Films à la demande pour les scolaires et périscolaires
Vous souhaitez voir un film avec votre classe ou votre groupe périscolaire ? Ce film n'est pas à l'affiche au Cinéma Bel Air ? N'hésitez pas à nous faire part de votre demande. Nous pouvons vous aider à trouver le film adéquat.
Vous pouvez nous contacter au 03 89 60 48 99 ou cinebelair@wanadoo.fr pour toute question ou pour réserver vos séances.
Nos tarifs scolaires : 5 € / élève - 4 € / élève pour les classes d'établissements participant aux dispositifs d'éducation à l'image (Maternelle au Cinéma, Ecole et Cinéma, Collège au Cinéma, Lycéens et apprentis au Cinéma) au Cinéma Bel Air - 4 € pour les films de moins d'1 heure. Gratuité pour les accompagnateurs.
Nos tarifs périscolaires : 5 € (films plus d'1h) / 4 € (films de moins d'1h). Une réduction peut s'appliquer grâce au dispositif Passeurs d'images et sa contremarque de 1,50 €, DANS LA LIMITE DES STOCKS DISPONIBLES. Gratuité pour les accompagnateurs.
Exemple de films :
De Erik Verkerk, Joost van den Bosch avec Burny Bos Animation - Pays-Bas/Belgique - 2024 - VF - 1h02
Tom le chat - À la recherche du doudou perdu
Tom est un petit chat roux malicieux. Curieux, joyeux… mais aussi un peu têtu.Quand il perd son doudou préféré, celui avec lequel il dort chaque nuit depuis qu'il est petit, c'est la catastrophe. Pas question de rester les pattes croisées : il faut le retrouver !Heureusement, Tom peut toujours compter sur Chat-Souris, sa meilleure amie, pour le suivre dans ses aventures. C'est donc parti pour une folle expédition : il n'y a pas un endroit qu'ils n'inspecteront pas ! Mais… où est donc passé ce doudou ?!
La souplesse de l’animation 2D — couleurs vives et lignes claires —, qui donne réalisme aux mouvements de l’animal, fait de Tom un cousin de Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau (Gints Zilbalodis, 2024). Télérama
De Ugo Bienvenu avec Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel, Oxmo Puccino, William Lebghil, Margot Ringard Oldra, Oscar Tresanini Aventure Animation - France - 2025 - VF - 1h28
Arco
En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d'une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel. C'est Arco. Il vient d'un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l'aider par tous les moyens à rentrer chez lui.
A écouter : Ugo Bienvenu, dessinateur et réalisateur (Les midis de Culture, France Culture)
La rédaction connaît bien Ugo Bienvenu pour ses activités de dessinateur de BD. Cette fois, il tente l’aventure du cinéma en s’engageant dans cette œuvre totalement féérique Arco, où il est question de voyage dans le temps, d’amitié, de solidarité et d’écologie. Le début s’ouvre sur un monde magnifique suspendu au-dessus des nuages, où les individus vivent sur des sortes soucoupes avec des jardins luxuriants et des maisons tout aussi belles. Les parents et la sœur du héros, Arco, reviennent d’un voyage en-dessous des nuages, semble-t-il, d’où ils ont apporté une fougère et ont aperçu des dinosaures. Le petit garçon est fasciné et profite du sommeil de ses parents pour se lancer seul dans l’aventure, avec sur le dos une cape arc-en-ciel et un diamant qui équipe le bonnet. Il se retrouve alors propulsé sur la Terre, mais à une époque qui n’a rien à voir avec celle des bêtes préhistoriques. Une nouvelle aventure s’ouvre pour lui et Iris, une habitante, afin qu’il puisse retourner auprès des siens. Arco est un film absolument magnifique, des images naturellement à la musique. L’inventivité est permanente, tout en favorisant une entrée qui pourrait dans cinquante ans devenir la réalité. Les êtres humains composent avec l’Intelligence Artificielle qui est incarnée par des robots bienveillants, capables de remplacer les nounous, les professeurs et les policiers. C’est dire que l’IA est aujourd’hui bien intégrée dans l’imaginaire des réalisateurs tant le nombre de films sur le sujet deviennent nombreux sur les écrans et particulièrement cette année à Cannes 2025, avec notamment le surprenant Dalloway. C’est évidemment pour eux une manière de penser le monde de demain, et de prévenir des dérives évidentes qui pourraient survenir. On imagine bien que la technologie avançant, le cinéma n’aura plus du tout le même visage dans quelques années. Nous avons là à faire avec un petit joyau de poésie, d’imagination et de beauté. Chaque image est travaillée au détail près, sans tomber dans des fioritures inutiles ou des surcharges narratives. La réalisation va à l’essentiel pour parler d’un monde, le nôtre dans cinquante ans, où, si l’on n’y prête pas garde, les possibles seront certes illimités, mais sans doute au mépris des besoins humains primaires. Iris est en effet gardée par un robot certes inoffensif et protecteur, mais l’image virtuelle de ses parents trop absorbés par le boulot n’apporte pas l’affection dont un enfant a besoin. Trois drôles de personnages, taxés de fous, assistent à la rencontre entre Iris et Arco. Ils sont certains d’avoir enfin la preuve que les gens volent et tentent par tous les moyens de faire reconnaître l’évidence, comme quoi même les techniques les plus avancées n’empêchent pas, et c’est