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Films à la demande pour les scolaires

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    Sortie nationale / Séance à la demande pour les scolaires

    De Sarah Gavron avec Bukky Bakray, Kosar Ali, D'angelou Osei Kissiedu, Shaneigha-Monik Greyson, Ruby Stokes Drame - Grande-Bretagne - 2019 - VOST - 1h33

    Rocks

    Rocks, 15 ans, vit à Londres avec sa mère et son petit frère. Quand du jour au lendemain leur mère disparait, une nouvelle vie s’organise avec l’aide de ses meilleures amies. Rocks va devoir tout mettre en oeuvre pour échapper aux services sociaux.

    Collège/Lycée (anglais)

    Abandonnés par leur mère, une ado et son petit frère fuient les services sociaux. Un réalisme âpre et lumineux, pas si loin de Ken Loach. Le cinéma social anglais se renouvelle. Question d’âge (une quinzaine d’années pour les rôles principaux), de genre (des filles filmées par une femme) et de couleur de peau : ces lycéennes sont d’origine indienne, ou africaine comme l’héroïne, surnommée Rocks par ses amies, tant elle sait se montrer dure quand on s’en prend à qui elle aime. L’image d’un collectif féminin jeune et divers, y compris par les morphologies (Rocks est en surpoids) rejoint le courant incarné, de ce côté-ci de la Manche, par Divines (de Houda Benyamina, en 2016) ou le récent ­Mignonnes (de Maïmouna Doucouré). Mais c’est l’âpreté héritée du vétéran Ken Loach qui assure la réussite de cette histoire d’éclatement familial. Un jour, Rocks et son petit frère, encore ­enfant, ne trouvent plus leur mère à la maison. Elle a laissé un vague mot d’excuses, comme un adieu, et un peu d’argent. Elle n’avait plus de travail, prenait trop de médicaments. S’installe alors l’angoisse sourde d’un quotidien poursuivi tel quel, entre l’école et le domicile, mais en l’absence du seul parent qui restait. Les pires ennemis de la fratrie abandonnée deviennent, para­doxalement, les services sociaux, alertés et susceptibles de séparer la sœur et le frère. Une fugue s’improvise. Le film sonne terriblement contemporain quand, par exemple, un employé d’hôtel à bout de nerfs dérape dans le racisme — il est pourtant métisse. Rocks l’accuse en retour, tout aussi absurdement, de pédophilie. Les insultes et les menaces d’aujourd’hui se retrouvent ainsi mobilisées, comme par réflexe, et pour le pire, entre individus au pied du mur. Cela à deux pas du Londres riche et calme, où le film ne passe que par effraction… À la fuite dangereuse de ses deux héros, la réalisatrice trouvera pourtant une issue apaisée, dénuée de toute candeur, mais offrant à l’adolescente et à l’enfant la possibilité de vivre chacun son âge respectif, enfin. Télérama
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Justin Pemberton, Thomas Piketty avec Thomas Piketty, Ian Bremmer, Lucas Chancel, Bryce Edwards, Rana Foroohar Documentaire - France - 2019 - 1h43

    Le Capital au XXIe siècle

    LE CAPITAL AU XXIE SIECLE est l'adaptation d'un des livres les plus importants de ces dernières années.En mélangeant références à la pop culture et interventions d'experts parmi les plus influents de notre époque, le film est un voyage à travers l'histoire moderne de nos sociétés. Il met en perspective la richesse et le pouvoir d'un côté, et de l'autre le progrès social et les inégalités.

    Lycée (SES)

    Signaler que ce documentaire est une adaptation du livre de Thomas Piketty est le plus sûr moyen de rebuter le spectateur, qui pourrait craindre un film austère et dogmatique. C’est tout le contraire. Sans rien perdre de l’acuité de son enquête sur le capitalisme moderne, ses racines ainsi que ses conséquences idéologiques et politiques, cet essai cinématographico-financier est passionnant, rigoureux, optimiste et pétillant de références pop. Vulgarisateur sans tomber dans la simplification, pédagogique sans jamais être doctrinaire, ce film est pétri de réflexions salutaires pour espérer sauver notre avenir. L'Obs
    Sortie nationale / Séance à la demande pour les scolaires

    De Aurel avec Sergi López, Bruno Solo, David Marsais, Gérard Hernandez, Thomas Vandenberghe, Sílvia Pérez Cruz, François Morel, Sophia Aram, Alain Cauchi Animation Historique - France/Espagne/Belgique - 2019 - 1h14

    Josep

    Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d'exception.

