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Films du mois

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  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas
Sortie nationale

De Xavier Legrand avec Marc-André Grondin, Yves Jacques, Louis Champagne, Anne-Élisabeth Bossé, Blandine Bury, Laetitia Isambert, Vincent Leclerc
Drame - France/Canada/Belgique - 2023 - VF - 1h47

Le Successeur

Heureux et accompli, Ellias devient le nouveau directeur artistique d’une célèbre maison de Haute Couture française. Quand il apprend que son père, qu’il ne voit plus depuis de nombreuses années, vient de mourir d’une crise cardiaque, Ellias se rend au Québec pour régler la succession. Le jeune créateur va découvrir qu’il a hérité de bien pire que du coeur fragile de son père.

Après le thriller conjugal fulgurant et inoubliable que fut Jusqu’à la garde (et toute la panoplie de Césars qui va avec), Legrand a attendu sept ans avant d’écrire et réaliser un nouveau film. Et c’est peu dire qu’il nous surprend à tous niveaux en ne choisissant pas l’évidence. Par exemple, un sujet similaire à son précédent, une grosse distribution et un budget conséquent. Non. Il part tourner au Québec, avec des acteurs québécois et un scénario librement inspiré d’un roman méconnu pour un film à la croisée des genres, complètement imprévisible. La première séquence, qui fait office de générique, fait montre d’un sens de la mise en scène magistral avec son défilé de mode à la chorégraphie en escargot. Un plan-séquence visuellement de toute beauté qui présente le travail et l’état d’esprit du personnage principal avec maestria. On pense être dans le monde de la mode et des créateurs puisque c’est le métier d’Elias joué par Marc-André Grondin, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps et qu’il fait plaisir de revoir. Il est censé reprendre la succession d’une maison de haute couture et on se doute que c’est la raison du titre. Sauf que pas du tout… Et Le Successeur de partir au Québec et de nous surprendre à chaque quart d’heure par ses changements de registres, ses surprises et son suspense à couper le souffle. Le décès du père de Sébastien (de son vrai nom), à qui il ne parlait plus, va lui faire vivre un retour au sein de sa terre de naissance véritablement cauchemardesque. À environ un tiers du film, une énorme surprise, encore plus renversante que n’importe quel twist de M. Night Shyamalan, va rebattre complètement les cartes et nous scotcher sur notre siège pour ne plus nous lâcher. Mais ce n’est pas tout. On a le droit à un double sursaut comme on n’en avait pas eu en salle depuis belle lurette, coiffant au poteau la plupart de tous les films de genre du moment. Notre palpitant s’en souvient encore. Surtout qu’un seul ne suffisait pas, Legrand nous en assène donc deux. Et il le fait avec une maîtrise des effets qui confine à la perfection. Une utilisation des outils cinématographiques admirable ! Entre thriller et drame familial, retour aux sources et envie de fuite, Le Successeur est un film versatile du début à la fin. On est bousculé, dérouté et on ne sait jamais ce qui va arriver la séquence d’après. Un véritable parcours du combattant jouissif pour le spectateur. Marc-André Grondin porte le film sur ses épaules avec aplomb, surtout qu’il est de tous les plans, qu’il joue en gommant son accent québécois puis le reprend dans un rôle pourtant peu bavard. Il doit donc surtout jouer de ses expressions pour nous faire ressentir ce que vit son personnage. Et il le fait plus que bien. Le Successeur est une sacrée surprise, un suspense à couper le souffle et un film comme on n’en voit pas souvent qui donne envie de (plus) vite voir la suite des projets de Xavier Legrand. Le Mag du Ciné
Sortie nationale

De Lina Soualem avec Hiam Abbass, Lina Soualem
Documentaire - France/Belgique/Qatar/Palestine - 2023 - VOST - 1h22

Bye Bye Tibériade

Il y a environ trente ans, Hiam Abbass a quitté son village palestinien Deir Hanna, en Galilée, où elle a grandit avec son arrière grand-mère Um Ali, sa mère Neemat et ses sept soeurs, pour poursuivre son rêve de devenir actrice, en France, à Paris. La ville dans laquelle sa fille Lina est née il y a trente-deux ans. Caméra en main, Lina interroge l’exil choisi de sa mère et la façon dont les femmes de la famille, qu’elle a laissées derrière elle, ont pu influencer son imaginaire et ses choix audacieux. Le film met en avant quatre générations de femmes palestiniennes qui préservent leur mémoire intime et collective par la force de leurs relations.

Rencontre avec Nadine Naous, co-scénariste, le mardi 27 février à 20h

 A voir: Hiam Abbas et Lina Soualem : "Le retour à la mémoire n'est pas toujours quelque chose de simple" (France Inter)

A écouter : Hiam Abbas et Lina Soualem pour Bye Bye Tibériade (Tous les cinémas du monde, RFI)

A voir : Palestine Islands, un court métrage de Nour Ben Salem et Julien Menanteau (ARTE.tv)

À la fin des années 1980, l’actrice palestinienne Hiam Abbass a quitté son village de Galilée pour poursuivre son rêve de cinéma et de théâtre. Cette histoire de déchirement et d’exil, elle ne l’a racontée que partiellement à sa fille, Lina Soualem, réalisatrice de documentaires aux accents personnels (Leur Algérie), qui fait de ces manques le point de départ de ce film. « Née de la rupture entre deux mondes », la jeune femme entraîne sa mère dans un voyage sur les lieux perdus de son enfance, près du lac de Tibériade, et dans la mémoire familiale. Peu à peu, au fil des questions un peu brusques et d’approches plus subtiles faites de poèmes et de scènes jouées, elle cerne la force déployée par sa mère pour s’affranchir de la tradition patricarcale et assumer son choix de liberté. « J’étouffais, j’avais besoin de respirer, de me trouver », confie Hiam Abbas. Revenir à Deir Hanna, c’est aussi mettre en lumière les figures féminimes de la lignée, elles aussi marquées par le déracinement. Um Ali, l’arrière-grand mère, a été expulsée de son village natal lors de la Nakba, (« catastrophe » en arabe, qui désigne l’exode forcé de sept cent milel Palestiniens lors de la création d’Israël). Nemat, la grand-mère, est devenue institutrice, malgré les obstacles dressés par la guerre... Entrelacement d’images du présent, de films familiaux, d’archives historiques, Bye bye Tibériade navigue entre le récit intime et l’histoire collective, ravivant les douleurs mais aussi la capacité de résistance de quatre générations de femmes palestiniennes. Son regard tendre, parfois hésitant, embrasse le chagrin comme les moments de drôlerie, et compose une méditation émouvante sur la liberté d’être soi, la transmission et la puissance des héritages. Télérama

De Laetitia Colombani avec Kim Raver, Fotinì Peluso, Mia Maelzer, Sajda Pathan, Katharine King So, Avi Nash, Sarah Abbott, Lydia Zadel, Manuela Ventura, Matthew Alan Taylor, Mimmo Mancini, Celeste Savino, Lucia Zotti, Guendalina Losito
Comédie Dramatique - France/Italie/Canada/Belgique - 2023 - VF - 2h01

La Tresse

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l'école. Italie. Giulia travaille dans l'atelier de son père. Lorsqu'il est victime d'un accident, elle découvre que l'entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu'elle est malade. Trois vies, trois femmes, trois continents. Trois combats à mener. Si elles ne se connaissent pas, Smita, Giulia et Sarah sont liées sans le savoir par ce qu'elles ont de plus intime et de plus singulier.

