Films à la demande pour les scolaires

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Séance à la demande pour les scolaires

De DAMON GAMEAU avec Damon Gameau,Brenton Thwaites,Isabel Lucas,Stephen Fry,Jessica Marais,Hugh Jackman
Documentaire - Australie - 2014 - VF / VOST - 1h42

SUGARLAND

Le sucre est partout ! Toute notre industrie agroalimentaire en est dépendante. Comment cet aliment a pu s’infiltrer, souvent à notre insu, au cœur de notre culture et de nos régimes ? Damon Gameau se lance dans une expérience unique : tester les effets d’une alimentation haute en sucre sur un corps en bonne santé, en consommant uniquement de la nourriture considérée comme saine et équilibrée. A travers ce voyage ludique et informatif, Damon souligne des questions problématiques sur l’industrie du sucre et s’attaque à son omniprésence sur les étagères de nos supermarchés ! SUGARLAND changera à tout jamais votre regard sur votre alimentation.

Lycées

Sur le modèle de Super size me, de Morgan Spurlock, qui avait mangé au McDo matin, midi et soir pendant un mois, l’athlétique réalisateur australien de Sugarland s’est infligé un régime riche en sucre pendant soixante jours. Sans sodas, glaces ou confiseries. En avalant uniquement des aliments considérés comme sains : yaourts 0 %, barres de muesli, céréales peu sucrées, smoothies, jus de fruits, plats cuisinés light… Suivi par une équipe de médecins et de scientifiques qui témoignent, astucieusement incrustés sur les emballages ou du fond de son frigo, le cobaye prend 11 centimètres de bide et dénonce, avec humour mais virulence, les ravages de l’industrie sucrière sur notre santé. Servi par une mise en scène très ludique, jamais culpabilisant malgré ses révélations anxiogènes, ce documentaire d’un citoyen éclairé mériterait d’être classé d’utilité publique. Télérama
Séance à la demande pour les scolaires

De Cyril DION
Documentaire - France - 2015 - VOST - 1h58

DEMAIN

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Lycées

De l'écologie sur grand écran, on a longtemps connu des visions cataclysmiques — cris d'alarme et discours culpabilisants. Demain, documentaire cosigné par Mélanie Laurent et Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris (avec Pierre Rabhi), adopte le parti inverse. Sus au sentiment d'impuissance né de la multiplication des constats dramatiques — raréfaction des ressources, crise des écosystèmes, péril du réchauffement climatique ! Il est, pour une fois, question de redonner espoir, d'inspirer, de semer des grai­nes dans les esprits car « partout dans le monde, des solutions existent » : monnaies locales, jardins communautaires, entreprises coopératives, nouveaux types de gouvernance démocratique ou d'éducation bienveillante... Chacun a sa place dans le changement social. ­ Passons sur une esthétique pub parfois agaçante, l'efficacité du propos l'emporte. Et ses « héros » : pas de bon documentaire sans bons personnages. Parmi eux, le Britannique Rob Hopkins impose son humour et son esprit incisif. Professeur de permaculture, il a lancé, en 2006, le mouvement Villes en transition à Totnes, dans le sud de l'Angleterre, pour sensibiliser ses habitants au problème du pic pétrolier et organiser, sur place, un basculement dans une autre ère énergétique et économique. Sorte de détox à l'usage de citoyens abreuvés à l'idéologie de la croissance, une telle « transition », aujourd'hui présente dans plus de cinquante pays, répand un nouvel optimisme autour de délibérations locales, de révolutions minuscules et de micropolitiques qui permettent d'avancer, loin des radars... Autant de « Nous pouvons le faire ! » qui infusent le film de bout en bout. — Télérama
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De MICHEL OCELOT avec Sofia Boutella, Hiam Abbass, Patrick Timsit, Cyril Mourali, Karim M'Ribah
Animation - France - 2006 - - 1h39

AZUR ET ASMAR

Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement.Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n'aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d'audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles...

