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Chronique

 

Pile / face.

« Sailor et Lula » de David Lynch … Sailor / Nicolas Cage sort de prison. Lula / Laura Dern l’attend en décapotable, sexy en diable…  Lula : « Got a surprise for you… » Sailor : « Hey, my snakeskin jacket ! Thanks baby ! Did I ever tell you that this here jacket represents a symbol of my individuality and my belief in personal freedom ? »
Ah, la veste en peau de serpent de Sailor, le symbole de son individualité et de sa croyance en la liberté personnelle…
Ah, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone et l’interstice qui renvoie le regard du personnage central  Noodles / Robert  de Niro, à l’époque où, gamin, il épiait Déborah / Jennifer Connelly,  unique objet de son désir, pendant ses exercices de danse…

« Le cinéma est un art, et par ailleurs c’est aussi une industrie ». Ça, c’est André Malraux (« Entre ici Jean Moulin, avec ton terrible cortège… »), premier ministre de la culture, du temps où il fallait en avoir pour en parler. D’autres ont proposé l’inverse « Le cinéma est une industrie et par ailleurs c’est aussi un art ». D’un côté George Méliès, de l’autre les frères Auguste et Louis Lumière. Le cinéma de prestidigitation vs le cinéma du réel. Serait-ce donc aussi simple, binaire ? Ne s’agirait-il que de les opposer ? Irréconciliables ? Dos à dos ? Ou alors essayer la voie du milieu, le « en même temps », très d’époque (et, en même temps, de toutes les époques) ?

J’ai, pour ma part, grandi avec le petit écran et John Wayne, Gary Cooper, Cary Grant et d‘autres Yankees et aussi Bourvil, Fernandel, Jean Gabin, Louis de Funès, Lino Ventura et des infinités d’autres… Ce n’est que plus tard que me sont arrivés, allez savoir pourquoi, allez savoir comment, le grand écran et John Ford, Frank Capra, Orson Welles, Sergio Leone et aussi JLG, Jean-Pierre Melville, François Truffaut et des multitudes… Ils m’auront appris les mots et les images. Je me souviens, je me rappelle. J’ai connu le Bebel du Toc Toc Badaboum tout en action et en mouvement avant le Belmondo du Ploum ploum tralala (cf. la scène de Pierrot le fou), le Delon des polars sans âme avant le Delon de Monsieur Klein ou du Samouraï. Et j’en ai d’autres en stock.

De divertissement ou d’art et essai. Même si ce ne sont pas les mêmes cinémas, les deux sont bel et bien du cinéma. Les deux faces d’une même pièce. Et, du coup, indissociables. A la vie, à la mort. Tous les cinéphiles le diront : ils sont les enfants de ces deux parents (en fait : trois parents, à savoir Méliès et les Frères Lumière. Le cinéma pour tous, en somme). Il serait donc vain et artificiel de vouloir les faire camper d’un côté ou de l’autre d’une frontière qui n’existe pas, ce que nous ne manquerons pas d’illustrer encore dans les temps à venir.
                                                                                                  M.

PS : tiens, à propos de tel ou tel cinéma, considérons simplement le Plein Air au Bel Air qui le (dé)montre parfaitement : Toy Story, Night on earth, Inna de yard, Alice et le Maire, 90’s, J’ai perdu mon corps, Monsieur et Yesterday. Et n’oublions pas Parasite qui tient, petit miracle, autant de l’un que de l’autre.

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