solitaire, il est bouleversé quand il rencontre la femme de sa vie, Philomène. De leur union naît Alice. Pour cette enfant qu’il aime plus que tout, Cheval se jette alors dans un pari fou : lui construire de ses propres mains, un incroyable palais. Jamais épargné par les épreuves de la vie, cet homme ordinaire n’abandonnera pas et consacrera 33 ans à bâtir une œuvre extraordinaire : "Le Palais idéal", premier monument d’art naïf.

Festival de films en langue allemande organisé par le RECIT

Festival Augenblick

Du 9 au 26 novembre sur le territoire alsacien.

Rencontre

De Michael Curtiz avec Edward G. Robinson, Ida Lupino, John Garfield, Alexander Knox, Gene Lockhart, Barry Fitzgerald, Stanley Ridges, David Bruce, Francis McDonald, Howard Da Silva, Frank Lackteen
Aventure - Etats-Unis - 1941 - VOST - 1h40

Le Vaisseau fantôme

A la suite d'un accident de ferry-boat par une nuit de brouillard, un écrivain et une évadée de prison sont recueillis sur le navire d'un méchant loup de mer qui refuse de les débarquer. Poussé à bout par sa cruauté, l'équipage décide de se révolter et se prépare à la mutinerie...

Rencontre avec Yola Lecainec, historienne du cinéma, le vendredi 15 octobre à 20h, en partenariat avec l'Association pour le Développement Régional du Cinéma.

La rudesse de la vie à bord, les humiliations du capitaine, le suicide d'un homme provoquent une révolte. Cette adaptation d'un roman de Jack London n'est pas qu'un film d'aventures mais surtout une charge contre la dictature et le nazisme, le récit du combat du Bien contre le Mal. De nombreuses versions ont été tournées : celle-ci bénéficie du talent au scénario de Robert Rossen, futur réalisateur de « L'arnaqueur », du savoir faire du réalisateur Michael Curtiz, et d'un comédien exceptionnel, Edward G. extraordinaire, très bien accompagné de Ida Lupino et John Garfield. Pariscope
Rencontre

De Philippe Béziat avec Leonardo Garcia-Alarcon, Clément Cogitore, Bindou Dembélé, Florian Sempey, Edwin Crossley-Mercer
Documentaire - France - 2020 - 1h48

Indes galantes

C'est une première pour 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bintou Dembélé. Et une première pour l'Opéra de Paris. En faisant dialoguer danse urbaine et chant lyrique, ils réinventent ensemble le chef-d'œuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes.

Rencontre avec Philippe Béziat, réalisateur, le lundi 4 octobre à 20h.

La rencontre baroque entre des danseurs de hip-hop et Rameau. Un retour électrisant sur les coulisses du spectacle qui a embrasé l’Opéra Bastille. Le krump, quèsaco ? Clément Cogitore a une formule lumineuse pour définir cette danse urbaine déstructurée, née au sein des ghettos noirs de Los Angeles il y a une vingtaine d’années : « Un enfant furieux du hip-hop. » En 2017, dans un court métrage destiné à l’Opéra Bastille (et visible sur YouTube, régalez-vous !), le jeune metteur en scène a rapproché deux antipodes, le krump, donc, et un tube imparable de Jean-Philippe Rameau, la fameuse Danse du grand calumet de la paix. Baroque et baskets, musique savante et street dance, une rencontre anecdotique ? Pas pour la scène nationale, qui lui a proposé de monter sa propre version de l’opéra Les Indes galantes (1735). C’est la création de ce spectacle de trois heures quarante que raconte le documentaire de Philippe Béziat. ­Durant deux ans, des auditions des danseurs aux représentations triomphales données à Bastille à l’au­tomne 2019, le réalisateur, rompu à l’exercice délicat de la captation, a filmé le travail de la troupe et en livre un condensé vibrant, passionnant à tous les points de vue : artistique, humain et politique. Dans sa relecture de l’œuvre de Rameau, Clément Cogitore montre une « jeunesse qui danse au-dessus d’un volcan ». Des corps contemporains dans un Paris actuel et des rapports de ­domination qui explorent les clichés d’aujourd’hui. « Un stéréotype, c’est quelqu’un avec qui on n’a pas passé ­assez de temps », dit-il joliment. Du temps, Philippe Béziat en a pris pour nous offrir ce montage tonique, qui donne une virevoltante impression d’ubiquité : répétitions, solos des chanteurs, arrivée des chœurs, essayages des costumes, on est partout, jusque chez certains des danseurs dont le film adopte le point de vue. Pour la plupart issus de l’immigration, ils se sentent « invités de passage » dans un univers codifié et comme clos sur lui-même, où les révolutions, même à Bastille, se font attendre. Petit à petit, des personnalités se distinguent, attachantes, dont chacune mériterait « son » film. À commencer par la cho­régraphe, Bintou Dembélé, avec sa ­petite mèche grise et son énergie ­atomique. Ou le chef d’orchestre Leonardo García Alarcón, qui n’a pas son pareil pour partager la musique : « Quand on joue Rameau, il est là […]. Le temps n’existe pas. » Le plus beau, dans ce long métrage galvanisant, c’est la fusion qui s’opère sous nos yeux entre les danseurs de popping, de flexing, de voguing… et les chanteurs lyriques. « Tout le monde est admiré par tout le monde », se réjouit la chorégraphe. Attendue avec impatience, la Danse du grand calumet conclut l’aventure le poing levé dans une séquence particulièrement forte, mais Indes galantes n’oublie pas de questionner la réception du spectacle : un public debout tous les soirs contre une critique divisée. Au cinéma, en tout cas, ça marche. Télérama
Rencontre