Intelligent, grandiose et foisonnant, l’art du sublime revu par Michel Ocelot, le papa de Kirikou. Si vous ne deviez voir qu’un film d’animation cette année, assurez-vous que cela soit Azur et Asmar. Cette ode à la réconciliation des peuples, généreuses dans ses propos, se veut contemporaine en ces temps de frictions exacerbés entre le Moyen-Orient et l’Occident, et ce malgré ses allures de conte ancestral féerique. Didactisme humaniste et merveilleux s’épousent dans un récit d’aventure riche en rebondissements et enchantements. Azur et Asmar réinvente la magie au cinéma. Celle-ci est de chaque plan, poétique, épique, majestueuse et divine. Elle imprègne chaque image du métrage dont la pureté esthétique et narrative nous renvoie aux aux plus grands conteurs de l’histoire (Walt Disney, l’homme, en étant le représentant le plus éminent au cinéma). Cet infini voyage dans le sublime exalte ses couleurs et la noblesse d’âme de ses deux protagonistes adolescents, puisant son inspiration dans le meilleur des contes des Mille et une nuits. Déployant une foison de décors grandioses et imposants à la texture et à la composition alambiquées, Michel Ocelot, à qui l’on doit les deux Kirikou, semble avoir dompté l’animation 3-D pour en faire un outil d’artisan, qui a su lui apporter minutie et pureté à une échelle encore inédite à l’écran. Cette grande fresque du désert, peuplée de princesses, de djinns, de fées, d’un lion flamboyant et d’un oiseau fabuleux, ne trahit donc en rien son œuvre et constitue même une étape logique dans la carrière d’un homme allant jusqu’au bout des techniques pour exprimer ses ambitions, aussi onéreuses soient-elles. En résumé, Ocelot nous convie au spectacle le plus inoubliable et le plus magique de l’année, et à une sérénité merveilleuse qui fera date dans l’histoire de l’art animé. Un succès royal à voir et revoir impérativement sur grand écran pour pouvoir profiter de son incroyable luxuriance et de ses exquises splendeurs. Avoir-alire
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De Joanna Harrison, Robin Shaw
Animation - Royaume-Uni/Biélorussie - 2018 - VF - 42min

LA CHASSE A L'OURS

Programme de 3 courts métrages d'animation. Chaussons nos bottes et partons à l’aventure ! Attraper des ours, parcourir des forêts, traverser des rivières… Même en hiver, tout est possible pour nos petits héros intrépides !

Les trois courts métrages qui composent ce recueil (qui emprunte son titre au dernier d’entre eux), mettent tous trois en avant des personnages d’enfants, courageux, près à braver le danger que représentent parfois des animaux, pour aider un frère, retrouver le printemps, ou prouver leur bravoure. Ils ont en commun aussi de faire la part belle aux saisons, magnifiant la sortie de l’hiver comme facteur de guérison, ou symbole de vie. "Un printemps en automne" ouvre la bal, avec un garçon malade, alité, dont la sœur tente de réveiller le soleil, en se faisant aider par des animaux, eux-mêmes en état de léthargie hivernale. Un film en forme de rêve, aux décors crayonnés et aux personnes de papiers articulés, qui rappelle qu’après la maladie revient l’envie de jouer. S’en suit "Le rêve de l’ours", aux décors simples peints et aux personnages de papiers articulés, met en scène des villageois tentant de réveiller un ours, blotti dans sa tanière, afin de faire revenir le printemps. Un film plein de malice et de poésie, avec quelques jolies idées tel le gâteau en forme de petit oiseau. "La chasse à l’ours" vient enfin clore le recueil, avec un dessin plus classique, aux décors mélangeant crayon et peinture, sur lesquels évoluent des personnages aux à plats de couleurs, sans ombrage, et aux pommettes bien roses. L’histoire de ces cinq enfants partis en douce à la chasse à l’ours, accompagnés par leur chien Rufus, n’est pas des plus passionnantes. Elle convoque cependant une ambiance bucolique, les personnages traversant divers paysages aux potentiels dangers : prairies emplies de bestioles, marécages, forêt inquiétante, prairie enneigée, plage ensoleillée ou grotte sombre. Un joli catalogue complété par des chansons enfantines aussi datées que le graphisme, entre ode à la « peur de rien » et refus de l’oublie. C’est sur le moins original des trois récits que se clôt donc ce recueil, qui a le mérite de dépayser et de donner aux plus petits l’envie de tenter l’aventure, tout en posant le rôle fondamental du printemps dans le rythme de vie des animaux, comme des humains. Abus de ciné
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De Matthieu Auvray avec Sebastien Pierre (II), Sören Prévost, Laurent Morteau, Cindy Lemineur, Kim Schwark
Animation - France - 2018 - 41min

