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Films du mois

 

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  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas
Sortie nationale / Rencontre

De Hany Abu-Assad avec Maisa Abd Elhadi, Ali Soliman, Manal Awad, Samer Bisharat, Omar Abu Amer, Kamel ElBasha, Jalal Masrwa, Angham Khalil, Ibrahim Arafa
Drame - Palestine / Egypte / Qatar / Pays-Bas - 2021 - VOST - 1h30

Le Piège de Huda

Reem, une jeune mère mariée se rend au salon de coiffure de Huda à Bethléem, en Palestine. Après avoir mis Reem dans une situation déshonorante, Huda la fait chanter afin qu'elle donne des renseignements pour les services secrets israéliens, et ainsi trahir son peuple. Dans la nuit, Huda est arrêtée par Hasan, membre de la résistance… mettant en danger la vie de Reem et de sa famille.

Rencontre avec l’Association France-Palestine Solidarité le mercredi 1er février à 20h

Le Piège de Huda est un film courageux. Courageux car il attaque frontalement la question de l’occupation de la Palestine par le biais du destin de femmes dont le désir de liberté et d’émancipation est manipulé par les différentes parties prenantes du conflit. On se rend compte avec effroi que les tensions graves qui opposent les deux parties sont loin d’être binaires et que le peuple doit se frayer des voies de liberté tortueuses. Les personnages féminins incarnent particulièrement les stratégies qu’elles doivent engager, au prix de leur probité intellectuelle et psychologique, voire de leur intégrité physique, pour recouvrir leur autonomie. Hany Abu-Assad filme ses deux héroïnes sans filtre, sans limite, les cheveux découverts, jusque la nudité parfois. Elles sont livrées à la cruauté d’un univers patriarcal, manipulateur et pervers, où elles ne peuvent s’établir paisiblement. Hany Abu-Assad dresse un portrait cruel et tranchant du peuple palestinien. Le thriller haletant qu’il mène est une opportunité à témoigner de l’impossibilité pour les femmes, et plus généralement les jeunes gens, de trouver des espaces de liberté politique et intellectuelle. En réalité, la véritable occupation est située à l’intérieur même de la culture palestinienne qui doit composer avec ses paradoxes, ses espoirs et ses forces. Les figures des terroristes sont aussi terribles et cruelles que les occupants israéliens eux-mêmes. Il n’y a aucune possibilité d’échapper au spectre de l’enfermement et du manichéisme. La mise en scène du réalisateur, volontairement dépouillée, est le signe d’un récit brut, qui, à la manière de son chef-d’œuvre Paradise Now, décrit sans fard l’impossibilité pour le peuple palestinien de se définir en dehors de l’opposition avec l’État d’Israël. Avoir-alire
Sortie nationale

De Ryota Nakano avec Kazunari Ninomiya, Satoshi Tsumabuki, Haru Kuroki, Masaki Suda, Jun Fubuki, Mitsuru Hirata, Makiko Watanabe, Yukiya Kitamura, Maho Nonami, Ryuto Iwata, Tsubasa Nakagawa
Comédie - Japon - 2020 - VOST - 2h07

La Famille Asada

Depuis ses 12 ans, seule compte la photographie pour Masashi. Quand il réalise que ses parents et son frère ont renoncé à leur passion, il décide de les mettre en scène : pompier, femme de yakuzas, pilote de Formule 1... Devant l'objectif de Masashi, toute la famille se prête au jeu pour permettre à chacun de vivre ses rêves de jeunesse. Quand le Japon est touché par le tsunami de 2011, les photos de Masashi prennent une nouvelle dimension.

Repas asiatique à l’issue de la séance du 05/02 à 11h = 10 € sur réservation au 03 89 60 48 99 ou cinebelair@wanadoo.fr REPAS COMPLET

Photographier, c’est regarder ce(ux) qui nous entoure(nt) sous un prisme très personnel et magnifié, puisqu’intrinsèquement lié à notre choix de capturer une émotion précise pour la postérité. A l’heure où ces regards sont passés au filtre de l’instantané et accessibles au plus grand nombre, la pellicule généreuse et touchante de La famille Asada donne plus que jamais son sens à ce que Jean-Luc Godard décrivait, en parlant de cinéma, comme « vingt-quatre fois la vérité par seconde. » Présenté en avant-première dans le cadre des Saisons Hanabi, au même titre que le formidable Poupelle, le quatrième long-métrage réalisé par Ryôta Nakano s’inspire directement de l’album photo du photographe japonais Masashi Asada, pour lequel il reçu le prestigieux prix de photographie Kimura Ihei. Oeuvre aussi personnelle que fantasque, ce recueil émeut par son concept simple et pourtant génial : chaque cliché met en image un fantasme ou un rêve de l’un des membres de la famille de l’artiste, pour lequel ils ont par la suite ensemble pris la pose. JEUX DE REGARDS Porté par la performance solaire de Kazunari Ninomiya, La famille Asada réussit l’exercice délicat d’illustrer avec beaucoup d’humour et de tendresse l’infinité de sentiments forts et contradictoires qui sont les nôtres lorsqu’il est question de décrire cet espace de construction fondamental que nous avons pour la plupart tous la chance de connaitre. Pensé évidemment comme une œuvre d’art, l’album du jeune photographe est aussi un hommage à son père, sa mère et son frère, qui ont chacun sacrifié une grande partie de leurs rêves et espoirs pour contribuer à l’équilibre de leur foyer – à la différence de Masashi qui, lui, se sera longtemps cherché et aura procrastiné autour de ses envies de photographie avant de se lancer et d’en faire son métier. En effet, la première moitié du film se concentre sur le parcours de Masashi en tant qu’individu et artiste, à la personnalité plus excentrique que les autres membres de sa famille, et notamment aux antipodes de son frère ainé Yukihiro, interprété par Satoshi Tsumabuki, dont la voix scande le récit à mesure qu’avance le film. En ressort un jeu de regards brillamment maîtrisé, entre celui que l’artiste porte sur les siens, et le prisme par lequel ceux-ci le voient en retour, que la caméra de Ryôta Nakano capture avec d’habiles différentes manières. Du courroux fraternel – illustré par des coupes cassantes et erratiques, à la tendresse du père – où l’image se teinte d’un grain doux, presque onirique – chaque émotion passe à l’écran. Véritable récit hommage, le film fait également la part belle à la seconde moitié de l’album éponyme : en effet, ce dernier ayant connu un succès retentissant, Masashi Asada va se retrouver sur les routes du Japon pour photographier plusieurs autres familles – toujours sous cet angle original et particulier, consistant à immortaliser non pas un portrait posé au sens classique du terme, mais bien l’âme même de la famille – au travers d’une activité ou d’un moment de temps particulier. On retiendra ainsi la très belle scène d’un trio photographié sous une pluie de pétales de fleurs de cerisier, ou encore de ce couple de parents avec leurs deux enfants, dont l’un est gravement malade, en train de dessiner. C’est à l’occasion d’un de ses périples à la rencontre d’une famille à photographier que Masashi va, tout comme le film, être confronté au terrible séisme survenu au large des côtes nord-est de l’île de Honshū le 11 mars 2011. Choisissant de se joindre à des milliers de volontaires pour venir en aide à des rescapés ayant tout perdu, il va alors mettre sur pied l’initiative de récolter dans les décombres des maisons détruites toutes les photos des familles sinistrées et de les exposer dans une école primaire afin que les sinistrés puissent récupérer un ou plusieurs de leurs souvenirs les plus précieux. Bien que dans sa seconde partie, La famille Asada prenne une couleur plus dramatique, le film ne se défait jamais de sa grande douceur – qui lui permet de traiter de façon subtile et touchante d’un drame d’autant plus fort qu’il appelle à un des thèmes les plus forts émotionnellement : celui du foyer. A travers cette collecte de photos restaurées et exposées, ce sont des milliers de quotidiens a priori banals et ressemblant à tant d’autres auxquels on rend cette importance vitale que celle d’être chéris et salués. D’une œuvre incroyablement riche, et d’un traumatisme de tout un pays, le réalisateur du multirécompensé Yu o Wakasu Hodo no Atsui Ai aura eu le talent de construire un film rendant non seulement hommage au travail du photographe Asada, mais explorant plus encore les liens complexes que sont ceux unissant les différents membres d’une famille entre eux, ainsi que la force émotionnelle que peuvent retenir ces fameuses « photos de famille » – et ce d’autant plus lorsque des évènements tragiques en font de précieux souvenirs. Le Bleu du Miroir

De Maha Haj avec Amer Hlehel, Ashraf Farah, Anat Hadid, Samir Elias, Cynthia Saleem, Shaden Kanboura
Drame - Palestine / France / Allemagne / Chypre / Qatar - 2022 - VOST - 1h50

Fièvre méditerranéenne

Walid, 40 ans, palestinien vivant à Haifa, avec sa femme et ses deux enfants, cultive sa dépression et ses velléités littéraires. Il fait la connaissance de son nouveau voisin, Jalal, un escroc à la petite semaine. Les deux hommes deviennent bientôt inséparables : Jalal est persuadé d’aider l’écrivain en lui montrant ses combines ; Walid, quant à lui, y voit l’opportunité de réaliser un projet secret…  

