• Nous le peuple

    Sortie nationale / Des citoyens se lancent dans la réécriture de la constitution. Rencontre avec Claudine Bories, réalisatrice, ATTAC, la LDH et ANV-COP21, mardi à 20h.


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    Nous le peuple
  • Jeanne

    Un magnifique film de Bruno Dumont adapté du texte de Charles Péguy, mis en musique par Christophe.


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    Jeanne
  • Tu mérites un amour

    Hafsia Herzi, devant et derrière la caméra, réussit son passage à la réalisation avec brio. A voir au Kinépolis - Salle 3.


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    Tu mérites un amour
  • Lourdes

    Voyage au coeur du pèlerinage de Lourdes. Une enquête bouleversante à voir au Kinépolis - Salle 3 (Ciné K).


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    Lourdes
  • Le mariage de Verida

    Une jeune Mauritanienne est confrontée aux poids des traditions alors qu'elle doit se marier.


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    Le mariage de Verida
  • Frankie

    Le dernier Ira Sachs avec Isabelle Huppert.


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    Frankie
  • Bacurau

    Sortie nationale mercredi / Un western de résistance futuriste brésilien, Prix du Jury à Cannes 2019.


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    Bacurau
  • Vif-argent

    Rencontre avec Stéphane Batut, réalisateur, vendredi à 20h30.


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    Vif-argent
  • Demain est à nous

    Sortie nationale mercredi / Des enfants des 4 coins du monde s'engagent  pour l'écologie, contre la pauvreté ou l'esclavage. A voir au Kinépolis, salle Ciné K.


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    Demain est à nous
  • Port Authority

    Sortie nationale mercredi / Histoire d'amour à New York, dans le milieu afro-queer du voguing. En salle Ciné K au Kinépolis.


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    Port Authority

Chronique

Ça pourrait débuter ainsi … «Entré à la pointe du jour dans l’avant-port de Toulon, après avoir échangé de bruyants saluts avec un des canaux de ronde de la flotte qui lui montra où prendre son mouillage, le maître canonnier Peyrol jeta l’encre du bâtiment, usé par la mer et délabré, dont il avait la charge, entre l’arsenal et la ville, en vue du quai principal.» Joseph Conrad in Le-Frère-de-la-Côte
Cela pourrait se conclure par… «Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.» Colette in Le Fanal Bleu
Et entre les deux ?

Here we go again.
Dans 2001: L’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, Dave Bowman / Keir Dullea, au moment de pénétrer dans le Monolithe (une forme d’Origine du monde, en quelque sorte) s’exclame « My God, it’s full of stars ! ». Il en va de même pour nous, au seuil de l’inconnu. Le démarrage d’une nouvelle saison. Nous y (re)voici. Comme pour toute bonne série (et il y en a, ce n’est pas sale), nous sommes impatients de connaitre la suite de l’histoire. Que nous réserve-t-elle ? Quelles surprises ? Quels rebondissements ? Quelles péripéties ? Que va-t-il se passer ? Qu’adviendra-t-il des uns, des autres, de tous ? Nous dirons-nous « My God, it’s full of stars ! » ? L’intérêt des nouvelles saisons c’est que précisément nous ne savons pas. Non seulement nous ne savons pas mais nous avons l’impression que rien n’est encore écrit, que les jeux ne sont pas faits, que tout reste ouvert. Et nous sommes là, trépignant, piaffant... Cela répondra-t-il à nos attentes ?  Cera-se à la hauteur de nos aspirations ? Et le tout, nous y compris, sera rythmé par le fameux … à suivre. Alors ?
Fatalitas ! disait Chéri-Bibi pour se justifier et expliquer le sort qui s’acharnait sur lui. Fatalitas comme un mektoub.  Accepter le mektoub, c’est reconnaitre la fatalité, la prédestination, le pas de chance, le pas de hasard, le c’était écrit. Quelque part se résigner à l’idée du conditionnement, au fait d’être assigné à un rôle, une situation, une position, un destin, dit autrement abdiquer le libre arbitre, la possibilité d’un choix. Autant croire à la cartomancie. Il n’y a, nous semble-t-il, pas de fatalité, nous sommes le produit des choix que nous faisons (ou que nous ne faisons pas, ce qui est aussi une forme de (non) choix). On peut subir. Mais on n’est pas obligé. Voilà pour la philosophie de bistrot. Bref. Le Cinéma Bel Air a besoin d’espace(s) et est bien décidé à le(s) trouver. Sowieso, comme on dit chez nous. Alors ?

Un « petit » cinéma va travailler avec un « grand » cinéma et inversement (grand ou petit, chacun(e) sait que l’enjeu ne réside pas dans la taille, encore que…). En toute connaissance de cause. Par choix.  La démonstration qu’il ne s’est jamais agi entre l’un et l’autre de David ou de Goliath ni de l’un versus l’autre. Pas d’antagonisme, rien de binaire ou manichéen. Plutôt des protagonistes, les personnages d’une vieille histoire qui pourrait s’intituler « Il était une fois… le cinéma à Mulhouse ». Le Cinéma Bel-Air et Kinépolis avaient déjà par le passé travaillé ensemble, sous différentes formes, dans la bonne volonté et en toute intelligence. Ils avaient déjà à leur manière fait bouger certaines lignes en faisant fi des préjugés et autres a priori. Nihil novi sub sole, donc. Pendant un temps, chacun étant préoccupé par sa propre (sur)vie, ils avaient paisiblement cohabité dans un même paysage. Aujourd’hui, les chemins se recroisent à la faveur d’aspirations partagées à (re)travailler de concert. Oh non, pas de Faust ni de trahison ni d’asymétrie dans la relation. Les uns ont besoin de variété dans leur offre et les autres de possibilités d’une meilleure diffusion de leur programmation. Des intérêts qui convergent, donc. Des intérêts et l’envie de prendre des risques, de faire quelque chose ensemble : mettre à la portée de tous toutes les cinématographies. A partir de là, l’évidence. Alors ? Alors, à suivre...                                                                                                                                  
M.

Brèves

Prochainement