Sortie nationale Avant-Première

De Olivier Clert avec Charlie Rosenzweig, Zach Valentin-Dattas, Jessica Monceau, Quentin Faure, Keanu Peyran
Aventure Animation - France - 2026 - VF - 1h25

Le Mystère Lucy Lost

Lucy vit avec sa famille dans un village sur une petite île isolée. Ses dons extraordinaires suscitent le rejet des habitants. Lorsqu'elle rencontre Milly - une petite fille qu'elle seule peut voir - Lucy embarque dans une grande aventure pour percer le secret de ses mystérieux pouvoirs.

Avant-première le dimanche 25 octobre à 15h40.

Découvert en séance spéciale du Festival de Cannes et également présent côté compétition au Festival d’Annecy, le film d’animation "Lucy Lost" fut une des belles surprises de cette édition 2026. Doté d’une pointe de fantastique, l’intrigue, sur fond de Guerre Mondiale (le père de Milly est au front, Lucy a des visions avec un soldat ennemi…), tourne autour de la stigmatisation par des villageois d’une petite fille aux cheveux étrangement blancs pour son âge, les légendes locales sur de supposées sorcières n’arrangeant pas les choses. C’est aussi une histoire d’amitié entre deux gamines, ne sachant initialement pas très bien pourquoi l’une voit l’autre, alors qu’elles semblent vivre chacune d’un côté différent de l’Océan Atlantique. Un aspect fantastique qui a tendance à nimber l’histoire de Lucy de mystère, autour de sa supposée maladie, ses visions, qui ne se limitent pas à Milly, et ses élans soudains de liberté. Dans une animation soignée, aux aplats de couleurs soutenues, qui évoque entre autres l’esthétique des films de Miyazaki, Olivier Clert magnifie les paysages ventés de ces îles anglaises, dont les prairies paraissent mouvantes et les sables se traversent à cheval sur un filet d’eau, et imprime la rétine par le bleu d’un ciel pas toujours dégagé. Entre les singeries de Milly, la curiosité de la bande de gamins du village, dont fait partie le bienveillant frère de Lucy (Alfie), les plus petits auront de quoi s’amuser. Quant aux plus grands, ils apprécieront les variations graphiques adoptées, d’un noir et blanc aux ombres hachurées façon livre pop-up pour s’imaginer New York, à un cauchemar de noyade façon pastels grasses, en passant par du fusain noir et blanc pour découvrir un visage caché, ou un flash-back décisif aux couleurs ocres éteintes. Doté d’un solide scénario, adapté d'un roman de Michael Morpurgo (Listen to the Moon), dont "Cheval de Guerre" et "Le Royaume de Kensuké" ont déjà été portés à l'écran, espérons que cette histoire d’exclusion annoncée trouvera un bel échos au delà du jeune public. Abus de ciné

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