Logo Cinéma Bel Air
Inscription à la newsletter hebdomadaire
  • Le successeur

    Sortie nationale


    Voir la fiche
    Le successeur
  • Bye bye Tibériade

    Sortie nationale / Rencontre avec Nadine Naous, co-scénariste, mardi à 20h


    Voir la fiche
    Bye bye Tibériade

  • slide
  • Colargol, l'ours qui chante

    Les petites bobines / A voir à partir de 3 ans samedi à 17h et dimanche à 15h30


    Voir la fiche
    Colargol, l'ours qui chante
  • Léo, la fabuleuse histoire de Léonad de Vinci

    Les petites bobines / A voir à partir de 7 ans dimanche à 16h30, lundi à 10h, mardi à 14h


    Voir la fiche
    Léo, la fabuleuse histoire de Léonad de Vinci
  • Le royaume de Kensuké

    Les petites bobines / A voir à partir de 7 ans dimanche à 13h50, lundi à 16h15, mardi à 16h


    Voir la fiche
    Le royaume de Kensuké

Chronique

Février.

« - L’homme, pour l’essentiel, se réduit à ce qu’il cache : un misérable tas de secret...  
- Il y aurait donc quelqu’un derrière la grimace ?
- Faut voir, keep your secrets secret disait je ne sais plus qui je ne sais plus où (en fait si je sais : Bourvil dans Le Mur de l’Atlantique, 1970). Le mystère du cinéma c’est aussi de ne pas nécessairement savoir l’enfer du décor, tu sais. Se contenter de ce qui se passe sur l’écran, ce n’est pas mal non plus, non ? Charlie Chaplin, qui n’était pas un adepte de Freud, expliquait que pour le comprendre il suffisait de connaitre son enfance, point. Et qu’il n’était pas utile de chercher midi ailleurs qu’à midi et que le fond finit toujours par remonter à la surface et que….
- Et que quoi ?
- Et que rien, que rien ne sert et ne vaut d’exhumer les cadavres. Simplement. Pourquoi fouiller les entrailles et les viscères ? Considérons le misérable tas de secrets qui nous définit comme le tombeau (le mausolée ?) de ce que nous aurions aimé, sans l’oser, être. Bon, plus qu’un Taj Mahal, ce serait plutôt une nécropole, des catacombes…  Du six pieds sous terre, quoi.
- Un brin macabre, tout ça, non ?
- Oui et non, il vaut mieux jeter sur ces histoires le voile pudique du silence, de l’oubli et de la poussière. Et puis laissons faire la mémoire, le tri des déchets c’est d’époque, oublions, l’avantage avec la mémoire qu’on chasse ou qui s’enfuit c’est que, si elle emporte du bon, elle emporte aussi le reste, ce qui, in fine, n’est pas plus mal, bouffis de souvenirs que nous sommes. Finir comme un singe en hiver. Ou Barry Lyndon (avec la Sarabande d’Haendel pour accompagner).
- Ce qui veut dire ?
- Ce qui veut dire ? ce qui veut dire cf. Céline « Faut comprendre ! On vous explique bien trop de choses ! Voilà le malheur ! Cherchez donc à comprendre ! Faites un effort ! ».
- Je n’en saurais pas plus, alors ?
- Faut croire que non. En tout cas, pas avant (indice à gros sabots) que je voie, un jour peut-être, Little Odessa (James Gray, 1994) qui m’attends depuis un moment. Et encore…
- Je ne comprends pas, cela à voir avec notre histoire d’épée dorée ?
- Cela à voir avec tout. Et réciproquement… »

Et je retourne dans mon ermitage, mon for(t) intérieur. Il me cherche l’animal, me dis-je, mine de rien. En quoi déballer ferait avancer le schmilblick ? Nous vivons au bord de la faillite, nous subissons une époque toute d’exhibition, un temps où la pornographie, l’obscénité ne réside pas tant dans le spectacle d’actes sexuels non simulés que dans l’étalage (et la marchandisation) de tout et surtout du n’importe quoi, de la fange crasse à la bêtise brute en passant par la haine la plus décomplexée. A désespérer du genre humain. Tout cela donne de furieuses envies d’ailleurs.  Mais, m’enjoins-je, ignore les paroles sous occupation, cette soldatesque de l’armée du crime, emprunte le Mars Express, suis l’étoile filante, say bye bye Tibériade (VOST: dis au revoir Tibériade) et, avant que les flammes ne s’éteignent, va, dis-leur, allez, tous dehors, au nom de la terre, sortez vivre avec les loups, être avec les abeilles, revivre de tendres passions, parcourir des déserts, le royaume de Kensuké ou la ferme des Bertrand qu’importe, croiser le successeur de Super Lion, super héros en carton (Gogo, Leo ou Colargol ?) et, au bout de la course, revenir au point de départ pour conclure: la Bête? A man! pardon: the Beast? Un homme! Bref, on l’aura compris: l’homme est un animal, les tueurs de la lune de miel vous le diront.  There must be some kind of way out of here…

M.

PS : nul besoin de croque-mort ou de fossoyeur pour trouver ces films, chers disparus qui manqueront à nos yeux : Menus-plaisirs Les Troigros, Amours à la finlandaise, Jeunesse (le printemps), La vie rêvée de Miss Fran, Les chambres rouges, Animal, Primadonna, L’usine le bon la brute et le truand. Encore et encore des rencontres qui ne se feront pas. Nous aurions aimé les proposer mais la place nous fait encore et toujours cruellement défaut. Avec un écran unique (dans tous les sens du terme), on peut réaliser des prodiges mais pas de miracles… 

.

.

Prochainement