• Retour de flamme

    Une comédie sur la séparation avec le charmant et charmeur Ricardo Darin.


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    Retour de flamme
  • Santiago Italia

    Documentaire de Nanni Moretti sur la protection qu'a apporté l'Italie aux opposants à Pinochet.


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    Santiago Italia
  • La bombe et nous

    Les RDV d'ATTAC et de la LDH / Rencontre avec ATTAC et la Ligue des Droits de l'Homme et leurs invités de l'Association Républicaine des Anciens Combattants 68 et le Mouvement pour la Paix, vendredi à 20h.


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    La bombe et nous
  • The reports on Sarah and Saleem

    Sortie nationale / L'histoire d'amour entre un Palestinien et une Israélienne.


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    The reports on Sarah and Saleem
  • Los silencios

    Un film colombien délicat sur une famille de réfugiés fuyant le conflit armé.


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    Los silencios
  • Tremblements

    Le réalisateur de Ixcanul aborde l'homosexualité au Guatemala. Magnifique réalisation et acteur charismatique.


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    Tremblements
  • La Flor

    Une série cinéma argentine en 4 parties. Cette semaine, la partie 2.


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    La Flor

Chronique

«Keep, ancient lands, your storied pomp!» cries she
With silent lips. «Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore,
Send these, the homeless, tempest-tossed to me,
I lift my lamp beside the golden door!»

«Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge !» proclame-t-elle
De ses lèvres closes. «Donne-moi tes pauvres, tes exténués,
Tes masses innombrables aspirant à vivre libres,
Le rebus de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !»

Emma Lazarus  / The New Colossus (extrait du sonnet qui figure sur le socle de la Statue de la Liberté)

Havre.

Ah, les premières images de « Paris, Texas » où apparait marchant Travis / Harry Dean Stanton, décharné, revenu d’on ne sait quels limbes. Et les quelques de notes puissantes, évocatrices de la musique de Ry Cooder qui glisse et répond, dépouillée, au désert. Et plus tard Nastassja Kinski et des scènes en Super-8…
Ah, les dernières images de « Deer Hunter » (mal renommé « Voyage au bout de l’enfer ») qui montrent les personnages (entre autres Mike / Robert De Niro, Linda / Meryl Streep, Steve / John Savage mais sans Nick / Christopher Walken) autour d’une table, rescapés, abimés, fragiles, vivants entonnant un poignant God Bless America …

...Un quelque chose qui ressemblerait à un retour à la maison après la guerre. Après la pluie de coups, l’averse de pierres, passée la traversée d’une immensité de sable, d’eau ou de gens, avoir cette chance de tomber sur un oasis, trouver une main, une épaule, un giron pour s’y laisser aller, reprendre son souffle, pleurer peut-être. Un peu comme le bolide, las de s’éreinter dans un hors d’haleine sans fondement, qui gagne le stand, le paddock au bord de la piste, en marge de la course. Et merde, dirait-il, à la fin. Il arrive ainsi ici et là que nous aspirions à un peu de répit, de repos, l’espace d’une respiration, d’une reprise d’élan, une vieille envie de figer le temps, suspendre quelques instants, pour  laisser, un peu, la poussière retomber.

Chacun y mettra, dans ce mot, havre, ce que bon lui semblera, qui un lieu, un cinéma, un film, qui un livre ou une page blanche, ou encore un alcool, un abandon, Rosebud, l’intervalle entre une systole et une diastole, un horizon, une ile, quelqu’un, un souvenir ou un espoir ou bien d’autres choses encore. Chacun y mettra donc ce que bon lui semblera, qui lui permettra d’envisager une suite, un après. Ou pas.
                            M.

PS : A propos de havre, ils nous y mèneront, comme du Petit Poucet les cailloux : Tremblements, Impulso, La Flor, Sergio& Sergei, Retour de flamme, Los Silencios, Santiago  Italia, Le Divan du monde, Comme elle vient, Premier amour, Après l’ombre et tous les autres…
Agnès Varda, partie il y quelques semaines, entendait « atteindre le plus grand nombre en mettant la barre très haut ». Le Cinéma Bel-Air n’a pas d’autre ambition, d’autre crédo. Un peu comme Victor Hugo qui voulait « tout pour tous » y compris le meilleur, donc.

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