Prix du meilleur scénario - Un Certain Regard Cannes 2022

Walid, palestinien, vit avec sa femme et ses deux enfants à Haïfa. Sans emploi, le quadra velléitaire s’occupe des tâches domestiques et traîne, de jour en jour, sa dépression chronique du canapé du salon à l’ordinateur de son bureau, où il tente, sans trop y croire, d’écrire un premier roman… L’emménagement d’un nouveau voisin, Jalal, bouleverse son quotidien. Exubérant et optimiste, le nouveau venu suscite l’agacement, puis, peu à peu, la fascination de Walid. À l’évidence, Jalal traîne dans de sales combines et gagne sa vie de manière louche… Chien et chat, les deux voisins deviennent finalement inséparables. Et si ce gangster flamboyant était, pour Walid, l’homme providentiel, celui qui lui permettrait de sortir de l’impasse qu’est devenue sa vie ? Mais au mitan du film, le véritable propos de Fièvre méditerranéenne se dévoile : c’est autour d’un dilemme redoutable que la réalisatrice, avec une sadique délectation, resserre son intrigue, à la faveur d’une proposition… surprenante. S’il aborde, en toile de fond, le conflit israélo-arabe, le film tire, avant tout, le fil de questionnements existentiels et moraux autour du libre arbitre, se concentre sur les remises en cause intimes de protagonistes cruellement pris au piège… Entre polar et satire, cette comédie noire, primée à Cannes dans la section Un certain regard, déroule une mécanique de précision, maniant élégamment l’ironie et le sens de l’absurde. Ainsi, le désespoir placide de Walid produit-il des déflagrations, mais aussi de savoureux pics d’humour. À l’image de l’introduction, un rêve surréaliste, où une scène d’homicide involontaire devient prétexte à un dialogue à la Tarantino… Rien n’est grave et tout l’est, dans cette fiction au ton très personnel, menée par un duo formidable. Télérama
Les RDV d'ATTAC et de la LDH

De Yannick Kergoat avec Daniel Bertossa, Yves Bertossa, John Christensen, Antoine Deltour, Alain Deneault
Documentaire - France - 2022 - 1h54

La (Très) grande évasion

Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.

Temps d'échange avec ATTAC 68, la Ligue des Droits de l'Homme et CCFD-Terre Solidaire, le vendredi 3 février à 20h

Dernière minute : Séance supplémentaire le lundi 6 février à 13h45. Cette séance ne figure pas dans le programme Travelling.

Difficile de s’attaquer à un sujet comme la fraude fiscale en restant compréhensible et pédagogique. C’est le défi que tente de relever le réalisateur, aidé dans sa tâche par le journaliste Denis Robert (L’Affaire des affaires). L’enquête, rigoureuse, souligne les errements de la classe politique quand il s’agit d’organiser la traque, avant de décrypter avec minutie les différentes techniques de fraude. Pour être bien sûr de se faire comprendre, Yannick Kergoat, monteur de cinéma reconnu (césarisé en 2001 pour Harry, un ami qui vous veut du bien), multiplie les schémas avec émojis rigolos, diagrammes animés, extraits de films ou effets sonores. À ce gros effort d’habillage s’ajoutent les éclairages précieux de spécialistes. Soit un minimum pour s’attaquer à des dossiers aussi ardus que le secret bancaire, les royalties ou les flux de bénéfices via des sociétés écrans…Télérama

De Kazuhiro Soda avec Masatomo Yamamoto, Yoshiko Yamamoto
Documentaire - Japon / Etats-unis - 2020 - VOST - 1h59

Professeur Yamamoto part à la retraite

Psychiatre avant-gardiste, le Docteur Yamamoto s'apprête à prendre sa retraite. Alors qu'il organise minutieusement ses derniers rendez-vous avec ses patients, il les sent de plus en plus déboussolés de le voir partir. C'est un autre défi qui attend le Professeur à son retour chez lui...

Pas de divan de velours ou de fauteuil au cuir patiné dans le cabinet spartiate de Masatomo Yamamoto. C’est sans façon, sur un étroit coin de bureau que le vieux psy reçoit ses patients. L’austérité du cadre tranche avec la franche humanité du thérapeute, tout en empathie derrière ses lunettes rétro et son casque de cheveux gris. À 82 ans, après une vie dédiée à l’écoute et au soin, l’heure de la retraite a sonné pour ce pionnier d’une psychiatrie japonaise moins coercitive. Moment de transition, de deuil presque, où s’expriment le désarroi des malades tout autant que leur reconnaissance. Et où transparaît le dilemme du médecin contraint à l’« abandon », mais aussi son « admiration » pour ceux qu’il soigne parfois depuis des décennies. « Tu m’as appris à quel point l’humain peut être exceptionnel », dit-il à un patient. Tout au long des deux heures du délicat Professeur Yamamoto part à la retraite, la caméra de Kazuhiro Soda est le témoin intime de ce temps des adieux, et de la relation singulière nouée entre le thérapeute et ceux qu’il a parfois hébergés, aidés financièrement, et qui lui apportent en consultation des petits plats faits maison… Le réalisateur japonais, fidèle aux stricts préceptes de son cinéma « d’observation » (absence de commentaire et de musique, plans longs), poursuit ainsi le travail amorcé avec Mental (2008), premier film sur la psychiatrie où l’on croisait déjà le professeur Yamamoto. Cette immersion muette aux côtés de l’octogénaire dévoile également un mari à la silhouette voûtée absorbant avec une douceur patiente les absences d’une épouse atteinte d’Alzheimer. Prendre soin des vivants — mais aussi des morts —, voilà le moteur d’un étonnant personnage, dont l’altruisme et l’abnégation souriante confèrent à ce beau portrait une portée universelle. Télérama
Vous avez dit culte?

De Agnès Varda avec Philippe Maron, Edouard Joubeaud, Laurent Monnier, Brigitte De Villepoix, Daniel Dublet
Comédie Dramatique - France - 1991 - 1h58

Jacquot de Nantes

Il était une fois un garçon, élevé dans un garage où tout le monde aimait chanter. C'était en 1939, il avait 8 ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma mais son père lui a fait étudier la mécanique. C'est de Jacques Demy qu'il s'agit et de ses souvenirs. C'est une enfance heureuse qui nous est contée, malgré les évènements de la guerre et de l'après-guerre.

Rencontre avec Muriel Lecolazet, chargée de mission Education aux images au RECIT

Vous avez dit Culte ? est une programmation de films du patrimoine proposée par le RECIT qui permet de découvrir ou redécouvrir des classiques du 7ème Art sur grand écran. Cette année, la programmation déciine le thème de l’enfance. Chaque film est précédé d’un avant-programme proposé par MIRA.

Sortie nationale

De Li Ruijun avec Wu Renlin, Hai Qing, Yang Guangrui, Wu Yunzhi
Drame - Chine - 2022 - VOST - 2h13

Le Retour des hirondelles

C’est l’histoire d’un mariage arrangé, entre deux êtres méprisés par leurs familles. Entre eux, la timidité fait place à l’affection. Autour d’eux, la vie rurale se désagrège…

Le cinéma chinois contemporain arbore mille visages, de la fable sociale implacable d’un Jia Zhang Ke, jusqu’au film noir influencé par le cinéma américain d’un Diao Yi’nan, ou les fresques historiques à grand budget de Zhang Yimou. C’est du coté naturaliste et rural que se penche Li Ruijun, réalisateur de 39 ans avec déjà plusieurs long-métrages à son actif, aucun n’ayant eu la chance d’être distribué en France à cette date. Son nouveau film, Le retour des hirondelles, dresse son histoire loin des grandes cités chinoises, dans une campagne qu’il écrit comme mourante, en proie à une destruction orchestrée par les potentats locaux avides de gains rapides en détruisant maisons et terres agricoles. Au sein de cette communauté de paysans, ce sont les plus démunis, les grands déclassés, qu’il décide de mettre en valeur. Le quatrième frère Ma, dit « Iron », est le petit dernier d’une fratrie dont les deux aînés sont déjà décédés. Il est aussi celui qui est le plus attaché à sa terre natale et à son activité d’agriculteur, cultivant du blé, du maïs, ainsi qu’un peu d’élevage par le biais de poules et de cochons. Son frère ainé toujours en vie réside en ville et le traite comme un employé, voire même comme un idiot, plus une charge qu’un frère. La première scène montre l’organisation de son mariage avec une autre paria, Guijin, qui embarrasse sa famille à cause d’une incontinence qui la fait passer pour une bête curieuse. L’union organisée de ces deux êtres méprisés de tous semble dès lors un moindre mal. Leur mariage semble une formalité administrative, une opportunité pour les deux familles de se délester de deux membres disgracieux et pesant pour leur confort. Une fois ce tableau terrible dressé, la cruauté de la situation étant lourdement pesée, le couple est montré par la caméra de Li Ruijun dans chacun des aspects de son quotidien. Le travail de la terre, l’apprentissage de sa nouvelle vie pour Guijin, la bonté frustre de frère Ma qui lui donne une attention et une affection qu’elle n’avait jamais connue jusqu’ici. En parallèle de la mise en place de leur vie maritale, nous assistons à la désagrégation de la communauté paysanne, sa décomposition comme arrière plan de chaque scène. Si frère Ma vit en marge et en presque autarcie, il est mis en avant par la rareté de son groupe sanguin qui devient vital pour sauver un riche propriétaire terrien qui détient toutes les terres avoisinantes. En filigrane se ploie donc les difficultés des paysans, voisins de frère Ma et Guijin, l’argent qui ne rentre pas malgré les récoltes, l’étau que resserre les propriétaires se comportant comme des usuriers sans scrupules, et la disparition progressive des exploitations et des maisons qui composaient toute la structure ancienne de ces villages. Si frère Ma et sa femme construisent leur maison avec leurs faibles moyens, briques de terre et toit de chaume, ils n’ont de cesse que d’être chassés, se déplaçant suivant les destructions successives marquant le rétrécissement des possibilités de continuer leur activité agricole. Si cette belle maison construite intégralement à deux est leur rêve et un aboutissement finement décrit par l’auteur, il est barré par une volonté de les envoyer en ville dans un appartement octroyé aux plus pauvres de ces environs ruraux et paysans. La situation décrite est bouleversante, et le drame qui intervient en toute fin de film finit d’emporter tout espoir naît avec la construction de la maison. Li Ruijun capte à merveille toutes les énergies contraires qui composent la société rurale de la Chine contemporaine pour en faire un réquisitoire fort, beau et violent à la fois. Si les prémisses montraient une injustice crasse entourant ces déclassés, c’est la tristesse qui l’emporte dans la conclusion, tombeau établi par un système déshumanisé où ne compte que le profit d’une minorité qui n’a que faire des populations. Il ne reste qu’à espérer que cette œuvre magnifique puisse être vue et appréciée à sa juste et grande valeur. Le Bleu du Miroir
Les Jeudis de l'Architecture

De André Sauvage
Documentaire - France - 1929 - 1h16

Etudes sur Paris

Paris à la fin des années 1920 est une ville aux visages multiples, ô combien vivante. On y arrive en péniche, par les canaux qui rejoignent la Seine et où s’acharnent des milliers d’ouvriers. De l’Opéra à la butte Montmartre, au rythme des monuments historiques, la traversée de la capitale donne à voir une foule changeante...

