Programmation du 13 décembre au 9 janvier

  • Du 13 décembre au 8 janvier

    maria by callas

    De Tom Volf

    Avec Maria Callas, Fanny Ardant

    Documentaire – France – 2017 – 1h53

    "Il y a deux personnes en moi, Maria et La Callas…" 

    Artiste en quête d'absolu devenue icône planétaire, femme amoureuse au destin hors du commun,  Maria by Callas est le récit d’une vie exceptionnelle à la première personne. Callas dévoile Maria, et révèle une personnalité aussi enflammée que vulnérable. Un moment d'intimité auprès d'une légende et toute l'émotion de cette voix unique au monde.

     

    Fruit d’un travail de recherche méticuleux et d’un montage particulièrement astucieux, Maria by Callas est davantage qu’un banal documentaire, mais bien une véritable immersion dans les mémoires d’une icône que l’on croyait, en son temps, inaccessible.
     Si le nom de Maria Callas ne vous évoque rien, ou très peu (peut-être uniquement celui de l’actrice principale de Médée, de Pasolini, pour les plus amateurs de cinéma), il n’y a pas de quoi s’en vouloir : quarante ans après le décès de la cantatrice, plus aucune chanteuse d’opéra n’a réussi à acquérir un statut de star similaire au sien, et son art a depuis beaucoup perdu de sa notoriété auprès du grand public. Pourtant, découvrir aujourd’hui le parcours de « la Callas », aussi bien sur le plan de sa carrière fulgurante que de sa vie personnelle trépidante, est une excellente occasion de s’interroger sur cette notion de « star », celle-ci bien moins en évolution depuis les années 50 que les modes musicales, par nature si précaires. C’est sans doute cette question intemporelle du rapport à la popularité qui a interpellé le jeune réalisateur Tom Volf, qui avoue lui-même ne connaître le nom de Maria Callas que depuis le début de ses recherches sur le sujet, il y a de cela quatre ans. Sa volonté, qui apparaît flagrante dans son travail, de faire partager sa récente fascination pour la diva grecque, se conjugue à un soin particulier dans la création : un dispositif original qui interpelle directement le spectateur.
    L’excellente idée qui différencie son biopic documentaire du tout venant des reportages, qui se construirait sur une compilation d’images d’archives commentées par divers spécialistes et autres témoins, est le parti-pris audacieux de faire en sorte que -à quelques légers contre-exemples près !- la seule et unique voix audible soit celle de Maria Callas elle-même. Au-delà bien sûr des inévitables extraits de concerts (qui eux-mêmes profitent d’ailleurs d’une numérisation qui leur apporte une qualité audiovisuelle impressionnante), le montage des enregistrements, audio ou vidéo, de la Callas permettent de réunir tout un panel de témoignages à la première personne inédits. Mais, puisque ces seules archives ne permettaient pas de construire une narration suffisante à explorer le personnage, le réalisateur a également dégoté des courriers personnels et non édités, et les a fait lire à une actrice qui avait déjà incarné Maria Callas, Fanny Ardant. C’est assurément le caractère intime du contenu de ces passages épistolaires qui assure au long-métrage de découvrir pleinement le ressenti de la chanteuse au fur et à mesure de sa glorieuse carrière, et le tout avec une sincérité à fleur de peu à laquelle il est impossible de rester insensible.Avec un respect presque religieux à l’égard de la Diva, le documentaire tisse ainsi ce qui s’apparente davantage à une conversation privée entre Callas et le public (un beau paradoxe !) qu’à une banale leçon d’Histoire, au sens le plus didactique du terme. Une telle plongée dans le palais intérieur de celle qui fut la plus grande vedette internationale des années 50-60 est une expérience de cinéma qui n’a pas vocation à ne s’adresser qu’à ses seuls fans. Les turpitudes d’une gloire méritée mais foudroyante, les remises en question face à un public intransigeant et surtout les rapports avec les hommes, et un en particulier... tout est fait pour que le spectateur apprenne à connaître au mieux cette femme, sans jamais tomber dans le piège du sensationnalisme putassier, ni du voyeurisme indécent.
    En fin de compte, et que l’on adhère ou non au charme magnétique et au talent de Maria Callas, il faut au moins reconnaître à ce projet de jouer sur un équilibre délicat entre pudeur et intimité, et c’est cette harmonie qui en fait un véritable modèle dans le domaine de la biographie, qu’elle soit musicale ou non. Avoir-alire

