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Films à la demande pour les scolaires

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    Séance à la demande pour les scolaires

    De Arash T. Riahi avec Anna Fenderl, Viktor Krüger, Christine Ostermayer Drame - Autriche - 2020 - VOST - 1h42

    Oskar et Lily

    Oskar et Lily, deux enfants tchétchènes, sont sur le point d’être expulsés d’Autriche avec leur mère. Suite à une tentative désespérée de leur maman pour les protéger, l’expulsion est suspendue mais Oskar er Lily sont séparés et chacun placés dans une famille d’accueil. L’espoir des enfants de retrouver leur mère se nourrit de leur amour réciproque et met au défi tous les obstacles de la bureaucratie avec passion et poésie...

    Le drame des réfugiés vu à hauteur d’enfants, entre l’optimisme rebelle d’Oskar, 8 ans, et les émotions à vif de Lily, jeune ado. Derrière une poésie un peu frelatée, ce drame, tour à tour sensible et démonstratif, dessine deux beaux personnages, dit leur douleur, leurs espoirs, et la tragédie vécue par leur mère, obligée de les fuir pour les protéger. Il pointe aussi la culpabilité d’un pays au lourd passif vis-à-vis de ses étrangers, à travers le portrait des adoptants, des bobos dépassés par leur nouvelle responsabilité. Le Nouvel Obs
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Matthias Bruhn, Ralf Kukula avec Ali Lyons, Oisin Conroy, Lucy Carolan Animation Historique - Allemagne/Luxembourg/Belgique/Rép Tchèque - 2019 - VOST - 1h30

    FRITZI

    Allemagne de l'Est, 1989. Fritzi, 12 ans, s'occupe avec amour du petit chien de sa meilleure amie, Sputnik, tandis que la famille de Sophie est en vacances d'été en Hongrie. Lorsque Sophie ne rentre pas de vacances, Fritzi et Sputnik partent à sa recherche...

    Sortie nationale / Séance à la demande pour les scolaires

    De Clémence Madeleine-Perdrillat, Nathaniel H'limi avec Frédéric Pierrot, Anne Alvaro, Céline Ronté, Charlotte Rampling, David Coburn, Jemma wilcox, Saul Jephcott, Margeaux Lampley, Ema Lucas-Viguier Animation Court-Métrage - France - 2021 - VF - 26min

    La Vie de Château

    Orpheline à 8 ans, Violette part vivre avec son oncle Régis, agent d'entretien au château de Versailles. Violette déteste Régis, et lui n'aime pas les enfants... La petite fille têtue et le grand ours vont se dompter et traverser ensemble leur deuil.

    En complément de programme : Parapluies de José Prats et Álvaro Robles (12 min) et Pompier de Yulia Aronova (8 min).

    Ça commence comme un conte : Violette, huit ans et orpheline depuis peu, doit désormais vivre avec son oncle Régis, agent d’entretien au château de Versailles. La petite fille timide mais au caractère bien trempé et le géant bourru aux multiples fêlures vont devoir composer, afin de recréer une cellule familiale et pourquoi pas trouver le bonheur. Traversé de sujets graves - le deuil, le déracinement et les attentats du 13 novembre 2015 -, La Vie de château trouve sa grandeur dans son regard à hauteur d’enfant et ses décors sublimes, qui en disent plus que n’importe quel dialogue. Un moyen métrage d’animation d’une douceur infinie, pudique et malicieux (très drôle, aussi), porté par la voix enveloppante et caverneuse de Frédéric Pierrot, formidable en vieux lion au grand cœur. Première
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Rémi Chayé avec Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian, Jochen Hägele, Léonard Louf Aventure Animation Western - France - 2020 - 1h24

    Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

    1863, États-Unis d’Amérique Dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