Rencontre avec Charles Henner, architecte, et Sarah Favrat, chargée de projet, le jeudi 9 février à 20h, suivie d’un verre offert par la Maison Européenne de l’Architecture

Séance supplémentaire le même jour, jeudi 9 février, à 14h

Rencontre, Les inclassables

De Lucile Hadzihalilovic avec Paul Hilton, Romola Garai, Alex Lawther, Martin Verset, Romane Hemelaers, Peter van den Begin, Anastasia Robin, Marie Bos, Isabelle De Hertogh, Michaël Pas
Drame - Royaume-Uni / France / Belgique - 2022 - VOST - 1h54

Earwig

Europe, au milieu du XXème siècle. Albert Scellinc, solitaire et taciturne, est employé au service d’une fillette de dix ans dont la dentition de glace doit être changée quotidiennement. Dans le vaste appartement qu'ils occupent, les jours s’écoulent parfaitement rythmés par les tâches quotidiennes d’Albert et les jeux de l’enfant. Cette harmonie est brisée le jour où l’homme reçoit l’ordre de conduire la fillette en train à Paris. Pour la première fois, Albert doit se résigner à sortir l’enfant de l’appartement où elle vivait recluse. Plus le voyage approche, et plus le passé qu’Albert a refoulé revient le hanter.

Rencontre avec la réalisatrice, Lucile Hadzihalilovic. Séance animée par Eric Peretti, programmateur du LUFF de Lausanne et des Hallucinations Collectives de Lyon.

Lucile Hadzihalilovic est une cinéaste rare (trois longs métrages seulement en 18 ans) et c’est également l’une des plus inclassables qui soit, donc l’une des plus passionnantes. Dans un monde ou 90% des films se ressemblent, combien de réalisateurs ou réalisatrices peuvent se vanter d’utiliser la grammaire cinématographique pour créer comme elle des fictions en forme de rêveries ensorcelantes qui ne ressemblent à rien d’autre qu’elles-mêmes ? Près d’un an et demi après son prix à San Sebastian, Earwig sort enfin sur nos écrans et bien malin qui saura trancher à quel genre appartient ce stupéfiant film de chambre sous cloche qui nous invite à regarder par la serrure vers l’inconnu. Earwig n’est pas de ces œuvres dans lesquelles l’entrée est à la fois immédiate et aisée. Avec sa langueur de métronome, le générique semble d’ailleurs nous préparer à l’état d’hypnose nécessaire. Dans un pays et une époque laissés volontairement flous mais qui évoquent l’Europe centrale de l’entre-deux-guerres, une fillette et son tuteur (presque un reflet des protagonistes de La Bouche de Jean-Pierre) vivent coupés du monde dans un appartement plongé dans une pénombre entêtante. Leur quotidien est fait de rituels silencieux (il faut attendre 25 minutes pour la première ligne de dialogues), et dans ce cocon claustrophobe, les seules preuves de l’existence d’un monde extérieur sont les rares coups de téléphone qu’ils reçoivent concernant une mystérieuse mission. Outre qu’ils ont globalement tort, les spectateurs qui pensent qu’un scénario est raté lorsqu’il ose ne pas répondre clairement aux questions qui, quoi et comment prennent ici le risque de grincer très fort des dents. Les autres plongeront avec une sidération enchantée dans cette narration au rythme dilué à la Sokurov, car les réponses que celle-ci apporte valent bien plus que des mots superflus. On pourrait croire qu’Hadzihalilovic privilégie la direction artistique et la mise en image au récit, mais l’erreur consisterait justement à opposer les deux. La réalisatrice recherche comme elle le dit elle-même « des sensations qui excitent l’imagination » et comme dans ses précédents longs métrages, c’est l’atmosphère visuelle hallucinée qui fait naitre l’émotion et fait remonter le refoulé à la surface. C’est le paradoxe d’Earwig : comment un film qui garde les explications pour lui peut parvenir, à force d’ambition artistique, à un résultat paradoxalement si généreux ? Mis en lumière et en musique avec une méticulosité rare, une simple armoire pleine de verres ou un voyage en train prennent ici des airs de voyages sans retour vers une autre dimension. On ressort de la séance avec l’impression d’avoir fait un cauchemar étrange et sublime. Un vrai trip et une expérience de spectateur rare. Le Polyester
Séance à la demande pour les scolaires / périscolaires, Ciné-relax

De Michel Seydoux, Laurent Charbonnier
Aventure - France - 2021 - 1h20

Le Chêne

Il était une fois l'histoire d'un chêne, vieux de 210 ans, devenu un pilier en son royaume. Ce film d'aventure spectaculaire rassemble un casting hors du commun : écureuils, balanins, geais, fourmis, mulots... Tout ce petit monde vibrant, vrombissant et merveilleux scelle sa destinée autour de cet arbre majestueux qui les accueille, les nourrit, les protège de ses racines jusqu'à sa cime. Une ode poétique à la vie où la nature est seule à s'exprimer.

Bien calé dans son fauteuil, et même accroché à lui parfois tant l’action s’avère intense, on écarquille les yeux devant les images éblouissantes de ce chêne majestueux, situé près d’un étang, qui constitue un fascinant écosystème à lui tout seul. Le Parisien
Sortie nationale

De Kirill Serebrennikov avec Alena Mikhaylova, Odin Lund Biron, Nikita Elenev, Ekaterina Ermishina, Philip Avdeev
Biopic Drame - Russie / France / Suisse - 2022 - VOST - 2h23

La Femme de Tchaïkovski

Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, jeune femme aisée et brillante, épouse le compositeur Piotr Tchaïkovski. Mais l’amour qu’elle lui porte tourne à l’obsession et la jeune femme est violemment rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina accepte de tout endurer pour rester auprès de lui.

On aurait tendance à retenir du compositeur Tchaïkovski l’image d’un homme tourmenté, à la santé psychique fragile, et de surcroît amoureux des jeunes hommes. Kirill Serebrennikov réinvente totalement la biographie du compositeur à travers les yeux de sa femme, Antonina, qui luttera toute son existence contre sa dépendance à cet homme et son désir de le garder pour elle. En réalité, la musique, l’homosexualité du pianiste, s’effacent au bénéfice du portrait de cette femme qui semble, pour le cinéaste, incarner à elle toute seule l’état d’une société russe à la fin du 19ème siècle, hantée par un patriarcat tout-puissant. D’ailleurs, le long-métrage se termine par l’évocation de la grande révolution de 1917 où après le tsar, le peuple russe se laissera emporter par la domination ô combien paternaliste de Lénine. La prouesse du film ne se situe pas dans la qualité des images ou des décors. Le réalisateur met toute son énergie dans la seule conduite d’acteurs qui fait la matière principale de ce récit. Les lumières sont jaunes, l’obscurité est quasi permanente et la plupart des scènes se passent dans des appartements exigus. L’enjeu n’est de ne jamais faire disparaître la performance des comédiens dans la surenchère d’effets. La caméra est centrée au plus près de la comédienne principale qui habite son personnage avec une intensité incroyable. L’acharnement qu’Antonina met pour retenir son mari volage est à la fois suspicieux, violent et fascinant. Elle admire le compositeur de musique, au point de tout accepter de ses fugues, de ses disparitions de longues journées, et surtout de son refus de lui concéder un rapport sexuel. Car Tchaïkovski préfère les hommes. Le mariage auquel il consent s’apparente à une sorte de couverture pour faire taire les rumeurs. Seule Antonina n’entend pas ces bruits autour d’elle : il lui faut des confidences dures pour qu’elle voie dans le refus de son mari de lui donner son corps, un désir sexuel tourné par les garçons. Le personnage est tout entier construit dans le déni. Pendant qu’elle s’obstine à ne pas voir la réalité, sa santé mentale se dégrade. En même temps, le réalisateur met beaucoup de nuance et de prudence dans l’évocation de l’homosexualité de Piotr, optant pour un ton non jugeant et laissant le soin au spectateur de se faire une idée du compositeur. La Femme de Tchaïkovski est un film écrit et mis en scène pour la comédienne principale. Quand elle endosse une danse mortuaire et dépressive dans une longue séquence, elle donne à voir une performance rarement vue au cinéma. Elle devient alors tout à la fois la victime de ce mari volage mais aussi consentante de cet amour impossible, voire même maltraitant contre elle et son conjoint. Les deux heures qui s’écoulent se terminent par un clin d’œil malicieux où Kirill Serebrennikov avoue avoir quelque peu travesti l’existence de Tchaïkovski et de sa femme. Il a là l’occasion de faire tomber un mythe russe et de dénoncer sans le dire le patriarcat abusif qui continue de se perpétuer, siècle après siècle, à la plus haute place du Kremlin. A voir à Lire
Rencontre

De Gianfranco Rosi avec Pope Francis
Documentaire - Italie - 2022 - VOST - 1h20

In viaggio

En 2013, pour son premier voyage, le pape François se rend sur l'île de Lampedusa, où il fait appel à la solidarité avec les migrants. Depuis le début de son pontificat, il a déjà visité 53 pays, s'exprimant tour à tour sur la pauvreté, la dignité, le climat, les migrations et la condamnation de toutes les guerres. A travers un montage d'archives, Gianfranco Rosi retrace l'itinéraire du pape, témoin de la misère du monde et toujours plus conscient des limites du réconfort de ses paroles.