     

  • Du 6 décembre au 2 janvier

    un homme INTÈGRE / lerd

    De Mohammad Rasoulof

    Avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi

    Drame – Iran – VOST – 2017 – 1h57 

    Reza, installé en pleine nature avec sa femme et son fils, mène une vie retirée et se consacre à l’élevage de poissons d’eau douce. Une compagnie privée qui a des visées sur son terrain est prête à tout pour le contraindre à vendre. Mais peut-on lutter contre la corruption sans se salir les mains ?

    Sortie nationale

  • Du 6 décembre au 1er janvier

    makala

    De Emmanuel Gras

    Avec Kabwita Kasongo, Lydie Kasongo

    Documentaire – France – VOST – 2017 – 1h36

    Au Congo, un jeune villageois espère offrir un avenir meilleur à sa famille. Il a comme ressources ses bras, la brousse environnante et une volonté tenace. Parti sur des routes dangereuses et épuisantes pour vendre le fruit de son travail, il découvrira la valeur de son effort et le prix de ses rêves.

     
    Scrutant au plus près le labeur d’un travailleur africain, le réalisateur signe un documentaire digne et formellement audacieux.
    Emmanuel Gras, diplômé de l’E.N.S Louis Lumière, avait été remarqué par deux documentaires, Bovines(sur le monde agricole), et 300 hommes, coréalisé avec Aline Dalbis, plongée dans un centre d’hébergement d’urgence. À l’occasion d’un tournage africain en tant que chef opérateur, il avait été frappé par ces hommes transportant de lourdes quantités de charbon, traversant des dizaines de kilomètres dans des conditions ingrates pour gagner péniblement leur vie. Il eut alors l’occasion de rencontrer Kabwita Kasongo, un jeune père de famille décidé à se construire une maison, qu’il comptait financer en produisant et vendant du charbon. Le cinéaste a alors filmé Kabwita au plus près, de son activité de bûcheron à celle de vendeur, en passant par son précaire statut de transporteur, des centaines de kilos de charbon étant empilées sur une bicyclette vétuste, pour une traversée périlleuse des pistes sablonneuses du pays. Le documentaire en dit long sur les conditions de vie de Kabwita et ses pairs (l’usure physique n’est pas loin pour un travailleur qui n’a pas atteint la trentaine), la corruption généralisée (son entrée dans la ville lui coûte un sac de charbon), la logique individualiste qui l’a emporté sur les solidarités ancestrales, et les techniques rudimentaires, la rareté des réchauds et les problèmes électriques rendant indispensable un produit que chacun veut acheter au moindre prix, y compris les notables de la ville.
    L’originalité de Makala est en premier lieu d’éviter l’académisme des nombreux reportages édifiants ou militants, au demeurant sincères, qui ont envahi les salles depuis plusieurs années : on ne trouvera dans le film ni voix off sentencieuse, ni démonstration balourde. Et même si la présence du cinéaste influence sans doute les propos et le comportement des protagonistes, le métrage n’adopte pas le ton décalé « documenteur » de certains films récents, à mi-chemin du documentaire et de la fiction, dont les remarquables Mediterranea de Jonas Carpignano et Gabriel et la montagne de Fellipe Barbosa. Makala ne semble en fait relever d’aucun genre, même si des influences sont manifestes : les tâches filmées en temps réel dans des plans-séquences interminables font écho aux dispositifs de Bresson ou Akerman, quand la seconde partie n’est pas sans évoquer la tension de certains polars ou westerns.
    Une réserve d’ordre éthique pourra toutefois interpeller le spectateur : pourquoi le cinéaste ne vient-il jamais en aide à Kabwita, y compris dans les situations les plus dangereuses ? « Il y a notamment cette longue montée difficile qui peut poser question à certains. Mais pour moi, le contrat du tournage était que je reste avec lui : je suis là, derrière ma caméra, je travaille avec lui, je cherche les meilleurs angles pour faire exister son travail, même si c’est évidemment beaucoup moins éprouvant physiquement. La sympathie, au sens de "souffrir avec", que je voulais faire ressentir aussi au spectateur, vient du fait que l’on restait ensemble, pas du fait que je m’arrête et pousse avec lui s’il y avait des difficultés ». Ces propos d’Emmanuel Gras ne nous font pas douter de la bonne foi de sa démarche et nous ne lui reprocherons donc pas d’avoir instrumentalisé le malheur humain à des fins esthétiques. Makala par son style à la fois austère et lyrique exerce un réel pouvoir de fascination et n’a pas démérité son Grand Prix à la Semaine de la Critique. Avoir-alire

