icone Programmation du 17 janvier au 13 février

Chronique

« Pour être libre, il suffit de l’être, sans en demander l’autorisation à personne. Il faut se faire une hypothèse sur son propre destin et s’y tenir, sans se soumettre ni céder aux circonstances. Une telle liberté exige de l’homme de véritables ressources intérieures, un niveau élevé de conscience individuelle, et le sens de la responsabilité devant lui-même et par là devant les autres… »  Andrei Tarkovski  / Le temps scellé


 « Des choses importantes, des vérités qui comptent, il n’y en n’a pas énormément, alors il faut les dire, les répéter, les répéter encore, radoter, ratiociner  pour juste espérer qu’elles laissent des traces, infimes peut-être mais essentielles … » Fabrice Luchini (citant approximativement Tristan Bernard)


« Now this is not the end. It is not even the beginning of the end. But it is, perhaps, the end of the beginning. » Winston Churchill

Pour mémoire.
La pédagogie, c’est la répétition, alors… à l’heure où nos prévisions / prédictions se vérifient (installation d’un multiplexe à Cernay, création d’un autre supermarché de l’image à Wittenheim), il convient de rappeler les pourquois du projet d’extension du Cinéma Bel-Air….
Le Cinéma Bel-Air veut mieux exposer les films qu’il propose en offrant, à ceux diffusés en séance unique, des séances supplémentaires et prolonger ceux qui ont l’heur de rencontrer leur public.
Le Cinéma Bel-Air entend étoffer encore le panorama de films, nombre d’entre eux n’ayant pas la chance / l’opportunité d’être vu à Mulhouse voire dans le département.
Le Cinéma Bel-Air a pour vocation de donner du temps au temps aux films pour leur offrir, par la grâce du bouche à oreille, l’occasion de véritablement rencontrer leur public. Il n’y a pas de DLC pour un film.
Le Cinéma Bel-Air croit en la jeunesse et entend le montrer. Ce travail avec les jeunes publics peut encore être développé mais, faute de place, il y a des périodes sans programmation de films jeune public… Avec des salles complémentaires, nous pourrions proposer une programmation jeune public enrichie, permanente, continue à raison d’au moins un film jeune public / semaine.
Le Cinéma Bel-Air est un cinéma dans un quartier et veut pleinement s’inscrire dans son environnement (quartier Bel-Air) et, en bonne agora,  contribuer aux rencontres, aux échanges, au vivre ensemble, et ainsi à l’animation (insuffler un supplément d’âme) de ce quartier qui en a bien besoin et ainsi éviter sa désertification ... Ceci étant, c’est vrai qu’une belle ambition architecturale dans notre projet ne serait pas du luxe en contribuant à attirer le regard, les yeux, l’intérêt sur notre cinéma, sur son quartier et sur ses gens.
Le Cinéma Bel-Air propose un vrai projet culturel. La preuve : sa réputation est nationale. Quant à l’offre culturelle à Mulhouse, elle est riche, vivante, vaste, présente un peu partout sur le territoire, et notamment au Cinéma Bel-Air qui veut, à sa mesure, apporter sa contribution avec un vrai miniplexe Art et Essai, acteur culturel dynamique, et demeurer LE cinéma art et essai du Haut-Rhin.Le Cinéma Bel-Air est un cinéma pour tous et bien plus qu’un cinéma dans un quartier. En effet, les spectateurs viennent de la M2A mais également du Haut Rhin Sud quand ce n’est pas de tout le  68 voire du Territoire de Belfort et même la Suisse ou de l’Allemagne (proximité frontalière oblige).  
Quant aux catégories socioprofessionnelles qui le fréquentent, elles sont  tout sauf monochromes, uniformes : c’est fonction de la programmation et on peut y croiser tous les profils possibles et imaginables.  Au final, le Cinéma Bel-Air veut pouvoir faire bénéficier les publics les plus larges possibles, M2A et au-delà, de son travail de fond notamment auprès des jeunes publics, des publics moins jeunes, des publics plus jeunes, des publics différents ,...
Le Cinéma Bel-Air affirme une visibilité et une identité régionale. Ainsi, au niveau alsacien, le Cinéma Bel-Air s’inscrit parfaitement dans le réseau Alsace Cinéma et plus particulièrement dans l’événement Augenblick / Festival de films en langue allemande dans le cadre duquel il occupe une place à part et permet d’irriguer le Haut-Rhin Sud.
Le Cinéma Bel-Air ose le pari du futur. Faire vivre un cinéma, c’est du travail et une affaire de professionnels. Ainsi, actuellement c’est une équipe de 4 salariés permanents qui en assure le quotidien. Elle est épaulée par un collectif de 30 bénévoles qui contribue ainsi à la dynamique de la vie associative. Ce projet en développant l’activité offrira aux uns la perspective d’un emploi à moyen sinon à long terme, aux autres un élan qui les porterait comme elles le porteraient.
Le Cinéma Bel-Air constitue une aventure, un projet collectif. Construire ensemble un projet, le porter, le défendre, l’amener à son terme , n’est-ce pas là une manière de travail concret sur la fameuse cohésion sociale (femmes, hommes, jeunes et moins jeunes voire pas jeune (sinon en esprit),  grands ou petits, courts, longs ou carrés,  bleus, verts, jaunes, bruns, arc en ciel, minces, gros ou ronds, ….) ?
Alors, quand s’installeront (car ils s’installeront, c’est juste maintenant juste une question de (très peu) de temps) les vastes multiplexes / supermarchés de l’image dans les zones commerciales de Wittenheim et de Cernay, nous devrons être prêts car s’exerceront alors à plein les effets centrifuges qui siphonneront les centres villes et les quartiers vers les périphéries.
… Voilà donc nos quelques raisons de grandir, d’agrandir.  Nous pourrions encore en trouver d’autres, tout aussi recevables. Alors oui le pari est fou, risqué, grand, ambitieux et tout ce qu’on voudra. Na und ? La marche n’est-elle pas une suite ininterrompue (et alternée) de déséquilibres ? L’existence n’est-elle pas immense et pleine de dangers ? Vivre n’est-il pas en soi une prise de risque ? Alors quoi ? Faudrait-il ronronner ? Se reposer paresseusement sur quelques lauriers ? Caboter gentiment le long des côtes familières plutôt que rêver des Indes et finir en Amérique ?  S’emmitoufler dans la frilosité ? Avoir peur  de son ombre? Et de l’ombre de son ombre ?
                                                           M.


