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Films à la demande pour les scolaires

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    Séance à la demande pour les scolaires

    De Bertrand Tavernier avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet, Raphaël Personnaz Romantique Drame - France - 2010 - 2h19

    La Princesse de Montpensier

    1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage…Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny. Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III.

    Tandis que les guerres de Religion font rage, l’amour joue bien des tours à Marie de Mézières, future épouse du prince de Montpensier. Quatre soupirants différents — passionnel, raisonnable, libertin avant l’heure, platonique — se la disputent… Tavernier enchaîne les séquences dans un rythme de feuilleton. En s’appuyant sur la puissance du récit, la course d’obstacles et les déplacements incessants — comme sur un échiquier. D’où la séquence formidable du cache-cache dans le château, où le duc de Guise force les différents barrages menant à Marie, recluse dans sa chambre. Le passeur, c’est Chabannes. Personnage ­secret, auquel Lambert Wilson donne de la profondeur avec sobriété. C’est un film de cape et d’épée, mais surtout de cape. Velours, broderies, pierreries et tapisseries ressortent avec netteté. Tavernier se fait fin portraitiste. Et fin paysagiste — la terre, les arbres, la brume paraissent eux aussi d’époque. Servi par des dialogues vifs et épurés, il redonne toutes ses lettres de noblesse au classicisme, littéraire comme cinématographique. Télérama
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Michael Herbig avec Karoline Schuch, Friedrich Mücke, Alicia von Rittberg, David Kross, Jonas Holdenrieder Historique Thriller - Allemagne - 2018 - VOST - 2h06

    Le Vent de la liberté

    1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

    A partir de 13 ans - Collèges et Lycées

    A écouter : Interception sur France Inter : Berlin, derrière le mur, la liberté

    A écouter : On aura tout vu sur France Inter : La chute du mur de Berlin racontée par le cinéma (avec entre autres Christian Petzold)

    A écouter : Foule continentale : A Cologne, filmer la communauté musulmane et fêter la réunification (avec Mehmet Akif Büyükatalay, réalisateur de Oray)

    A la fin de la dernière guerre, l’Allemagne vaincue est divisée en deux États qui symbolisent la séparation entre les démocraties occidentales et le monde communiste. La RFA (République Fédérale d’Allemagne) regroupe les forces alliées américaines, anglaises et françaises. La RDA (République Démocratique d’Allemagne) correspond à la zone occupée depuis 1945 par les Soviétiques qui y installent un régime dictatorial. Les moindres faits et gestes des habitants sont surveillés par la Stasi, une police de sinistre mémoire qui n’hésite pas à éliminer les élèments réfractaires, traqués en permanence par son réseau d’informateurs. Pour endiguer la fuite de la population vers l’Allemagne de l’Ouest, le gouvernement de l’Est fait construire « le Mur de Berlin » qui, à partir du 13 aout 1961, interdit tout passage d’un pays à l’autre. Les Allemands de l’Est redoublent alors d’imagination pour tenter de s’échapper. Ils se cachent dans des coffres de voitures, creusent des tunnels, essaient de détourner des avions ou traversent des rivières à la nage, mais hélas la plupart des fugitifs sont assassinés par leurs geôliers. Le réalisateur allemand Michaël Bully Herbig, spécialiste des divertissements télévisuels et des comédies à succès, sidéré par le peu d’intérêt de la jeunesse pour l’histoire de l’Allemagne de l’Est, s’appuie sur les témoignages des membres encore vivants des deux familles qui ont vécu il y a tout juste quarante ans ces événements, pour faire revivre tout un pan de l’histoire de son pays en relatant, non sans humour, les péripéties rocambolesques de citoyens bien décidés à retrouver leur liberté à l’Ouest. Après avoir lu un reportage sur un festival de montgolfières, Peter et Doris Strelzyk et leurs amis Petra et Günter Wetzel envisagent de s’évader en ballon. Construire une montgofière ne paraît pas si difficile pour Peter, qui a reçu une formation de technicien aéronautique et possède de bonnes notions de physique et de mathématiques. Plus téméraires que leurs amis, les Strelzyk et leurs enfants tentent seuls un premier décollage qui se solde par un échec et laisse assez de traces pour lancer la Stasi à leur trousse. Si elle parvient à remonter jusqu’à eux, ce sera la prison pour les parents et le placement en foyer pour les enfants. Il faut donc trouver très très vite le moyen de renouveler l’expérience. Pour cela, leurs amis décident de les aider et de partir avec eux. Certes, le dénouement est connu. Pourtant, on tremble avec ces malheureux emprisonnés suffocant sous leur couvercle, malgré quelques longueurs ou ellipses difficilement crédibles, mais que l’on admet comme telles au nom de l’authenticité annoncée et de l’aspect rocambolesque recherché. Le récit reste vif de bout en bout et nous bouscule sans drame ni minauderie entre aventure historique, thriller et film policier. Pour nous faire vivre au plus près cette évasion considérée comme la plus spectaculaire de l’Allemagne de l’Est, le réalisateur s’attache à restituer les moindres détails de cette oppression permanente à laquelle il faut échapper, de la peur qui pousse à se méfier de tout le monde, y compris de ses enfants, mais aussi de la tension qui entoure les préparatifs du départ. Une histoire authentique qui, à l’heure de la montée des extrêmes et du repli sur soi, rappelle qu’il est impératif de veiller à ce que jamais le souffle de la liberté ne se détourne de nos démocraties. Avoir-alire
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Roman Polanski avec Louis Garrel, Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric, Olivier Gourmet, Melvil Poupaud, Grégory Gadebois, Vincent Grass, Didier Sandre, Hervé Pierre, Eric Ruf, Théo Hellermann Historique Drame - France/Pologne/Royaume-Uni - 2019 - 2h12