    Sortie nationale

  • Du 29 novembre au 26 décembre

    12 jours

    De Raymond Depardon

    Documentaire – France – 2017 – 1h27

    Avant 12 jours, les personnes hospitalisées en psychiatrie sans leur consentement sont présentées en audience, d’un côté un juge, de l’autre un patient, entre eux naît un dialogue sur le sens du mot liberté et de la vie.

    L’approche judiciaire sied toujours à Raymond Depardon, dont le projet s’enrichit par la thématique psychiatrique. Le meilleur d’une certaine démarche documentaire.
    Le dispositif de Raymond Depardon est le même que celui déployé dans Délits flagrants, 10e chambre - instants d’audience et, à un moindre degré, Faits divers : l’équipe du tournage est installée dans le bureau de l’administration judiciaire et filme, avec leur accord, la déposition des personnes concernées, ici internées à l’hôpital Vinatier de Lyon, ainsi que leurs échanges avec le juge. La singularité de 12 jours est de donner la parole à des individus soumis à des soins psychiatriques, loin des infractions au code de la route ou des délits de droit commun relatés dans les précédents films, encore que la santé mentale des protagonistes a pu aussi les confronter à de multiples déviances. Comme à son habitude, le cinéma de Depardon ne se contente pas d’être outil de documentation au service de la connaissance de l’appareil juridique français, même si 12 jours comporte une mine d’informations sur l’hospitalisation d’une personne contre son gré. Jadis, celle-ci reposait seulement sur un psychiatre. Les « aliénés » sont désormais des patients, qui ont droit à un regard extérieur. Depuis la loi de 2013, l’hôpital dispose de douze jours, à compter de l’admission du patient, pour saisir le juge des libertés et de la détention qui doit valider ou non le programme de soins.
    Pour permettre au malade de parler librement, son psychiatre n’est pas présent à l’audience. Le patient peut en outre faire appel de la décision du juge. Ce dernier n’exerce en rien une contre-expertise psychiatrique, et a seulement pour mission de vérifier que le dossier médical est complet et argumenté. La force du film de Depardon est de ne pas porter de jugement condescendant, ni envers les malades, ni envers les juges, et de présenter une vision objective des faits. Dans ce but, trois caméras ont été installées dans la salle d’audience : l’une pour le magistrat, l’autre pour le patient, et la troisième pour les plans généraux. L’égale distance ainsi obtenue, et la récurrence de plans fixes qui en résulte, donnent au film une objectivité et une sérénité bienvenues. « Même si nos films peuvent laisser penser le contraire, nous ne sommes pas plus attirés par les institutions que d’autres ; notre moteur est notre curiosité, notre force est notre naïveté ; nous ne sommes spécialistes de rien, nous tentons simplement de rester à l’écoute, de restituer des moments, des paroles, des émotions », ont ainsi écrit Raymond Depardon et la productrice Claudine Nougaret dans une note d’intention.
    Cela n´empêche par Depardon de se livrer, en filigrane, à une touchante réflexion sur la complexité de la santé mentale, les dix témoignages sélectionnés donnant une image terrifiante de la vulnérabilité sociale. De la salariée d’Orange ayant craqué suite à un sentiment de harcèlement à ce loup solitaire demandant des nouvelles de son père… qu’il a assassiné quelques années plus tôt, en passant par cette quadragénaire ne songeant qu’au suicide pour mettre fin à son sentiment d’isolement, les auteurs mettent implicitement en exergue la responsabilité de la société dans la rupture psychique des plus vulnérables. Et c’est là que Raymond Depardon se montre humaniste et moral sans être moralisateur. Si une rétrospective de films était organisée sur le thème de la folie, 12 jours y aurait une place de choix, quelque part entre Vol au-dessus d’un nid de coucou et Shock corridor. Avoir-alire
  • Du 22 novembre au 18 décembre