Film projeté en version française

Séance scolaire ouverte au public

Festival Les petites bobines

Festival de films européens jeune public

Festival Les petites bobines

Depuis 2011, le festival Les petites bobines se déroule pendant les vacances d'hiver et propose des projections de films, des animations, des ateliers.

Tarifs : 6,50 €, 5 € (- de 18 ans, adhérents à l'association), 3 € Carte culture

En partenariat avec la DRAC Grand Est, la Collectivité Européenne d'Alsace, Passeurs d'images, l'ADRC (Agence nationale pour le développement régional du cinéma), le RECIT, la librairie Le Liseron, les cinémas Le Palace d'Altkirch et Gérard Philipe de Wittenheim, les centres AFSCO et Porte du Miroir

Programme sur Calaméo

Festival Les petites bobines

avec Sébastien Pflieger et Ludovic Haas

Atelier de réalisation

Du lundi 26 février au vendredi 1er mars, atelier de réalisation d'un film court de A à Z : les enfants seront tour à tour scénaristes, acteurs, monteurs, techniciens.

L’atelier aura lieu au Cinéma Bel Air lundi et mardi et au Centre Teilhard de Chardin du mercredi au vendredi de 14h à 17h30.

Il est à destination d'enfants de 8 à 13 ans (15 ans maximum). Goûter offert.

Tarif : 40 euros.

Inscriptions au 03 89 60 48 99 / cinebelair@wanadoo.fr

Il reste des places.

Festival Les petites bobines

De Tadeusz Wilkosz, Jadwiga Kudrzycka, Krystyna Dobrowolska
Court-Métrage - France/Pologne - 1970 - VF - 40min

Colargol, l'ours qui chante

Programme de 3 courts métrages. Un matin à Bois-Joli : Colargol se réveille pour aller à l'école de la forêt à Bois-Joli. Mais le calcul l'ennuie, seul le chant l'intéresse. Malheureusement, l’ourson mélomane chante complètement faux ! Un ours qui vole : Triste et lassé d'être la risée de tous, Colargol demande conseil auprès du rossignol, qui lui explique que chaque oiseau possède un sifflet magique fabriqué par le roi des oiseaux ! Colargol décide d’apprendre à voler pour se rendre chez le roi. Chez le roi des oiseaux : Colargol arrive au château du roi. Mais celui-ci acceptera-t-il de lui remettre un sifflet magique ?

La restauration des trois premiers épisodes de la série redonne tout son lustre à Colargol, son animation au poil et ses couleurs chatoyantes, son esprit fantaisiste et sa fausse naïveté. Un délice ! La Croix
Festival Les petites bobines

De Rodolfo Pastor
Animation - Espagne/Argentine - 2023 - VF - 37min

Capelito fait son cinéma

Capelito, le petit champignon des bois, a tout d'un vrai génie : distrait, créatif et plein de malice, il trouve des solutions à tous les problèmes. Dans ces nouveaux épisodes, il met au service des arts son petit nez magique pour devenir cinéaste, danseur, chanteur, bref un vrai artiste.

Adorable petit champignon des bois dont le chapeau se transforme en fonction de ses envies, Capelito est tour à tour cinéaste, danseur, chanteur, écrivain, etc. Huit délicieux courts métrages mettant à l’honneur quelques arts avec fraîcheur et inventivité. Les fiches du Cinéma
Festival Les petites bobines

De Lucy Izzard
Animation Court-Métrage - Royaume-Uni - 2021-2022 - VF - 38min

Les Toutes Petites Créatures

Suivez les aventures de Rose, Bleu, Orange, Jaune et Vert, un groupe de toutes petites créatures drôles et attachantes. À travers le jeu, ces petites créatures en pâte à modeler découvrent avec amusement le monde qui les entoure. L'humour est au cœur de ce programme, abordant avec légèreté des thèmes tels que la découverte de l'autre, le travail d'équipe, l'empathie et la tolérance.

Atelier Crée ta toute petite créature en pâte à modeler le mercredi 28 février à l'issue de la séance de 15h15 sur réservation au 03 89 60 48 99 / cinebelair@wanadoo.fr. Atelier gratuit (pas de supplément au billet de cinéma), goûter offert.

A voir aussi au cinéma Gérard Philipe Wittenheim le 2 mars à 15h

Rose, Bleu, Jaune, Vert et Orange babillent dans la salle de jeux. D’apparence simpliste, ces créatures sensibles en pâte à modeler n’ont d’autres consignes que celles d’apprendre et de s’amuser. Tout, pour elles, est découverte : la musique, les ombres chinoises, le hoquet, etc. Et tout est ravissement, amitié et réconciliation. Une production Aardman (Shaun le mouton) tendre et joyeuse pour les tout-petits. Télérama
Festival Les petites bobines

De François Narboux
Animation Court-Métrage - France - 2022 - VF - 45min

L'Hiver d'Edmond et Lucy

Programme de 4 courts métrages d'animation. Edmond l’écureuil et son amie Lucy l’oursonne vivent dans un majestueux châtaignier, au coeur de la forêt. En famille et entre amis, ils jouent et grandissent dans une nature riche d’aventures. Même en hiver, quand tout est blanc et silencieux... Ils vont découvrir de belles surprises !

D’après l’oeuvre originale d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant Edmond et ses amis, publiée aux Éditions Nathan © 2013.

Ces quatre aventures de la série diffusée sur France Télévisions, compilées pour les salles, nous enchantent par une représentation attentive de la faune et de la flore forestières, et des paysages foisonnants. Télérama
Festival Les petites bobines

De Anton Setola
Animation Court-Métrage - Belgique - 2023 - VF - 35min

Ollie & compagnie

En plein cœur d'une ville grouillante, existe un havre de paix. C'est un petit parc, fermé et oublié, une véritable oasis au milieu de la jungle urbaine. C'est le pays d'Ollie, le hibou, de Charlie, la grenouille, de Mabel, la cigogne, et de cinq petits oiseaux. Les amis de Ollie y vivent de nombreuses aventures racontées en 9 chapitres et qui traitent, au niveau des regards d'enfants, des petites (mais essentielles) choses de la vie : la découverte, l'amitié, la solitude,… Il vaut mieux venir à la tombée de la nuit pour rencontrer Ollie et ses complices : c'est le moment où la ville s'endort et où ses habitants vont se coucher. Mais pas nos héros qui, eux, restent bien éveillés pour vivre leurs petites aventures.

