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Films du mois

Vous pouvez préacheter (réserver) vos billets. CE N'EST PAS UNE OBLIGATION.

  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas
Sortie nationale

De Mia Hansen-Løve avec Tim Roth, Mia Wasikowska, Anders Danielsen Lie, Vicky Krieps, Wouter Hendrickx, Gabe Klinger, Joel Spira, Oscar Reis, Teodor Abreu, Clara Strauch, Jonas Larsson Grönström, Felix Berg
Fantastique Romantique Drame - France, Suède, Allemagne, Belgique - 2021 - VOST - 1h52

Bergman Island

Un couple de cinéastes s'installe pour écrire, le temps d'un été, sur l’île suédoise de Fårö, où vécut Bergman. A mesure que leurs scénarios respectifs avancent, et au contact des paysages sauvages de l’île, la frontière entre fiction et réalité se brouille…

Sur l’île de Farö, en Suède, les récits croisés de deux couples, l’un de chair, l’autre de fiction. Une subtile et orageuse réflexion sur l’amour, où plane l’ombre d’Ingmar Bergman. Bienvenue dans la chambre du film « qui a fait divorcer des millions de gens », Scènes de la vie conjugale (1973), tourné en partie sur l’île suédoise de Farö par Ingmar Bergman. Le couple qu’on y voit débarquer aujourd’hui, elle très jeune et lui, moins, vient y chercher l’inspiration. Chris (Vicky Krieps, révélée par Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson) et son mari (Tim Roth) sont tous deux auteurs-réalisateurs et entendent écrire, chacun de son côté, un scénario de film. Sous les auspices, donc, d’un immense artiste qu’il vénèrent. Et sous la menace diffuse, d’abord sujet de plaisanterie entre eux, du mauvais sort que le génie du septième art jetterait, post mortem, aux époux de passage. Farö est tellement identifiée à Bergman (il en avait fait son refuge) qu’elle en est devenue une sorte de parc d’attractions à la gloire du cinéaste. Mais cette fierté locale et le flux de touristes qui va avec sont montrés finement, drôlement, sur fond de paysages magnifiques. D’où un charme immédiat, une ironie séduisante. À peine voit-on le climat se détraquer au sein du couple d’auteurs. Chris envie douloureusement la capacité de travail de son époux, qui avance dans son propre projet à toute vitesse. Il lui conseille de renoncer quand elle se plaint de trop souffrir de la page blanche. « Que veux-tu que je devienne, femme au foyer à plein temps ? » Elle l’espionne, jalouse sa notoriété – après une projection, il donne une master class sur l’île. Mais elle semble aussi se détacher de lui, ne plus guère éprouver de désir ni même d’amour. Elle va jusqu’à flirter en cachette avec un étudiant scandinave. Vicky Krieps au Festival de Cannes : “Je n’ai pas envie de plaire” La réussite d’un film ne repose décidément sur aucune recette. La situation de départ, que l’on croit cerner, ne laisse en rien deviner la suite. Et d’abord l’apparition d’un deuxième couple, issu de l’imagination de Chris, enfin concentrée sur son travail. Ce duo idéalement romantique en apparence (Mia Wasikowska, qui fut l’Alice de Tim Burton, et Anders Danielsen Lie, le héros inoubliable d’Oslo, 31 août) a vécu une passion partagée autrefois et se reforme le temps d’un week-end – un mariage d’amis communs –, sur la même île, Farö. On perçoit l’intensité de leurs sentiments, l’érotisme entre eux, mais aussi une part de regrets, de tristesse, d’impossible. Leur histoire s’impose, prend toute la lumière. Leçon de cinéma ou de magie : c’est dans cette réalité parallèle que Mia Hansen-Løve (L’Avenir, Un amour de jeunesse) atteint une incarnation, une incandescence irrésistibles, inédites dans sa filmographie. Jusqu’à la fin de Bergman Island, le devenir de ce couple chimérique offre un suspense déchirant. Et de l’alternance entre les deux récits naît tout un système d’échos. Des anecdotes, émotions et idées qui semblaient auparavant éparses trouvent leur nécessité dans une construction subtile. D’une réalité à l’autre, le sujet Bergman revient, lancinant, controversé, s’invite même dans le banquet de mariage. Surhomme ou monstre d’égoïsme ? Le grand homme, entend-on, a laissé ses femmes successives élever ses neuf enfants pour mieux se vouer, lui, à son œuvre. Avant tout il s’est montré cruel, plus encore à travers ses films que dans sa vie, comme si la cruauté était gage de vérité, ou d’intensité. Mia Hansen-Løve s’aventure loin dans cette réflexion-là, parvient à la faire endosser par ses personnages, dans leur chair, et en tire toutes les conséquences pour son cinéma : elle signe elle-même un film aussi beau que cruel. Où l’île de la séparation devient celle de la sublimation. Télérama
Sortie nationale

