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Films du mois

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Rencontre

de Stephan Balay
Documentaire - France - 2018 - 1h31

Vitis prohibita

Cela pourrait-être une légende, mais c’est l’histoire bien réelle d’une tentative d’assassinat réglementaire, la mise au ban d’une poignée de cépages déclassés, des vins interdits, accusés de tous les maux, rendus coupables d’avoir mauvais goût et incriminés de rendre fou. Leur crime ? Résister. Résister aux maladies, être naturellement adaptés aux changements climatiques et s’affranchir des pesticides et autres produits qui inondent la viticulture moderne. Bravant une législation extrêmement hostile et en dépit de la très mauvaise réputation de ces cépages, des paysans rebelles, convaincus de leurs vraies valeurs, n’ont cessé de cultiver les interdits. Les cépages résistants n’ont pas dit leur dernier mot. Le film propose un voyage œnologique en France, Italie, Autriche et Roumanie et États-Unis afin de mieux comprendre l'histoire et les enjeux des cépages résistants.
 

Projection en e-cinéma sur La 25ème heure suivie d'une rencontre avec Stephan Balay, réalisateur, et  Lucie Morton, ampélographe, vigneronne, le 4 juin à 20h15.

Vitis Prohibita évoque la mise à l'index des cépages hybrides, ces fameux othello, clinton, rayon d'or, isabelle, oberlin, noah qui fleurissaient au printemps dans nos campagnes quand le phylloxéra, insecte ravageur, détruisit le vieux vignoble européen à partir de 1867. Inventés d'abord aux États-Unis où les producteurs ont marié des cépages de qualité venus d'Europe à des ceps robustes de chez eux, résistants aux maladies (oïdium, mildiou et… phylloxéra), ils ont très vite conquis l'Europe. Au XIXe siècle, cette technique de croisement (fécondation des fleurs d'une variété par le pollen d'une autre variété) fit fureur en Europe et des catalogues dignes d'un inventaire à la Prévert faisaient miroiter aux vignerons des vendanges généreuses. Mais, bientôt, une autre technique s'imposa : celle du greffage. Il s'agissait de greffer sur des pieds (des racines de cépages américains) des bois (greffons) de nos cépages traditionnels. Encore aujourd'hui, n'ayant pas trouvé de produit miracle pour éradiquer le phylloxéra, nos merlots, pinots, cabernets, syrahs et autres sont obtenus par greffage. Cela a permis de conserver les qualités organoleptiques (saveurs) peu ou prou des cépages anciens, alors que les hybrides développaient leurs propres saveurs et consistances. Ces « hybrides producteurs directs », comme on continue de les appeler, continuèrent cependant d'être exploités dans les campagnes, mais en dehors (en principe) des zones d'élaboration de grands vins. En 1935, dans un contexte de surproduction, notamment en Algérie, le gouvernement français publia une liste de six cépages hybrides désormais interdits à la plantation. Le prétexte invoqué : la présence importante de méthanol dans les vins issus de ces cépages, ce qui est depuis fortement contesté. Cette interdiction sera renforcée dans les années 1950 avec en sus des primes à l'arrachage. Mais récemment, la législation est devenue un peu plus permissive et autorise la plantation d'hybrides pour une consommation familiale. Le réalisateur Stéphan Balay explique qu'il a voulu à la fois lutter contre une « une prohibition imposée par de vieilles lois infondées, injustes et obsolètes » et montrer que ces cépages hybrides et résistants aux maladies permettent « une agriculture respectueuse de l'environnement. » Un film militant Le film multiplie les témoignages, des amateurs passionnés qui fabriquent leurs vins chaque année entre copains et les dégustent dans des verres de cantine jusqu'au professeur d'ampélographie (science des cépages) Pierre Galet, l'expert incontesté. C'est donc un film militant et c'est peut-être son principal défaut. On aurait aimé entendre un point de vue un peu différent, voire opposé. Car la question des hybrides est devenue très contemporaine. L'Inra commence à proposer de nouveaux hybrides pour lutter à la fois contre les maladies, sans avoir recours aux traitements phytosanitaires, et contre le réchauffement climatique. Mais cette option est fortement contestée par de nombreux producteurs qui voient dans le recours aux hybrides un abandon de ce qui fait l'originalité des cépages français et qui a conduit à notre système d'appellation d'origine contrôlée… Reste qu'il s'agit là d'un éclairage intéressant, précieux et rare sur une histoire du vignoble européen, car l'auteur a promené sa caméra en dehors de nos frontières, en Italie, Roumanie, Autriche. Le Point
Rencontre