Capturer un arc-en-ciel dans un bocal en verre, pas fastoche. Former des jolies bulles de savon avec une spatule à trous, rigolo. Taper sur des casseroles pour affronter sa peur de l’orage, franchement malin… En neuf courts chapitres, Ollie le hibou, Charlie la grenouille et Mabel la cigogne rivalisent d’ingéniosité pour donner de belles couleurs à leur amitié. Baigné dans la tranquillité de leur parc arboré, à l’abri du bruit de la ville, le trio de copains balance entre rencontres – tiens, une araignée bottée qui danse la tarentelle sur les lames d’un métallophone multicolore ! – et moments de poésie. D’une course de bateaux fabriqués en origami et mis à flot dans la rivière voisine, à un goûter d’après-midi interrompu par une taupe curieuse, chaque situation, qu’elle soit un mini-problème ou un simple instantané de vie, trouve sa résolution apaisée, douce et intelligente. Vous l’aurez compris, aucun sensationnalisme dans Ollie et Compagnie, ni dans son scénario, ni dans son graphisme en 2D qui laisse la part belle aux contours ronds et aux couleurs chatoyantes. Réalisée par Anton Setola, cette collection de courts métrages sans paroles – seulement du babillage tout en onomatopées, loin d’être désagréable – aborde des thèmes génériques facilement identifiables : la jalousie, la peur, le partage, la solitude, etc. Chaque vignette conçue comme une fable, ajustée à la bonne hauteur, celle d’un enfant de 3 ans. Idéal pour des premiers pas au cinéma ! Télérama
Festival Les petites bobines

De BOUTALEB JOUTEI Wassim
Animation Court-Métrage - France - 2023 - VF - 0min

NON NON DANS L'ESPACE

Non-Non rétrécit : Pauvre Non-Non ! Lui qui pensait que cette journée allait être comme toutes les autres... Mais pas du tout ! Non seulement Grocroc le réduit par accident avec sa nouvelle machine à rétrécir, mais en plus il se fait piquer la dernière miette de chips par Greta la fourmi... Non-Non dans l’espace : Fin du compte à rebours, c’est l’heure d’aller planter le drapeau de Sous-Bois-Les-Bains sur la Lune ! Dans un nuage de fumée et d’étincelles, la fusée de Grocroc quitte l’orbite terrestre. En apesanteur dans l’espace, Non-Non, Magaïveur et les copains n’ont pas le temps d’admirer le paysage qu’une pluie de météorites les fait dévier de leur trajectoire initiale et les envoie directement sur une planète inconnue !

Séance suivie d’un goûter offert !

Avant-Première, Festival Les petites bobines

De JAMAULT Marion, IGODT Cedric, VROMBAUT An, GOLUBEVA Evgenia
Animation Court-Métrage - Bulgarie/Russie/Belgique - 2023 - 40min

Les Fées Sorcières

Il était une fois deux fées et deux sorcières qui ne se connaissent pas et... qui ne se rencontreront jamais. Pourtant le hasard de la vie va les réunir autour d'un même chemin : partir à la conquête de leur destin, apprendre à mieux se connaître et découvrir l'autre. Programme de 4 courts métrages.

Avant-première

Séance suivie d’un goûter offert !

Festival Les petites bobines

De Lotte Reiniger
Animation - Royaume-Uni - 1956 - VF - 43min

Contes et silhouettes

Programme de quatre courts métrages de Lotte Reiniger. 4 courts-métrages d’animation adaptés de célèbres contes européens avec un accompagnement musical original composé par deux musiciens français. L’occasion pour le public d’admirer sur grand écran la finesse et la créativité de l’animation en silhouettes ! Hansel et Gretel (1956) d’après un conte des frères Grimm, La belle au Bois dormant (1954) d’après un conte de Charles Perrault, Blanche-neige et Rose-rouge (1954) d’après un conte des frères Grimm, Poucette (1955) d’après un conte de Hans Christian Andersen.

Ciné-conte avec Esmé Planchon, conteuse, en partenariat avec l’ADRC (Agence nationale pour le développement régional du cinéma)

Retrouvez Esmé Planchon, également autrice jeune public, le jeudi 29 février à 10h à la librairie Le Liseron et l’après-midi au cinéma Bel Air (stand du Liseron dans le hall)

Ciné-conte à voir aussi au cinéma Gérard Philipe Wittenheim le 28 février à 14h30

La cinéaste allemande Lotte Reiniger a marqué l’histoire du cinéma avec son unique long métrage, Les Aventures du Prince Ahmed (1926). Cette grande œuvre a quelquz peu éclipsé les nombreux courts métrage qu’elle réalisa par ailleurs avec la même technique inspirée des ombres chinoises, et dont ce programme nous offre un magnifique florilège. Fabriquées en papier découpé, les silhouettes humaines et animales s’animent avec grâce, dans de merveilleux décors finement ciselés, riches de détails et d’ornements. Benshi
Avant-PremièreFestival Les petites bobines

de Marek Beneš
Animation Court-Métrage - République Tchèque - 2023 - MUET - 0h40

Pat et Mat : Un dernier tout de vis

Pat et Mat sont deux amis inséparables qui partagent une passion commune pour le bricolage. Tous deux déploient toute leur énergie et surtout leur imagination pour cela : mais attention aux nombreux rebondissements et cascades ! Car nos compères ont deux mains gauches...

Avant-première le samedi 9 mars à 15h30 suivie d'un goûter

Il n'est pas possible (pour le moment) d'acheter les billets en ligne

Festival Les petites bobines

De Marjolaine Perreten
Animation Court-Métrage - France/Suisse/Belgique - 2023 - VF - 52min

La Colline aux cailloux

Une petite famille de musaraignes vit au bord du ruisseau. Mais un jour, de fortes pluies s'abattent, faisant céder le vieux barrage en amont de la rivière.

Coup de cœur pour Tête en l’air, réalisé par le talentueux Rémi Durin, qui raconte, avec la grâce d’une animation vive au traitement pictural, l’histoire d’un écureuil fasciné par les nuages. Un film dans lequel on aimerait vivre ! La Croix
Festival Les petites bobines

De Karla Nor Holmbäck avec Aske Bang, Rasmus Botoft, Villads Gawron Christrup, Frida Bagge Freeman, Anne Marie Helger
Animation - Danemark - 2023 - VF - 1h15

Rose, petite fée des fleurs

Rosa est une petite fée des fleurs peu sûre d'elle. Elle rêve plus que tout d'avoir un ami, mais est trop effrayée pour en trouver un. Un jour, Silk, un papillon aventureux, croise le chemin de Rosa et elles deviennent immédiatement amies. Quand Silk est kidnappée par un méchant troll de pierre, Rosa doit abandonner ses peurs et se lancer dans un périple pour sauver sa meilleure amie.

