Soirée Halloween

De Curry Barker avec Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless, Andy Richter
Horreur - Etats-Unis - 2026 - VOST - 1h48

Obsession

Et si vous pouviez réaliser votre rêve le plus fou ? Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d'exaucer n'importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide dingue de lui… jusqu'à l'obsession la plus totale. Faites attention à ce que vous souhaitez !

Interdit - 16 ans

🖤 Et vous, jusqu’où iriez-vous par obsession ? Pour découvrir OBSESSION, laissez-vous happer par une séance où le désir, le trouble et la fascination se mêlent dangereusement… Une seule consigne : venez avec votre curiosité et votre costume. Pour le reste, le film s’occupe de tout. 🎬

Dans notre monde ultra connecté, est-il toujours possible de rencontrer son âme sœur ? Bear, un jeune garçon, n’a pas besoin d’applications de rencontres pour le savoir. Nikki est la femme de sa vie. Celle qui hante ses rêves et ses cauchemars. Celle qui l’écoute dans les moments difficiles. En la personne de Bear, Nikki ne voit pourtant qu’un simple ami. Pour conjurer le sort, l’amoureux achète alors un objet dans une boutique, qui permet à celui qui le détient, puis le brise, de réaliser ses rêves. L’histoire peut alors se concrétiser… Convoquer un objet vaudou est, depuis toujours, un cliché du cinéma d’épouvante. Plutôt que de le réinventer, Curry Barker le ramène à une forme de simplicité, mais dont l’importance va se révéler minime au fil du récit. Car le cinéaste de 26 ans est plus intéressé par les tourments de sa génération. L’histoire de Bear et Nikki illustre parfaitement cette notion de « toxicité » dans le couple, largement théorisée au fil de ces dernières années, et entraînant ici le spectateur dans une série de questionnements. Qui est le plus cruel ? Lui, qui garde sa copine cachée dans son appartement ? Ou bien elle, qui, sous l’emprise d’une folie mystique, adopte un comportement de plus en plus terrifiant ? Cette radiographie d’un ménage, presque bergmanienne, occasionne une pléthore de scènes mémorables, bricolées sans effets numériques, avec scarifications, têtes écrasées et fluides en tout genre. Pour cultiver le malaise, le jeune réalisateur s’oppose à tout artifice. La maîtrise de sa mise en scène tient à sa manière frontale d’exposer la violence, sans aucune forme de décadrage, ni aucun ménagement pour le spectateur. La performance survoltée de son actrice principale, Inde Navarrette, participe également à la réussite de ce long métrage, qui a toutes les qualités pour devenir culte. Télérama

Prochainement