Films à la demande pour les scolaires et périscolaires
Vous souhaitez voir un film avec votre classe ou votre groupe périscolaire ? Ce film n'est pas à l'affiche au Cinéma Bel Air ? N'hésitez pas à nous faire part de votre demande. Nous pouvons vous aider à trouver le film adéquat.
Vous pouvez nous contacter au 03 89 60 48 99 ou cinebelair@wanadoo.fr pour toute question ou pour réserver vos séances.
Nos tarifs scolaires : 5 € / élève - 4 € / élève pour les classes d'établissements participant aux dispositifs d'éducation à l'image (Maternelle au Cinéma, Ecole et Cinéma, Collège au Cinéma, Lycéens et apprentis au Cinéma) au Cinéma Bel Air - 4 € pour les films de moins d'1 heure. Gratuité pour les accompagnateurs.
Nos tarifs périscolaires : 5 € (films plus d'1h) / 4 € (films de moins d'1h). Une réduction peut s'appliquer grâce au dispositif Passeurs d'images et sa contremarque de 1,50 €, DANS LA LIMITE DES STOCKS DISPONIBLES. Gratuité pour les accompagnateurs.
Exemple de films :
De MONTCHAUD Eric, DURIN Remi, ALGOED Bram Animation - France/Belgique - 2023/2025 - VF - 45min
La Grande Rêvasion
Avoir le trac avant de monter sur scène et s’inventer un monde, découvrir un objet bien mystérieux ou ce qui se cache dans une grande boîte, ces trois court-métrages éveilleront l’imaginaire et aideront les jeunes spectateurs à trouver la confiance en soi.
La jeune Andréa est tétanisée à l’idée de monter sur scène pour le spectacle de son école. Aussi se dissimule-t-elle sous une cape de fortune dans l’espoir d’y échapper. Quand elle se décide enfin à en sortir, elle se retrouve dans un palais perché sur les nuages. Dans un dessin proche des croquis de certains albums jeunesse, cette jolie histoire pleine de fantaisie invite les tout-petits à se dépasser et à affronter leur peurs, avec, si possible, l’aide de ses amis. Le court-métrage est accompagné de deux pépites animées fort sympathiques : le belge Qu’y a-t-il dans la boîte, au graphisme minimaliste sur les aventures d’une énorme et mystérieuse caisse dont le contenu interroge chacun de ses porteurs ; et du français J’ai trouvé une boîte où un jeune oiseau assez maladroit tombe sur une étrange boîte dont il ne sait pas bien que faire. Mais sur laquelle il veille comme une poule sur son premier œuf. Première
De DEMUYNCK Arnaud, JADOUL Paul, DURIN Remi Animation - France/Belgique - 2025 - VF - 45min
La Princesse et le rossignol
Trois histoires douces et pleines de poésie, où de jeunes héros prennent leur envol. Un tout petit oiseau qui défie un plus grand que lui, un jeune moine qui suit un moineau au-delà du temple, une fillette curieuse qui rêve de liberté… Chacun, à sa façon, écoute son cœur et part à la découverte du monde. Un programme tendre et inspirant pour les tout-petits, qui célèbre la curiosité, la liberté et l'enfance.
Trois histoires douces et pleines de poésie, où de jeunes héros prennent leur envol. Chacun, à sa façon, écoute son cœur et part à la découverte du monde. Un programme tendre et inspirant pour les tout-petits, qui célèbre la curiosité, la liberté et l’enfance. Les Fiches du Cinéma
De Vincent Munier avec Vincent Munier Documentaire - France - 2025 - VF - 1h33
Le Chant des forêts
Un homme marche, sac au dos, bâton à la main, veste lourde et chaude sur les épaules, vers les profondeurs d’une vieille forêt moussue. Ni le vent, ni la brume, ni même la neige ne l’arrêteront dans son élan pour rejoindre son affût, sa planque : un sapin. En se glissant sous ses branches basses, l’homme s’efface et un monde s’éveille. Celui des bêtes. Le vieux sage nous invite à partager des émotions puissantes à ses côtés, celles qu’il a ressenties au cours de milliers d’affuts. Le moment est venu pour lui d’ouvrir son savoir, ses souvenirs de ses plus belles rencontres sauvages. Au cours d’un voyage dans nos forêts proches, il nous éveillera au "sensible", où plus précisément à la poésie du monde sauvage, celle qu’il a transmise à son fils dès l’âge de 12 ans et qu’il transmettra peut-être à son petit-fils.