    Le récit de l’amitié entre un gendarme français et l’artiste Josep Bartoli, qui a fui l’Espagne franquiste. Et l’expressivité bouleversante du dessin d’Aurel. Un adolescent plutôt doué en dessin râle et soupire à l’idée de garder, tout un après-midi, son grand-père malade et alité dans un vieil appartement plein de souvenirs. Mais, entre deux somnolences, « grand-père Serge » se met à raconter à son petit-fils une histoire folle, pleine de rebondissements. Celle de sa rencontre, à la fois douloureuse et lumineuse, avec un dessinateur, dans un contexte qui, quatre-vingts ans plus tard, continue à lui faire honte. Février 1939 : Barcelone est tombée, Franco a gagné, et cinq cent mille réfugiés fuient la dictature dans le dénuement le plus complet pour trouver refuge dans une France qui les juge indésirables. Bon nombre de ces républicains espagnols, anarchistes ou communistes, sont parqués par le gouvernement français dans des camps de concentration, en proie à la faim, la maladie, la xénophobie et la violence galonnée. Dans un de ces camps, Serge, jeune gendarme, se lie d’amitié, au-delà des barbelés, avec Josep Bartoli (1910-1995), combattant antifranquiste et dessinateur. Josep n’est pas un film d’animation, mais un grand film dessiné. Pour son premier long métrage, Aurel, lui-même dessinateur pour Le Monde et Le Canard enchaîné, célèbre la force, incoercible, du dessin politique — et dédie d’ailleurs Josep à Tignous, assassiné lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Aidé de son scénariste Jean-Louis ­Milesi (compagnon de route de Robert Guédiguian), Aurel fait revivre une ­période occultée de l’Histoire (la Retirada) et rend hommage à Bartoli, grand peintre travaillant sur la mémoire. Le résultat ne cesse d’étonner et de bouleverser, grâce à sa narration puissante et à son esthétique composite. Le récit du gendarme Serge et de ses efforts pour aider son ami et ne plus collaborer à cet enfer fusionne ainsi avec les traits sombres, rageurs et virtuoses, de Josep, témoignant, jour et nuit, sur papier, du quotidien du camp. Le talent de caricaturiste d’Aurel s’impose, dans la trogne de porc d’un ignoble gardien ou la douceur d’un tirailleur sénégalais philosophe qui obéit aux ordres en attendant l’heure de la vengeance. Soudain, au noir tragique des corps décharnés des prisonniers succèdent le pastel, l’orange flamboyant et le bleu maya d’un ciel où Frida Kahlo, future maîtresse de Bartoli, fait figure d’apparition pleine de vitalité. Car le film vibre aussi du feu, quasi sensuel, de la résistance, comme lors de ces séquences de réunions clandestines, où les hommes et les femmes du camp chantent, dansent, et inventent un jeu de loterie pour trouver un partenaire d’un soir. Josep, lui, se contente de caresser le portrait qu’il a fait de son aimée, perdue pendant l’exode. Et voilà la belle de papier qui ferme les yeux sous sa caresse… « Et alors ? », demande sans cesse le petit-fils de Serge, happé par cette histoire où un homme apprend le courage pour en sauver un autre. Alors, l’humanisme est une aventure inoubliable, qui mène, par exemple, jusqu’au Mexique. De ce Josep recommandé à tous les publics, beaucoup d’images resteront gravées, mais on en retient une en particulier : deux amis à la vie à la mort repeignant, en compagnie de Frida Kahlo, la façade d’une hacienda avec des couleurs éclatantes. Insolentes comme l’espoir. Télérama
    Sortie nationale / Séance à la demande pour les scolaires

    De Rémi Chayé avec Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian, Jochen Hägele, Léonard Louf Aventure Animation - France - 2020 - 1h24

    Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

    1863, États-Unis d’Amérique Dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

    Un western à hauteur d’enfant sur l’enfance de Calamity Jane. Beau et engagé. 1863, dans un convoi qui progresse vers l’ouest, Martha Jane, 10 ans, est en route avec son père, son frère et sa soeur, vers un avenir meilleur. Elle vient de perdre sa mère. Destinée à être une jeune fille prête à marier, la gamine intrépide va braver les dangers. Pour son deuxième long métrage après le très beau et poétique Tout en haut du monde, le réalisateur Rémi Chayé a choisi de broder sur l’enfance de Calamity Jane. À la fois film d’aventures et réflexion sur la condition de la femme, ce western à hauteur d’enfant a tout pour plaire. À commencer par un graphisme sublime qui joue sur les ombres et les aplats de couleurs rendant aussi bien compte de l’âpreté des montagnes Rocheuses que des états d’âme tourmentés de la jeune Martha. Rémi Chayé réussit à livrer une vision contemporaine de la conquête de l’Ouest tout en reprenant les symboles du genre. Le scénario aborde avec subtilité la question du genre et met à bas les préjugés sur les codes masculins et féminins. La rencontre de la môme courageuse avec une chercheuse d’or au franc-parler est une des belles séquences du film et une belle leçon de féminisme. On s’attache tellement à cette fillette qu’on se prend, avant même la conclusion de ses aventures, à espérer une suite pour savoir comment elle finira par devenir cette redoutable hors-la-loi de légende. S’il fallait encore un argument pour vous pousser en salles : sachez que Calamity a remporté à juste titre le Cristal du long métrage de l’édition 2020 du Festival d’Annecy. Un gage de qualité ! Première
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Stéphane Aubier, Vincent Patar, Davy Durand Animation - France/Belgique/Espagne - 2020 - 1h00

    Chien Pourri, la vie à Paris !

    Il était une fois un chien parisien, naïf et passionné appelé Chien Pourri. Avec Chaplapla, son fidèle compagnon de gouttière, Chien Pourri arpente les rues de Paris la truffe au vent. Peu importe les catastrophes qu’il provoque, Chien Pourri retombe toujours sur ses pattes ! Tant et si bien que les autres chiens commencent à trouver ça louche. La folle aventure de Chien Pourri et ses amis pour faire découvrir la poésie de Paris aux tout-petits !

    C’est le plus tendre, le plus naïf, le plus crado des cabots clodos. Avec son pelage brun hirsute, son long nez rigolo et sa silhouette maigrichonne, cet adorable héros bat le pavé de Paris, le temps d’une poignée d’aventures destinées (et parfaitement adaptées) aux tout-petits. Cinq mini-récits réinventent en douceur la ville et ses habitants — chats, chiens et même insectes. Du fond des poubelles jusqu’au bord des étoiles, le vagabond céleste et ses copains sont ­joliment croqués par Davy Durand, avec la collaboration de Patar et Aubier, le duo gagnant (entre autres) de Panique au village. Télérama

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