De Amandine Gay avec Mathieu Anette, Niyongira Bugingo, Joohee Bourgain, Anne-Charlotte, Céline Chandralatha-Grimaud
Documentaire - France - 2021 - 1h40

Une histoire à soi

Iels s’appellent, Anne-Charlotte, Joohee, Céline, Niyongira, Mathieu. Iels ont entre 25 et 52 ans, sont originaires du Brésil, du Sri Lanka, du Rwanda, de Corée du Sud ou d’Australie. Ces cinq personnes partagent une identité : celle de personnes adoptées. Séparé.e.s dès l’enfance de leurs familles et pays d’origine, ils ont grandi dans des familles françaises. Leurs récits de vie et leurs images d’archives nous entraînent dans une histoire intime et politique de l’adoption internationale.

Rencontre avec Amandine Gay, réalisatrice, le dimanche 10 octobre à 17h, en partenariat avec le RECIT et Enfance et Familles d'Adoption.

L’adoption à travers le vécu de cinq personnes adoptées : un documentaire rare et passionnant. Ils sont cinq. Cinq ex-enfants adoptés, « sauvés » de l’abandon par des familles aimantes, parfois à l’autre bout du monde. Il y a une jeune fille d’origine sud-coréenne qui a grandi « comme une blanche », loin de toute culture asiatique. Une femme recueillie en Suisse raconte comment elle a découvert la vérité sur son ascendance, mais du côté de l’Australie… On croise aussi un Franco-Brésilien dont l’adolescence délinquante a essentiellement consisté à éprouver la solidité de l’amour de sa famille adoptive. Aucun entretien face à la caméra, mais des photos, des films de famille, des images d’archives, des lettres et la voix des protagonistes : en entrelaçant habilement les récits au fil d’une mise en scène très tenue, Amandine Gay, réalisatrice elle-même née sous X, livre un documentaire foisonnant et critique sur l’adoption, cet impensé des pays riches. Au-delà du questionnement quant à la recherche ou non des origines, Une histoire à soi sonde la façon dont chacun procède, plus ou moins consciemment, à la construction d’un récit de soi, de son parcours, de son passé. Sans jamais parler à la place des principaux intéressés, la cinéaste ouvre des pistes sur le sentiment de dépossession de sa propre histoire, le mythe néocolonial de l’adoption salvatrice et son pendant, la gratitude obligatoire… Autant de réflexions passionnantes, aussi intimes que politiques. Télérama
Avant-Première, Rencontre

De Michel Leclerc
Documentaire - France - 2020 - 1h49

Pingouin & Goéland et leurs 500 petits

L'histoire de la Maison d’enfants de Sèvres, fondée par Yvonne et Roger Hagnauer (qui avaient comme noms de totem Goéland et Pingouin) pendant la Seconde Guerre Mondiale, en 1941, afin d’héberger des enfants de la région parisienne victimes des restrictions alimentaires, mais qui évolua très vite en refuge, abritant sous l’Occupation de nombreux enfants juifs, des orphelins et des victimes de guerre de toutes nationalités, ainsi que des adultes en situation irrégulière (étrangers, juifs, résistants, réfractaires au S.T.O.).

Rencontre avec Michel Leclerc, réalisateur, le mercredi 13 octobre à 20h.

Roger et Yvonne Hagnauer, alias Pingouin et Goéland, ont sauvé ensemble 500 enfants, juifs et non-juifs, pendant la Seconde guerre mondiale, dans une grande maison de Sèvres, près de Paris. Ouverte en 1941 pour héberger des enfants de la région parisienne victimes des restrictions alimentaires, la Maison d’enfants de Sèvres évolue rapidement en refuge, abritant sous l’Occupation de nombreux enfants juifs, des orphelins et des victimes de guerre de toutes nationalités, ainsi que des adultes en situation irrégulière (étrangers, juifs, résistants, réfractaires au S.T.O.), comme un certain Marcel Mangel, futur Mime Marceau.
  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas

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