A voir aussi au cinéma Gérard Philipe Wittenheim le 27 février à 14h30

Festival Les petites bobines

De Eric Montchaud, Loïc Bruyère, Ana Chubinidze, Jaimeen Desai, Lilit Altunyan
Animation Court-Métrage - Georgie/France/Arménie/Suisse - 2019-2021 - 44min

Caillou, chou, hibou

Cinq films faits de dessins, de papier, de peluche, pour se raconter des histoires imaginaires, pour sécher ses larmes entouré d'amis, pour aimer l'école… et même la soupe !

Un voyage dans l’univers de l’animation via cinq courts ayant chacun son identité graphique, sa mise en mouvement et sa touche musicale pour former un tout drôle, poétique et original sur l’acceptation de la différence. Un spectacle familial édifiant. Les Fiches du Cinéma
Festival Les petites bobines

De Noémi Gruner, Nicolas Hu, Séléna Picque
Animation Court-Métrage - France - 2022 - VF - 52min

Capitaines !

Programme de 2 films d'animation : Moules- Frites de Nicolas Hu et Les Astres immobiles de Noémi Gruner et Séléna Picque.

Sur un jeu de miroir astucieux et sans moralisme, deux courts métrages très justes et sensibles autour des difficultés à s’intégrer - dans le premier en raison de sa classe sociale, le second de ses origines. Un message des plus actuels, et jamais mièvre. Les Fiches du Cinéma
Festival Les petites bobines

De Michel Ocelot avec Olivia Brunaux, Isabelle Guiard, Marine Griset, Julien Béramis, Yves Barsacq, Asil Raïs, Olivier Claverie, Michel Elias, Michel Ocelot, Michel Elias, Julien Béramis, Olivier Claverie
Animation - France - 2016 - VF - 53min

Ivan Tsarevitch et la princesse changeante

Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux projectionniste se retrouvent dans un cinéma qui semble abandonné, mais plein de merveilles. Les trois amis inventent, dessinent, se déguisent et s’imaginent les héros de contes merveilleux. Des profondeurs de la terre, aux confins de l'orient, ils rivalisent d'imagination pour incarner princesses et aventuriers : « La Maitresse des Monstres», « L’Ecolier-Sorcier », « Le Mousse et sa Chatte » et « Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante ».

Atelier Jeux d’ombres le mercredi 28 février à l'issue de la séance de 14h sur réservation au 03 89 60 48 99 ou sur cinebelair@wanadoo.fr. Atelier gratuit (pas de supplément au billet de cinéma), goûter offert.

Commencée avec Princes et princesses, poursuivie avec Les Contes de la nuit, la précieuse collection de courts métrages animés façon théâtre d'ombres de Michel Ocelot s'enrichit. Le principe reste identique et l'émerveillement, intact : deux enfants, un garçon et une fille, retrouvent un vieux projectionniste dans un cinéma et s'inventent des histoires. Quatre contes naissent de leurs divagations malicieuses. Monstres fabuleux, arbres chargés de fruits d'or, sorciers et pirates, rois et reines, chats, rats et chevaux : les silhouettes délicatement ciselées des personnages se découpent sur des décors fastueux, lumineux comme des vitraux. On voyage de palais indiens en châteaux slaves, de grottes profondes en forêts mystérieuses, dans un festival permanent de volutes et d'arabesques inspirées de l'art décoratif oriental. Et la poésie de ces quatre récits est à la hauteur des images. Une merveille. Télérama
Festival Les petites bobines

De Jan Gadermann
Animation Court-Métrage - France/Allemagne/République tchèque/Suisse/Lituanie - 2023 - VF - 47min

Les Petits singuliers

Un programme de 4 courts métrages qui célèbre la singularité à travers des personnages uniques et captivants, dont les récits aideront les enfants à se construire un modèle d'acceptation et d'empathie.

Entre poésie, dureté, drôlerie, quatre courts métrages autour des malheurs que suscite la différence, des stratégies pour y échapper et des élans d’amitié et d’empathie qu’elle entraîne. Un sujet, hélas, toujours d’actualité, judicieux sans être sermonneur. Les fiches cinéma
Festival Les petites bobines

De Jim Capobianco, Pierre-Luc Granjon avec Stephen Fry, Daisy Ridley, Marion Cotillard, Matt Berry, Natalie Palamides, Jim Capobianco, Ben Stranahan, Jane Osborn, Gauthier Battoue, John Gilkey, Max Baumgarten, Daniel Swan, Angelino Sandri
Animation Biopic - Irlande/France/Etats-Unis/Luxembourg - 2023 - VF - 1h39

Léo, la fabuleuse histoire de Léonard de Vinci

Bienvenue dans la Renaissance ! Une époque où artistes, savants, rois et reines inventent un monde nouveau. Parmi eux, un curieux personnage passe ses journées à dessiner d’étranges machines et à explorer les idées les plus folles. Observer la lune, voler comme un oiseau, découvrir les secrets de la médecine… il rêve de changer le monde. Embarquez pour un voyage avec le plus grand des génies, Léonard de Vinci !

Séances suivies d’un quiz des petits historiens et historiennes

Brimé par le Vatican, Léonard de Vinci, à la mort de son mécène italien, Julien de Médicis, rejoint Amboise, invité par François Ier. Le roi de France compte sur lui pour célébrer sa narcissique grandeur. Sachant ses jours comptés, Léonard, lui, cherche à bâtir une Cité idéale et à comprendre le secret de la vie, tout en terminant « la Joconde ». Remarquable ambition que celle des deux réalisateurs (le scénariste de « Ratatouille » et un spécialiste de l’animation image par image) d’ouvrir le regard des enfants au progressisme visionnaire de Léonard de Vinci. Mélange rétro de stop-motion et de dessin animé, voix prestigieuses (André Dussollier, Marion Cotillard), chansons : le film, joliment vulgarisateur, ne manque pas d’intérêt ni de charme, juste d’enjeu narratif. L'Obs
Festival Les petites bobines

De Neil Boyle, Kirk Hendry avec Sally Hawkins, Cillian Murphy, Raffey Cassidy, Aaron MacGregor, Ken Watanabe, Alfred Kodai Berglund, Ken Ochiai, Cavin Cornwall
Aventure Animation - Royaume-Uni/Luxembourg/France - 2023 - VF / VOST - 1h24

Le Royaume de Kensuke

L’incroyable histoire de Michael, 11 ans, parti faire un tour du monde à la voile avec ses parents, avant qu’une terrible tempête ne le propulse par-dessus bord avec sa chienne Stella. Échoués sur une île déserte, comment survivre ? Un mystérieux inconnu vient alors à leur secours en leur offrant à boire et à manger. C’est Kensuké, un ancien soldat japonais vivant seul sur l’île avec ses amis les orangs-outans depuis la guerre. Il ouvre à Michael les portes de son royaume et lorsque des trafiquants de singes tentent d’envahir l’île, c’est ensemble qu’ils uniront leurs forces pour sauver ce paradis...

