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Chronique

Voyages, voyages.

Nous revoici repartis pour un tour. Et quel tour ! L’odyssée se poursuit. L.-F. Céline disait que « la vie c’est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit ». Eh bien, avant que la nuit n’advienne et nous embarque dans son cosmos, il nous reste bien des territoires à défricher, explorer, sillonner et des vies à vivre, avec ou sans procuration, et des mémoires à rechercher (et inversement, des mémoires qui nous retrouveront), des coups à faire, et à boire et à tirer. Olé ! Et aussi comme une déambulation à la Moretti (Nanni, celui de Journal Intime, pas Dupont) sur une Vespa direction la plage d’Ostie saluer la mémoire de Pasolini. Avec Keith Jarrett dans l’âme et les oreilles. Pianissimo.

Nous revoici repartis pour un tour. Et même plusieurs. Le manège enchanté, la voltige, le vertige et ses flonflons, la kermesse plutôt que la messe. En mouvement, malgré tout, donc et nonobstant le reste. Une danse, une transe, une manière de branle. Pourquoi ? D’abord parce que. Parce que tel est notre bon plaisir. Parce que nous sommes vivants, encore et c’est plutôt pas mal de le (res)sentir. Et que dum spiro spera … Et que le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté » (E.A. Chartier dit Alain, vous savez, celui de « Penser c’est dire non »). Toujours vivant, donc, ce qui en soi constitue un bon point de départ et qui ainsi autorise tous les espoirs. N’est-ce pas ?

Nous revoici repartis pour un tour. Un tour et des étapes, des stations et de la passion. La croix attendra. On n’oubliera pas également ce goût, particulier et certain, pour l’autre, l’alter aussi varié que divers qu’étrange qu’inconnu qu’inquiétant etc… Le goût des autres, on l’a ou on ne l’a pas et quand on l’a, il ne (se) négocie pas, il n’y a pas d’accommodements, d’arrangements possibles. « N’ayez pas peur ! » avait dit, en son temps, JP II. A juste titre. Et c’est toujours d’actualité.
 
Nous revoici repartis pour un tour. Un tour du monde et de taille. Un tour de force, quoique, que de trouver le lien entre La vie de château, Le braquage du siècle, Drive my car, Laïla in Haïfa, Les voleurs de chevaux, 143 rue du désert, Le char et l’olivier, La mort du cinéma et de mon père aussi, La conspiration des belettes, Rhésus, Le genou d’Ahed, Titane, France, Pantones, Le liseré vert, Grand fond, Le ciel est à vous, Bigamie, Akira, Le sommet des dieux, I am Greta… Il me semble néanmoins que le trait d’union, le dénominateur commun serait quelque chose qui irait voir du côté des rêveries de promeneurs solidaires, de ce que nous sommes, quelques brimborions d’humanité, quelques bouts de lumière qui finiront dans la nuit peut-être mais qui avant l’auront sinon illuminée au moins éclairée, un peu, je crois. Amen.

Nous revoici repartis pour un tour. A cheminer, de concert ou de conserve qu’importe, et comme l’important, c’est moins l’arrivée que le chemin (même quand il n’existe pas, surtout quand il n’existe pas), cheminons. On the road, Jack ! “Caminante, son tus huellas el camino, y nada más… » nous poétisait Antonio Machado. Cheminons et nous verrons bien, cheminons et nous verrons du bon, cheminons et nous verrons du bien. C’est sûr.

M.

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