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Rencontre/ Best of doc

de Alain Cavalier
Documentaire - France - 2019 - 1h22

Etre vivant et le savoir

Emmanuèle Bernheim et Alain Cavalier sont liés par trente ans d’amitié. Ils préparent un film d’après le livre autobiographique de la romancière : Tout s’est bien passé. Elle y raconte comment son père lui a demandé " d’en finir " à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Cavalier lui propose de tenir son propre rôle et que lui, soit son père. Un matin d’hiver, Emmanuèle téléphone à Alain ; il faudra retarder le tournage jusqu’au printemps, elle est opérée d’urgence.
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure  le jeudi 4 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Alain Cavalier, réalisateur, animée par l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran.

Tarif : 5 €

A voir aussi en VOD sur La Toile.

Ce beau titre, Etre vivant et le savoir, pourrait constituer la définition la plus minimale du travail de cinéaste auquel aspire Alain Cavalier depuis la Rencontre (1996), lorsqu'il est devenu un «filmeur» solitaire, abandonnant scénarios, acteurs, studios, au profit de petites caméras qui sont comme le prolongement le plus direct de son regard : filmer pour mieux se savoir vivant. Se tenir au plus près de son existence et de ce qui la constitue fondamentalement - visages, mains, objets, gestes et visions quotidiennes, minuscules épiphanies. Ce savoir s'accompagne inévitablement de la conscience d'être en sursis là où la mort travaille partout en silence. Alors qu'il en découle souvent chez Cavalier une forme de béatitude face à ce qui persiste à exister dans la matière ou la mémoire, son dernier film est traversé par une inquiétude nouvelle et porté par un regard moins apaisé. C'est qu'ici, il regarde plus que jamais du côté de la mort - il l'observe gagner du terrain. Doigts tremblants. Etre vivant et le savoir commence par l'évocation d'une amie d'adolescence d'Alain Cavalier, Anne, à qui il a rendu visite juste avant son suicide assisté en Suisse. D'elle, nous ne verrons que le visage jeune, très beau, sur une petite photo en noir et blanc tenue entre les doigts légèrement tremblants du cinéaste. Ce début mène au projet inachevé dont ce film porte le deuil : une libre adaptation de Tout s'est bien passé d'Emmanuèle Bernheim, où cette dernière raconte le suicide assisté de son père, devenu hémiplégique après un AVC. L'écrivaine aurait joué son propre rôle et Cavalier celui de son père. Il a filmé leurs rendez-vous préparatoires, mais le cancer de Bernheim a repoussé le projet, avant de l'interrompre par la mort. Entre-temps, attendre ce film fut pour eux une façon de se savoir vivants. Aujourd'hui, il demeure comme une promesse amicale tendue au-dessus de la mort. Dans Irène (2009), Cavalier montrait la manière dont le souvenir d'une morte - sa femme, Irène Tunc - hantait, des décennies plus tard, son présent, des objets, des lieux, des lumières, des formes. Ici, la mort ne circule pas seulement par la mémoire, elle semble menacer ou affecter tout ce qu'il filme. Dans ces très gros plans qu'il affectionne tant, il ne s'agit plus seulement de voir comment une vie, ou même l'univers entier, peut soudain se concentrer en une minuscule parcelle du monde - par exemple, le cosmos perçu dans un simple carreau de salle de bains -, mais aussi d'y déceler le contraire : le néant. Résistance. Plus que jamais, ces choses filmées de très près nous apparaissent comme des vanités, comme les dérisoires restes de la mort. Ici, le cinéaste ne se contente pas de s'émerveiller de peu, comme il l'a parfois fait ailleurs, à la fois admirablement et un peu trop religieusement (le Paradis) - sa capacité à chercher la vie dans le moindre détail, et jusque dans la putréfaction d'une courge, devient une forme de résistance à l'inexorable. Très émouvante, parce que perdue d'avance, sauf pour cette chose bricolée que l'on appelle un film, qui peut alors devenir une forme de cimetière, d'autel des morts. Se savoir vivant c’est, par exemple, pouvoir jouer dans un même plan sa propre agonie puis sa résurrection. Pour Cavalier, ce mouvement perpétuel entre la vie et la mort se confond avec la pratique même du cinéma, qui consiste ici à arracher un film de l’impossibilité d’un autre film. A un moment, il évoque sa colère intérieure lorsque, durant un débat en salle, un spectateur lui a dit que le cinéma avait déjà tout fait, que tout avait déjà été filmé. On comprend qu’il soit pour Cavalier intolérable d’entendre une telle chose, puisque son cinéma consiste justement à montrer que tout vaut la peine d’être filmé, c’est-à-dire sauvé de la disparition, qu’il n’y a rien de plus précieux, et peut-être même, au cœur du chagrin, de plus joyeux. Libération
Rencontre / La semaine des Lumières