Atelier Encres végétales : Agnès Bertin, pédagogue par la nature et sociophytologue, propose un atelier de fabrication d’encres végétales maison à l’issue de la séance de Le royaume de Kensuké du vendredi 1er mars à 14h. Des pelures d’oignon, une betterave... de nombreux ingrédients qui nous entourent peuvent nous étonner...
Atelier gratuit (pas de supplément au billet de cinéma) sur inscription au 03 89 60 48 99 / cinebelair@wanadoo.fr en partenariat avec l’ADRC (Agence nationale pour le développement régional du cinéma)

Séance du dimanche 10 mars en VOST

«Robinson Crusoé», «Lost», «Tarzan», le sublime «La tortue rouge» de Michael Dudok de Wit... Forcément, toutes ces références remontent en regardant «Le Royaume de Kensuké». Adaptée du roman d’aventures du Britannique Michael Morpurgo paru en 1999, cette œuvre d’une grande poésie est autant une ode à la paix qu’une hymne à la nature. Cette dernière y est sublimée grâce à des dessins enchanteurs. Le métrage mélange d’ailleurs joliment les différents styles esthétiques, lorsqu’il remonte dans les souvenirs de Kensuké. Grande histoire d’amitié et de fraternité, le film est aussi une fable écologique, porteuse de paix et d’espoir. Destiné autant aux jeunes enfants qu’aux adolescents et aux adultes, il est empreint d’une grande douceur et d’une certaine nostalgie. Cinéman
Rencontre, Festival Les petites bobines

De Jean-Michel Bertrand
Documentaire - France - 2023 - 1h29

Vivre avec les loups

Après la surprise de La Vallée des loups, le succès de Marche avec les loups, Jean-Michel Bertrand clôt sa trilogie. Le réalisateur nous parle du loup d’une manière totalement nouvelle et inattendue. Il y aura bientôt des loups un peu partout en France. Il faut donc apprendre à « vivre avec les loups ». Dépassant les postures polémiques, l’auteur nous amène de manière sensible et cinématographique à percevoir différemment la nature qui nous entoure et les animaux qui l’habitent : chevreuils, chamois, bouquetins… Un voyage de Jean-Michel Bertrand avec de surprenantes rencontres, humaines et animales, avec son style inimitable, le réalisateur nous entraîne dans des réflexions naturalistes et philosophiques sur la nature.

Rencontre avec Jean-Michel Bertrand, réalisateur, le mercredi 6 mars à 14h en partenariat avec le RECIT

À écouter : Le cinéaste Jean-Michel Bertrand vient nous conter le loup (CO2 mon amour, France Inter)

Il les piste depuis des années, caméra au poing, pour découvrir leurs domaines dans les paysages de son Champsaur natal, non loin du massif des Écrins (La Vallée des loups, 2016), pour suivre leurs déplacements et l’extension de leur territoire (Marche avec les loups, 2020). Jean-Michel Bertrand a si bien veillé sur ses amies les bêtes qu’aujourd’hui, c’est lui qui est pris pour cible : ce nouveau documentaire le montre face à la vindicte populaire, accusé d’avoir fait revenir ces diables de loups dans les bergeries… Déstabilisé, le réalisateur, qui nous a tant séduits en nous faisant partager ses contemplations, se lance ici dans une réflexion sur les rapports difficiles entre deux espèces pourtant « assez indissociables », souligne-t-il, le loup et l’Homme. Les méditations du promeneur solitaire Comme à chaque fois, un ton unique s’affirme, celui d’un conteur qui se nourrit de déambulations, de rencontres, apprend tout sur le terrain, en prise avec les gens, la nature et les animaux. Quand il nous invite dans sa cabane, cachée au pied d’une falaise, on croit sentir le parfum de la liqueur de génépi qu’il fabrique et l’on goûte sa façon de vivre et de penser hors des cases. N’avons-nous pas tourné le dos à ce monde sauvage ? En rejetant le grand méchant loup, c’est tout son environnement que nous déclarons hostile, c’est la nature que nous diabolisons… Ces méditations du promeneur solitaire sont éclairantes, convaincantes. Elles nous rappellent, et c’est utile, que la montagne appartient aux animaux. Et elles pointent une certaine schizophrénie de notre époque, qui a su, en faisant avancer la cause de l’écologie, mieux prendre soin du vivant, des forêts, mais associe toujours progrès et domination. Le retour du loup nous ramène à la raison : accepter la cohabitation avec lui, c’est renoncer opportunément à notre dérive hégémonique. Le film sait porter la voix de la conciliation, contre les polémiques haineuses. Et sait tendre l’oreille, qu’il s’agisse d’écouter de jeunes bergers ou de comprendre les effets bénéfiques du redéploiement de la tradition pastorale sur l’industrie de la croquette pour chien…Télérama
Avant-Première, Festival Les petites bobines

De Zara Dwinger avec Rosa van Leeuwen, Frieda Barnhard, Aisa Winter, Maksymilian Rudnicki, Lidia Sadowa, Indy-Rose Kroonen, Djayklin Lima
Comédie Dramatique - Pays-Bas/Pologne - 2023 - VF - 1h31

Le Jour où j'ai rencontré ma mère

Lu pense passer un après-midi tranquille avec Karina, sa mère, lorsqu'elle celle-ci l'emmène en Pologne... Lu, onze ans, rêve de sa mère dans le lit de son foyer d’accueil. Celle-ci, dit-elle, est une célèbre cascadeuse hollywoodienne. Mais lorsqu’elle vient enfin lui rendre visite, Lu se retrouve malgré elle embarquée dans un road trip endiablé direction la Pologne. Elle se rend vite compte qu’avec Karina sa mère, c’est tout ou rien. La réalité va rapidement les rattraper et les obliger à décider de ce qu’elles sont prêtes à faire pour rester ensemble...

Avant-première

Sortie nationale

De İlker Çatak avec Leonie Benesch, Leonard Stettnisch, Eva Löbau, Michael Klammer, Anne-Kathrin Gummich, Kathrin Wehlisch, Sarah Bauerett, Rafael Stachowiak, Katinka Auberger, Uygar Tamer, Özgür Karadeniz
Drame - Allemagne - 2023 - VOST - 1h34

La Salle des profs

Alors qu'une série de vols a lieu en salle des profs, Carla Nowak mène l'enquête dans le collège où elle enseigne. Très vite, tout l'établissement est ébranlé par ses découvertes.