De Julie Delpy avec Julie Delpy, Gemma Arterton, Richard Armitage, Daniel Brühl, Sophia Ally, Lindsay Duncan, Saleh Bakri, Jördis Triebel, Nicolette Krebitz, Tijan Marei, Luise Helm, Nina Kunzendorf, Vladimir Burlakov
Drame - Royaume-Uni/France/Allemagne - 2020 - VOST - 1h42

My Zoe

Après son divorce, Isabelle, généticienne, tente de reprendre sa vie en main. Elle tombe amoureuse et décide de relancer sa carrière. Mais son ex-mari, James a du mal à l'accepter et lui rend la vie dure dans la bataille qu'il mène pour obtenir la garde de leur fille Zoe. Une tragédie les frappe et la famille s'en trouve brisée. Isabelle décide alors de prendre le destin en main.

Une généticienne en guerre avec son mari refuse à tout prix de laisser mourir sa fille. Julie Delpy réalise un drame aussi féroce qu’étonnant. Julie Delpy n’est jamais tout à fait où on l’attend. Après un film inspiré par Woody Allen (2 Days in Paris, 2007), elle peut rebondir avec un conte gothique et gore (La Comtesse). Et, à l’occasion, elle pimente ses comédies de personnages inquiétants, comme le fils limite pervers narcissique de Lolo… Aujourd’hui, elle franchit un cap dans l’audace, avec un drame contemporain poignant, dont la force repose sur d’étonnants virages. L’actrice-réalisatrice incarne Isabelle, une généticienne vivant à Berlin, en bisbille avec son ex-mari pour la garde partagée de leur petite fille, Zoe. Jusqu’à ce qu’une tragédie frappe l’enfant, la cloue à un lit d’hôpital. Accepter la situation, la vie qui bascule ? Isabelle s’y refuse. Elle va tout tenter pour contrer l’ordre des choses… Sur ce sujet casse-gueule, la cinéaste propose d’abord une variante inversée de La guerre est déclarée (le film de Valérie Donzelli) : les protagonistes, aussi démunis que désunis, se livrent, au cœur de l’hôpital, une bataille sanglante, où s’expriment les failles de leur intimité passée. Julie Delpy détricote les rapports de couple, avec une grande acuité psychologique et une férocité de plus en plus redoutable, à mesure que se joue le sort de l’enfant. Mais alors qu’il pourrait virer au mélodrame complaisant, le film embarque le spectateur aux lisières de la science-fiction, de l’anticipation médicale. La réalisatrice surprend avec ce mélange des genres étrange, politiquement incorrect. Fable aux enjeux bioéthiques, My Zoe est aussi un parcours d’émancipation, célébrant une maternité guerrière et exclusive. Quelle place pour le père dans cette lutte contre l’adversité ? Isabelle est-elle égoïste ? Folle ? Le combat de cette mère éperdue se déploie sur une ligne de crête parfois vacillante, mais finalement solide. Cru et frontal, étonnant de bout en bout, le film remue. Et Julie Delpy, bouleversante, parvient à faire ressentir, viscéralement, le lien fusionnel mère-enfant, ce point de rupture où plus rien d’autre ne compte que l’obsession de sentir à nouveau la peau douce et les cheveux d’une fillette adorée. Télérama
Sortie nationale

De Lee Isaac Chung avec Steven Yeun, Han Yeri, Youn Yuh-jung, Will Patton, Alan Kim
Drame - Etats-unis - 2021 - VOST - 1h56

Minari

Une famille américano-coréenne décide de s’installer dans une petite ferme de l’Arkansas pour vivre leur « rêve américain ». La maison familiale change complètement avec l’arrivée de la grand-mère sournoise, grossière, mais excessivement aimante. Entre l’instabilité et les défis qu’offrent cette nouvelle vie dans les monts Ozarks, la famille va faire preuve d’une incroyable résilience et apprendra ce que signifie vraiment « être chez soi ».