    thelma

    De Joachim Trier

    Avec Eili Harboe, Henrik Rafaelsen, Ellen Dorrit Petersen

    Drame/Science-fiction/Thriller – Norvège/Danemark/Suède/France – VOST – 2017 – 1h56

    Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d'Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d'épilepsie d'une violence inouïe. Peu à peu, Thelma se sent submergée par l'intensité de ses sentiments pour Anja, qu'elle n'ose avouer - pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs...

    Thelma pourra sembler trancher avec la veine réaliste de Joachim Trier, surtout connu en France pour Oslo 31 août, seconde adaptation du Feu follet de Drieu la Rochelle ; et Back home, sélectionné à Cannes en 2015. En apparence seulement, car on retrouve une constante dans son cinéma : le goût pour des personnages solitaires et perturbés, rattrapés par un passé qui les ronge, ou l’obsession de la mort chez des êtres en borderline. Mais il est clair que Joachim Trier ne s’est pas livré à un portrait ethnologique de la cellule familiale norvégienne ou de la communauté universitaire. On trouvera pourtant une critique sans concessions de l’obscurantisme religieux, à travers le personnage du père, rigide et possessif, qui semble faire écho, en mode plus sobre, à la figure d’illuminée naguère incarnée par Piper Laurie dans Carrie au bal du Diable de Brian De Palma : les bondieuseries névrotiques des parents laisseraient-elles des séquelles sur leur progéniture ?
    La réponse affirmative semble également évidente aux yeux du réalisateur qui utilise la connotation religieuse pour mieux explorer le genre du fantastique, une démarche qui fut d’ailleurs celle de De Palma mais aussi du Friedkin de L'Exorciste. Mais ce sont là de simples références, et l’on aurait tort de limiter le projet du réalisateur à un pur exercice de cinéphile, même si d’autres influences l’ont indiscutablement marqué (du Hitchcock de Marnie au cinéma de l’incommunicabilité d’Antonioni, en passant par Cronenberg ou Jacques Tourneur). Thelma frappe par son scénario subtil, tantôt elliptique, tantôt explicatif, récit d’apprentissage dans lequel les phénomènes paranormaux que génère l’héroïne traduisent les effets d’une répression. La description du milieu médical, froide et technique, mène un temps sur la piste de l’explication rationnelle des phénomènes étranges, car si les crises psychogènes non épileptiques (trouble manifeste de Thelma) existent réellement, elles n’ont aucun lien avec le surnaturel : loin de contourner son sujet et de ne pas assumer son caractère horrifique, Joachim Trier est habile dans l’art des faux semblants et des effets en trompe-l’œil, sans se la jouer malin pour autant.
    Mais l’autre qualité du métrage est son travail plastique, sans surenchère visuelle ou sonore, ni esbroufe dans les effets spéciaux, la composition des images et leur symbolique évoquant la tradition des contes gothiques nordiques du XIXe siècle, où il était question du rapport de l’homme à la nature : « On a des plans d’oiseaux et de serpents, du vent et de la mer […] Je voulais mettre en contraste l’urbanité et la nature à un degré supérieur à ce que j’avais fait par le passé », a précisé Joachim Trier. Loin de détourner l’attention du spectateur, ces éléments renforcent l’impact émotionnel de la narration, et le réalisateur est ici bien épaulé par Jacob Ihre, son fidèle directeur de la photo, notamment dans l’utilisation pertinente du Scope. Un mot enfin pour la révélation d’Eli Harboe dans le rôle-titre : alliant le magnétisme d’une Nastassja Kinski et la grâce de Julie Delpy, elle se tire avec honneur d’une composition difficile, évitant de surjouer les scènes de convulsions et spasmes, et établissant une réelle complicité avec la caméra. Avoir-alire