Le réalisateur du superbe "La Panthère des Neiges" nous revient avec un film documentaire plus intime, dans lequel il se met en partie en scène, avec son père Michel, guetteur à l’affût, et son fils Simon. Le lieu d’observation est cette fois-ci la forêt vosgienne, entre conifères, sous-bois, lichens et animaux divers, d’abord perceptibles par leurs bruits, cris ou chants, avant que leur majesté ne s’étale à l’écran. Mais une partie du film a aussi été filmée en Norvège, le Grand Tétra de l’enfance de Vincent ayant « disparu de nos forêts », comme l'indique à un moment donné son père. Pourtant l’émerveillement face à une nature vierge, d’où l’homme apprend à s’effacer, devenant invisible, silencieux, mais pas inodore selon le vent, est bien là, prêt à envoûter un nouvel être, et pourquoi pas le spectateur. Ouvrant sur le ballet des brumes au dessus d’une sombre forêt vallonnée, Vincent Munier joue avec la lumière de l’aube comme du crépuscule, avec les ombres des feuillages, qui cachent certains animaux, comme avec la mise au point, laissant certains en arrière-plans, fantomatiques, comme les hommes, trappeurs évoluant entre le vert, le blanc et le noir. Suffisamment sobre en échanges ou en leçons de vie, "Le Chant des Forêts" donne aussi son importance au son, qui façonne un environnement, comme il laisse percevoir la fébrilité des animaux eux-mêmes, sortant de leur terrier, marchant sur des branchages, émettant un cri d’alerte ou de ralliement. Positionné comme le jeune Simon, le spectateur découvre émerveillé toutes sortes d’espèces, saisies tantôt par bribes (comme le fameux Tétra, ou les cerfs…), ou dans une plus lointaine entièreté. La photographie est tout juste sublime, marquant durablement la mémoire avec certains plans : un renard seul sur la neige entre des ombres immenses, une biche et son faon traversant un lac à hauteur de brume, deux bébés grand duc cherchant leur pitance, deux hiboux se fondant dans un arbre mort habité également par un écureuil, un immense tronc d’arbre au sol, recouvert de mousse… Le bruit marque par moment tout autant, des premiers cris entendus par Simon au début du film, aux cris des grues posées au sol, en passant par le brame du cerf et les bois qui s'entrechoquent lors de leurs affrontements. L’intention de montrer que le beau et l’extraordinaire sont souvent à quelques pas est parfaitement incarnée dans ce film à l’ambiance de conte, que les moments entre humains dans le chalet, éclairés à la bougie, viennent renforcer. Un documentaire à découvrir sur le plus grand écran possible. Abus de Ciné
De Joy Batchelor, John Halas avec Gordon Heath, Maurice Denham Animation - Royaume-Uni - 1954 - VF / VOST - 1h13
La Ferme des animaux
Lassés des mauvais traitements, les animaux de la Ferme du manoir se révoltent contre Mr Jones, le fermier. Ils le chassent et proclament une nouvelle société où tous les animaux sont égaux. Mais quelques-uns dans la ferme décident bientôt que certains sont plus égaux que d'autres…
Pamphlétaire, il enchante enfants comme adultes, ce qui n’est pas des plus courants sur un sujet difficile au prime abord. Grands et petits enfants, unissez-vous ! France Info Culture
De Marjolijn Prins Documentaire - Belgique/France/Pays-Bas - 2025 - VOST - 1h11
Fantastique
Fanta, une contorsionniste de 14 ans, vit à Conakry, en Guinée. À force de jongler quotidiennement entre l'école, le soutien à sa famille et ses entraînements au sein de la troupe où elle est l'une des rares filles, Fanta commence à douter de son rêve le plus cher : participer à la prochaine grande tournée du cirque acrobatique Amoukanama.