En Arkansas, joies et peines d’une famille coréenne en quête d’enracinement. Un portrait doux-amer de l’Amérique profonde sous Reagan. Le rêve américain n’est pas mort. C’est, du moins, la con­viction de Jacob, un ouvrier agricole originaire de Corée (le charis­matique Steven Yeun, qui incarnait le play-boy cynique dans Burning, de Lee Chang-dong), bien décidé à se faire une place au soleil dans les États-Unis du président Reagan en y cultivant des légumes de son pays natal. Après une expérience malheureuse en Californie, le jeune père de famille achète un lopin de terre en Arkansas. Si l’immigré croit dur comme fer en sa bonne étoile, son épouse, elle aussi déracinée, se désespère de devoir habiter dans un mobil-home miteux isolé de tout. D’au­tant que leur petit garçon a besoin de soins médicaux pour un souffle au cœur… Si Lee Isaac Chung ménage de jolies parenthèses contemplatives grâce à ses images de nature au lyrisme discret, Minari séduit davantage par son regard documentaire sur l’Amérique profonde des années 80. Les difficultés matérielles des agriculteurs qui ont cru à leurs dépens aux promesses d’enrichissement de la « révolution conservatrice », l’intégration douloureuse des immigrés ou encore la religiosité intense de ces territoires ruraux défavorisés trouvent d’ailleurs de puissants échos dans les États-Unis post-Trump. Même dans les situations les plus douloureuses, le film ne se départ ­jamais d’une grande douceur dans sa mi­se en scène. C’est sa limite, comme si le cinéaste avait peur du tragique potentiel de son histoire, et aussi son charme. Dans cette attachante chroni­que familiale nourrie par l’autobiographie, Lee Issac Chung accorde la même huma­nité, la même attention, à tous ses personnages. Avec, peut-être, un surcroît d’empathie pour Soonja, l’irrésistible grand-mère fantasque, qui a valu à son interprète un Oscar du meilleur second rôle mérité. Télérama
Avant-Première

De Koji Fukada avec Dean Fujioka, Mayu Tsuruta, Taiga Nakano, Junko Abe, Adipati Dolken, Sekar Sari
Fantastique Romantique - Japon - 2018 - VOST - 1h29

Le Soupir des vagues

Sur les rivages d’Indonésie, un jeune homme vient d’être rejeté par la mer. Il semble japonais mais ne dit pas un mot. Tout le village est fasciné par celui qu’ils prénomment Laut, et qui démontre bientôt d’étranges pouvoirs. Sa présence va avoir une grande influence sur les petites histoires de chacun.

Plein Air au Bel Air

# 25ème édition

Plein Air au Bel Air

📍 Vendredi 23 juillet : "Les 2 Alfred" de Bruno Podalydès + concert de Solaris great confusion
📍Samedi 24 juillet : "Gagarine" de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh + concert de Cochrane
📍 Dimanche 25 juillet : "The Father" de Florian Zeller + concert Tribute to Dominique A
📍 Jeudi 29 juillet : "Le discours" de Laurent Tirard + concert de Jesers
📍 Vendredi 30 juillet : "Promising Young Woman" de Emerald Fennel + concert de KG
📍 Samedi 31 juillet : "Nomadland" de Chloé Zhao + concert de One armed man
 

Ouverture du site : 20h15

Concert : 20h45

Projection : 21h45

Buvette / sandwich

Tarifs : de 5.50 € à 8.50 € - Pré-achat possible en ligne 

Sortie nationale

De Naomi Kawase avec Hiromi Nagasaku, Arata Iura, Aju Makita, Reo Satou, Miyoko Asada, Hiroko Nakajima, Tetsu Hirahara, Ren Komai, Gô Rijû, Taketo Tanaka, Hitomi Hazuki
Drame - Japon - 2020 - VOST - 2h20

True Mothers

L'histoire d'un jeune couple, Satoko et son mari Kiyokazu, qui, après une longue et pénible expérience du traitement de l’infertilité, ont choisi de passer par l'adoption pour avoir leur propre enfant. Six ans après avoir adopté un petit garçon, ils reçoivent un appel téléphonique menaçant d'une femme nommée Hikari, qui prétend être la mère biologique de l'enfant et qui est prête à leur extorquer de l'argent à tout prix.