    Une belle proposition de cinéma, pleine de mystères et d'ambiguïtés. Joachim Trier filme à nouveau Oslo, multipliant les idées de mise en scène tout en révélant la jeune actrice Eili Harboe, incroyable dans le rôle-titre. Comme entre deux eaux Thelma s'inscrit à la fois dans le genre du drame intimiste et dans celui du fantastique, jouant constamment sur ses nombreuses zones d'ombre...

  • Du 22 novembre au 4 janvier

    Ernest et célestine en hiver

    De Julien Chheng, Jean-Christophe Roger

    Animation – France – 2017 – 44mn

    A partir de 3 ans

    Ernest est un gros ours de Charabie. Il aime jouer de la musique et manger de la confiture. Il a recueilli chez lui Célestine, une petite souris orpheline et ils partagent désormais une maison. Les deux compères ne s’ennuient jamais ! À l’approche des premiers flocons, ils se préparent à l’hibernation d’Ernest : il faut s’occuper de Bibi, leur oie sauvage, qui s’envolera avant les grands froids, se rendre au bal des souris et y fêter le premier jour de l’hiver. Enfin, il ne faut surtout pas oublier de cuisiner de bons gâteaux pour qu’Ernest s’endorme le ventre plein !

    Amitié. Nouvelle adaptation des albums pour enfants de Gabrielle Vincent, sur l’ours pataud (Ernest) et son amie la souris (Célestine). Si c’est moins raffiné que le long-métrage précédent d’Aubier, Patar et Renner sur la rencontre de ces deux gentilles bestioles, cette suite en quatre épisodes reste fidèle à l’esprit originel. Ernest, Célestine et leurs amis demeurent une alternative idéale aux sempiternels Mickey yankees. L'Humanité
  • Du 22 novembre au 5 janvier

    myrtille et la lettre au père noël

    De Dace Riduze et Edmunds Jansons

    Animation/Famille – Lettonie – 2017 – 42mn

    Tandis que l’hiver étend son manteau de neige sur le paysage, une souris, un biscuit et une petite fille vont vivre d’étonnantes aventures. En trois tours, l’amitié se révèle là où on ne l’attend pas, la curiosité ouvre les portes d’un monde plein de surprises, et la magie de Noël nous offrirait presque un voyage sur la Lune !

    Le renard et la souris : Au cœur d’une plaine enneigée, un renard pourchasse une souris. Un lien va se tisser entre eux lorsque deux hiboux entrent dans la course.

    Crispy : Les lutins s’activent à l’approche de Noël ! Pour les récompenser, une petite fille leur cuisine des biscuits. Soudain, l’un d’eux, à l’allure d’un petit bonhomme, prend vie : Crispy. Curieux de découvrir ce qui l’entoure, il part s’aventurer dans la forêt enneigée…

    Myrtille et la lettre au Père Noël : Pendant les vacances de Noël, Myrtille, une fillette de 6 ans, veut apprendre à faire du patin à glace avec son papa. Mais la naissance de son petit frère vient chambouler ses plans : elle passera ses journées avec sa grand-mère. Cela ne l’enchante pas car celle-ci ne sait ni patiner comme son père ni lire des histoires comme sa mère. Avec l’aide de son ami imaginaire, M. Sansommeil, elle fait une surprenante demande dans sa lettre au Père Noël afin de regagner l’attention de ses parents.