de Ed Antoja
Documentaire - Espagne/Allemagne/Etats-Unis - 2017 - 1h15

Empathie

Ed doit réaliser un documentaire sur le bien-être animal pour tenter de faire bouger l'opinion publique. Complètement étranger à cette question, il va d'abord s’immerger dans le monde de la cause animale et du véganisme. Cette aventure singulière va remettre en question ses habitudes de consommation et son mode de vie… mais jusqu'à quel point ?

Projection en e-cinéma sur La 25ème heure suivie d'une rencontre avec Ed Antoja, réalisateur, Elodie Vieille-Blanchard, présidente de l'Association des Végétariens de France, Marie Gagneux, référente agriculture Greepeace, et Barbara Boyer, Porte parole de L214, le vendredi 5 juin à 21h30.

Tarif : 6 €.

Rencontre

de Lyèce Boukhitine
Documentaire - France - 2019 - 1h33

Les visages de la victoire

Elles s’appellent Chérifa, Aziza, Jimiaa, Mimouna... Des femmes dont on n’entend quasiment jamais la parole. Les femmes des Immigrés des Trente Glorieuses. Elles ont dû renoncer à leurs désirs de jeunesse, pour suivre des hommes qu’elles n’ont presque jamais choisis, et se résigner à leur sort, afin d’élever leurs enfants du mieux qu’elles ont pu. Leur victoire, c’est leur résilience, et leur volonté d’émancipation, qui leur donnent au visage un sourire de jeune fille, comme retrouvé au fond du cœur.

Projection en e-cinéma sur La 25ème heure suivie d'une rencontre avec Lyèce Boukhitine, réalisateur, le mercredi 10 juin à 20h15 et le mercredi 17 juin à 20h15.

Tarif : 5 €.

Femmes d’immigrés ve­nues du Maghreb dans les années 1950 à 1970, Cherifa, Jemiaa, Mimouna et Aziza ont dû très jeunes sacrifier leurs désirs, leurs projets pour suivre des hommes qu’on leur avait choisis. Exilées dans un pays dont elles ne connaissaient pas les codes, invisibilisées dans l’espace ­public par les interdits maritaux, elles se sont ­repliées sur la sphère privée, leurs ­enfants. Les incitant à s’enraciner, en dépit parfois des rejets xénophobes, veillant, par les études, à leur éman­cipation. Celle-là même qui leur était ­déniée. Tendre et sensible portrait de ces fem­mes longtemps cantonnées dans l’ombre, le film met en lumière leur ­lucidité sur le passé, leur détermi­nation tenace à exister. Respectueux du rythme de leurs confidences, captant tout en pudeur sur leurs visages les traces d’une blessure ou d’un bonheur, le documentaire se révèle hommage délicat à leur rôle déterminant. Télérama
Rencontre

de Daphné Leblond et Lisa Billuart Monet
Documentaire - Belgique - 2019 - 1h28

Mon nom est clitoris

Des jeunes femmes dialoguent autour du thème de la sexualité féminine. Avec une liberté, un courage et un humour communicatifs, elles partagent leur expérience et leurs histoires, dans la volonté de changer le monde autour d'elles et de faire valoir le droit des femmes à une éducation sexuelle informée, délivrée des contraintes et des tabous.

Projection en e-cinéma sur La 25ème heure suivie d'une rencontre avec Daphné Leblond et Lisa Billuart Monet, réalisatrices, le mercredi 17 juin à 20h15.

Tarif : 6 €.