    Un western à hauteur d’enfant sur l’enfance de Calamity Jane. Beau et engagé. 1863, dans un convoi qui progresse vers l’ouest, Martha Jane, 10 ans, est en route avec son père, son frère et sa soeur, vers un avenir meilleur. Elle vient de perdre sa mère. Destinée à être une jeune fille prête à marier, la gamine intrépide va braver les dangers. Pour son deuxième long métrage après le très beau et poétique Tout en haut du monde, le réalisateur Rémi Chayé a choisi de broder sur l’enfance de Calamity Jane. À la fois film d’aventures et réflexion sur la condition de la femme, ce western à hauteur d’enfant a tout pour plaire. À commencer par un graphisme sublime qui joue sur les ombres et les aplats de couleurs rendant aussi bien compte de l’âpreté des montagnes Rocheuses que des états d’âme tourmentés de la jeune Martha. Rémi Chayé réussit à livrer une vision contemporaine de la conquête de l’Ouest tout en reprenant les symboles du genre. Le scénario aborde avec subtilité la question du genre et met à bas les préjugés sur les codes masculins et féminins. La rencontre de la môme courageuse avec une chercheuse d’or au franc-parler est une des belles séquences du film et une belle leçon de féminisme. On s’attache tellement à cette fillette qu’on se prend, avant même la conclusion de ses aventures, à espérer une suite pour savoir comment elle finira par devenir cette redoutable hors-la-loi de légende. S’il fallait encore un argument pour vous pousser en salles : sachez que Calamity a remporté à juste titre le Cristal du long métrage de l’édition 2020 du Festival d’Annecy. Un gage de qualité ! Première
    Séance à la demande pour les scolaires

    De Philippe Béziat avec Leonardo Garcia-Alarcon, Clément Cogitore, Bindou Dembélé, Florian Sempey, Edwin Crossley-Mercer Documentaire - France - 2020 - 1h48

    Indes galantes

    C'est une première pour 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bintou Dembélé. Et une première pour l'Opéra de Paris. En faisant dialoguer danse urbaine et chant lyrique, ils réinventent ensemble le chef-d'œuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes.

    La rencontre baroque entre des danseurs de hip-hop et Rameau. Un retour électrisant sur les coulisses du spectacle qui a embrasé l’Opéra Bastille. Le krump, quèsaco ? Clément Cogitore a une formule lumineuse pour définir cette danse urbaine déstructurée, née au sein des ghettos noirs de Los Angeles il y a une vingtaine d’années : « Un enfant furieux du hip-hop. » En 2017, dans un court métrage destiné à l’Opéra Bastille (et visible sur YouTube, régalez-vous !), le jeune metteur en scène a rapproché deux antipodes, le krump, donc, et un tube imparable de Jean-Philippe Rameau, la fameuse Danse du grand calumet de la paix. Baroque et baskets, musique savante et street dance, une rencontre anecdotique ? Pas pour la scène nationale, qui lui a proposé de monter sa propre version de l’opéra Les Indes galantes (1735). C’est la création de ce spectacle de trois heures quarante que raconte le documentaire de Philippe Béziat. ­Durant deux ans, des auditions des danseurs aux représentations triomphales données à Bastille à l’au­tomne 2019, le réalisateur, rompu à l’exercice délicat de la captation, a filmé le travail de la troupe et en livre un condensé vibrant, passionnant à tous les points de vue : artistique, humain et politique. Dans sa relecture de l’œuvre de Rameau, Clément Cogitore montre une « jeunesse qui danse au-dessus d’un volcan ». Des corps contemporains dans un Paris actuel et des rapports de ­domination qui explorent les clichés d’aujourd’hui. « Un stéréotype, c’est quelqu’un avec qui on n’a pas passé ­assez de temps », dit-il joliment. Du temps, Philippe Béziat en a pris pour nous offrir ce montage tonique, qui donne une virevoltante impression d’ubiquité : répétitions, solos des chanteurs, arrivée des chœurs, essayages des costumes, on est partout, jusque chez certains des danseurs dont le film adopte le point de vue. Pour la plupart issus de l’immigration, ils se sentent « invités de passage » dans un univers codifié et comme clos sur lui-même, où les révolutions, même à Bastille, se font attendre. Petit à petit, des personnalités se distinguent, attachantes, dont chacune mériterait « son » film. À commencer par la cho­régraphe, Bintou Dembélé, avec sa ­petite mèche grise et son énergie ­atomique. Ou le chef d’orchestre Leonardo García Alarcón, qui n’a pas son pareil pour partager la musique : « Quand on joue Rameau, il est là […]. Le temps n’existe pas. » Le plus beau, dans ce long métrage galvanisant, c’est la fusion qui s’opère sous nos yeux entre les danseurs de popping, de flexing, de voguing… et les chanteurs lyriques. « Tout le monde est admiré par tout le monde », se réjouit la chorégraphe. Attendue avec impatience, la Danse du grand calumet conclut l’aventure le poing levé dans une séquence particulièrement forte, mais Indes galantes n’oublie pas de questionner la réception du spectacle : un public debout tous les soirs contre une critique divisée. Au cinéma, en tout cas, ça marche. Télérama

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