Programmation du 22 mai au 4 juin
Chronique
«Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d’eux.» René Char. Ainsi en va-t-il des images...
«Il me faudrait le coeur,
Le coeur d’un magicien... » JLM
Cinémas pour tous.
J’avais affaire l’autre jour à un puriste. Un vrai. De ceux qui appréhendent l’autre avec ce petit air supérieur tout de hauteur et de suffisance. De ceux qui se prennent pour leur statue. Les détenteurs de La Vérité. Les pleins de certitudes. S’agissant de cinématographies, «Gardons nous de mélanger les torchons et les serviettes !» me lança le fâcheux, ne saisissant pas que John Ford, Jean Luc Godard, Agnès Varda, Sam Mendes, Nanni Moretti, James Cameron et quelques autres, faisaient le même métier. Raconter des histoires. Comme nos mères, en somme. A propos de mères, je lui ai parlé de pères (c’est d’époque). Au hasard, les pères du cinéma français (et un peu plus) : les Frères Lumière et Méliès. A l’heure du mariage pour tous voilà un cas de figure savoureux : trois pères dont une paire de frères. Cela ferait jaser ici et là. Pour les premiers, le cinématographe c’était «la vie même, le mouvement pris sur le vif», pour le second c’était le pays d’Oz, un rêve éveillé, un enchantement. Pour caricaturer, les uns auraient engendré un cinéma de la vie (documentaire ou non), l’autre un cinéma lanterne magique (that’s entertainment !). Pour autant, les opposer ? Ridicule. Autant que de renvoyer dos à dos papa et maman, maman et maman, maman et papa, papa et papa. Alors, pourquoi se priver, si on a faim et envie, de deux mamelles quand elles sont généreuses ? Hein, pourquoi ? Parce qu’on ne saurait mélanger les pochetrons et les serpillières ? Vous, je ne sais pas, mais moi je peine avec les esprits chagrins/eugénistes des genres (au propre comme au figuré) et des origines. Immanquablement remonte ce vieux sentiment sourd qu’en d’autres temps, cela eut débouché sur un bûcher ou le billot d’un boucher. A la santé de mon puriste, je me referais les Demoiselles de Rochefort, Une journée particulière, Shining, Un éléphant ça trompe énormément, Le voleur de bicyclette, Piège de Cristal voire Terminator et Un singe en hiver et quelques autres aussi bien assortis que Harold et Maud, Starsky et Hutch, Ben Stiller et Owen Wilson. Peut-être même que je les mélangerais : Arnold Schwarzenneger flirtant avec Catherine Deneuve pendant que Jean Rochefort lutinerait Jack Nicholson et que Sophia Loren se pâmerait dans les bras de Catherine Dorleac sous le regard engageant de Jamie Foxx... Un beau festival en perspective... M.
PS : nous nous l’étions promis, tenons notre engagement et rappelons que l’AG de l’Association du Cinéma Bel-Air se tiendra en ce joli mois de mai, le 23 précisément à 18h, en nos murs. Et comme le chantait le Monsieur Loyal dans Cabaret : Willkommen, Bienvenue, Welcome...
On n’est pas sorti de l’auberge... C’est, outre un vieux nanar avec Jean Lefebvre, la situation du Cinéma Bel-Air. Nous y reviendrons.
L'actualité
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documenteurs
le jeudi 23 mai à 20h30. Buvette dès 20h
C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoit PoolvoerdeUn classique du faux documentaire proposé par Epistrophe.
Bar et animations avant et après la projection
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film & débat
le vendredi 24 mai à 20h
The land of hope de Sono Sion+ rencontre avec le Comité de Sauvegarde de Fessenheim et de la Plaine du Rhin
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le cinéma à la folie
le jeudi 30 mai à 20h
Augustine+ rencontre avec Jean-Pierre Adjedj, psychanalyste, animée par Joël Fritschy
En partenariat avec La FEDEPSY et l'Ecole psychanalytique de Strasbourg








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