Sortie nationale

De Saeed Roustayi avec Peyman Maadi, Navid Mohammadzade, Parinaz Izadyar, Farhad Aslani, Houman Kiai, Mehdi Hosseinina
Policier Drame - Iran - 2020 - VOST - 2h10

La Loi de Téhéran

En Iran, la sanction pour possession de drogue est la même que l’on ait 30 g ou 50 kg sur soi : la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n’ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. Au terme d'une traque de plusieurs années, Samad, flic obstiné aux méthodes expéditives, met enfin la main sur le parrain de la drogue Nasser K. Alors qu’il pensait l'affaire classée, la confrontation avec le cerveau du réseau va prendre une toute autre tournure...

Plein Air au Bel Air

De Laurent Tirard avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel, Guilaine Londez, Sébastien Chassagne, Sarah Suco, Sébastien Pouderoux, Émilie Ascensao
Comédie - France - 2021 - VF - 1h28

Le Discours

Coincé à un repas de famille qui lui donne des envies de meurtre, Adrien attend. Il attend que Sonia réponde à son sms et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Et voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un « petit » discours pour le mariage ! Adrien panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?

    Projection le 29 juillet dans le cadre du Festival Plein Air au Bel Air

   Ouverture du site et de la billetterie à 20h15

   Concert de Jesers à 20h45

   Projection du film à 22h (séance à 21h45)

   Pré-achat de billets possible (cliquer sur "Réserver")

Attendre un texto de son amoureuse pendant tout un film : exercice de style inventif ou pochade creuse ? POUR « À fond la forme », clamait il y a quelques années une enseigne d’articles de sport. Ambassadeur de la comédie populaire haut de gamme — on se souvient de son savoureux Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté, en 2012 —, Laurent Tirard aurait pu inscrire ce slogan sur l’affiche du Discours, exercice de style inventif et ludique adapté d’un roman qu’on aurait juré inadaptable de Fabrice Caro — alias Fabcaro, bien connu pour ses bandes dessinées génialement absurdes (Zaï zaï zaï zaï, Et si l’amour c’était aimer ?). L’entreprise était casse-binette, puisqu’elle consiste à retranscrire le monologue intérieur d’un trentenaire obsessionnel confronté à un drame tout relatif : Adrien (Benjamin Lavernhe) attend… un texto. C’est peut-être un détail pour nous mais pour lui ça veut dire beaucoup, car ­voilà trente-huit jours que Sonia (Sara Giraudeau) a mis leur amour sur pause et qu’elle semble ignorer le SMS qu’il lui a envoyé à 17h24. Pour couronner le tout, c’est le soir où il dîne chez ses parents avec sa sœur et son futur beau-frère, lequel l’achève en lui demandant de préparer un discours pour leur mariage. Trop, c’est trop. Comédie mélancolique, Le Discours réussit une mission paradoxale : respecter l’unité de lieu, de temps et d’intrigue tout en l’explosant littéralement. Bâtie sur le principe du marabout-bout de ficelle, la mise en scène prend sa source dans la tête d’Adrien et matérialise à l’écran ses pensées, ses souvenirs et ses délires incontrôlables. Quand Le Retour du héros (2018), le précédent film de Laurent Tirard, chevauchait à bride abattue sur les terres d’un Philippe de Broca ou d’un Jean-Paul Rappeneau, celui-ci semble loucher davantage vers la sitcom. On pense à Un entretien, le programme court de Canal+ avec Benjamin Lavernhe, mais aussi à The Office, dans la mesure où le héros s’adresse constamment au public, face caméra, offrant à l’acteur un quasi-one-man-show étourdissant. Rien que pour les différentes versions du fameux discours, de la plus cool à la plus embarrassante, on peut s’incruster à ce drôle de dîner. Télérama
Plein Air au Bel Air

De Emerald Fennell avec Carey Mulligan, Bo Burnham, Alison Brie, Clancy Brown, Jennifer Coolidge
Comédie Thriller Drame - Etats-Unis, Royaune-Uni - 2020 - VOST - 1h53

Promising Young Woman

Tout le monde s’entendait pour dire que Cassie était une jeune femme pleine d’avenir... jusqu’à ce qu’un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n’est en fait conforme aux apparences : elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie, dès la nuit tombée. Au cours de cette aventure passionnante, une rencontre inattendue va donner l’opportunité à Cassie de racheter les erreurs de son passé.