de Mehdi M. Barsaoui avec Sami Bouajila, Najla Ben Abdallah, Youssef Khemiri
Drame - Tunisie/Qatar/France/Liban - 2019 - VOST - 1h36

Un fils

Farès et Meriem forment avec Aziz, leur fils de 9 ans, une famille tunisienne moderne issue d’un milieu privilégié. Lors d’une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé.
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le jeudi 4 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Sami Bouajila, acteur, animée par Lisa Nesselson (Académie des Lumières) et Alan Chikhe (Méliès Montreuil).

Tarif : 6 €

Un week-end en famille dans la campagne tunisienne vire au cauchemar. La voiture est prise sous le feu nourri d’une fusillade, et le jeune fils du couple est blessé. Hospitalisé entre la vie et la mort, il nécessite une transfusion. De ce fait divers, le cinéaste tire un drame intime et sociétal dans lequel il dénonce l’hypocrisie d’un pays ployant sous le poids du patriarcat et de ses traditions religieuses. Il s’interroge aussi sur ce qu’est un père. Dans le huis clos étouffant de l’hôpital se joue la tragédie du dilemme entre morale et libre arbitre. Un premier film maîtrisé, lucide et éminemment politique. L'Obs
Rencontre/ Best of doc

de Mariana Otero
Documentaire - France - 2019 - 1h33

Histoire d'un regard

Gilles Caron, alors qu’il est au sommet d’une carrière de photojournaliste fulgurante, disparaît brutalement au Cambodge en 1970. Il a tout juste 30 ans. En l’espace de 6 ans, il a été l’un des témoins majeurs de son époque, couvrant pour les plus grands magazines la guerre des Six Jours, mai 68, le conflit nord-irlandais ou encore la guerre du Vietnam. Lorsque la réalisatrice Mariana Otero découvre le travail de Gilles Caron, une photographie attire son attention qui fait écho avec sa propre histoire, la disparition d’un être cher qui ne laisse derrière lui que des images à déchiffrer. Elle se plonge alors dans les 100 000 clichés du photoreporter pour lui redonner une présence et raconter l’histoire de son regard si singulier.
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le vendredi 5 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Mariana Otero, réalisatrice, animée par l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran.

A voir aussi en VOD sur La Toile.

Un hommage bouleversant au photographe reporter Gilles Caron, qui dit autant du processus atemporel de création par l’image que d’une histoire du monde, qui se répète malheureusement dans les massacres et la stupidité guerrière. Avoir-alire
CINÉ-MA Différence

de Karla Von Bengston
Aventure Animation Policier - Danemark - 2017 - VF - 1h17

Agatha, ma voisine détective

Agatha, dix ans, se passionne pour les enquêtes policières. Dans le sous-sol de l’immeuble dans lequel elle vient d’emménager, elle a installé son agence de détective.Sa première enquête l’embarque dans une affaire plus compliquée que prévu…
 

Projection e-cinema sur le site La 25ème heure le samedi 6 mars à 14h30 et le diamnche 7 mars à 18h.