PS : Et pour 2018, souhaitons-nous les uns les autres tout plein de belles et bonnes choses, surtout un 2019, 2020, 2021 et au-delà.

L'actualité

  • projection & rencontre

    Teheran tabou de Ali Soozandeh

    + rencontre avec Hassan Makaremi, psychanalyste, peintre et calligraphe originaire d'Iran, dans le cadre du festival Les Vagamondes en partenariat avec La Filature - Scène nationale

    le dimanche 21 janvier à 17h
  • avant-première & rencontre

    Jusqu'à la garde de Xavier Legrand

    + rencontre avec le CIDFF 68

    Séance proposée par les SOROPTIMIST à 10 € la place. Bénéfices reversés au CIDFF

    le lundi 22 janvier à 20h
  • l'enseignement en question

    Une idée folle de Judith Grumbach

    + rencontre avec la Maison de la Pédagogie de Mulhouse

    le jeudi 25 janvier à 20h
  • projection & débat

    Irrintzina, le cri de la génération climat de Sandra Blondel et Pascal Hennequin

    + rencontre avec Alternatiba

    le vendredi 26 janvier à 20h
  • l'enseignement en question

    A nous de jouer ! de Antoine Fromental

    + rencontre avec Antoine Fromental, réalisateur, en partenariat avec Alsace Cinémas

    le dimanche 28 janvier à 17h

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