La Grande aventure de Non-Non

A Sous-Bois-Les-Bains, les jours s’écoulent dans la bonne humeur et ce n’est pas une histoire de glace à la carotte, un voyage (raté) sur la Lune ou une inondation qui changeront les choses ! Rien ne semble pouvoir arrêter cette drôle de bande de copains, tous si différents, mais toujours solidaires.

Sorti de l’imaginaire de l’illustratrice Magali Le Huche, Non-Non l’ornithorynque est la vedette de ces trois courts métrages. Autour de lui gravitent un ours bricoleur, une grenouille artiste, une tortue casse-cou, un lapin maraîcher et un crabe hyperactif. Dans le biblique Déluge à Sous-Bois-les-Bains, morceau de bravoure, la troupe s’embarque sur un rafiot pour échapper à des inondations. Une aventure précédée par deux autres (Non-Non et la glace à la carotte, Grocroc mal luné), issues de la série diffusée à la télévision, où le héros se plie en quatre pour ses potes. La force du programme est une animation 3D par ordinateur aux couleurs pétillantes, qui reproduit numériquement les effets de la pâte à modeler animée image par image. Cette prouesse technique rend les personnages et les décors presque tangibles. Télérama
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De Michel Ocelot
Aventure Animation - France - 2018 - - 1h30

DILILI A PARIS

Dans le Paris de la Belle Epoque, en compagnie d'un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle va d'aventure en aventure à travers la ville prestigieuse, rencontrant des hommes et des femmes extraordinaires, qui l'aident, et des méchants, qui sévissent dans l'ombre. Les deux amis feront triompher la lumière, la liberté et la joie de vivre ensemble.

