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  • La (très) grande évasion

    Documentaire drôle et pédagogique sur l'évasion fiscale. Rencontre vendredi à 20h. Séance supplémentaire lundi à 13h45


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    La (très) grande évasion
  • Le piège de Huda

    Sortie nationale / Thriller palestinien par Hany Abu-Assad


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    Le piège de Huda
  • La famille Asada

    Une ode à la photographie et à la famille. Dernière semaine.


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    La famille Asada
  • Fièvre méditerranéenne

    Comédie noire de la réalisatrice palestinienne Maha Haj


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    Fièvre méditerranéenne
  • Professeur Yamamoto part à la retraite

    Documentaire sur un psychiatre japonais de 82 ans qui part (enfin) à la retraite


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    Professeur Yamamoto part à la retraite
  • Jacquot de Nantes

    L'hommage d'Agnès Varda à son époux Jacques Demy à voir lundi à 20h suivi d'un échange


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    Jacquot de Nantes

Chronique

«Ce qui me jette à périr est aussi ce qui me donne la chance de renaître. Car nous sommes à chaque moment la sommation de notre passé. Chaque instant qui se découvre est ce qui donne à chaque instant du sens à l’histoire insensée que nous avons vécue, ce qui accorde à notre effort un peu de sens dont nous avons besoin pour nous approprier une âme qui sera la nôtre.» Gaston Bachelard

Syracuse(s).
Des envies d’ailleurs, espérant un équinoxe qui finira par venir jusqu’à ce qu’un jour prochain il finisse par manquer notre rendez-vous et ne pas / plus venir. Dans l’intervalle, songeons que la vie, comme le monde, est immense (mais pas partout) et pleine de dangers (partout), ce qui constitue une invitation sans cesse renouvelée à…
…Ne pas perdre de vue que les images se transmettent comme une langue, ce que ne contredira pas Huda prise au piège, saisie, entre autre, par une fièvre méditerranéenne due sans doute à un air trop rare, l’étroitesse d’une terre.
…S’en aller In viaggio, partir, courir à perdre Hélène et s’ébattre dans le Falcon Lake et admirer des études sur Paris et Paris en vrai aussi, se souvenir que Jacquot était de Nantes avant d’être Demy, pour ne pas haïr les voyages et les explorateurs.
…Constater que Professeur Yamamoto part à la retraite, ce qui s’apparente à une (très) grande évasion, celle qui précède la dernière, dont on ne sortira pas car il n’est point de parousie ici-bas.
…Surprendre encore la famille Asada qui s’immortalise, rigolarde, en attendant le retour des hirondelles, ces mêmes hirondelles qui accompagnent, comme des papillons, la femme de Tchaïkovski quand, à son Piotr, elle murmure, sorcière, des mots magiques, des sortilèges, Earwig, forficule et pince oreilles. Et la musique saisissante d’Eduard Artemiev.
…Aller y voir ou éviter ou plutôt non, fermer, fermer et faire tomber, trompettes de Jéricho, les murs de ces lieux, trop nombreux, interdits aux chiens et aux Italiens (Juifs, Arabes, Roms, …), y planter le chêne de la justice, puis, vigilant, veiller au grain.
…Retrouver dans un Fanzinat perclus d’admirations mon oncle, celui qui, à ses heures perdues, sait aussi se révéler être une redoutable Comedy Queen, vis comica qu’il partage avec un Rabbi Jacob jouant le corniaud et racontant plein de ces histoires de golems, les démons d’argile qui disent de nous des choses que nous ignorons d’eux.    
…Deviner dans les yeux de Thomas Pesquet d’autres aventures spatiales, ainsi que les cabrioles d’Ernest et Célestine ou les scènes échos des grandes vacances de Cowboy et Indien, duellistes co(s)miques qui défieraient Maurice le chat fabuleux jamais en reste ni d’une vie ni de rien, en bon félin. …Raconter à Louise et à la multitude la légende du serpent à plumes sans oublier les contes de printemps qui leur diraient Yuku et la fleur de l’Himalaya et la naissance des oasis, les berceraient d’histoires d’animaux, le lion et les trois brigands et Pompon ours, les emmèneraient dans de petites ballades et grandes aventures, leur feraient rencontrer un hérisson dans la neige qui chanterait vive le vent d’hiver et s’adonnerait à une grosse colère et autres fantaisies. Vivre avant de mourir.
Tout ce qui précède pourrait tout aussi bien être dit aux jeunes gens comme aux moins jeunes, voire aux plus jeunes du tout, histoire que les uns comme les autres, Rosebud, se remémorent, pour ne pas (s’)oublier, ce qu’ils furent et ce qu’ils rêvèrent.


M.


PS : il est des lieux, des gens, des choses que l’on ne verra pas ou plus ou jamais. Et il y a des films d’actualité qui ne passeront malheureusement pas dans les parages mulhousiens : Par cœurs de Benoit Jacquot, Hinterland de Stefan Ruzowitzky, Venez voir de Jonas Trueba, Radio Metronom de Alexandru Belc, L’étrange histoire du coupeur de bois de Mikko Myllylahti, Grand marin de Dinara Drukarova, Natural light de Dénes Nagy, Rewind and play de Alain Gomis, Le chant des vivants de Cécile Allegra, Inséparables (courts métrages jeune public), La passagère de Andrzej Munk et Witold Lesiewicz … Nous aurions aimé les proposer mais la place nous fait encore et toujours cruellement défaut. Avec un écran unique (dans tous les sens du terme), on peut réaliser des prodiges mais pas de miracles…

 

M.

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Programmation de mars en ligne le 20 février

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