Sortie nationale

De Rafiki Fariala avec Bradley Fiomona Dembeasset, Christy Djomanda Louba, Pétruche Mbomba, Rosiana Kotozia, Gloria Ambacko
Drame - Congo/France/Italie - 2025 - VOST - 1h30

Congo Boy

Bangui. Robert a 17 ans et rêve de faire carrière dans la musique. Mais il n'est pas un Centrafricain comme les autres. Il est un réfugié congolais. Lorsque ses parents sont arrêtés, il doit s'occuper seul de ses quatre jeunes frère et sœurs. Il jongle alors entre petits boulots et révisions du bac, tout en évitant les milices qui font régner la terreur dans la ville. Un jour, il apprend qu'un concours musical est organisé. Gagner devient son seul espoir.

Remarqué avec le documentaire "Nous, étudiants !" (Berlin 2023, section Forum), Rafiki Fariala réalise son premier long métrage de fiction, en racontant sa propre success story. Un parcours d’immigré congolais en Centrafrique, parsemé d’embûches, qui est aussi l’occasion de souligner les dysfonctionnements d’un pays, l’impuissance de l’ONU ou l’UNICEF, les discriminations subies et les difficultés quotidiennes d’un garçon devant s’occuper de ses 3 sœurs et de son petit frère, en l’absence des parents, emprisonnés pour des questions de légalité. Bradley Fiomona incarne avec ferveur, une étincelle dans le regard et la persévérance chevillée au corps, le personnage central, justifiant pleinement son Prix d’interprétation masculine dans la section Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes. Avec acuité, Rafiki Fariala capte les discriminations (le tarif différent pour les étrangers pour passer le bac…), montre les amitiés salvatrices, souligne avec humour les petits tracas quotidiens (ici on met un cailloux pour faire la queue à sa place quand la file est longue et en plein soleil…) et dépeint l’union et la débrouillardise de la fratrie (la vente de poches d’eau, l’épisode des serviettes hygiéniques…). Célébration d’un élan de jeunesse, récit d’une autre voie possible, cet autoportrait où le personnage prendra lui-même le pseudo de Congo Boy touche par sa ferveur comme sa capacité à rendre hommage au parcours de parents devenus migrants en raison de la guerre. Abus de ciné
Film précédé du court métrage : Les Indes galantes (5’) de Clément Cogitore

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