Rencontre avec le Collectif Maison Commune.

De GIANFRANCO ROSI, infatigable voyageur et grand faiseur d’images, on n’imaginait pas qu’il déciderait un jour de s’enfermer dans une salle de montage pour concocter un film à base d’images d’archives. En l’occurrence, celles du Vatican, qui documente les déplacements du pape François. Tel est effectivement le matériau de cet opus inattendu d’une filmographie cosmopolite, qui pousse depuis trente ans le documentariste à la rencontre de l’humanité souffrante. Des rites funéraires pratiqués dans les eaux du Gange (Boatman, 1993) au Proche-Orient ravagé par la guerre (Notturno, 2020), en passant par des marginaux échoués dans le désert californien (Below Sea Level, 2008), un tueur repenti à la frontière américano-mexicaine (El Sicario, Room 164, 2010), ou les habitants et les migrants naufragés de Lampedusa (Fuocoammare, 2016). C’est d’ailleurs sur cette île italienne, visitée en juillet 2013 par un François fraîchement élu, que commence IN VIAGGIO. Le souverain pontife y dénonce « la globalisation de l’indifférence », comme aux États-Unis le commerce des armes et les abus sexuels commis par certains prêtres, au Canada l’oppression des peuples indigènes par de nombreux chrétiens, en Arménie le génocide, ou en Irak l’instrumentalisation guerrière de la religion. En une vingtaine de séquences et autant de voyages, Rosi rend compte de l’exercice d’une conscience affligée et néanmoins guidée par l’espérance. À la sensibilité plus sombre du cinéaste, durement marqué par le tournage de Notturno, dont un extrait survient vers la fin du film, répond ainsi la foi d’un voyageur différent de lui. Sans atteindre la force de ses plus grands documentaires, In Viaggio se révèle in fine parfaitement « rosien »…Télérama
Rencontre

De Charlotte Le Bon avec Monia Chokri, Jeff Roop, Karine Gonthier-Hyndman, Sara Montpetit, Pierre-Luc Lafontaine
Comédie Dramatique - France / Canada - 2022 - 1h40

Falcon Lake

Pour les vacances d'été, Bastien, 13 ans, quitte Paris avec sa famille pour le calme d'un chalet au bord d'un lac québécois, ou sa mère, Violette, a grandi. Ils s'installent chez une amie de longue date, Louise, et sa fille Chloé, 16 ans. Malgré les trois ans qui séparent Bastien et Chloé, une connexion singulière se crée entre eux et un jeu charnel étrange s'installe. Prêt à braver ses pires peurs pour se faire une place dans le coeur de Chloé, l'été devient un moment charnière trouble pour le jeune garçon.

Rencontre le 28/02 à 14h, avec François Choquet, co-scénariste, en partenariat avec La Quinzaine des Cinéastes.

Deux ados font connaissance dans un Québec où rôdent des fantômes. Un premier long subtil et maîtrisé pour l’actrice passée réalisatrice, qui adapte ici l’œuvre de Bastien Vivès. Est-ce dû à la torpeur de l’été ? À l’aspect sombre et marécageux du lac ? À la maison encombrée qui tient de la grande cabane perdue dans la forêt ? Il règne d’emblée une atmosphère envoûtante et dépaysante. On est dans un coin perdu du Québec, avec une famille de Français qui débarque là pour les vacances, rejoignant une amie et sa fille. Les parents sont vite mis de côté dans le récit, laissant toute la place à Bastien, 14 ans, qui entre dans l’adolescence, et Chloé, un peu plus âgée, sur le point de la quitter. Passé le round d’observation, ces deux-là se mettent à échanger, se racontent des histoires qui font peur, apprennent à se connaître et à s’apprécier. Un récit d’initiation sentimentale et sexuelle ? Oui, mais à la lisière du film d’horreur… Jusque-là surtout connue comme animatrice puis actrice, Charlotte Le Bon réussit son baptême du feu en passant derrière la caméra. Falcon Lake parvient à mixer avec sensibilité peur et poésie, en ajoutant des notes d’humour bienvenues. Soit un dosage subtil qui décrit bien la valse-hésitation de la fille et du garçon, entre attrait et rejet, et les effets de la présence dans le coin d’une bande de garçons plus mûrs. Il y a à la fois du jeu, de l’étrangeté et du danger dans ces rites de passage, liés à la découverte du plaisir charnel, à la perte de la virginité. Sur la masturbation, le goût et le dégoût du sexe, l’ivresse et le fiasco, le film réserve des scènes touchantes. Il est aussi, plusieurs fois, question de fantômes. Que la réalisatrice rattache finement au souvenir. On devine, à l’image dorée et irisée, que l’action n’est pas racontée au présent. Même si la fin reste ouverte, elle illustre cette idée forte qu’en se tournant vers le passé, chacun de nous se voit immanquablement comme un défunt. Télérama
Rencontre

De Laure Bessi
Documentaire - France - 2022 - 1h11

FANZINAT

Les fanzines sont des publications artisanales animées contre vents et marées par des fanatiques de cultures de niches voire underground. Le film raconte l’histoire du fanzinat en France en allant à la rencontre de celles et ceux qui l’ont faite et qui la font encore. Science-fiction, bande dessinée, mouvements musicaux punk ou rap, graphisme, sport, tatouage, enjeux de société… La variété des causes et des thématiques embrassées par les activistes du fanzinat paraît sans limite. Une leçon de passion.

Rencontre avec Guillaume Gwardeath, co-réalisateur, en partenariat avec Microsiphon.

Soirée proposée par le Festival Microsiphon (exposition dans le hall, bar Microsiphon) à partir de 20h30 (film à 21h)

Passionnant, Fanzinat rend un hommage amoureux à ces magazines amateurs, dont les réseaux sociaux n’ont pas réussi à avoir la peau de la créativité débordante, au contraire. Libération
Festival Les petites bobines

Du 11 au 26 février 2023

Festival Les petites bobines

Festival de films jeune public européens à voir de 3 ans à pas d'âgePI.png  adrc_logo_cmjn_noir.png 

Tarifs : 6.50 € (adultes), 5 € (moins de 18 ans, ABC), 3 € Carte culture

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Festival Les petites bobines

De Toby Genkel avec Hugh Laurie, Emilia Clarke, David Thewlis, Himesh Patel, Gemma Arterton, Hugh Bonneville, Ariyon Bakare, Julie Atherton, David Tennant, Joe Sugg, Peter Serafinowicz
Animation - Royaume-Uni / Allemagne - 2022 - 1h33

Maurice le chat fabuleux

Maurice, un chat des rues, a une idée géniale pour gagner de l'argent. Il trouve un adolescent idiot qui joue de la flûte et qui possède une horde de rats alphabètes. Quand Maurice, le joueur de flûte et les rats atteignent la ville dévastée de Bad Blintz, ils ne vont pas tarder à découvrir que quelque chose de très grave les attend dans les caves de la cité...

Voici venu le moment de vous présenter le fabuleux Maurice ! Un chat rondouillard et malin s’étant associé à une bande de rats et parcourant villes et villages afin de dépouiller les humains de leurs précieuses victuailles. Ou plutôt ce film est-il l’épopée de la jeune Malicia, qui ne vit que pour lire des contes de fées et brise d’entrée de jeu le quatrième mur afin de conter directement le récit au spectateur. Si le scénario reprend le schéma narratif classique du conte de fées traditionnel, la réalisation emprunte aux codes du cartoon télévisé, faisant de Maurice le chat fabuleux un sympathique divertissement pour petits et grands. (...) Avoir-alire
Festival Les petites bobines

De Matthieu Gaillard
Animation Court-Métrage - France - 2020 / 2022 - 35min

Pompon Ours

Une nouvelle journée se lève sur la forêt et Pompon s’interroge : que va-t-il bien pouvoir faire aujourd’hui ? La truffe au vent et la tête pleine d’idées, Pompon est prêt à vivre des aventures pleines de joie et de poésie avec tous ses amis ! Pompon Ours, petites balades et grandes aventures est adapté des ouvrages Une chanson d’ours, Coquillages et Petit Ours, Poupoupidours, Pompon Ours dans les bois de Benjamin Chaud publiés par hélium.