Tarif : 5 €

Pas facile d’être détective à 10 ans ! Un joyeux polar d’animation qui milite pour le droit à la différence. Agatha, 10 ans, porte un prénom que connaissent tous les fans de polar. Son nom de famille est « Christine », en plus ! Comme la célèbre romancière, elle veut, évidemment, devenir détective. Dans la ville où elle emménage avec sa mère, policière, et ses deux sœurs, elle repère une épicerie où les vols se multiplient. Elle propose aussitôt ses services au patron, plutôt méfiant… C’est qu’un de ses voisins lui paraît étrangement suspect, avec sa mèche romantique, son air méprisant et son comportement bizarre. Au risque de multiplier les gaffes — et Dieu sait qu’elle excelle en la matière —, Agatha épie le beau Vincent, bien décidée à le confondre… Ce joli film d’animation, qui alterne les teintes pastel (pour le quotidien de l’héroïne) et un noir et blanc presque expressionniste (lors de ses enquêtes) nous suggère que le mystère peut surgir à chaque coin de rue si on sait le débusquer. Mais attention aux apparences trompeuses : il ne s’agit pas, comme aurait tendance à le faire Agatha, de soupçonner les autres sous prétexte qu’ils sont différents ou solitaires. Morale plutôt sympathique, distillée avec charme et finesse. Télérama
Rencontre/ Best of doc

de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav
Documentaire - France/Congo - 2019 - VOST - 1h10

Kongo

À Brazzaville, un monde invisible régit le monde visible. L'apôtre Médard se démène pour guérir les malades victimes de mauvais sorts. Mais sa vie bascule lorsqu'on l'accuse publiquement de pratiquer la magie noire.
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le samedi 6 mars à 16h suivie d'une rencontre avec de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, réalisateurs, animée par l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran. Tarif : 5 €

A voir aussi en VOD sur La Toile.

Filmant au plus près le monde sensible, le documentaire d’Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav cherche à retranscrire le chant singulier de l’univers et le lyrisme des éléments. Transfuge
Rencontre / La semaine des Lumières

de Filippo Meneghetti avec Barbara Sukowa, Martine Chevallier, Jerome Varanfrain, Léa Drucker
Romantique Drame - France/Luxembourg/Belgique - 2018 - 1h36

Deux

Nina et Madeleine sont profondément amoureuses l’une de l’autre. Aux yeux de tous, elles ne sont que de simples voisines vivant au dernier étage de leur immeuble. Au quotidien, elles vont et viennent entre leurs deux appartements et partagent leurs vies ensemble. Personne ne les connaît vraiment, pas même Anne, la fille attentionnée de Madeleine. Jusqu’au jour où un événement tragique fait tout basculer…
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le samedi 6 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Filippo Meneghetti, réalisateur, et Malysone Bovorasmy, scénariste, animée par Barbara Lorrey de la Charrière (Académie des Lumières) et Victor Courgeon (Méliès Montreuil).

Tarif : 6 €

Nina et Madeleine sont deux sexagénaires amoureuses. Elles sortent, passent du bon temps à lire et à danser. Mais leur passion est secrète et personne n'est au courant. Alors que Madeleine est sur le point de révéler la vérité à ses enfants, elle est terrassée par un accident vasculaire cérébral. Ce drame bouscule ses relations avec son entourage ainsi que son idylle avec Nina. Deux est le premier long-métrage de Filippo Meneghetti. Le scénario est d'une maîtrise remarquable, à la croisée de plusieurs genres. C'est un thriller intimiste sur lequel plane l'ombre de Polanski mais aussi un grand film d'amour. D'une scène à l'autre, on ne sait sur quel pied danser et cette histoire agit comme une véritable séance d'hypnose sur le spectateur. Rarement l'homosexualité entre deux personnes d'âges murs aura été si bien traitée au cinéma. Le réalisateur évite scrupuleusement les scènes racoleuses pour se concentrer uniquement sur la passion qui anime ces deux femmes, interprétées avec grâce par Martine Chevallier et Barbara Sukowa. Deux héroïnes, à la fois fortes et vulnérables. Un film à la beauté foudroyante. L'Express
Rencontre/ Best of doc

de Diako Yazdani
Documentaire - France - 2019 - VOST - 1h27

Toutes les vies de Kojin

Dans un documentaire à la première personne, Diako Yazdani, réfugié politique en France, retourne voir sa famille au Kurdistan irakien et leur présente Kojin un jeune homosexuel de 23 ans qui cherche à exister au sein d’une société où il semble ne pas pouvoir trouver sa place. Avec humour et poésie, le réalisateur livre un portrait émouvant où les rencontres des uns et des autres invitent à une réflexion universelle sur la différence.