Au départ de ce documentaire lumineux, il y a la rencontre de la réalisatrice avec le groupe de cirque de renommée mondiale Amoukanama. Cela lui a donné envie de remonter à la source, et comprend comment tout a démarré en Afrique de l‘Ouest où elle va rencontrer la jeune gymnaste guinéenne Fanta, héroïne de ce film documentaire. Fantastique est une œuvre passionnante, accessible aux plus jeunes dès 8 ans. Le film mêle habilement le récit documentaire et des séquences mystiques qui convoquent l’esprit de Mami Watta, déesse africaine de l’eau.
De Momoko Seto Animation Science-Fiction - France/Belgique - 2025 - VF - 1h15
Planètes
Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre akènes de pissenlit rescapés d’une succession d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetés dans le cosmos. Après s’être échoués sur une planète inconnue, ils partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’ils devront surmonter.
Rencontre avec Baptiste Deturche le vendredi 27 février à 14h au Palace d'Altkirch
D’abord réalisatrice de documentaires pour le CNRS, Momoko Seto a réalisé plusieurs courts-métrages d’animation. Planètes, qui a fait sensation à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2025, apparaît, au regard de ses différentes productions, comme un aboutissement artistique… et politique. Les films documentaires et d’animation de Momoko Seto ne font évidemment pas mystère de son engagement écologique et de son combat pour la préservation de la biodiversité. Mais au lieu de simplement pointer ses semblables du doigt, la cinéaste tire de ses inquiétudes une inspiration esthétique abasourdissante. L’animation brille ici par une forme de photoréalisme que Seto semble vouloir pousser toujours plus loin de séquence en séquence. Les prises de vues réelles de l’eau, des plantes, les textures des minéraux, des sols, de la faune (grosses limaces, terrifiante, mante religieuse extraterrestre…) sont impressionnantes, empruntant largement aux codes du documentaire. Malgré l’absence de dialogues, Momoko Seto a choisi d’animer ses akènes de pissenlit comme des êtres doués d’intelligence et d’empathie, en ce sens qu’ils réagissent aux événements et montrent en permanence des signes d’affection et de solidarité les uns envers les autres alors que leur parcours pour retrouver un sol propice à leur développement est semé d’embûches. Là où le film aurait pu tomber dans le piège de la lenteur, du silence et de la métaphore visuelle excessive, il est au contraire rythmé par de nombreuses péripéties, tandis que le son est également d’une importance capitale : de petits gémissements enregistrés achève la personnification des akènes de pissenlit, permettant au spectateur d’éprouver une grande empathie à leur égard. Les bruits de la nature (souffle de vent, cris d’animaux, activité géologique…) sont toujours cohérents avec les milieux montrés à l’image. Enfin, la musique envoûtante et percutante de Quentin Sirjacq et Nicolas Becker accompagne superbement le rythme soutenu du métrage. À l’heure où nous rédigeons ce papier, le Festival d’Annecy 2025 n’est pas terminé et le palmarès n’est, de fait, pas dévoilé. Il apparaît très clairement que Planètes, qui concourt en compétition officielle, a toutes ses chances d’obtenir le Cristal du long-métrage : il s’agit d’un film à l’animation éblouissante, dont le caractère hybride tranche assez radicalement avec ce que nous avons l’habitude de voir. Avec sa très belle esthétique et son propos politique fort, cette œuvre singulière à la grande puissance onirique a toutes les chances de séduire le jury… et le public. à Voir à Lire