Nombreux sont les films et les documentaires sur l’éducation et les valeurs de civisme ou de vie en collectivité, que l’on est censé transmettre aux enfants. "The Teachers’ lounge", que l’on pourrait traduire en français par "La salle des profs", est de ceux qui posent sans doute les bonnes questions, au sein d’une intrigue à la rare intensité, qui ballote son personnage principal, une professeure de mathématique et de sport de bonne volonté, entre vérité et justice, place du bourreau et de la victime. Coincée entre la direction, les professeurs les plus intraitables, ceux qui lui reprochent d’avoir violé le caractère privé de leur lieu de travail, et des élèves qui ne comprennent pas réellement ce qui se passe, c’est finalement l’hésitation entre affichage et secret qui fera le plus de dégâts. Car le soupçon et les pires théories naissent des non-dits, permettant le déclenchement des comportements les plus viles (chantage, menaces...). Dans une ambiance d’urgence soutenue par l’usage d’une caméra portée qui ne lâche pas le personnage, une actrice au diapason de cette sensation (Leonie Benesch, faisant passer son angoisse grandissante par le regard comme par quelques gestes de nervosité discrets) et avec l’utilisation d’un thème anxiogène lancinant au violoncelle, "The Teachers' lounge" parvient à son objectif : créer un sentiment de malaise, de danger et d’injustice autour de cette femme. Une femme qui à force de ménager les coupables, de ne pas dénoncer leurs mensonges, et de vouloir protéger les plus jeunes de la réalité (l’existence de l’injustice, celle du mensonge et de la désinformation...) finit par se retrouver dans une impasse et se voir menacée elle-même. Y voir une parabole de l’attitude diplomatique face aux despotes en tous genres est bien sûr une évidence, en ces temps où les dictateurs prospères et usent du mensonge sans vergogne. Abus de Ciné
Rencontre, Vous avez dit culte ?

De Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Meryl Streep, Annie Corley, Victor Slezak, Jim Haynie
Romantique Drame - Etats-Unis - 1995 - VOST - 2h15

Sur la route de Madison

À la mort de leur mère, Michael Johnson et sa sœur Caroline se retrouvent dans la ferme où ils ont passé leur enfance, dans l'Iowa. Ils apprennent avec consternation que la défunte, Francesca, a demandé que ses cendres soient répandues du haut du pont de Roseman. Une bizarrerie que la lecture du journal intime de Francesca va expliquer. Jadis, au cours de l'été 1965, alors que son mari et ses deux enfants s'absentent pour quelques jours, Francesca voit arriver une camionnette bringuebalante. Robert Kincaid, un photographe sexagénaire, en descend et lui demande le chemin du pont de Roseman. Plutôt que de le lui expliquer, Francesca décide de lui montrer le chemin...

Cette programmation proposée par Le RECIT permet de découvrir ou redécouvrir des grands classiques du 7ème Art sur grand écran.
Elle est soutenue par la Région Grand Est et se fait en partenariat avec l’ADRC.
Un partenariat  avec MIRA, Cinémathèque régionale numérique, permet la projection en avant-programme  de courtes séquences d’archives inédites, en lien avec le film qui suit.

Sur La route de Madison est probablement l’histoire d’amour la plus puissante jamais réalisée dans l’histoire du cinéma, tant elle possède la capacité d’émouvoir le plus grand nombre, tout en saisissant l’essence même du sentiment amoureux dans ce qu’il a de plus dévastateur. D’autant plus que le long métrage de Clint Eastwood, qui tient également un des deux rôles principaux, dresse en filigrane de cette romance impossible un immense portrait de femme, à la fois terriblement moderne et intimiste, d’une épouse au foyer tenant sa maisonnette aux côtés d’un mari certes affectueux, mais qui délaisse peu à peu sa vie conjugale et, de surcroît, la vie sociale et sexuelle de sa compagne. Il semble que la vie de Francesca soit devenu un pénitencier à ciel ouvert, comme si son esprit, tout ce qui faisait d’elle une femme unique avec de grandes aspirations, disparaissait de la réalité, comme si elle s’effaçait de son plein gré de ce simulacre informe qu’est le cocon familial, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un corps matériel n’ayant plus la capacité ni de s’exprimer, ni de se déplacer. Meryl Streep réitère une nouvelle fois sa démonstration de force filmique et trouve, dans le rôle extrêmement exigeant de Francesca Johnson, un terrain d’expérimentation où elle peut traverser cette histoire, jouant sur une gamme exceptionnelle de sentiments contradictoires, avec une grâce et un charisme inégalables. A son image, on évoquera cette séquence, devenue mythique, de la station essence, où tombe une pluie torrentielle, exutoire psychologique inébranlable de nos deux protagonistes, qui se regardent une toute dernière fois, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Cet échange, d’une puissance évocatrice indicible, à l’orée du rêve fantasmatique, pourrait sans grand mal se conjuguer à ces quatre jours de l’été 1965 où le miracle, celui de la renaissance, s’est produit dans une petite bourgade du comté de Madison. Car Sur la route de Madison parle aussi de résurrection, celle d’une femme coincée dans un schéma social asphyxiant où les possibilités d’échappatoires, aussi moindres soient-elles, ne peuvent être compatibles avec l’épanouissement personnel et la libération véritable, tant le sacrifice serait insurmontable. L’espace de quelques jours, où sa famille sera gardée hors de portée de la ferme, Francesca retrouvera des émotions, des sensations qu’elle croyait perdues en la personne de Robert Kincaid, un photographe venu prendre quelques prises de vue pour le compte du National Geographic. Cet artiste, figure masculine par excellence, est l’occasion pour Clint Eastwood d’explorer de nouveaux horizons, loin de la représentation chevaleresque des premiers "western spaghetti", et ainsi créer avec Meryl Streep une alchimie à fleur de peau où l’on peut se délecter, seulement par bribes, de l’attirance mutuelle de ces deux personnages enfermés dans le refoulement de leurs pulsions instinctives. Ainsi, entre le brio de la mise en scène de Eastwood, saisissant à merveille les traits délicats de sa comédienne principale, et l’écriture admirable de l’ensemble, ne sombrant jamais dans le théâtre filmé, Sur la route de Madison demeure une de ces œuvres dont on sort lessivé par le chemin parcouru, terrassé de chagrin face à l’insondable. Le récit, établi dans une seule unité de lieu, de temps et d’espace, exacerbe les consciences et accentue la dimension chimérique de cette histoire vouée à ne jamais perdurer. Tout le film est traversé d’une violence sourde dont on devine la teneur à double tranchant, lors de la conclusion où Francesca découvre la nature tangible de l’amour qu’elle éprouvait pour Kincaid. Cet homme, projection de ses aspirations avortées, fut à la fois un événement inespéré et l’instrument de sa damnation. Sur La route de Madison, aujourd’hui encore, reste pour le commun des mortels le mystère éternel du cœur féminin tout autant qu’une merveille de cinéma à redécouvrir encore et encore. a Voir à Lire
Rencontre

De Steven Soderbergh avec Marion Cotillard, Matt Damon, Laurence Fishburne, Jude Law, Kate Winslet
Science-Fiction Drame - Etats-Unis/Emirats Arabes Unis - 2011 - VOST - 1h46

Contagion

Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…

Rencontre avec Stéphanie Blandin, chercheuse à l’Inserm, directrice de l’équipe «Réponses immunitaires chez les moustiques» du département «Modèles insectes de l’immunité innée» de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire à Strasbourg (CNRS) 

Entrée libre.