César du meilleur film d'animation

Toujours en quête d’innovations visuelles et esthétiques, Michel Ocelot suit les aventures mouvementées d’une fillette Noire à la Belle Époque avec un travail pictural en hommage aux tableaux de maîtres. On le connaît bien, Michel Ocelot. C’est le septuagénaire qui nous a offert quelques-uns des plus beaux films d’animation français : Kirikou et la sorcière, Azur et Asmar, Princes et princesses… C’est celui qui n’a eu de cesse de renouveler en permanence son cinéma, explorant de nouveaux horizons esthétiques. Kirikou et la sorcière témoignait le premier de sa formidable capacité de jouer avec la géométrie des espaces et la profondeur des décors dans lesquels il fait évoluer ses personnages. Dans Azur et Asmar, Ocelot joue de textures et de couleurs dans une esthétique irréprochable. Dans Princes et princesses, c’est la beauté des profils et des ombres qu’il fait surgir aux yeux des spectateurs par l’utilisation du papier découpé. Dilili à Paris réserve aussi son lot d’autoréférences, de surprises et d’innovations. Nous sommes dans le Paris de la Belle Époque. Tout semble aller pour le mieux. Enfin pas tout à fait pour Michel Ocelot. Quelque chose le gêne dans cette « belle époque » : il n’y a que des Blancs et, comme en témoigne la séquence d’ouverture du film, le racisme est omniprésent puisque les Noirs sont exhibés au public dans le cadre de musées anthropologiques. Pourtant, lorsque Dilili ouvre la bouche, force est de reconnaître que certains parisiens identitaires et nationalistes peuvent aller se rhabiller, comme le découvre Orel, jeune conducteur de triporteur : « Toi comprendre moi ? » lui demande-t-il. Et Dilili de lui répondre par l’affirmative avec une syntaxe parfaite. Rien d’étonnant à cela puisqu’elle a eu Louise Michel comme professeure (sans blague). Mais sa condition de Noire ne lui a jamais permis de vivre en petite fille libre, aussi intelligente soit-elle. Dilili rêve de découvrir Paris, Orel décide donc de lui faire visiter la ville à l’aide de son triporteur. Une complicité joyeuse, pleine d’humour et de tendresse, va naître et grandir entre ces deux-là. En réunissant à l’écran un adolescent issu des classes populaires et une petite fille noire, Ocelot, comme à son habitude, transcende les tensions culturelles pour les réunir dans leur diversité et leur communauté. Les classes sociales se rencontrent et se mélangent : voir la complicité entre Dilili et la cantatrice Emma Calvé. Des hommes remplis de préjugés finissent par revoir leur jugement vis-à-vis des personnes de couleur, comme Lebœuf, le chauffeur d’Emma Calvé. Mais Dilili à Paris se veut également un film féministe, à l’heure où les débats s’enchaînent sur la cause des femmes, les questions de harcèlement sexuel et de violences conjugales. En effet, quelque part dans les égouts de Paris se trame un terrifiant complot : des petites filles sont enlevées pour servir le terrible dessein d’une bande de suprématistes masculins : les Mâles-Maîtres. N’écoutant que son courage, son audace et son culot, Dilili décide de mener l’enquête, aidée par Orel, Emma Calvé et bien d’autres. C’est que Michel Ocelot met en scène son film à une époque où le machisme et le patriarcat dominaient le paysage sociétal, renvoyant par là-même aux thèmes et à l’esthétique du cinéma classique français – celui de Jean Renoir et de Marcel Carné –, plantant une étoile au milieu d’un réel dont les violences et les inégalités se parent de beaux habits, de voitures confortables et de vastes appartements. En grand innovateur, Ocelot surprend une fois encore, les plans de Dilili à Paris étant composés à la fois de dessins originaux et de véritables photographies en prises de vues réelles, qui rappellent au spectateur que le cinéma est fondamentalement un art de lumières, d’images, de montage et de trucages. Il y a fort à parier que ce road trip policier, techniquement très maîtrisé et teinté de poésie et d’humanité, sera considéré, à juste titre, comme le film d’animation événement de ce début d’automne. Avoir-alire
Séance à la demande pour les scolaires, KinderKino

de Curt Linda
Animation - Allemagne (RFA) - 1969 - VOST - 1h35

Die Konferenz der Tiere / La Conférence des animaux

Les êtres humains ne semblant pas être capables de faire la paix, les animaux d'un cirque prennent les choses en main. Ils décident d’organiser une conférence des animaux. Les invités d’honneur sont les enfants, au centre de l’attention. Mais lorsqu’aucune réaction ne suit la déclaration d'appel à la paix des animaux, ces derniers passent à l'action : tous les enfants du monde disparaissent en une nuit, cachés par les animaux - jusqu'à ce que les chefs d’Etat entendent raison.

Erich Kästner écrit cette fable en 1949, en réaction à la Seconde Guerre mondiale, et Curt Linda créa avec cette adaptation à l’écran le premier long métrage d’animation en couleur ouest-allemand.

Du 6 au 24 janvier

A partir du CP

« Le film mérite le respect et une certaine reconnaissance pour deux raisons : Premièrement, il s'agit du premier long métrage d’animation en couleur ouest-allemand entièrement animé. Ensuite, ses créateurs ont fait l’effort - réussi, pour le moins - de dépasser le style influencé par Walt Disney et de créer leur propre forme d'expression. (Evangelischer Filmbeobachter, 1970) « Un film d’animation en couleur débordant d'idées - comparable à n’importe quel film de Disney. Son style se détache de la sentimentalité habituelle qui empreint la représentation d’animaux et se concentre sur ce qui est perfide, grotesque, absurde. Ce film marie admirablement l'esthétisme, la méchanceté et la morale. Il pourrait bien connaître un succès mondial. En un mot : le rêve de la subversion des forces armées. » (Ponkie, Abendzeitung, 12/1969 (journal du soir)

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