  • Du 17 décembre au 26 décembre

    les moomins attendent noel

    De Jakub Wroński, Ira Carpelan

    Animation – Finlande/Pologne - VF – 2017 – 1h19

    La famille Moomins vit quelque part dans une vallée reculée de Finlande. Petits bonhommes tout en rondeur, inspirés des traditionnels trolls, ils ressemblent à des hippopotames. Tolérants, aventureux et épris de liberté, ils accueillent dans leur maison beaucoup d’invités qui restent le temps qu’ils le souhaitent…

    Un film d’animation en volume traditionnel dont la maîtrise technique n’a d’égal que sa puissance poétique.
    Dans une forêt enneigée, Papa, Maman et Fiston Moomins s’apprêtent à entrer en hibernation et à passer l’hiver bien au chaud dans leur maison remplie des bonnes conserves préparées par Maman Moomin. Mais voilà qu’un étranger, Monsieur Hemulen, arrive pour annoncer l’arrivée de… Noël ! Seulement, les Moomins et tous les autres habitants de la vallée n’ont aucune idée de qui est Noël. C’est sans doute un homme très important. La forêt se transforme alors en véritable fourmilière : on fait la cuisine, on dresse une belle table, on décore le sapin… l’occasion de partages, de belles rencontres, et surtout, pour le spectateur, d’un grand moment de cinéma d’animation.
    Cinquième adaptation cinématographique des Moomins, série de livres illustrés pour la jeunesse créée par Tove Jansson dans les années 40, Les Moomins attendent Noël renoue, sans prétention et sans artifice, avec l’art de l’animation en stop motion né en même temps que le cinématographe des frères Lumière.Il y a, dans ce film, une dimension artisanale, un côté « fait maison », qui nourrit l’imagination du public plus qu’il ne la cloisonne : en effet, le spectateur voit que les personnages n’ont pas de bouche, et pourtant, il les écoute parler. Il sait que les cheveux de Too-Ticky et Petite May sont en laine, pourtant il se laisse glisser avec plaisir dans cet univers enfantin, innocent et débordant d’imagination et de poésie.
    Construit comme un conte de fées littéraire, tantôt attendrissant, tantôt effrayant (voir les séquences avec le personnage de la Groke, créature fantomatique qui effraie les habitants de la vallée), Les Moomins attendent Noël n’est pas avare de messages philosophiques sur la famille, l’amitié, et la solitude – dont la plupart sont adressés au petit Moomin par la sage Too-Ticky. De même, ces quelques séquences où le chien abandonné est recueilli par les Moomins après avoir tenté de se faire une place chez les loups sont émouvantes et apprennent aux tout-petits le sens du partage et de la solidarité. Un joli divertissement pour toute la famille, qui séduira surtout le plus jeune public. Avoir-alire
  • Sortie nationale le 27 décembre

    i am not a witch

    De Rungano Nyoni

    Avec Maggie Mulubwa, Henry B.J. Phiri, Travers Merrill

    Drame – Royaume-Uni/France/Allemagne – VOST – 2017 – 1h34

    Shula, 9 ans, est accusée de sorcellerie par les habitants de son village et envoyée dans un camp de sorcières. Entourée de femmes bienveillantes, condamnées comme elle par la superstition des hommes, la fillette se croit frappée d’un sortilège : si elle s’enfuit, elle sera maudite et se transformera en chèvre... Mais la petite Shula préfèrera-t-elle vivre prisonnière comme une sorcière ou libre comme une chèvre ?

  • Du 27 décembre au 8 janvier

    le musée des merveilles

    De Todd Haynes

    Avec Oakes Fegley, Millicent Simmonds, Julianne Moore

    Drame – Etats-Unis – VOST – 2017 – 1h57

     

    Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu'il n'a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d'une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

  • Du 28 décembre au 1 janvier

    au revoir là-haut

    De Albert Dupontel

    Avec Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte

    Comédie dramatique – France – 2017- 1h57

    Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

  • Sortie nationale le 3 janvier

    l'échappée belle/the leisure seeker

    De Paolo Virzì

    Avec Helen Mirren, Donald Sutherland, Christian McKay

    Comédie dramatique – Italie/France – VOST- 2017 – 1h52

    Les années ont passé, mais l'amour qui unit Ella et John Spencer est resté intact. Un matin, déterminés à échapper à l'hospitalisation qui les guette, ils prennent la route à bord de leur vieux camping-car et mettent le cap sur Key West. Ils découvrent alors une Amérique qu'ils ne reconnaissent plus… et se remémorent des souvenirs communs, mêlés de passion et d’émotions.

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