Festival Augenblick , Rencontre

De Kilian Armando Friedrich avec Sabine Thalau, Nada Kosturin, Werner Posselt, Sadibou Diabang, Nigyar Velagich, Thomas Sprekelsen
Drame - Allemagne - 2026 - VOST - 1h30

Ich verstehe Ihren Unmut

Heike, la soixantaine, est cheffe de service dans une entreprise de nettoyage. Vu les sous-effectifs, elle n’est la cheffe de presque personne. Elle a d’ailleurs beaucoup plus de supérieurs, toujours prêts à lui rappeler sa place dans la hiérarchie. Quand un sous-traitant découvre qu’elle a tenté de débauché un de ses salariés, la voilà tenue de lui obtenir plus de contrats pour se faire pardonner...

Rencontre avec Killian Armando Friedrich, réalisateur,  le jeudi 12 novembre à 20h

Tarifs habituels du cinéma. Gratuité pour les étudiants avec Pass Campus - Carte culture

Longtemps après "Rosetta", portrait d’une jeune femme aux abois qui aurait tout fait pour obtenir un boulot (il y a maintenant déjà 20 ans), voila une dizaine d’années que les films sociaux mettant en avant la pression subie par des employés se sont multipliés. Un processus de filmage proche du documentaire, un sujet visant à dénoncer les conditions de travail et la déshumanisation des rapports humains, un scénario en forme de descente aux enfers testant les limites et l’humanité d’un personnage auquel la caméra colle, et cela donne : "À Plein Temps" avec Laure Calamy, "Deux Jours, Une Nuit", et rien que l’an dernier entre Berlin et Venise, "En Première Ligne" pour le milieu hospitalier, "Home Sweet Home" pour les aides à domicile ou "MADE in EU" pour les usines textiles. Alors bien entendu, l’intention est bonne et les sujets se déclinent sous divers angles (persécutions, clients mécontents, conséquences du Covid…), mais il devient difficile pour de nouveaux longs métrages de se distinguer. "Ich verstehe Ihren Unmut", film allemand présenté en la section Panorama de la Berlinale, s’il semble s’inscrire dans la droite lignée de cette mouvance, ne démérite pas pour autant, ni dans la forme ni sur le fond. Son actrice principale, Sabine Thalau, endosse avec justesse le rôle ingrat de celle qui truande pour vivre un peu mieux et qui va devoir reprocher cela à quelqu’un de pourtant honnête. La perversité du système est bien entendu mise en avant ici, au travers d’un scenario qui appuie la ou ça fait mal, et qui aborde également, au delà de la question du travail sous payé, celle des sans papiers, faisant le portrait d’une société où tout le monde galère et cherche à s’en sortir comme il peut. La question de l’indépendance ressort au final, dans un récit sans concession. Abus de ciné

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