Riche idée du distributeur KMBO : compiler, pour une sortie au cinéma, cinq épisodes de l’agréable série d’animation Pompon Ours réalisée par Matthieu Gaillard, d’après les albums de Benjamin Chaud. Diffusé par France Télévisions, le programme compte, depuis 2020, une quarantaine de balades de sept minutes chacune. Il raconte la découverte du monde par un ourson aux grands yeux émerveillés, accompagné par une bande de copains rigolos : une raton laveur, un louveteau et un caneton. Plus des personnages secondaires pour assurer le comique de répétition : la grenouille qui commente par un coassement, le castor qui construit son barrage. Tout se déroule dans de beaux décors 2D à la ligne claire et aux nuances automnales — forêts, fleurs, champignons. Mention spéciale aux deux films d’aventures miniatures, le premier avec sa mère, le second avec ses amis. Dans Un trésor de maman, la conscience écolo de l’ourse se manifeste par l’attention portée à la flore : un saule pleureur, dont les héros utilisent les lianes, et un ginkgo biloba, surnommé « l’arbre aux mille écus » à cause de ses feuilles d’un jaune lumineux. Dans La Chasse au Zarbidule, la troupe se met à la recherche d’une créature légendaire, entre cryptozoologie et ode à l’imagination. Le reste du florilège propose une jolie réflexion sur la famille de cœur (Je veux un petit frère) et un vibrant éloge de la poésie (Tout un poème), même la plus naïve, avec l’ourson qui déclame un texte de son cru pour la fête des pères. Deux thématiques combinées dans le touchant La Constellation du Raton, durant une veillée autour d’un feu de camp. Pour consoler son amie, triste de n’apercevoir dans le ciel qu’une Grande Ourse et une Petite Ourse, Pompon lui élabore un groupe d’étoiles sur mesure, grâce à des lucioles. Télérama
Festival Les petites bobines

De Hefang Wei
Court-Métrage - France - 2022 - 44min

Louise et la Légende du Serpent à Plumes

Louise, 9 ans, vient d’emménager à Mexico. Lorsque Kéza, son lézard adoré, s’échappe dans les rues de la ville, Louise part à sa recherche et rencontre Arturo. En compagnie du catcheur Diego, les deux enfants vont poursuivre Kéza et lui permettre de se réincarner en dieu Mexicain, Quetzalcoatl.

A voir aussi au Gérard Philipe de Wittenheim le mardi 14 février à 14h30 et au Palace d’Altkirch le mercredi 15 février à 14h.

En partenariat avec l'ADRC  adrc_logo_cmjn_noir.png

Rencontre, Festival Les petites bobines

De Gérard Oury avec Louis de Funès, Suzy Delair, Marcel Dalio, Claude Giraud, Renzo Montagnani
Comédie - France / Italie - 1973 - 1h40

Les Aventures de Rabbi Jacob

À la suite d’un quiproquo, un homme d’affaires irascible et raciste, se retrouve confronté malgré lui à un règlement de compte entre terroristes d’un pays arabe. Afin de semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin, après avoir croisé à Orly des religieux juifs en provenance de New‐York.

Séance suivie d’une animation : Fais-moi rire ! : Clara Perrichon invite le public à réagir au film qu’il vient de voir et à des extraits de films comiques. La mise en relation des différents extraits permet, en pointant les similitudes, les différences et les variations entre chaque film, d’approcher la notion de mise en scène. La comédie n’aura plus de secret pour vous !
Cet atelier est proposé par la Cinémathèque française en partenariat avec l’ADRC.  adrc_logo_cmjn_noir.png

C'est l’occasion de faire découvrir aux enfants cette comédie irrésistible sur grand écran. Quatre raisons de (re)voir “Rabbi Jacob” avec les enfants : 1) Pour le scénario qui a la grâce : Il était une fois Victor Pivert, un chef d’entreprise réac et raciste, pris pour un rabbin orthodoxe new-yorkais de passage à Paris, et qui, de plus, se retrouve avec les mêmes tueurs à ses trousses que le dirigeant en exil d’un pays arabe. C’est le scénario idéal pour apprendre à découvrir l’Autre, et initier, en accéléré, aux principes de la tolérance. Le célébrissime « Salomon, vous êtes juif ?? » de De Funès à son chauffeur (Henri Guybet) reste l’une des plus simples et efficaces répliques de l’histoire du cinéma pour dénoncer l’antisémitisme. Et le film recèle une séquence incroyable : un catholique et un musulman bénissant avec une réelle émotion le jeune David Schmoll lors de sa bar-mitzva. Ce sera grâce à une levée de châles de toute l’assemblée de la synagogue que Victor et Slimane pourront échapper à leurs poursuivants. A la fin du tournage, Louis de Funès, pieux catholique et homme de droite, déclara que ce film lui avait « décrassé l’âme ». 2) Pour voir Louis de Funès plus grand que nature : Même s’il les a déjà fait éclater de rire à la télé, c’est l’occasion pour vos enfants de voir le petit chauve énervé en version large et restaurée. Qu’ils réalisent qu’il est, en fait, le héros d’un vrai film d’aventures au tempo américain : une course-poursuite de une heure quarante pleine de quiproquos et de rebondissements qui débute à… New York, dans la communauté hassidique de Brooklyn, se poursuit sur la route entre Deauville et Paris dans une DS surmontée d’une barque, passe par le café des Deux Magots et une usine de chewing-gum pour s’envoler sur le pavé de la rue des Rosiers et finir avec un… hélicoptère. Un véritable cartoon animé par un Louis de Funès qui passe de mimiques hilarantes en borborygmes fous : son regard de complexé rageur face à son épouse plus grande que lui, ses « Ah ! » de frayeur, ou ses bafouillages devant un CRS, incarné par le culturiste Robert Duranton – celui qui lui montrait ses muscles dans la séquence de la douche du Corniaud. L’immense Louis rivalise, aussi, avec Woody Woodpecker en imitant le pivert (« Victor Pivert, comme un pivert, taquata ! taquata ! taquata ! » ). C’est d’ailleurs en voyant, un jour, le comédien imiter un oiseau que Gérard Oury pensa à donner ce patronyme à son personnage. 3) Pour le gag Hollywood chewing-gum : Le meilleur exemple cartoonesque de cette comédie qui défie le temps. Sans voiture et sans chauffeur, Pivert erre dans une usine, entend crier, fuit et glisse sur un toboggan pour tomber dans une cuve de chewing-gum à la chlorophylle. Fraîcheur de vivre ? Enrobé de la tête aux pieds, voilà Louis de Funès encore plus élastique que d’habitude. Mais, pour échapper au patibulaire Farès, faire des bulles à chaque pas n’est pas de la plus grande discrétion ! Sous la mention « usine de chewing-gum », cette blague digne de Jim Carrey attendait sagement, depuis des années, dans le « dossier à gags » où Gérard Oury consignait des idées pour ses futurs films. Le tournage de la scène dura trois semaines, et le chewing-gum était, en réalité, un mélange de farine de froment, de gruau, de glucose et de colorant pâtissier pour que cette mélasse colle suffisamment mais ne pique pas les yeux du comédien, qui y replongea dix fois avant d’être satisfait de la prise. Les bulles sous ses chaussures ? Des centaines de préservatifs teints en vert et gonflés à la pompe à vélo, mais on peut attendre quelques années avant de révéler cette trouvaille de l’accessoiriste à ses bambins… 4) Pour l’incroyable danse de Rabbi Jacob : Vos enfants connaissent la musique, mais ont-ils déjà vu cette hallucinante scène de danse de Louis de Funès dans la rue des Rosiers, reconstituée, en réalité, dans la rue Jean-Jaurès à Saint-Denis ? Méticuleux, perfectionniste, le comédien de presque 60 ans apprit ces pas au millimètre avec le chorégraphe Ilan Zaoui, 22 ans. Pendant dix jours, les deux hommes se retrouvaient au studio de Boulogne-Billancourt, et Louis répétait en bras de chemise, tricot de corps et chaussons, pendant une heure et demie. Exemple de volonté à donner à vos enfants, mais surtout magnifique rappel, grâce à cette musique venue du hassidisme, que la foi peut s’exprimer par la ferveur de la danse dans un beau mouvement d’ensemble. Télérama
Festival Les petites bobines

De Marina Moshkova, Milen Vitanov, Britt Raes, Aleksei Pochivalov, Māra Liniņa
Animation - Allemagne / Bulgarie / France / Lettonie / Belgique / Pays-Bas / Russie - 2022 - 35min

Vive le vent d'hiver

Un programme qui réchauffe les cœurs à l’arrivée de l’hiver ! Le vent souffle, les premières neiges font leur apparition et chacun se prépare à accueillir l'hiver. Des rencontres inattendues et des amitiés extraordinaires auront lieu tout au long de cette saison...

