• Dogman

    Le dernier film de Mattéo Garrone avec Marcello Fonte, Prix d'interprétation masculine Cannes 2018


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    Dogman
  • Woman at war

    Comédie islandaise poétique et fantaisiste sur une femme qui défend l'environnement contre les multinationales


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    Woman at war
  • Le dossier Mona Lina

    Film d'espionnage de Eran Riklis avec un beau duo d'actrices


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    Le dossier Mona Lina
  • Parvana, une enfance en Afghanistan

    L'épopée d'une fillette qui se fait passer pour un garçon  au pays des Talibans


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    Parvana, une enfance en Afghanistan
  • Plein Air au Bel Air

    Huit soirées sous les étoiles. Projections de films (dont 4 en avant-première), repas, concerts, buvette. Comme un air de vacances...


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    Plein Air au Bel Air

Chronique

« Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l’amour; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s’accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d’éléphants et d’êtres merveilleux; en leur racontant le bonheur qu’il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l’amour, l’amour, cette promesse d’oubli et de satiété… »  
Mathias Enard / Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants


Etre et avoir l’été.
Par la grâce de quoi, par la grâce de qui, par l’opération de quel saint esprit, un mot, une image, une idée, un point sur un i, une sensation passe les mailles serrées du filet, se faufile, faisant fi des plaques d’une armure, d’une carapace, se joue d’une tectonique, passe outre un mur,  des méandres,  pour filer droit se ficher dans la cible, y vibrer, trouver à résonner ? Par quel effet de quelle magie ? Par quel miracle, quelle sorcellerie ? Par quelle mathématique, quelle balistique ? Comment s’expliquer, comment expliquer que telle combinaison de tels mots, de telles images trouve à imprimer la pellicule sensible, la peau de l’âme. Ou du cortex. Et dont on se souviendra quand on aura oublié bien des choses, jusqu’aux noms même de moments, de gestes, d’êtres autrefois chers.
Un mot, une image, une idée, un point sur un i, une sensation, donc. Qui viennent (r)éveiller, faire écho, remuer, faire surgir aussi. Et émergent, parfois jaillissent, ainsi de nos limbes, belles endormies, de nos mémoires, de nos esprits un mot, une image, une idée, un point sur un i, une sensation. Comme des douleurs fantômes, ces peines qui survivent au membre amputé. Qui vous rappellent pourquoi, qui vous disent comment, qui vous suggèrent qui. Et vous déclenchent, vous soutirent, vous extorquent un rire, des larmes, un trouble, un haussement d’épaules, des fois. Tout ça pour ça. Vous invitent aussi à chercher ici, à quêter là, à poursuivre ailleurs un mot, une image, une idée, un point sur un i, une sensation.

Et voilà ce que nous trouverons en ce juillet qui, souhaitons-nous le, nous renverra à l’Eté d’Albert Camus (« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. »). Et, ici et là et ailleurs, nous rencontrerons, pour nous faire heureux et entiers et  légers, pour nous défaire les peurs, un mot, une image, une idée, un point sur un i, une sensation. Pour nous y aider : Woman at war, Le dossier Mona Lina, Dogman, Parvana, Nous sommes l’humanité, Vierges, En liberté !, Le grand bal, Ni juge ni soumise, JSA, Les indestructibles, L’ile aux chiens, Sofia et … L’été.
                                                                                                        M.

PS : le projet de supermarché de l’image Cinéville Wittenheim a été rejeté. La défaite de l’intelligence ne semble donc pas une fatalité. Ce qui n’ôte rien à la nécessité de notre projet d’agrandissement. Revenons-y à la rentrée.

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