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le samedi 6 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Diako Yazdani, réalisateur*, animée par l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran. Tarif : 5 €.

A voir aussi en VOD sur La Toile.

* Diako Yazdani est venu au Cinéma Bel Air le 12 mars 2020 présenter Toutes les vies de Kojin.

Dans un documentaire à la fois tendre et impertinent, Diako Yazdani interroge la violente homophobie culturelle de son peuple à travers le parcours d’un jeune qui cherche à s’assumer en Irak. Libération
Rencontre / La semaine des Lumières

de François Ozon avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge
Drame - France/Belgique - 2020 - 1h40

Eté 85

L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu'un été ? L’été 85...

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le dimanche 7 mars à 15h suivie d'une rencontre avec Félix Lefebvre et Benjamin Voisin, acteurs, animée par Dani Legras (Académie des Lumières) et Marie Boudon (Méliès Montreuil).

Tarif : 6 €

L'adolescence, le sentiment amoureux, la mort, la puissance de l'écriture cinématographique au cœur de l'un des meilleurs films du cinéaste. Un film entêtant comme une chanson de l'été. Les Inrockuptibles
Rencontre/ Best of doc

de Diego Governatori
Documentaire - France - 2019 - 1h27

Quelle folie

Aurélien est charmant, mais il est tourmenté. Aurélien est volubile, mais il est solitaire. Aurélien se sent inadapté, mais il a tout compris. Aurélien est autiste. Filmé, il a délié sa parole, libérant un chant d'une intensité prodigieuse, un miroir tendu vers nous. 
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le dimanche 7 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Diego Governatori, réalisateur, animée par l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran. Tarif : 5 €.

A voir aussi en VOD sur La Toile.

Portrait extraordinaire d’un autiste relatant son ressenti, à mesure qu’il invente son chemin dans un monde qui le met en échec. Aurélien parle beaucoup face à la caméra mais, pour lui, la parole, l'expression des idées, l'enchaînement de mots qui les rend partageables est parfois comme un gouffre immense. A ses oreilles, les sons du monde peuvent être des agressions obsédantes, et la moindre douleur peut devenir incontrôlable, quitter un petit point pour s'étendre sur tout le corps. Aurélien a été diagnostiqué comme autiste par un psychiatre. Mais il y a beaucoup de formes et de degrés d'autisme, alors Quelle Folie est plus un portrait d'Aurélien qu'un film «sur» l'autisme. Un cas précis plutôt qu'une généralité sur une souffrance qui a été déclinée à toutes les sauces, y compris celle de l'idéalisation indécente qui voudrait en faire un don. Sur ce point, Aurélien est intransigeant : l'autisme n'est pas «une culture» mais «une acculturation, au sens premier du terme», l'autiste «n'est pas un poète maudit dans son coin» mais quelqu'un qui, ne comprenant pas les systèmes symboliques, «fait n'importe quoi». C’est une douleur, une dysfonction, une aberration qui l’éloigne des humains. Et s’il en naît parfois quelque chose de singulier, c’est que l’autiste aura su inventer un chemin inédit en faisant un long détour, au bout d’immenses efforts et de multiples échecs. Comme un aviateur inventant un looping faute de pouvoir utiliser le pilote automatique. Si Aurélien analyse si intelligemment et lucidement son «handicap» (il tient à ce mot), c'est qu'il a fait un travail d'introspection remarquable. Il nous parle de l'autisme depuis l'intérieur, ce qui constitue en soi un bouleversant exploit. Et sa parole est proprement extraordinaire, jusqu'à tendre un dérangeant miroir à ladite normalité pour en révéler sa propre part d'aberration. Diego Governatori, dont c'est le premier long métrage après quelques courts remarqués, le connaît depuis une quinzaine d'années et c'est en ami qu'il le filme. Il ne se contente pas de recueillir sa parole, il la fait surgir, la relance, la provoque. En cela, Quelle Folie ne cesse d'être une expérience au présent plus qu'un simple document. Le cinéaste a eu la bonne idée de ne pas filmer Aurélien chez lui mais dans un lieu «aux confins du réel», «l'envers de son petit théâtre solitaire et quotidien», comme il le dit bien, et pendant un événement qui pourrait faire écho ou contrepoint à son handicap : dans le labyrinthique Pampelune, pendant les fêtes de San Fermín, où se concentre une foule déchaînée. Dans de longues balades, Governatori scrute les réactions d'Aurélien, les signes de sa gêne ou de son hypersensibilité. Se permettant même, dans une dernière partie audacieuse, de traduire ses sensations et son malaise par le mixage et le montage, jusqu'à filmer sa pensée comme un taureau lâché dans les rues. Libération
Rencontre / La semaine des Lumières