    J'accuse

    Pendant les 12 années qu'elle dura, l'Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L'affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. À partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n'aura de cesse d'identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

    5 janvier 1895. Dans la cour froide de l’École militaire, à Paris, présentée comme une étendue de désolation, se déroule une cérémonie solennelle. Celle de la dégradation militaire d’Alfred Drey­fus. On est saisi par ce qui est décrit, en détail. Un militaire s’approche de Dreyfus, exsangue, et lui arrache ses épaulettes, ses insignes, les piétine, puis casse son épée en deux. Des gens, amassés au loin derrière des grilles, crient leur haine. Par le biais de cette mise en scène semblable à une exécution publique, Polanski concentre l’humiliation subie par le capitaine juif innocent. L’affaire Dreyfus, on la connaît tous. Mais pas forcément en profondeur, pas forcément en ayant en tête le nom de Marie-Georges Picquart. C’est pourtant lui, un lieutenant-colonel, anti­sémite déclaré, qui a largement con­tribué à innocenter Alfred Dreyfus, condamné, rappelons-le, en 1894 pour intelligence avec l’ennemi, et déporté sur l’île du Diable, au large de la Guyane. Où on le voit, détenu dans des conditions effroyables. Ce supplice nous arrive par bribes. Car c’est ailleurs, à Paris, dans une ambiance ­cafardeuse, sans couleur vive sinon celle du sang, que se situe le cœur de l’action, portée par ce Picquart, donc, ­célibataire et amant d’une femme mariée. Officier consciencieux et émérite, il est présent le jour de la dégradation. Comme tous ses confrères de l’état-major, il se félicite alors de la condamnation du traître Dreyfus. Rondement menée, l’enquête offre à Picquart l’occasion d’une promotion. Il se retrouve ainsi à la tête du Bureau des statistiques, autrement dit dans le service du renseignement français. Cette nouvelle tâche, à dire vrai, lui déplaît. Et lorsqu’un officiel subalterne, Hubert Henry (Grégory Gadebois, formidable en bloc de rancœur prêt à se sacrifier), lui fait visiter « la maison », rien n’est fait pour dissiper son malaise. Le bâtiment est sale et ­malodorant, vieillot, oppressant, et les hommes qui y travaillent sans grande discipline ressemblent à des cloportes. Polanski fait de ce lieu étriqué l’antre, fascinant, de la cabale. Où une part de la vérité se niche au fond des tiroirs, sur des documents archivés, des bouts de papier dérisoires, fines pellicules parfois en miettes. C’est dans sa minutie opiniâtre que J’accuse fait mouche, dans sa manière de sonder un univers étriqué, de décrire précisément les ­éléments matériels de la machination, ­tripatouillage grossier en réalité, digne d’une sinistre farce. La reconstitution méticuleuse des faits n’empêche pas Polanski de donner du souffle à son récit. La petite (voire microscopique !) histoire et la grande se combinent ici à merveille. Après avoir fait le ménage et imposé de nouvelles règles de conduite au sein de son service, Picquart est alerté par des indices troublants. Les investigations secrètes qu’il mène alors, en détective scrupuleux, rapprochent le film du thriller d’espionnage. Savamment construit, en recourant parfois à des flash-back, Polanski parvient à condenser les multiples rebondissements judiciaires et politiques d’une affaire qui s’étendit sur douze années. Entre les filatures et les procès, la réunion secrète avec Zola et Clemenceau, l’assassinat d’un avocat et un duel à l’épée, J’accuse rassemble énormément d’éléments qui en font aussi un film d’aventures. Palpitant. Servie par de grands comédiens de théâtre, la galerie de portraits y est remarquable : les ministres et les plus hauts gradés de l’état-major rivalisent d’infamie, de bêtise autosatisfaite, de bouffonnerie. À travers eux se dessine le portrait d’une France traumatisée par la défaite de 1870 et rongée par l’antisémitisme de salon. Certains ne manqueront pas de pointer une instrumentalisation fâcheuse de l’affaire, Polanski projetant ici une bonne part du harcèlement dont lui-même se sent victime. Ce ­serait oublier que ce sentiment de persécution, de paranoïa, de claustration, traverse la plupart de ses films. Méconnaissable, Louis Garrel inquiète en Dreyfus tout raide, rendu fantomatique par l’injustice criante. Au premier plan, Jean Dujardin est plus en chair, mais lui aussi garde une forme d’indépendance opaque. On ne peut pas dire qu’il soit attachant. Ce qui le caractérise tient uniquement, ou presque, dans sa quête obsessionnelle de la vérité. En plaçant ainsi ces deux personnages en miroir mais à distance loin l’un de l’autre, J’accuse valorise le sens de l'honneur militaire. Télérama
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Alexis Michalik avec Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb, Lucie Boujenah Comédie Historique - France - 2018 - 1h53

    Edmond

    Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de coeur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.

