icone Programmation du 7 décembre au 3 janvier

Chronique

-… Papy ?! Une épée dorée !?

- Ouais, tu crois qu’il en a aussi une ?

- Il n’y a pas de raison qu’il en ait pas, lui aussi.

- Même s’il est vieux ?

- Même s’il est vieux.

- Et elle est où son épée dorée ?

- Va savoir. Peut-être qu’il l’a perdue….

 

« Un canard a dit à Cannes : «  Ris, Cannes, ris, Cannes », Un canard a dit à Cannes: « Ris, Cannes », et là, Cannes a ri. » (Fuligule Milouin)

 

« L’espoir fait vivre ? Mais bien sûr et, comme moi, il t’emmerde ! » (Halbmond Durgang)

Auld Lang Syne.

C’est d’époque. L’année qui va s’échouant (comme il se dit en Chine) renvoie à nos chers disparus millésime 2016. Des lueurs qui s’éteignent. Des visages qui passent de la couleur au noir et blanc. Bientôt sépia. La camarde va son chemin, le geste ample, sûr. Au gré du fil de sa faux tombent les têtes. On se compte en début d’année et on se recompte en fin…

David Bowie. Ettore Scola. Jacques Rivette. Michel Galabru. Ronit Elkabetz. Bud Spencer. Michael Cimino. Abbas Kiarostami. Gene Wilder. Claude-Jean Philippe. Pierre Etaix. Raoul Coutard. Robert Vaughn… Et les autres.

Ils nous auront accompagné le chemin, nous auront tendu la main et tenu aussi, ouvert les yeux, apprit à regarder, à (perce)voir, nous auront élargi l’horizon, abreuvés , nourris, nous auront habités et fait rire et pleurer et grandir. A leur manière, ils nous auront appris à vivre.  Peut-être nous apprendront-ils à finir. Eux auront, au bout du bout, rejoint les autres, l’armée de nos ombres, les fantômes, les esprits dans les pas desquels nous mettons nos pas. Et inversement. Et arrivera sans doute, un jour, le jour où nous connaitrons plus de morts que de vivants. De profundis.  

En attendant, the show must go on. Et pour les garder parmi nous ces forces de l’esprit, les maintenir, à notre manière, vivant, les présenter à ceux qui ne les connaitraient pas, et accueillir (notion pas très en vogue ces temps derniers) leurs survivants, leurs successeurs, leurs héritiers, les nouveaux, les autres, la relève, il faut de la place, plus de place, des salles,1, 2, 3, des fauteuils, 125, 80, 50, des écrans, 1, 2, 3. Pour le plaisir ? Oui, bien sûr, comme le désir, c’est un moteur, mais pas que, de loin pas que. De l’espace de diffusion, du temps de projection supplémentaire pour permettre de travailler correctement, être à la hauteur de ce qui est attendu du Cinéma Bel-Air, pouvoir offrir aujourd’hui (pour gagner le pari du demain) des conditions décentes pour les films, les intervenants, les publics, les salariés,… Multiplier les possibilités de rencontre, les points de contact, les instants de grâce à vivre ensemble. Se tenir chaud, aimer un peu et vivre heureux en attendant la mort (qu’elle prenne son temps, toutefois). Rien que ça.                    M.

PS : Joyeux Ceci et Bon Cela, comme il se doit. fermer fermer

L'actualité

  • projection & débat

    La vie est à nous de Jean Renoir

    + rencontre avec le Parti Communiste Français, la Confédération Générale du Travail, et l’Institut d’histoire sociale à l’occasion des 80 ans du Front Populaire

    le vendredi 9 décembre à 20h
  • projection & débat

    Qu'est-ce qu'on attend de Marie-Monique Robin

    + rencontre avec Jean-Claude Mensch, maire d'Ungersheim en partenariat avec le Centre Porte Haute

    le mardi 13 décembre à 20h
  • Festival augenblick : le palmarès

    Prix du Jury professionnel : Les oubliés de Martin Zandvliet
    Prix du jury public : Les oubliés de Martin Zandvliet
    Prix du Jury Jeunes : Les oubliés de Martin Zandvliet

    La sortie nationale de ce grand vainqueur est prévue le 1er mars

Prochainement

Rejoignez nous

Cinéma Bel Air - Mentions légales - Site réalisé par Tack Tack