de Emmanuel Mouret avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne
Comédie Dramatique Romantique - France - 2020 - 2h02

Les choses qu'on dit, les choses qu'on sait

Daphné, enceinte de trois mois, est en vacances à la campagne avec son compagnon François. Il doit s’absenter pour son travail et elle se retrouve seule pour accueillir Maxime, son cousin qu’elle n’avait jamais rencontré. Pendant quatre jours, tandis qu'ils attendent le retour de François, Daphné et Maxime font petit à petit connaissance et se confient des récits de plus en plus intimes sur leurs histoires d'amour présentes et passées...

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le dimanche 7 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Emmanuel Mouret, réalisateur, animée par Sabien Glaubitz (Académie des Lumières) et Victor Courgeon (Méliès Montreuil).

Tarif : 6 €

Au fil d’un flirt sans issue, un homme et une femme relatent leurs amours contrariées. Le cinéaste joue à merveille de cette poésie du rendez-vous manqué. Sans jamais juger. Télérama
Rencontre/ Best of doc

de Patric Chiha
Documentaire - France - 2019 -

Si c'était de l'amour

Ils sont quinze jeunes danseurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tournée pour danser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne inspirée des raves des années 90, sur l’émotion et la perception du temps. En les suivant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour documente leur travail et leurs étranges et intimes relations. Car les frontières se troublent. La scène a l’air de contaminer la vie – à moins que ce ne soit l’inverse. De documentaire sur la danse, le film se fait alors voyage troublant à travers nos nuits, nos fêtes, nos amours.
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le lundi 8 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Patric Chiha, réalisateur, animée par l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran. Tarif : 5 €.

A voir aussi en VOD sur La Toile.

Autour d’une pièce de Gisèle Vienne, une troupe de danseurs philosophe en coulisses sur l’amour. Une mise en abyme superbe sur la circulation du désir. Il se sera enfin trouvé quelqu’un pour s’approprier l’énergie phénoménale de cette grande fête païenne contemporaine qu’était la rave party dans les années 1990. Son nom ? Gisèle Vienne. Sa profession ? Chorégraphe marionnettiste, plasticienne, metteuse en scène d’un théâtre hautement sulfureux. Crowd (2017), pièce sans dialogues de cette artiste franco-autrichienne, réunissait une quinzaine de jeunes danseurs, pour célébrer l’étrange communion. Patric Chiha, réalisateur du beau Domaine (avec Béatrice Dalle, en 2009), en a saisi des fragments, en filmant aussi des répétitions et en suivant la troupe dans sa tournée. En coulisses, plusieurs conversations intimes, autour de l’amour, alimentent la curiosité. Ces danseurs expriment-ils des sentiments sincères ou bien jouent-ils un rôle ? Vie du théâtre et théâtre de la vie se confondent intensément, favorisant des histoires de couple à l’intérieur du groupe. Ces émotions fortes et ces désirs qui circulent, on les retrouve ensuite sur scène, où Gisèle Vienne travaille sur le ralenti extrême, l’accélération, la décomposition des gestes, violents ou caressants. En jeans et baskets, les filles et les garçons vibrent, trépident, s’étreignent, reproduisent de multiples états, de la transe à la torpeur. Ils sont dieux, zombies, animaux. Ils incarnent la sensualité, le sacrifice, la parade ou la lutte amoureuse. Patric Chiha prolonge à sa manière la création de la chorégraphe en isolant des séquences, en s’attardant surtout sur la peau, les visages, extatiques ou tourmentés. Androgynes ou très sexués, ils sont tous magnifiques d’expressivité. De ce voyage tellurique dans la nuit se dégage quelque chose d’éminemment spirituel et physique à la fois, pour ne pas dire érotique. Télérama
Rencontre/ Best of doc