heureux, le doute. Ugo Bienvenu réalise une fable philosophique et mystique, ouverte à tout public. Enfants et adultes se retrouveront dans cette farandole d’imagination qui ne se censure jamais. En même temps, le propos échappe à l’intellectualisme suranné, et les délires perchés. Le cinéaste invite le spectateur à se projeter dans un temps à venir, et surtout à comprendre en un instant, la logique quantique. Et c’est là le plus bluffant du film. En une heure trente, en invitant les spectateurs dans le voyage à travers la forêt des deux enfants, on comprend la notion même de temps, si difficile à énoncer quand on n’est pas scientifique. Ugo Bienvenu donne à penser qu’une fraction de seconde peut être une existence entière, suivant le point de vue où l’on se situe. Ainsi, au-delà du plaisir, ce film est une magnifique fenêtre pédagogique sur les questions complexes du temps qui passe, de la nature humaine et de la nécessaire conservation des plantes et des animaux. Ugo Bienvenu nous invite au rêve, à l’enchantement, mais aussi à la réflexion et à la connaissance à travers ce petit miracle du cinéma d’animation. Force est de constater que si liste des films s’allonge tous les ans sur la Croisette, l’animation demeure encore un cinéma de niche. On se souvient pourtant l’an dernier de Flow, qui était juste merveilleux et puissant. Voilà donc un long-métrage dont il ne faudra pas se priver, qu’on soit seul, en couple ou en famille. L’imaginaire sera mis à bonne épreuve. A voir à Lire
De Vincent Munier avec Vincent Munier Documentaire - France - 2025 - VF - 1h33
Le Chant des forêts
Un homme marche, sac au dos, bâton à la main, veste lourde et chaude sur les épaules, vers les profondeurs d’une vieille forêt moussue. Ni le vent, ni la brume, ni même la neige ne l’arrêteront dans son élan pour rejoindre son affût, sa planque : un sapin. En se glissant sous ses branches basses, l’homme s’efface et un monde s’éveille. Celui des bêtes. Le vieux sage nous invite à partager des émotions puissantes à ses côtés, celles qu’il a ressenties au cours de milliers d’affuts. Le moment est venu pour lui d’ouvrir son savoir, ses souvenirs de ses plus belles rencontres sauvages. Au cours d’un voyage dans nos forêts proches, il nous éveillera au "sensible", où plus précisément à la poésie du monde sauvage, celle qu’il a transmise à son fils dès l’âge de 12 ans et qu’il transmettra peut-être à son petit-fils.
Séances supplémentaires le samedi 24/01 à 11h, dim 25/01 à 12h50 (film direct), jeudi 29/01 à 14h, lundi 02/02 à 14h ... et au-delà, jusqu'à fin février ...
Le réalisateur du superbe "La Panthère des Neiges" nous revient avec un film documentaire plus intime, dans lequel il se met en partie en scène, avec son père Michel, guetteur à l’affût, et son fils Simon. Le lieu d’observation est cette fois-ci la forêt vosgienne, entre conifères, sous-bois, lichens et animaux divers, d’abord perceptibles par leurs bruits, cris ou chants, avant que leur majesté ne s’étale à l’écran. Mais une partie du film a aussi été filmée en Norvège, le Grand Tétra de l’enfance de Vincent ayant « disparu de nos forêts », comme l'indique à un moment donné son père. Pourtant l’émerveillement face à une nature vierge, d’où l’homme apprend à s’effacer, devenant invisible, silencieux, mais pas inodore selon le vent, est bien là, prêt à envoûter un nouvel être, et pourquoi pas le spectateur. Ouvrant sur le ballet des brumes au dessus d’une sombre forêt vallonnée, Vincent Munier joue avec la lumière de l’aube comme du crépuscule, avec les ombres des feuillages, qui cachent certains animaux, comme avec la mise au point, laissant certains en arrière-plans, fantomatiques, comme les hommes, trappeurs évoluant entre le vert, le blanc et le noir. Suffisamment sobre en échanges ou en leçons de vie, "Le Chant des Forêts" donne aussi son importance au son, qui façonne un environnement, comme il laisse percevoir la fébrilité des animaux eux-mêmes, sortant de leur terrier, marchant sur des branchages, émettant un cri d’alerte ou de ralliement. Positionné comme le jeune Simon, le spectateur découvre émerveillé toutes sortes d’espèces, saisies tantôt par bribes (comme le fameux Tétra, ou les cerfs…), ou dans une plus lointaine entièreté. La photographie est tout juste sublime, marquant durablement la mémoire avec certains plans : un renard seul sur la neige entre des ombres immenses, une biche et son faon traversant un lac à hauteur de brume, deux bébés grand duc cherchant leur pitance, deux hiboux se fondant dans un arbre mort habité également par un écureuil, un immense tronc d’arbre au sol, recouvert de mousse… Le bruit marque par moment tout autant, des premiers cris entendus par Simon au début du film, aux cris des grues posées au sol, en passant par le brame du cerf et les bois qui s'entrechoquent lors de leurs affrontements. L’intention de montrer que le beau et l’extraordinaire sont souvent à quelques pas est parfaitement incarnée dans ce film à l’ambiance de conte, que les moments entre humains dans le chalet, éclairés à la bougie, viennent renforcer. Un documentaire à découvrir sur le plus grand écran possible. Abus de Ciné