Séance proposée par l’Inserm et la Nef des sciences.

Avant même que l’image n’apparaisse, on entend quelqu’un tousser. Léger malaise assuré… Qui ne connaît pas Contagion ? Ce fut en effet l’un des films les plus regardés durant la première vague de Covid, preuve moins de masochisme que de la force cathartique de la fiction. Rarement un blockbuster d’anticipation aura été à ce point visionnaire (avec neuf ans d’avance) quant à la réalité exceptionnelle que nous étions tous en train de vivre, un peu partout sur la planète. Difficile donc de ne pas le recommander à ceux qui ne l’ont pas encore (re)vu. Ils pourront s’étonner des similitudes avec les faits vécus : la recherche du « patient zéro » en Chine (à Macao), le taux de reproduction de la maladie, le confinement généralisé, le port du masque et même l’antidote miracle (le forsythia, en guise de chloroquine !), non pas vanté par Didier Raoult mais par un blogueur plus complotiste que lanceur d’alerte, joué par Jude Law. Ils pourront aussi relever les différences. Dans le film, la tournure des événements est nettement plus catastrophique. Dans la réalité, les citoyens ont été plus responsables (ou serviles ?). Mais voir les choses en noir, c’est aussi la loi de ce genre de cinéma. Le casting de luxe joue scrupuleusement sa partition, sans fausse note. Avec l’appui de son scénariste devin et très bien documenté, Scott Z. Burns, Steven Soderbergh démontre ici un sens de la pédagogie assez rare en même temps qu’un savoir-faire saisissant dans l’orchestration du récit. Télérama
Rencontre

7 films (51’), présentés et commentés par Olivier Arnold et ses équipes (comptez 1h30/2h)
Court-Métrage - France - 0h51

Soirée courts Olivier Arnold

Un dernier tour de piste avec Jean-Claude Dreyfus (8’), première diffusion : une petite-fille est prête à tout pour que son grand-père, une vieille gloire du cabaret, puisse remonter une dernière fois sur scène...
Albert, Socrate et moi (8’), première diffusion : une étudiante termine sa thèse sur l’œuvre d’Albert, penseur passionné d’éthique animale. Lorsque ce dernier décède, il lui lègue tous ses brouillons et... Socrate, son chien ! ...
Feu à volonté avec Jackie Berroyer (2’), première diffusion : un homme ne parvient pas à éteindre les bougies de son gâteau d’anniversaire...
Règlements de compte sur le tournage d’une pub de croquettes pour chien (5’), première diffusion : toute l’équipe de tournage est concentrée face au chien, vedette du spot publicitaire... Le tournage peut commencer... Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu...
Helen & JFK (10’) : le témoignage de Helen, présente le 22 novembre 1963 à Dallas, jour de l’assassinat du Président Kennedy, illustré par des archives familiales et des dessins de Bearboz.
Une étoile (8’) : une bande d’ados fans de Spielberg a du mal à avaler la critique négative de The Fabelmans écrite par le journaliste local et décide d’en découdre avec lui ! + message de Steven Spielberg ! (2’)
A nous de jouer (8’) : une bande d’ados entre par effraction dans le théâtre municipal pour éprouver le plaisir de jouer L’Avare sur une vraie scène !

Le vendredi 15 mars à 20h30, rencontre avec Olivier Arnold et ses équipes

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Bar ouvert à l’issue de la soirée

Rencontre

De Xavier Gayan avec Roland Gori, Henri Trubert, Richard Martin, Barbara Cassin, Sophie Marinopoulos, Mari-José del Volgo
Documentaire - France - 2021 - VF - 1h10

Roland Gori, une époque sans esprit

Aujourd’hui nous vivons dans un monde où la logique de rentabilité s’applique à tous les domaines. Les lieux dédiés aux métiers du soin, du social, de l’éducation, de la culture… sont gérés par des managers ou des experts pour qui seuls comptent les chiffres, niant les besoins humains. Le psychanalyste Roland Gori se bat depuis des années contre le délitement de notre société. Ce film est un portrait de sa pensée, de son engagement, comme “L’Appel des appels, qu’il avait co-initié avec Stefan Chedri, pour nous opposer à cette casse des métiers et à la marchandisation de l’existence. Ce film propose un portrait intime de Roland Gori, accompagné de témoignages de proches : ses éditeurs Henri Trubert et Sophie Marinopoulos (éditions Les Liens qui libèrent), la philosophe et académicienne Barbara Cassin, le médecin hospitalier et auteure Marie-José del Volgo, le directeur du théâtre Toursky à Marseille Richard Martin.

Rencontre avec Roland Gori le dimanche 17 mars à 18h en partenariat avec l’École Supérieure de Praxis Sociale.

La première séquence de ce documentaire propose de « suspendre le temps », puis le psychanalyste Roland Gori développe sa pensée pendant plus de cinq minutes, sans aucune coupe de montage. Le temps n’est peut-être pas suspendu mais il avance ici différemment que dans d’autres films, où l’on saucissonne les discours par souci d’efficacité. C’est ce que dénonce Roland Gori depuis des années : comment la logique de rentabilité du capitalisme moderne refaçonne l’être humain, au mépris de ses singulariés profondes. Le réalisateur lui offre ici un bel espace pour exposer ses théories sous une forme nouvelle (et notamment sa distinction salutaire de l’utile et de l’essentiel), aux côtés d’autres penseurs pertinents, dont Barbara Cassin. Télérama
Maison commune

De Noé Debré avec Michael Zindel, Agnès Jaoui, Solal Bouloudnine, Eva Huault, Youssouf Gueye, Rony Kramer
Comédie Dramatique - France - 2023 - VF - 1h30

Le Dernier des Juifs

Bellisha a 27 ans et mène une vie de petit retraité, il va au café, fait le marché, flâne dans la cité… Il vit chez sa mère Giselle, qui sort très peu et à qui il fait croire qu'il est solidement intégré dans la vie active. Le vent tourne quand Giselle s'aperçoit qu'ils sont les derniers juifs de leur cité. Elle se convainc qu'il faut qu'ils partent eux-aussi. Bellisha n'en a pas très envie mais pour rassurer sa mère, il lui fait croire qu'il prépare leur départ.

Rencontre avec le collectif Maison commune.

La Maison commune est une association qui se veut être une passerelle, un symbole de spiritualité, un lieu fédérateur et un témoignage du vivre ensemble des religions dans l’agglomération mulhousienne, relevant le défi de susciter des interrogations, de faire connaître  l’Autre avec estime et lucidité par le partage, en vue de changer en profondeur les regards.