de Matjaž Ivanišin
Documentaire - Slovénie/Croatie - 2017 - VOST - 1h

Playing men

À une époque qui pourrait être la nôtre, quelque part au bord de la Méditerranée, les hommes jouent comme si leur vie en dépendait, avec une joie désinvolte. Lutter, faire rouler un fromage, ou réciter rapidement les bons numéros sont ici des occupations de la plus haute importance.
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le mardi 9 mars à 20h suivie d'une rencontre avec Matjaž Ivanišin, réalisateur, et l'équipe de Documentaire sur Grand Ecran.

A voir aussi en VOD sur La Toile.

Rencontre / La semaine des Lumières

de David Dufresne
Documentaire - France - 2020 - 1h26

Un pays qui se tient sage

Alors que s'accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l'objet d'une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l'ordre social et la légitimité de l'usage de la violence par l'Etat. 
 

Projection e-cinema sur la plateforme La 25ème heure le mardi 9 mars à 20h suivie d'une rencontre avec David Dufresne, réalisateur, animée par Muyan Wang (Académie des Lumières) et Stéphane Goudet (Méliès Montreuil).

Tarif : 6 €

Le journaliste apporte une pièce majeure au débat autour des affrontements récents et violents entre la police et divers manifestants. À intervalles réguliers, le cinéma s’essaie à rebondir sur l’actualité récente. Mais ce geste se révèle souvent une course-poursuite perdue d’avance : le temps de fabrication d’un film rend rapidement son propos obsolète ou bégayant avec ce qu’on a pu voir ou lire entre-temps sur le sujet. Soit tout le contraire de ce Un pays qui se tient sage, le premier documentaire pour le grand écran de David Dufresne, consacré à l’analyse des affrontements violents récents et à répétition entre la police et les manifestants contre la politique du gouvernement. Pourquoi Dufresne réussit-il là où tant d’autres échouent régulièrement ? D’abord parce qu’il maîtrise son sujet sur le bout des doigts. Il ne fait pas partie de cette génération spontanée de pseudo-spécialistes qui pullulent sur les plateaux des chaînes d’info dès que la tension monte dans les rues françaises. Réalisateur, journaliste (Libération, Mediapart) et écrivain (Maintien de l’ordre : Enquête…), il est aussi lanceur d’alerte via son compte Twitter où, depuis décembre 2018, il s’est mis à recenser les témoignages de manifestants blessés par la police et à interpeller le ministère de l’Intérieur en commençant chacun de ses tweets par « Allo @Place_Beauvau, c’est pour un signalement ». David Dufresne sait donc de quoi il parle mais, tout aussi important, nous savons donc d’où il parle. Et cette subjectivité assumée constitue d’ailleurs un élément essentiel d’Un pays qui se tient sage. Quand beaucoup essaient de dissimuler leurs opinions derrière une objectivité de façade, lui ne peut pas faire comme si. Et c’est tant mieux car il semble n’aimer rien tant que les échanges et débats contradictoires comme le prouve le dispositif qu’il a choisi de créer pour ce documentaire. Projeter sur grand écran et dans la longueur (pas juste les secondes les plus impactantes) ces images d’échauffourées entre forces de police et manifestants et les faire commenter en binôme par des intervenants extrêmement divers : policiers, bien sûr, mais aussi historiens, sociologue, avocat, journaliste, mère au foyer, syndicaliste, ethnographe, cariste, professeur, chauffeur routier… Par ce geste, David Dufresne fait un remarquable travail de cinéaste en questionnant les images, en rappelant qu’elles dépassent le petit écran des smartphones qui les ont captées. Ce faisant, il leur donne une force de contre-récit sur lequel les débatteurs vont s’appuyer pour nous les raconter. Et il organise aussi le contraste entre ces moments bruts souvent chaotiques et une réflexion posée et articulée en s’évertuant à filmer la pensée. Son choix d’une caméra unique et mobile renforce ainsi l’intensité de ces débats où rien n’est écrit par avance et où parfois cette caméra elle-même semble surprise de telle ou telle intervention. Par toute cette réflexion, Un pays qui se tient sage évite le piège facile du tout blanc ou tout noir. Du portrait à charge de la police comme du procès fait à la violence des manifestants. Car non seulement, ce documentaire impacte notre point de vue sur des images qu’on croyait connaître par cœur pour les avoir vues et revues à la télé, mais il permet, grâce au temps long offert par le cinéma par rapport aux plateaux de télé, de remettre les choses en perspective, de faire entendre des voix jamais invitées ailleurs, de délivrer une parole équilibrée sans être neutre. Précisément parce que David Dufresne ne compte pas les points. Il ne cherche pas plus à faire tendre son documentaire vers ce qu’il pense lui qu’à trouver un équilibre à chaque instant entre tous les propos. Il donne les clés aux spectateurs pour mieux comprendre une situation propice aux simplifications binaires. Un film d’utilité publique. Première
/ Best of doc