 Projection le 30 juillet dans le cadre du Festival Plein Air au Bel Air

 Ouverture du site et de la billetterie à 20h15

 Concert de KG à 20h45

 Projection du film à 22h (séance à 21h45)

 Pré-achat de billets possible (cliquer sur "Réserver")

Carey Mulligan ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ni à l’écran, ni à la ville. Au cinéma, dans Promising Young Woman de Emerald Fennell, elle incarne une trentenaire résolue à faire passer le goût des abus sexuels à ses prétendants indélicats. Dans la vie, elle s’est fâchée tout rouge contre le journal Variety qui ne la jugeait pas assez jolie pour jouer les séductrices. « Le message du film est clairement féministe, explique la comédienne à The Guardian et on en est encore à parler de mon physique ? » Ce thriller rentre-dedans n’y va effectivement pas par quatre chemins pour dénoncer les abus sexuels et les dérives sexistes. L’héroïne attire des hommes dans ses rets pour le donner la peur de leur vie quand ils estiment que le consentement est optionnel. Une affaire de femmes N’en déplaise aux fâcheux, Carey Mulligan est si crédible dans son rôle de justicière qu’elle a été citée à l’Oscar. Dirigée par Emerald Fennell (connue comme show runner de la saison de 2 Killing Eve et sa composition de Camilla Parker Bowles dans The Crown), la trentenaire est aussi crédible en serveuse effacée qu’en vengeresse implacable. Ce film produit par Margot Robbie s’inscrit gaillardement dans la mouvance#MeToo pour faire réfléchir par le biais d’un suspense nerveux. Une héroïne qui fait peur « Divertir est une bonne façon de faire passer le message même si je reconnais que mon personnage et ses actions ont commencé par me faire peur quand j’ai lu le scénario, » avoue-t-elle. Le spectateur comprend bien cette première réaction car il ressent la même chose devant cette redresseuse de torts au passé trop lourd pour elle. A l’imge de la prestation de Carey Mulligan, Promising Young Woman tient ses promesses et secoue durablement. 20 mINUTES
Plein Air au Bel Air

De Chloé Zhao avec Frances McDormand, David Strathairn, Linda May, Swankie, Gay DeForest
Drame - Etats-unis - 2020 - VOST - 1h48

Nomadland

Après avoir tout perdu pendant la Grande Récession, une sexagénaire se lance dans un voyage à travers l'Ouest américain, vivant comme un nomade des temps modernes.

  Projection le 31 juillet dans le cadre du Festival Plein Air au Bel Air

 Ouverture du site et de la billetterie à 20h15

 Concert de The One Armed Man à 20h45

 Projection du film à 22h (séance à 21h45)

 Pré-achat de billets possible (cliquer sur "Réserver")

