icone Programmation du 21 février au 20 mars

Chronique

« Je sens qu’il y a quelque chose que nous devons absolument faire : défendre l’intelligence au cœur du réel. Et non pas adhérer à la paresse mentale et au conformisme de la plupart. »  
Michelangelo Antonioni

« Il n’est pas interdit d’être intelligent.» MD

Remettre le cinéma au centre du village
Commençons par le commencement : c’est quoi le cinéma art et essai ?
Certainement pas la caricature que certains se plaisent à en faire : films confidentiels destinés à une poignée d’allumés sectaires, tchéco- croate sous titrés moldo-slovaque, films fauchés et adeptes de la lose, documentaires létaux à force de soporifique, films à messages abscons, films prétentieux, chichiteux , pour tout dire péteux, films sans queue ni tête, films sans queue à l’entrée et avec trop de prise de tête… bref un cinéma qui n’est pas du cinéma, un cinéma oublieux du plaisir du cinéma.  Non, le cinéma art et essai n’est rien de tout cela. Ou alors il y a un profond malentendu.
Steven Soderbergh, Pedro Almodovar, Ken Loach, Woody Allen, Xavier Dolan, Christophe Honoré,… Ces auteurs réalisateurs ont su rencontrer le grand public. Pour autant leurs  films sont classés art et  essai. Au même titre qu’Abbas Kiarostami, Mahamat Saleh-Haroun, Hirokazu Kore-Eda, … Tiens, saviez-vous que « La La Land » est classé art et essai ainsi que « Au revoir Là-haut » ?  
Alors, pourquoi cette explication de texte ? Simplement pour dire que le cinéma art et essai ne correspond pas à l’idée simpliste que certains peuvent s’en faire.
Poursuivons. Le Cinéma Bel-Air est là, sur le terrain, infatigable, tous les jours, 7 / 7, depuis des années et des années, depuis toujours. Présent auprès de son public, accessible à ses publics, attentif et à l’écoute des milliers et milliers de spectateurs, usagers, clients qui le fréquentent avec régularité, fidélité, amitié.
Ajoutons que le Cinéma Bel-Air est proche de son public. Les animations, rencontres, débats, évènements tout au long de l’année, en attestent. Cette relation, singulière et précieuse,  est le fruit de contacts incessants, d’échanges permanents en toute ouverture, en tout respect.  
Cette présence et cette proximité, ce travail incessant depuis toutes années nous a permis de développer une connaissance fine, précise de nos publics, de leurs attentes, de leurs besoins. Allez, assumons, nous nous sommes construit une certaine expertise.N’oublions pas qu’à force d’à force d’animations, rencontres, débats, évènements, nous nous sommes naturellement inscrits dans le paysage culturel et dans son réseaux d’acteurs et de partenaires.
Résumons : présence, proximité, connaissance du territoire et des gens qui le composent, ancrage territorial. Et ne perdons pas de vue un détail qui compte : nous aimons notre ville et lui voulons du bien.
Voilà donc rapidement les arguments qui nous laissent penser qu’une extension de notre cinéma n’est pas une lubie et que cela nous permettrait de  rendre tous les services qu’on peut légitimement en attendre.
Et au final, employons-nous à faire mentir la vieille formule qui veut que « Nul n’est prophète en son pays ».
M.

L'actualité

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    Adapté de la bande dessinée d'Alberto Vazquez, le film d'animation n'est pas fidèle à 100% à la BD. Quelles sont les différences ?

    Boris Henry, chercheur en histoire du cinéma, nous expliquera tout cela à l'issue de la projection

    le dimanche 25 février à 18h
  • Les petites bobines : de l'écrit à l'écran

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    Blancanieves, c'est Blanche-neige en espagnol. Le film est l'adaptation du conte des frères Grimm. Mais avant cela, c'était un conte qu'on se racontait oralement dans les pays germanophones. Le conte a connu des évolutions, surtout avec ce film...

    Boris Henry, chercheur en histoire du cinéma, nous expliquera tout cela à l'issue de la projection

    le lundi 26 février à 15h45
  • Projection & débat

    L'intelligence des arbres de Julia Dordel et Guido Tölke

    + rencontre avec Alsace Nature

    le mardi 27 février à 21h

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