de Sébastien Lifshitz
Documentaire - France - 2019 - 2h15

Adolescentes

Emma et Anaïs sont inséparables et pourtant, tout les oppose. Adolescentes suit leur parcours depuis leur 13 ans jusqu’à leur majorité, cinq ans de vie où se bousculent les transformations et les premières fois. A leur 18 ans, on se demande alors quelles femmes sont-elles devenues et où en est leur amitié. A travers cette chronique de la jeunesse, le film dresse aussi le portrait de la France de ces cinq dernières années.
 

A voir en VOD sur La Toile.

"Adolescentes" est un film absolument superbe : un portrait fin, attentif, drôle, cruel, émouvant de deux jeunes filles, de leurs familles et de la France du « milieu », celle de la fameuse « diagonale du vide ». Transfuge
/ Best of doc

de Frederick Wiseman
Documentaire - Etats-Unis - 2019 - VOST - 2h23

Monrovia, Indiana

Monrovia, petite ville agricole du Midwest américain compte 1400 habitants, dont 76% ont voté pour Trump aux dernières élections présidentielles. Des salles de classe aux réunions municipales, du funérarium aux foires agricoles locales, Frederick Wiseman nous livre une vision complexe et nuancée du quotidien de cette communauté rurale, portrait d’une Amérique souvent oubliée et rarement montrée.
 

A voir en VOD sur La Toile.

Poursuivant sa monumentale entreprise documentaire entamée en 1967, Frederick Wiseman a filmé le quotidien d’une bourgade trumpiste du Midwest, avec une intelligence du détail qui l’exonère de tout jugement moral. Libération
/ Best of doc

de Suhaib Gasmelbari
Documentaire - France/Allemagne/Soudan - 2019 - VOST - 1h34

Talking about trees

Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb, cinéastes facétieux et idéalistes, sillonnent dans un van les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. Ces quatre amis de toujours se mettent à rêver d'organiser une grande projection publique dans la capitale Khartoum et de rénover une salle de cinéma à l'abandon. Son nom ? La Révolution…
 

A voir en VOD sur La Toile.

Talking About Trees est avant tout un éloge, aussi bouleversant que convaincant, du cinéma, comme art, mais aussi comme idée, puisque c’est tout ce qui restait à ces quatre irréductibles : une idée du cinéma. Le Monde
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