Après la projection du mercredi 15 février, ciné-goûter : crée ton propre petit rocher et fabrique ton livret de coloriages. Gratuit. Sur réservation avant le 14/02 au 03 89 60 48 99 / cinebelair@wanadoo.fr

Signé par cinq jeunes cinéastes, ce bel ensemble de courts métrages hivernaux, d’un niveau très homogène, provient des quatre coins de l’Europe, de la France à la Russie. Émergent deux pépites sorties des studios moscovites Soyuzmultfilm, d’une concision toute poétique. Réalisé en stop motion, le dynamique Le Bonhomme de neige (Aleksey Pochivalov, 2021) voit un lapin affamé dévorer la réserve de carottes nasales d’une famille de bonshommes. L’occasion d’expérimentations surréalistes avec d’autres « nez », à la manière du Monsieur Patate de Toy Story. Dans le touchant Une visite surprise ! (Marina Moshkova, 2020), la simplicité du trait renvoie à celle du récit : un ours blanc grognon accueille dans son igloo un ours brun joyeux. Grâce à une animation singulière, deux autres films tirent leur épingle du jeu. Le germano-bulgare Mishou (Milen Vitanov, 2020) mêle 2D numérique et stop motion pour suivre les traces d’un chien oublié par une touriste, puis recueilli par quatre lièvres de l’Arctique, entre les Lapins crétins (pour l’expressivité des visages) et les Dalton (pour les différences de taille). Le letton Chut… petit ours (Māra Liniņa, 2022) se distingue, lui, par son univers ouaté façon Bonne nuit les petits, en animation de laine. Moins audacieux techniquement, Luce et le Rocher (Britt Raes, 2022) propose néanmoins un parti pris fort avec une animation 2D tout en couleurs primaires. Soit une étrange histoire d’amitié entre une petite fille et un gros caillou, où les lampes de poche font des trouées jaunes dans la nuit bleue. Télérama
Festival Les petites bobines

De Arnaud Demuynck, Frits Standaert, Hugo Frassetto, Célia Tisserant, Cloé Coutel
Animation Court-Métrage - France/Belgique - 2022 - 45min

Grosse colère et fantaisies

Programme de cinq courts métrages d'animation. Que ferions-nous sans notre imaginaire qui nous donne le pouvoir d’échapper aux monstres, de calmer nos colères ou de retrouver un être cher ? Avec Grosse colère & fantaisies, La Chouette du cinéma nous offre cinq histoires entre espiègleries et émotions, qui nous démontrent que le bonheur découle simplement de notre fantaisie et de notre imagination : Vague à l’âme de Cloé Coutel, Grosse colère de Célia Tisserant et Arnaud Demuynck, Les Biscuits de Mamy de Frits Standaert, Quand j’avais trop peur du noir de Célia Tisserant et Arnaud Demuynck, La Trop petite cabane de Hugo Frassetto

A voir aussi au Palace d’Altkirch le dimanche 19 février à 14h.

On avait beaucoup aimé Grandir, c’est chouette, programme de trois courts métrages sortis l’an dernier, diffusé par Cinéma Public Films, une société de distribution créée en 1989 qui, après avoir révélé de nombreux films étrangers art et essai, se consacre depuis 2005 à la création pour un jeune public. Cette année, la chouette inventée par Les Films du Nord se pose à nouveau sur sa branche et nous convie à de charmantes histoires autour du thème de l’imagination. Cette faculté de l’esprit humain se décline à travers cinq courts métrages drôles, contemplatifs, inventifs, qui reposent sur des situations de la vie courante : ainsi, dans le superbe Vague à l’âme, la réalisatrice Cloé Coutel parvient à rendre sensible les vertus de l’ennui, lorsqu’il conduit une petite fille à inventer son propre univers au-delà d’une solitude initialement ressentie, au milieu d’un paysage de dunes. Magnifié par ses décors minimalistes à l’aquarelle, cette œuvre laisse une impression durable, suspendant le temps dans une rêverie aux accents universels. De la même façon, le petit garçon de Grosse colère fait l’apprentissage de l’autonomie, en surmontant les effets d’un conflit avec son père. Il parvient à matérialiser sa rancœur sous la forme d’un monstre rouge. Adapté de l’ouvrage de Mireille d’Allancé paru chez L’École des loisirs, le film de Célia Tisserant et Arnaud Demuynck s’avère un petit bijou de délicatesse sur la gestion des émotions. Les deux artistes signent également Quand j’avais peur du noir, une histoire traditionnelle de peurs enfantines au moment du coucher. Là encore, le film est adapté d’une histoire de Mireille d’Allancé. Plus difficile d’accès, le court métrage de Frits Standaert, Les biscuits de Mamy, est une évocation symbolique de la mort à travers les souvenirs d’un enfant qui suit le délicat chemin du deuil. Le récit s’avère pudique, essaimant les moments heureux aux quatre vents d’une mémoire bien vivante. Enfin, La trop petite cabane de Hugo Frassetto, avec ses personnages géométriques et son argument surréaliste -des animaux qui s’entassent comme des cubes dans un endroit trop étroit- vient clore ce florilège, toujours pertinent, commenté par une chouette bienveillante. Avoir-alire
Festival Les petites bobines

avec Patrick Perrot, collectionneur
Le samedi 18 février et le dimanche 19 février après-midis -

Du cinéma à la maison

Au festival petites bobines, redécouvrez ce qu’était le cinéma à la maison avant l’ère électronique : des appareils 9,5mm, 8mm et super 8 pour projeter des films d’édition ou familiaux. Le collectionneur Patrick Perrot présentera des appareils d’époque fonctionnels avec… leurs petites bobines.

 

Dès 1900, le cinéma entre dans les familles fortunées en films 35mm (standard des salles de cinéma). Kodak crée le format 16mm (1914) reprenant en réduction les images des films du grand écran. En France Pathé fut le précurseur du cinéma pour tous avec le substandard 9,5mm (1922), suivi par Kodak avec son 8mm (1932) et enfin le super 8mm (1965). La famille se réjouissait du rituel de la projection, où dans l’obscurité l’appareil crépitait en projetant des images muettes en noir et blanc, puis en couleurs (1945) et enfin sonores (1975). Les plus cinéphiles composaient un programme avec des actualités, un court métrage et un grand film loués chez un photographe de quartier.

Le cinéma Bel-air vous invite à découvrir les appareils de tous les formats, de 1900 aux années 1980.

Parents, montrez ce cinéma vivant à vos enfants de l’image numérique !

Festival Les petites bobines

De Nuno Beato avec Victoria Guerra, Joana Brandão, Nuno Lopes, António Durães, Celso Bugallo, Óscar Branco, João Tempera
Animation - Portugal / Espagne / France - 2022 - 1h30

Les Démons d'argile

Rosa est une femme d’affaire accomplie. La mort soudaine de son grand-père, qui l’a élevé, et le sentiment de culpabilité qu’elle provoque la ramène dans la maison où elle a grandi. Grâce à une série de lettres et d’indices, elle découvre que celui-ci lui a légué une importante tâche à accomplir. Tandis qu’elle corrige les erreurs passées de son grand-père, elle parvient à s’apaiser.

Ce premier long-métrage emploie une méthode d’animation inédite et fascinante, puisque ses personnages sont tous fabriqués en argile ! Le film soulève des thématiques universelles qui parleront à tous les âges : la recherche de ses origines et l’héritage familial, en les mélangeant au folklore portugais. Avec sa sensibilité et son atmosphère particulière, Les démons d’argile parvient à évoquer des sujets difficiles et touchants, en s’adaptant autant aux enfants les plus âgés qu’à leurs parents ! Les toiles du monde
Festival Les petites bobines

De Pierre-Emmanuel Le Goff, Jürgen Hansen avec Thomas Pesquet, Marion Cotillard
Documentaire - France - 2021 - 25min

Dans les yeux de Thomas Pesquet

Film projeté au Kinémax du Futuroscope, plus grand écran d'Europe. Revivez aux côtés de Thomas Pesquet 6 mois de mission en apesanteur à 400 km d'altitude, depuis la préparation au centre d'entraînement de la NASA à Houston jusqu'aux sorties extravéhiculaires dans le vide cosmique. Embarquez avec l'astronaute français pour ce fabuleux voyage dans la station spatiale internationale à travers des images exceptionnelles qui révèlent la beauté et la fragilité de notre planète Terre vue depuis l'espace. En complément du film, 2 courts-métrages sur l'espace sont proposés. Voyage dans la lune de Georges Méliès et Voyagers de Gauthier Ammeux

Précédé de 2 autres aventures spatiales : Voyage dans la lune et Voyagers pour une durée totale de 40 mn.

A voir aussi au Palace d’Altkirch le jeudi 23 février à 14h.

On savait déjà qu’il a pris de superbes photos, fait pas mal de sport, transporté une pierre martienne, écouté beaucoup de musique et mené une quantité astronomique d’expériences scientifiques. Bref, on pensait avoir fait le tour du séjour de Thomas Pesquet dans l’espace au moins autant de fois que le soleil se lève sur la Station spatiale internationale, c’est-à-dire seize fois par jour. Moment de grâce Mais non. Il a aussi vécu de grands moments de solitude dans sa pseudo-salle de bains, à essayer de mettre la main sur un shampoing plutôt fuyant et s’est tondu la tête grâce à un tuyau d’aspirateur. Surtout, il a fait ce qu’aucun autre ne fera sans doute jamais : jouer du saxo dans la coupole de la station, en lévitation, avec vue sur la Planète bleue. C’est cette séquence, renversante, qui ouvre le documentaire « Dans les yeux de Thomas Pesquet » que la Cité de l’Espace de Toulouse (et le Futuroscope aussi, mais c’est plus loin) propose désormais à ses visiteurs. La plupart des images de ce film diffusé en IMax ont été tournées par Thomas Pesquet lui-même. « Il a un vrai regard de cinéaste », souligne Pierre-Emmanuel Le Goff, le réalisateur encore épaté de ce que l’astronaute a mis en boîte. Le film, ode à l’écologie fait aussi la part belle aux émotions du voyageur. Et la voix off envoûtante de Marion Cotillard ne gâche rien. 20 Minutes
Avant-Première, Festival Les petites bobines

De Rasmus A. Sivertsen avec Thorbjørn Harr, Aksel Hennie, Jeppe Beck Laursen, Linn Skåber, Mads Hansen
Animation - Norvège - 2022 - 1h20

Le Lion et les trois brigands

Bienvenue à Cardamome, la ville la plus paisible au monde ! La boulangère prépare ses petits pains, le cordonnier répare les souliers et la météo annonce toujours du beau temps : rien ne pourrait semer le trouble parmi les habitants. Rien, vous dites ? C’est sans compter trois drôles de crapules du nom de Casper, Jasper et Jonathan, qui se sont mis en tête de s’aventurer en ville… et attention, ils ont un lion !

