• A thousand girls like me

    Le combat d'une jeune Afghane pour faire condamner son père incestueux. Rencontre avec Sahra Mani, réalisatrice, et Amnesty International lundi à 20h.


    Voir la fiche
    A thousand girls like me
  • Printemps du Cinéma

    Dimanche, lundi et mardi, c'est le Printemps du Cinéma. La place est à 4 € à toutes les séances. Profitez-en !


    Printemps du Cinéma
  • Funan

    L'histoire d'une famille sous le régime khmère rouge racontée en dessin animé.


    Voir la fiche
    Funan
  • Les témoins de Lendsdorf

    Sortie nationale / Un premier film sur le travail de mémoire doublé d'une réflexion sur l'identité.


    Voir la fiche
    Les témoins de Lendsdorf
  • Sibel

    Portrait touchant d'une jeune femme muette qui lutte contre les préjugés dûs à son handicap et à sa condition de femme.


    Voir la fiche
    Sibel
  • Les éternels

    Le dernier Jia Zhang-ke avec une Zhao Tao impériale. Dernière semaine.


    Voir la fiche
    Les éternels

Chronique

« You talkin’ to me? You talkin’ to me? You talkin’ to me? Then who the hell else are you talkin’ to? You talkin’ to me? Well I’m the only one here. Who the fuck do you think you’re talking to? » Robert De Niro / Travis Bickle in Taxi Driver

« Au cœur de l’Atlantique tourmenté de mon être, il m’arrive de jubiler dans un calme muet, tandis que les planètes néfastes gravitent sans fin autour de moi sans toucher la place profonde et intime où baigne l’étincelle de ma joie.»    Hermann Melville / Moby Dick


Circum & girum.

Est-ce la Mer, Trenet ou Benson,  Jack Sparrow ou Long John Silver / Orson Welles ? Peut-être  Master and commander, peut-être le Pequod / «je m’appelle Ismaël… » ? Hemingway / The Old Man and the Sea ? Le sel de la mer ? Les eaux printanières ? De la vague à l’âme ? Un hiver, terne, qui n’en finit pas de ne pas être un hiver. Les saisons  ne sont plus ce qu’elles étaient, ma chère.

Peut-être s’agit-il de vieilles envie d’ailleurs, d’embruns, d’horizons vastes et lointains. De l’air et du large. Du cinémascope plus que de la boite à images. Quoiqu’il en soit… Je continue d’accomplir de délicieux voyages, embarqué dans un film. Des radeaux de la Méduse. Des Titanic aussi prometteurs qu’uniques, à la destinée aussi rutilante qu’à la fin abrupte et funeste. Des péniches aux cours bucoliques, bordées à bâbord, bordées à tribord. Des films d’eau douce. Du Transatlantique sans histoire, confortable, eau et gaz à tous les étages, pas de surprise, tout est prévisible car prévu. Du au long cours. Des supertankers chargés comme un peloton cycliste. Tout dans l’esbroufe, le stratagème et le subterfuge. Combinazione. Des films de pirogues, de passeurs mutiques, sombres et tatoués, la pagaie fluide, sur des courants  de tumultes. Des films de bateau sur l’eau la rivière, la rivière. Des films d’il était un petit navire qui n’avait ja, ja, jamais navigué. Des films de monde du silence. Des galions chamarrés, lestés  d’épices et d’or. Les mystères du Nautilus, mobilis in mobile, du temps où Nemo était un capitaine droit et pur et pas encore un poisson clown. Des films de grand vent, qui ébouriffent. Des films à voiles. Des films à vapeur. Des insubmersibles. Des bateaux ivres et des vaisseaux fantômes.  Des films à l’abordage. Des films qui sentent la marée, pas forcément celle du jour. Des films qui font phare, repère, qui reboussolent. Des galères que rythme le heurt d’un tambour, lancinant et gourd. Des films comme une barque sur le Styx avec Hadès comme barreur…

Des images, des métaphores, des mirages, il pourrait s’en défiler ainsi tant et plus, des milles et des milles et quelques encablures. Alors ? Alors, en attendant l’appel du large et la compagnie de Neptune, s’envoyer, pour la route, un film, comme un rhum, ou deux, ou plus.

M.

PS :
La programmation en cours foisonne de films qui nous parlent, nous invectivent, nous secouent, nous empêchent le sommeil. En documentaire comme en fiction. C’est rassurant. Y’a de l’espoir. Comme quoi rien n’est jamais perdu.

Brèves

Prochainement