Parties à la rencontre d’une douzaine de jeunes femmes de 20 à 25 ans, les réalisatrices Lisa Billuart-Monet et Daphné Leblond nous proposent un documentaire lumineux et rythmé. Elles nous transmettent une multitude de confessions à propos du plaisir féminin. Mon nom est clitoris dresse le portrait intime d’une époque tiraillée entre traditions oppressives et injonctions à jouir, le tout embrumé par la persistance de la méconnaissance du corps des femmes. A la lumière de sa déconsidération par notre « cher ami » Freud et du peu de recherches qui lui ont été réservées, on ne peut malheureusement pas s’étonner de la découverte tardive du clitoris dans son entièreté et sa puissance. Ce n’est qu’en 1998 qu’une juste représentation en a été établie : le petit « bouton de rose » est en fait un mastodonte du plaisir qui se déploie et se gonfle en interne pendant l’acte. Comme en témoigne les interviewées, la méconnaissance de cet organe, le seul uniquement réservé au plaisir, a été entretenue par sa longue absence des manuels scolaires, tout comme la notion de plaisir féminin a été passée sous silence dans les cours « d’éducation sexuelle ». Ces « omissions » fondamentalement patriarcales ont encore un impact sur les nouvelles générations de femmes. L’appropriation de leur corps se révèle parfois une quête semée d’embûches. Le documentaire met en lumière les révoltes et volontés de changement de la nouvelle génération de femmes. On apprécie leur fraîcheur, leur sincérité et la diversité des profils qui permettent d’évoquer un grand nombre de sujets : tabous liés à la religion, hétéro-pénétro-centrisme, invisibilisation de l’amour lesbien, harcèlement scolaire et consentement, découverte du plaisir et tabou de la masturbation féminine... Structuré autour d’un dispositif simple de questions/réponses, ce documentaire-dialogue laisse la parole se libérer sans commentaire ni jugement. Son aspect militant, inhérent au sujet qui est abordé, s’y dessine avec subtilité. Il ne s’agit pas d’une étude sociologique pétrie de statistiques : les voix des interviewées se constituent en une mosaïques d’expériences de vie où chacune peut se sentir concernée. Sans jamais se montrer voyeur ou intrusif, ce film engage à échanger et réfléchir au rapport que l’on entretient autant avec son propre corps qu’avec celui des autres. Avoir-alire

Un p'tit voyage à plus de 100 km, ça vous dit ? Allez, on y va. On part pour l'Afrique, le Grand Nord, l'Asie ou ailleurs, bien calé.e dans son canapé.

Voyages sur canapé

Les siffleurs : Cristi, un inspecteur de police de Bucarest corrompu par des trafiquants de drogue, est soupçonné par ses supérieurs et mis sur écoute. Embarqué malgré lui par la sulfureuse Gilda sur l’île de la Gomera, il doit apprendre vite le Silbo, une langue sifflée ancestrale. Grâce à ce langage secret, il pourra libérer en Roumanie un mafieux de prison et récupérer les millions cachés. Mais l’amour va s’en mêler et rien ne se passera comme prévu…

Un divan à Tunis : Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec "prestations tarifées", les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d'exercer…

The lunchbox : Chaque matin, Illa cuisine et se met en quatre pour préparer des plats variés et savoureux pour le déjeuner de son mari. Elle confie ensuite sa "lunchbox" au gigantesque service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Bombay. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas. En réalité, la Lunchbox a été remise accidentellement à Saajan, un homme solitaire, proche de la retraite. Comprenant qu'une erreur de livraison s'est produite, Ila glisse alors dans la lunchbox un petit mot, dans l'espoir de percer le mystère.

Aga : La cinquantaine, Nanouk et Sedna vivent harmonieusement le quotidien traditionnel d’un couple du Grand Nord. Jour après jour, le rythme séculaire qui ordonnait leur vie et celle de leurs ancêtres vacille. Nanouk et Sedna vont devoir se confronter à un nouveau monde qui leur est inconnu.

Woman at war : Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande … Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie …

Rafiki : À Nairobi, Kena et Ziki mènent deux vies de jeunes lycéennes bien différentes, mais cherchent chacune à leur façon à poursuivre leurs rêves. Leurs chemins se croisent en pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs. Attirées l’une vers l’autre dans une société kenyane conservatrice, les deux jeunes femmes vont être contraintes de choisir entre amour et sécurité...

La saveur des ramen : Masato, jeune chef de Ramen au Japon, a toujours rêvé de partir à Singapour pour retrouver le goût des plats que lui cuisinait sa mère quand il était enfant. Alors qu’il entreprend le voyage culinaire d’une vie, il découvre des secrets familiaux profondément enfouis. Trouvera-t-il la recette pour réconcilier les souvenirs du passé ?

A retrouver sur La Toile

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