Festival Les petites bobines

De Pascale Hecquet, Isabelle Favez
Animation - France / Belgique / Suisse - 2022 - 39min

Un hérisson dans la neige

Programme de trois courts métrages d'animation. Le monstre de la neige existe-t-il vraiment ? Car sinon, d’où vient la neige ? Et pourquoi est-elle blanche ? Et pourquoi les arbres perdent leurs feuilles avant l’hiver ? Et pourquoi ? Et pourquoi...? Depuis la nuit des temps, tel un enfant, c’est toute l’humanité qui s’interroge sans cesse sur le monde dans lequel elle grandit. À la recherche de réponses, c’est d’abord en se racontant des histoires que se dessinent les premières explications. Alors, entre science et imaginaire, voici trois contes qui raviront grands et petits à la découverte de l’hiver.

Ces trois courts métrages d’animations destinés aux très jeunes enfants ont un charme indéniable, où poésie et didactisme s’entrecroisent dans une harmonieuse alliance. Avoir-alire
Rencontre, Festival Les petites bobines

De Gérard Oury avec Bourvil, Louis de Funès, Venantino Venantini, Henri Génès, Lando Buzzanca
Comédie - France - 1965 - 1h50

Le Corniaud

Modeste représentant de commerce, Antoine Maréchal s’apprête à partir en vacances en Italie lorsque, en plein Paris, sa 2CV est mise en pièces par la Bentley d’un homme d’affaires, Léopold Saroyan. Antoine, désespéré, dit adieu à ses congés. Mais dès le lendemain, il est convoqué par Saroyan. Celui‐ci lui offre un billet d’avion pour Naples et le charge de récupérer une Cadillac pour le compte de riches clients américains. Ébloui, Antoine accepte, sans se douter un seul instant que la superbe voiture qu’il conduit dissimule une véritable fortune illégale. Un pactole que certains aimeraient beaucoup récupérer pour bénéficier d’une retraite dorée…

Séance suivie d’une animation : La mécanique du rire: Quand Gérard Oury réalise Le Corniaud, il ne s’attend pas à créer un duo mythique, ni à renouveler le cinéma comique français. Après une courte présentation en avant-séance, Florence Rochat revient à l’issue de la projection sur les scènes les plus emblématiques du film. Comment fait-on exploser une 2CV en mille morceaux ? Pourquoi les duos mal assortis sont un des ingrédients comiques majeurs de l’histoire du cinéma ? Qu’est-ce qui fait de Louis De Funès un héros burlesque ?

En partenariat avec l'ADRC (agence nationale pour le développement du cinéma en régions)  adrc_logo_cmjn_noir.png

Avec Le Corniaud, le trio Oury-Bourvil-de Funès fait sauter la banque. Tous les ingrédients d’une comédie réussie sont là : aucun temps mort, des gags d’une précision minutieuse, des acteurs survoltés. Avoir-alire
Rencontre, Festival Les petites bobines

De Jacques Tati avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Adrienne Servantie, Lucien Frégis, Betty Schneider
Comédie - France - 1958 - 1h56

Mon Oncle

Monsieur Arpel est féru de modernisme. Directeur d'une fabrique de tuyaux en plastique, il a doté sa maison de tous les perfectionnements techniques possibles à ce jour. Pourtant, cette maison pourvue de robots est loin d'apporter une atmosphère détendue à son fils, Gérard, 10 ans. Le beau-frère de monsieur Arpel, monsieur Hulot, fantasque et bohème, occupe un modeste deux pièces dans un quartier populaire. Il invite de temps à autre son jeune neveu, dressé à l'ordre rigoureux qui règne chez lui, à découvrir son domaine de fantaisie et de liberté. Sa sœur, maintenant madame Arpel, espère secrètement qu'il épousera sa voisine, mais c'est compter sans l'esprit discrètement récalcitrant et frondeur de Hulot, résolument épris de liberté...

Séance suivie d’une animation : Qui êtes-vous Monsieur Hulot ?: Avec sa silhouette tordue et ses pantalons trop courts, Monsieur Hulot est un héritier des grands héros burlesques des débuts du cinéma tels Charlot, Buster Keaton ou Harold Lloyd. Florence Rochat nous révèle ce qui fait de Monsieur Hulot un héros de cinéma venu d’un autre temps. Machines qui dysfonctionnent, objets détournés, utilisation du corps, gags visuels et sonores, le public découvre comment Jacques Tati s’approprie les codes du burlesque pour créer un personnage mal adapté au monde moderne. À travers des extraits de films burlesques, peu à peu, les contours de Monsieur Hulot se dessinent.

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Comme Godard, mais sur le ton de l’humour poétique, Tati le Fou, dans cette chronique de la vie moderne, s’en prend à la déshumanisation des petits soldats du conformisme, des pachas de la mécanique, des petits-bourgeois envoûtés par les parcours fléchés. Et à l’esclavage d’une femme mariée, hantée par la nécessité de nettoyer, servir et paraître. Hulot, lui, fait bande à part, refuse la technique absurde, le culte de l’objet-roi. Il fustige la passivité, exalte le réflexe blagueur des enfants, l’écologie sociale, l’innocence et la rébellion contre les codes imposés. La chronique est subtile, gorgée de gags sonores, truffée de clins d’œil, de plaisanteries visuelles…Télérama
Festival Les petites bobines

De Arnaud Demuynck, Rémi Durin avec Lily Demuynck Deydier, Agnès Jaoui, Arno Novembre, Tom Novembre, Alice Dutoit, Igor van Dessel
Animation - Belgique / France / Suisse - 2022 - 1h05

Yuku et la fleur de l'Himalaya

Yuku est une petite souris qui vit avec sa famille dans le sous-sol d'un château et qui décide de se lancer dans une quête pour trouver la légendaire fleur de l'Himalaya.

A voir aussi au Gérard Philipe de Wittenheim le vendredi 17 février à 10h.

Yuku, une courageuse souricette apprend qu’elle va bientôt perdre sa grand-mère, qui raconte si bien, à toute la portée, l’enchanteur récit de la fleur de l’Himalaya. En guise de dernier cadeau, Yuku part en quête de cette fleur qui se nourrit de la plus parfaite lumière du soleil. Avec pour seule protection, l’ukulélé de sa grand-mère et la « musique de son cœur ». Réalisé dans une élégante animation en 2D aux tonalités pastel, ce conte initiatique et musical évoque avec sensibilité la perte d’un être cher. Confrontée aux rats d’égout, aux corbeaux voraces et à une forêt enchantée, Yuku surmonte les épreuves grâce à de nouveaux amis. Dans sa quête lumineuse, elle découvre comment l’imaginaire des livres, les mélodies, la famille et les amis enrichissent la vie. Télérama
Festival Les petites bobines

De Sanna Lenken avec Sigrid Johnson, Oscar Töringe, Ellen Taure, Iggy Malmborg, Adam Daho
Comédie Dramatique - Suède - 2022 - VOST - 1h33

Comedy Queen

Dans la vie, il y a deux catégories de personnes : celles qui sont naturellement drôles et celles qui peuvent apprendre à le devenir... Sasha, 13 ans, appartient à la deuxième catégorie. Pour ne surtout pas ressembler à sa mère qui était toujours triste, elle décide de devenir une reine du stand-up et de faire à nouveau rire son père !

Adapté du roman jeunesse La Reine de la comédie, ce film suédois pour collégiens et lycéens s’empare tranquillement d’une histoire qu’on pourrait trouver difficile à raconter… Après avoir perdu sa mère, qui pleurait toujours et s’est suicidée, Sasha, 13 ans, décide non seulement de ne pas pleurer elle aussi mais de faire rire, en se lançant dans le stand-up. Au fil de situations que le volontarisme secrètement désespéré de l’adolescente rend instables, le film avance vers une harmonie possible, un équilibre entre l’art du comique et la nécessité des larmes. Une manière simple et sensible, sans être naïve, d’aborder la question du deuil à un âge où elle ne devrait tellement pas se poser qu’il faut l’apprivoiser en s’inventant des défis marrants. Télérama
Festival Les petites bobines

De Jean-Christophe Roger, Julien Chheng avec Lambert Wilson, Pauline Brunner, Michel Lerousseau, Céline Ronté, Lévanah Solomon
Animation - France - 2022 - 1h20

Ernest et Celestine : le voyage en Charabie

Ernest et Célestine retournent au pays d’Ernest, la Charabie, pour faire réparer son précieux violon cassé. Ils découvrent alors que la musique est bannie dans tout le pays depuis plusieurs années. Pour nos deux héros, il est impensable de vivre sans musique ! Accompagnés de complices, dont un mystérieux justicier masqué, Ernest et Célestine vont tenter de réparer cette injustice afin de ramener la joie au pays des ours.

Quizz musical à l’issue des projections.

