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Chronique

2021 (vaille que vaille et coûte que coûte...)

L’usage tolère la formulation de vœux jusqu’au 31 janvier (ne dit-on pas « bons vœux à la Saint Marcelle fait la vie plus belle » ?). Aussi, en avance ou avec un léger décalé c’est selon, voici les nôtres…

Bon… 2020 a été une annus (avec deux n, quoiqu’avec un seul n, cela resterait valable) horribilis. Un prurit. Certes. Pour autant, nous sommes encore vivants, au singulier et au pluriel. D’autres, la camarde aidant, ne peuvent pas en dire autant. Nous nous étions souhaité, en la démarrant, plein de belles et bonnes choses, les meilleures, tout ce qui ferait de nos vies, au singulier et au pluriel, de chatoyantes reproductions de « La mélodie du bonheur » (Robert Wise / 1965). Hélas, trois fois hélas et plus encore, un grain de sable de 0,125 micron est venu nous gripper, si j’ose dire, la belle mécanique. Et depuis, vogue, de Charybde(s) en Scylla(s), d’écueils en récifs, la galère. A quand un beau lagon bleu, une crique jolie, une houle caressante ? D’un confinement l’autre, 2020 a été, disons, éprouvante pour notre cinéma mais il est encore là, le cœur chamadant, le courage en bandoulière et l’espoir en étendard. Fort heureusement, la solidarité, valeur cardinale s’il en est, a joué : l’Etat, les collectivités locales ou territoriales, l’Europe, eux, vous, toi. Par la grâce de ces soutiens, nous pouvons toujours imaginer et travailler à la construction d‘un futur plein d’avenirs faute de pouvoir agir plus et mieux sur ce présent contrariant. Bref.

Nous voici en 2021. Forts de l’expérience récente, nous resterons sobres dans nos vœux, on (s’)épargnera emphase, lyrisme et meringue. On pourra faire simple en se souhaitant de passer au mieux, idéalement indemne, ce cap, ce pic, cette péninsule. On pourra aussi se souhaiter de travailler sans souci de gloire ou de fortune, à tel voyage, auquel on pense, dans la lune. On pourra, ce ne serait pas inutile, se souhaiter de la présence et de la proximité et de la chair plutôt que de la distance et du virtuel et des pixels. On pourra bien sûr se souhaiter, au propre comme au figuré, des écrans qui (a)grandissent la vie plutôt que ceux qui la rabougrissent, des écrans grands qui nous réunissent (e pluribus unum)  plutôt que des petits qui nous isolent (no man is an island). On pourra au final se souhaiter ceci, se souhaiter cela, se souhaiter tout et le reste.

On pourra se souhaiter bien des choses en somme mais, économe, je résumerais ainsi : « à chacune et à chacun, le meilleur des 2021 possibles, le meilleur des 2021 possibles à vous, à toi et à ce / ceux qui compte(nt) pour vous, pour toi ».

Mohamed Dendane, Président de l'Association du Cinéma Bel Air de Mulhouse

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