Le film tombe bien, puisque tout va mal. Drame drôle et comédie triste, Le Dernier des Juifs, tourné avant l’horreur du 7 octobre et de la guerre qui endeuille le monde, danse au-dessus du volcan de l’actualité avec une grâce de funambule. Un numéro d’équilibriste signé Noé Debré, éclectique coscénariste de Dheepan (Jacques Audiard, 2015), de Problemos (Éric Judor, 2017) ou de Stillwater (Tom McCarthy, 2021), qui surprend avec ce premier long métrage en tant que réalisateur. Par son titre intriguant, déjà, qu’il partage avec un ouvrage du philosophe Jacques Derrida publié en 2014 et dont la polysémie — que signifie « dernier » ici, indigne ou ultime ? — densifie le propos. Mais aussi par sa douceur délibérée, à ne pas confondre avec de l’angélisme, à l’heure d’évoquer l’antisémitisme dans une banlieue française. Leurs coreligionnaires ayant mis les voiles, Giselle (Agnès Jaoui, très émouvante) et son grand fils Bellisha (la révélation Michael Zindel) sont effectivement les seuls Juifs à demeurer dans cette cité qui pourrait se situer à Sarcelles (Val-d’Oise). D’ailleurs, signe de la fin des haricots, l’épicier casher ferme boutique. Bref, « il faut qu’on parte », rumine la mère en clopant sur son balcon. Comme elle serine aussi qu’il n’y a plus que des Noirs dans le quartier, des médecins arabes à l’hôpital, sans parler des Péruviens en surpoids à la télé, Bellisha l’écoute d’abord sans s’affoler. Il a mieux à faire : le marché, la popote, du rap, ou l’amour avec sa voisine mariée et arabe (formidable Eva Huault), qui aimerait tant qu’il lui susurre « des trucs sales en hébreu ». Et lui de répéter les trois mots qu’il connaît, « Evenou shalom alerhem », soit « Nous apportons la paix », rengaine d’un chant fameux dont ce « fier Israélite » ignore la suite. Dénoncer sans stigmatiser Partir, d’accord, mais où ? Chez les bourgeois de Saint-Mandé ? En province ? En Israël ? Infiniment plus fin qu’Ils sont partout d’Yvan Attal (2016), Le Dernier des Juifs questionne à son tour et la judéité et l’assignation identitaire, avec un sens de l’absurde qui fait mouche : désigné comme juif par les autres — en témoignent les graffitis pro-palestiniens tracés par erreur sur la porte des Chinois d’en face —, le protagoniste doit tantôt taire son appartenance, tantôt la prouver. À la revisite d’un folklore séfarade haut en couleur (La vérité si je mens, Coco) ou des clichés sur les mamans envahissantes, l’auteur préfère le portrait d’un « enfant poule » aux petits soins pour sa mère malade, un jeune vieux aux manies de retraité et à la mythomanie galopante, interprété par un clown lunaire dans lequel on a tôt fait d’apprécier un héritier de Jean-Pierre Léaud. Aussi flottant que son providentiel acteur, le récit d’apprentissage, modeste dans sa forme, se démarque par ses embardées et ruptures de ton. Il passe progressivement du rire le plus franc — lorsque Bellisha entreprend de vendre des pompes à chaleur —, à une gravité qui contamine tout. Ainsi, une scène de cambriolage nocturne où le duo mère-fils se cache derrière un portant à vêtements fait remonter, en un plan, le temps des rafles à la mémoire. Dans ce joli coup d’essai, Noé Debré prend un luxe de précautions pour dénoncer les préjugés et la haine sans stigmatiser. Mais aucune sur le versant sentimental, ce en quoi il rappelle l’Albert Cohen du Livre de ma mère et son conseil universel : « Fils des mères encore vivantes, n’oubliez plus que vos mères sont mortelles. » Télérama
Sortie nationale

De Amjad Al Rasheed avec Mouna Hawa, Haitham Ibrahem Omari, Yumna Marwan
Drame - Jordanie//France/Arabie Saoudite/Qatar/Egypte - 2023 - VOST - 1h53

Inchallah un fils

Jordanie, de nos jours. Après la mort soudaine de son mari, Nawal, 30 ans, doit se battre pour sa part d'héritage, afin de sauver sa fille et sa maison, dans une société où avoir un fils changerait la donne.

Film jordanien, "Inch’allah un fils" frappe par sa maîtrise et la profondeur de son intrigue en forme de descente aux enfers pour une femme devenue soudainement veuve, dont le mari s'est bien peu soucié d’assurer la sécurité en cas d’imprévu. Ayant pourtant payé avec sa dot, une partie de leur appartement, elle voit toute sa vie menacée par l’absence d’enfant masculin et de signature sur un document justifiant de son apport d’argent. Risquant de devoir vendre son logement, elle pourrait aussi perdre la garde de sa fille, le frère du défunt pouvant éventuellement réclamer sa garde, s’il parvient à prouver qu’elle n’a plus les moyens de l’élever. S’enclenche alors une sorte de course contre la montre, dans laquelle le fantastique pointe son nez sous forme de présage, le réalisateur ajoutant au suspense en semant le doute sur la signification de ce dernier et en démultipliant les possibilités d’actions de son personnage, de plus en plus aux abois. Fonctionnant à la manière de certains films des Dardenne, voire des films iraniens de Asghar Farhadi, le scénario mêle tentative de survie face à des personnages masculins qui agissent comme des vautours (le beau frère voudrait récupérer le pick-up de son frère en guise de remboursement...) ou des traîtres (l’attitude du frère de Nawall devient progressivement ambiguë...) et questions de morale et de réputation. Mouna Hawa, interprète principale, est tout juste sidérante, affichant une combativité quasi sans faille, face aux choses que la loi des hommes lui interdit en tant que femme, et à l’hypocrisie d’hommes qui convoquent la religion lorsque celle-ci les arrange (la notion de péché est souvent bien pratique) et n’hésitent pas à saisir la justice pour parvenir à leurs fins. Abordant également, au travers d’un personnage féminin secondaire, le thème de l’avortement, mais touchant aussi au harcèlement de rue, "Inchallah un fils", récompensé du Prix Fondation Gan à la diffusion du côté de la Semaine de la critique, est une vision sans concession de la société patriarcale, que l’on ne saurait que trop conseiller. A bus de ciné
Les inclassables

De Michael Lehmann avec Winona Ryder, Christian Slater, Shannen Doherty
Comédie - Etats-Unis - 1988 - VOST - 0min

HEATHERS

Trois filles de riches chacune prénommée Heather sont les reines du lycée de Westerburg. Elles acceptent néanmoins dans leur clan Veronica, dont elles exploitent la candeur et la naïveté. Celle-ci, sous l'influence de J.D., un autre jeune marginalisé, organise une petite vengeance qui va mal tourner...

Projection en 35mm !!!

Rencontre avec Frédéric Thibaut, programmateur de la Cinémathèque de Toulouse et Eric Peretti, programmateur du LUFF de Lausanne.

  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas

Prochainement