Tiré d’un livre de « non fiction » suivant « des migrants dans leur propre pays », NOMADLAND raconte la vie sur les routes d’une femme de 60 ans alors que le rêve américain l’a lentement abandonnée. Une épopée sentimentale qui crée du lien, par la réalisatrice qui nous sauvera tous. Le film dont le monde a besoin. Quand l’usine de plaques de plâtre d’Empire, Nevada, a fermé, la ville a littéralement disparu. Son code postal n’existe plus. Fern (Frances McDormand), qui avait décidé d’y rester à la mort de son mari, n’a plus eu d’autre choix que de partir. Elle a mis sa vie dans son van et a pris la route, comme d’autres nomades avant elle. C’est une communauté qui se sépare et se retrouve, au gré de missions saisonnières ou de foires aux camping-cars. Ce sont des déclassés, des insaisissables. Ceux de NOMADLAND sont surtout des Américains de 60 ou 70 ans que la retraite a mis sur la paille, que l’économie a sacrifiés. Ou qui tentent de supporter le poids de l’existence. Dans tous les cas, leur mode de vie est introspectif, minimaliste, ascétique. Ils rejettent la société pas forcément par idéologie mais plutôt par croyance. Engloutis par les grands espaces, ils sont en quête d’une vie transcendée et paisible. Et nous, on rentre dans NOMADLAND comme on entre en religion, avec une foi indéfectible, une sorte de sidération, une illumination. Précarisée par l’âge, le manque d’argent, l’isolement, mais surtout dévastée par le deuil, Fern déambule, fantomatique. Peut-être attend-elle la mort ? Plutôt une guérison ? Le sait-elle seulement ? Pour l’instant, elle se réinvente en débrouillarde, en bricoleuse, en travailleuse à la chaîne, en préparatrice de fast food. Elle fend les déserts américains, selon les migrations. Les rares relations que Fern noue sont précieuses, fragiles. Ce sont parfois des amitiés, plus souvent des rencontres furtives mais fortes. Des sourires et un poème échangés, un briquet donné, un napperon troqué contre un ouvre-boîte. Cet intime lien, d’autant plus sincère qu’il ne durera pas, ça bouleverse, ça dévaste. Car il n’y a pas de solitude inexorable, nous dit le film, il n’y a que de profondes peines qui isolent mais ne demandent qu’à être partagées de temps en temps avec d’autres plombés, eux aussi, par leur secret et leur douleur. Aussi repliés sommes nous, le contact nous est indispensable – NOMADLAND est la réponse parfaite à son époque. Quand s’offrira à Fern le choix d’un vrai toit, d’un vrai lit, elle interrogera les limites de sa propre réclusion. Qu’elle cherche à travailler, crève un pneu ou observe les étoiles, Fern mène le film au rythme de ses petites intrigues personnelles. Son histoire, vous l’aurez compris, est avant tout intérieure. Chloé Zhao filme son visage, ses yeux posés au loin, ses pensées aussi. Elle lui offre le champ, le temps de réfléchir. NOMADLAND contemple. Les traits des vieux nomades, tapés par le souci, tannés par le soleil, fripés par le froid ; les paysages à perte de vue austères et pourtant sereins ; et les couchers de soleil et leur lumière rouge et rasante. La beauté sacrée des décors, des plans qui voudraient les contenir, relève de l’indicible. Il y a chez Zhao un instinct esthétique – c’est inexplicable – pour plonger dans la psyché blessée de ses héros et pour dessiner cette Amérique déclinante. Déjà les crépuscules de THE RIDER reflétaient avec une immense force poétique le malheur de Brady, cowboy sans horizon. Ici, la nuit tombe comme elle interroge Fern sur son futur. NOMADLAND rôde entre le monde des vivants et celui des morts. Quand, face caméra ou se confiant à Fern, les nomades évoquent un syndrome post-traumatique ou le décès d’un fils, Chloé Zhao enregistre ces vrais témoignages avec une bienveillance qui donne à NOMADLAND toute sa douceur, toute sa rude tendresse, toute sa bouleversante vérité. La réalité, l’authenticité s’invitent ainsi dans la fiction, si bien qu’à l’émotion sismique du voyage spirituel de cette femme s’ajoute le choc sentimental des portraits de ces âmes vagabondes. Il suffit que le délicat piano de Ludovico Einaudi retentisse et balaie les vastes plaines de la grande Amérique, pour que les larmes abondent et qu’on ne réponde plus de rien. Cinéma Teaser

Mise en place (ou pas) du pass sanitaire
Science-Fiction Drame - France - 2021 - durée indéterminée

PASS ou pas PASS ?

En salle : jauge limitée à 49 places, pass sanitaire non demandé, port du masque obligatoire en salle et dans les locaux.
 
En plein air : Présentation du Pass sanitaire uniquement pour le Festival Plein Air au Bel Air :
- justificatif à jour du statut vaccinal complet, 2 doses et délais respecté des 7 jours après la dernière injection. (sur papier ou sur l'application Tous anti covid)
- résultat d’un test PCR ou antigénique datant de moins de 48h
- certificat de rétablissement à la suite d'une contamination par la Covid-19 datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.
➡️Un document justifiant l'identité du porteur du Pass sanitaire sera demandé à l'entrée du Festival.
 
Le pass sanitaire est uniquement demandé aux personnes de plus de 18 ans.
Port du masque fortement conseillé.

Prenez soin de vous et sachez que l'équipe du Cinéma Bel Air met tout en oeuvre pour vous accueillir dans les meilleures conditions.

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