Sans le faire exprès, Célestine vient de casser le violon d'Ernest. Bien qu'il cache sa contrariété, la petite souris voit bien que son ami ours est chagriné par la dégradation d'un instrument qui lui est cher et lui rappelle son pays natal relégué aux oubliettes, la Charabie. N'écoutant que son petit cœur, faisant fi des dangers de la route et de ses difficultés à prononcer "Charabie", Célestine décide d'aller là où "le Stradivarours" d'Ernest peut être réparé par un certain Octavius. L'aventure d'Ernest et Célestine - Le voyage en Charabie, une nouvelle adaptation des albums Ernest et Célestine de Gabrielle Vincent publiés chez Casterman, commence ainsi pour le spectateur qui rentre dans les petits pas de la souris, vite rattrapée par son comparse. Ernest se rend rapidement compte de la disparition de son amie qu'il finira par retrouver sur les chemins qui mènent à la Charabie. Ensemble, ils terminent leur périple vers le pays qui rime, dans le souvenir d'Ernest, avec musique. La réalité sera tout autre et la devise de la Charabie – "C'est comme ça et pas autrement" – donne le ton. Des décors plus vrais que nature En attendant, dans la camionnette qui leur sert de véhicule, l'ours ajuste tendrement la capuche d'une Célestine exténuée par sa grande entreprise. Le dessin et le mouvement de ce geste plein d'attention sont l'une des multiples illustrations de la minutie des sketches aux tons pastels. L'animation dessinée à la main y est certainement pour beaucoup. En outre, les petits objets du quotidien dans la maison d'Ernest et Célestine sont représentés avec une frappante précision. À l'instar des très originaux feux de signalisation, des routes, de l'architecture, des vêtements de ceux qui déambulent dans les rues de la Charabie et des instruments de musique. Sans compter les vues panoramiques époustouflantes de certains endroits du pays. Après leur iconoclaste rencontre décrite, il y a une décennie, dans Ernest et Célestine (César du meilleur film d'animation en 2013 et représentant de la France aux Oscars en 2014), on retrouve les deux amis dans une aventure politique musicale dont tous les enfants de 7 à 77 ans comprendront les enjeux. Dans un pays où la musique et les instruments n'ont plus droit de cité, une résistance musicale s'est organisée. Et un mystérieux justicier du nom de Mifasol empêche "la police musicale" de faire respecter toutes les interdictions sous lesquelles croule désormais la Charabie. Célestine et Ernest n'hésitent pas à se joindre à la danse même si le père d'Ernest, autoritaire juge en chef, veut voir cette profession se perpétuer dans sa lignée. Nos nouveaux activistes réussiront-ils à faire la révolution ? Tout pour échapper à la note unique Les lois absurdes et la liberté de faire ses propres choix – surtout quand on est une fille – sont des thématiques très actuelles qui traversent subtilement le film d'animation. Julien Chheng et Jean-Christophe Roger, les réalisateurs du deuxième volet des aventures du duo animalier, ont réussi à créer un univers à la fois tendre, grâce à la douceur de l'illustration des décors, et palpitant. On est émus par l'amitié des deux héros et happés par les trépidantes courses-poursuites pour échapper au règne de la note unique et aux policiers qui y veillent scrupuleusement en Charabie. Tout comme on est amusés par la truculence des dialogues renforcés par les expressions des protagonistes, surtout dans les face-à-face. Les échanges entre Pauline Brunner, qui offre une pétillante voix à Célestine, et Lambert Wilson, interprétant à la perfection l'ours bourru et tendre qu'est Ernest, sont plein de couleurs. Leurs voix donnent malicieusement chair aux héros du dessin animé. Et les autres protagonistes ne sont pas en reste. Outre des répliques culte, cet examen impromptu de deux policiers par la médecin en chef, qui n’est autre que la mère d’Ernest, est un petit moment d'anthologie à découvrir instamment. La bande-originale, pleine d'entrain et de vitalité composée par Vincent Courtois, est l'indispensable ingrédient qui fait swinguer Ernest et Célestine - Le voyage en Charabie. Les mélomanes apprécieront et pourront se laisser aller à chanter la rafraîchissante chanson du film, Qu'est-ce qu'on fait de l'amour ? interprétée par Pomme. En somme, pour de multiples raisons, il est difficile de ne pas céder au charme du film d'animation.
Festival Les petites bobines

De Alain Ughetto avec Ariane Ascaride, Luigi Butà
Animation - France / Italie / Suisse - 2022 - 1h10

Interdit aux chiens et aux Italiens

Avant de mourir, mon père m'a raconté la légende de notre famille: durant des générations, nous sommes nés, nous nous sommes mariés et nous sommes morts dans un village piémontais, Ugheterra, "terre des Ughetto", où tous les habitants ont le même nom de famille que nous. Qui étaient ces gens ? Comment vivaient-ils ? Pourquoi ont-ils fui et où sont-ils allés ?

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À l’heure où l’arrivée de migrants venus d’Afrique ou d’ailleurs continue de susciter bon nombre de polémiques, il est utile de rappeler que ceux qui sont désormais nos voisins européens se sont heurtés, eux aussi, à notre méfiance et notre inhospitalité il y a plus d’un siècle. Cinéaste bricoleur, historien dans l’âme et conteur hors pair, Alain Ughetto, reçoit le César du meilleur court-métrage d’animation en 1985 pour La boule et réalise en 2013 Jasmine qui, dans le Téhéran de Khomeiny, fait frémir la pâte à modeler pour construire une incroyable histoire mêlant amour et révolution dans les années 70. Aujourd’hui, il s’empare de l’histoire de Luigi, son grand-père italien devenu français, pour façonner un récit universel autour du déracinement. Fil conducteur de la narration, la voix d’Ariane Ascaride fait revivre avec émotion Cesira, la grand-mère du réalisateur et femme de Luigi, qui témoigne du vécu de ces migrants transalpins. S’appuyant sur les anecdotes que lui a laissées sa grand-mère, dépoussiérant moult archives, et surtout rassemblant les objets les plus hétéroclites (charbon, mousse, sucre, châtaignes, citrouille), le cinéaste fabrique des personnages dotés d’un mouvement naturel grâce à la technique de l’animation en volume, le « stop motion », tandis que le choix de matériaux organiques donne une idée précise des conditions de vie à cette époque. Un bricolage bien plus sérieux qu’il n’y paraît qui, entre poésie et réalité, ne laisse filtrer que dignité et détermination. Dans les premières scènes, les décors sont bruts et les matières rustiques. Leur évolution vers un univers moins rude signale l’amélioration de la condition sociale de ces exilés ballottés au gré des péripéties de l’histoire. Si le Piémont est aujourd’hui l’une des régions d’Italie la plus prospère, à la fin du XIXe siècle, la vie, essentiellement rurale, y est misérable. Abandonnée à elle-même, bercée de croyances diverses (le prêtre, le rebouteux et la sorcière tiennent le haut du pavé), entassée dans des maisons sans confort ni hygiène, la population a à peine de quoi nourrir sa nombreuse progéniture. Nombreux sont ceux qui rêvent d’un avenir meilleur. Les plus fortunés portent le regard vers la prospère Amérique. Luigi et Cesira n’ont d’autre choix que de diriger leurs pas vers la toute proche Provence. Même si la France ne réserve qu’un accueil froid à ceux qu’elle appelle « les macaronis », elle sait reconnaître les qualités dont ils font preuve. Travailleurs, rompus aux températures extrêmes, ils participent sans rechigner aux grands travaux que ce tout nouveau siècle impose, comme la construction du tunnel du Simplon à laquelle participèrent plus de dix-mille ouvriers dans des conditions plus que laborieuses. Plus tendre que misérabiliste, tout à la fois personnel et confraternel, sensible et concret, le récit déroule plusieurs décennies, témoins d’une intégration individuelle tout autant que de changements collectifs et sociaux. S’il nous touche autant, c’est par l’authenticité qu’insuffle son auteur à ce devoir de mémoire autour de la difficulté migratoire, hier comme aujourd’hui. Mêlant subtilement mémoire intime et mémoire historique, cette ode libératrice et universelle, récompensée du prix du jury et du prix de la fondation GAN au dernier festival d’animation d’Annecy, rappelle avec sagesse et douceur que de tous temps la migration participe au mouvement d’une humanité en marche, éternellement animée de l’espoir d’une vie meilleure. A voir à Lire
Avant-Première, Festival Les petites bobines

De MERCAT Armelle, ROSSET Marina, RAO Nandini, RAO Nirupa, SANGHVI Kalp, DIVIAK Filip
Animation Court-Métrage - France / Suisse / Tchéquie / Inde - 2022 - 45min

Contes de Printemps

Un programme de 4 courts métrages pour réveiller la nature et les cœurs ! Le printemps s'annonce. Au milieu de la jungle ou de la forêt, la nature reprend ses droits, les rencontres en surprennent plus d'un, les sentiments amoureux éclosent et les troubadours chantent pour la reine. Des histoires d'une grande originalité portées par de jeunes talents de l'animation pour fêter cette saison pleine de promesses…

A voir aussi à la Passerelle de Rixheim le dimanche 26 février à 10h30

Avant-Première, Festival Les petites bobines

De AUBIER Stéphane, PATAR Vincent
Animation - France / Belgique / Suisse - 2023 - 52min

LES GRANDES VACANCES DE COWBOY ET INDIEN

La foire agricole : Indien et Cowboy ont réussi leurs examens scolaires. Cheval leur a acheté des tickets pour la Foire Agricole. Mais Cheval glisse sur un skateboard et se réveille amnésique… Les grandes vacances : L’école est finie. Indien et Cowboy décident de construire un bateau pour partir à l’aventure. Première tentative : désastre. Aidés de leurs amis, ils arrivent enfin à inaugurer leur fier vaisseau. Mais rien ne va se passer comme prévu...

Avant-première!!!

  • Légendes des pictos :
  • Séance suivie d'une rencontre |
  • Sous-titrage sourds et malentendants |
  • VF Version française |
  • Séance précédée ou suivie d'un repas

Prochainement