    Alexis Michalik avait réussi une pièce alerte (et au succès triomphal) sur la création effrénée du Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Le voilà encore plus virtuose dans l’auto-adaptation très cinématographique de son spectacle de théâtre sur le théâtre. Virevoltante, drôle, cette comédie hommage aux feux de la ram­pe est pleine de panache. Elle est portée par une troupe éclectique et gourmande, des plus jeunes (Thomas Solivérès, parfait dans le rôle-titre) aux briscards, Mathilde Seigner en capricieuse drolatique, et surtout Olivier Gourmet, inénarrable en Coquelin aîné, l’acteur cabot qui porta le premier le nez de Cyrano. Télérama
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Pierre-François Martin-Laval avec Ahmed Assad, Gérard Depardieu, Isabelle Nanty, Minazur Rahaman, Pierre Gommé, Emmanuel Menard Comédie Dramatique - France - 2019 - 1h48

    Fahim

    Fahim Mohammad, un jeune clandestin de 9 ans qui a dû quitter le Bangladesh et qui a atterri par erreur à Créteil pour devenir en très peu de temps champion de France d’échecs alors qu’il était sans papiers.

    Menacés dans leur pays, Fahim (Assad Ahmed), un jeune Bangladais, et son père s’exilent en France, pour une vie meilleure. SDF, sans-papiers, ils voient leur sort bouleversé grâce au don de Fahim pour les échecs et à l’obstination de son professeur (Gérard Depardieu), qui l’emmène jusqu’au Championnat de France. L’histoire vraie a inspiré un livre, « Un roi clandestin ». La voici filmée par PEF, ancien membre des Robin des Bois, réalisateur navrant des « Profs » et de « Gaston Lagaffe », qui renoue avec la tendresse enfantine de ses premiers films. Passons sur le manque de cinéma et les maladresses niaiseuses de la mise en scène. Le film touche par sa modestie, sa pudeur face à la tragédie des réfugiés et grâce à Depardieu. En roue libre et en ogre bourru, il reprend goût au jeu grâce à un enfant. Il émeut. L'Obs
    Séance à la demande pour les scolaires, Festival Augenblick - Jeunesse

    De Wolfgang Lauenstein, Christoph Lauenstein avec Axel Prahl, Alexandra Neldel, Erik Borner Animation Comédie - Allemagne - 2019 - VO non sous-titrée - 1h24

    La Grande cavale

    Marnie, une chatte naïve, qui ne connait le monde qu’à travers la télévision, est témoin des préparatifs d’un cambriolage. Chassée de sa maison par le malfaiteur, elle trouve de l’aide auprès de trois animaux extravagants, un chien de garde peureux, un âne qui rêve d’être une star de cirque et un coq zen. Accusés à tort d’être les voleurs, les quatre compères vont se lancer dans une aventure cocasse pour prouver leur innocence.

    Une sympathique initiation au polar en milieu rural, où une chatte détective enquête sur une série de cambriolages. Après Léo et les Extraterrestres (2018), les frères Lauenstein signent un nouveau long métrage joliment animé en 3D : un polar ludique en milieu rural, truffé de références à Hitchcock – l’héroïne s’appelle Marnie. En dépit d’un humour un peu rustaud sur le monde paysan, le film séduit par ses personnages d’animaux attachants. L’histoire en deux mots : Dans la campagne allemande, une chatte détective et ses trois acolytes (un chien de garde peureux, un étrange zèbre, un coq adepte du yoga) enquêtent sur une série de cambriolages. Les voleurs s’introduisent dans les maisons du village, sans effraction, pour dérober des bijoux et des tableaux apparemment sans valeur… L’argument pour leur donner envie : La Grande Cavale est une sympathique initiation au polar, qui multiplie les clins d’œil aux classiques de Hitchcock : des acrobaties de cambrioleurs sur les toits, comme dans La Main au collet (1955) ; une chaise roulante en référence à la Fenêtre sur cour (1954) ; les héros dans un champ, poursuivis par un biplan, façon La Mort aux trousses (1959). Ce qu’ils vont apprendre : Ne jamais se fier aux apparences, telle pourrait être la morale du film. Le personnage le plus élégant, le plus intelligent, le plus cultivé y est aussi le plus retors. Le moment qu’ils vont vraiment aimer : Au début de l’histoire, sa propriétaire interdit à Marnie de sortir de la maison. Gavée de gâteaux et de séries policières, elle transforme son domicile en terrain d’investigations, équipée d’un périscope et accompagnée par deux peluches inanimées en guise d’adjoints. Merveilleuse ode à l’imagination. Télérama

    Prochainement