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Lycéens et apprentis au cinéma

Un dispositif national d’éducation à l’image

Créé en 1998, Lycéens et apprentis au cinéma s’adresse aux élèves de  lycées d’enseignement général, de lycées professionnels et agricoles et de centres de formation des apprentis (CFA).

Lycéens et apprentis au cinéma est soutenu par la Région Grand Est, le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC, CNC) et le Ministère de l’Education Nationale.

Le RECIT (Réseau Est Cinéma Images Transmission) met en œuvre et coordonne le dispositif en partenariat avec l’Académie de Strasbourg.

La Région Alsace a été pionnière en finançant l’opération dès la rentrée scolaire 1999/2000.

Objectifs

  • Amener les élèves à une pratique culturelle du cinéma
  • Développer leur regard critique face à l’image
  • Acquérir et enrichir une culture cinématographique

     

     

    Programmation

    Le choix des films se veut représentatif de la diversité des œuvres, des formats, des genres, des thèmes qu’offre le 7ème art.

    Pour cela, la programmation est composée d’un film de patrimoine, d’un film français au choix et d’un film étranger choisis parmi une liste d’œuvres de qualité soumise par le CNC.

    Programmation 2020/2021 :

    - Film français au choix : De battre mon coeur s'est arrêté de Jacques Audiard ou L'esprit des lieux de Stéphane Manchematin et Serge Steyer

    - Film de patrimoine : Alien de Ridley Scott

    - Film étranger : Tel père tel fils de Hirokazu Kore-eda

    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Hirokazu Kore-eda avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Yoko Maki, Lily Franky, Keita Ninomiya Drame - Japon - 2013 - VOST - 1h57

    Tel père, tel fils

    Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

    Projections entre le 20 novembre 2020 et le 29 janvier 2021

    Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l'une riche et un peu coincée, l'autre modeste et bohème, l'apprennent six ans après... De ce postulat, Etienne Chatiliez avait tiré une comé­die satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquen­ces psychologiques d'une telle révélation avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation. L'auteur de Nobody knows reste un grand cinéaste de l'enfance, toujours habile à montrer l'incompréhension douloureuse sur le visage de ses jeunes comédiens. Mais ce que le film raconte avant tout, c'est la naissance d'un père. Ryota, architecte surbooké, pousse son jeune fils à l'excellence. Quand il apprend que le petit Keita n'est pas son enfant biologique, il semble presque soulagé : un bambin aussi doux ne pouvait être de son sang... Mais il se montre tout aussi démuni face à la chair de sa chair : ce gosse effronté, mécontent de devoir changer de papa, résiste sans trembler aux exigences de son géniteur. Avec sensibilité, Kore-eda rappelle que le sentiment de paternité relève moins de l'inné que de l'acquis. On ne devient pas père tout seul, telle pourrait être la morale de cette fable délicate. Télérama
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Jacques Audiard avec Romain Duris, Niels Arestrup, Jonathan Zaccaï, Gilles Cohen, Linh Đan Phạm Drame - France - 2005 - 1h47

    De battre mon coeur s'est arrêté

    A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l'immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu'il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu'il rêvait de devenir, à l'image de sa mère. Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.

    Projections entre le 4 janvier et le 26 mars 2021

    Ce polar consacra le cinéma français mais pas franchouillard de Jacques Audiard, qui avait trouvé l’argument de son scénario dans un film américain, Fingers (1978), de James Toback. Tout, ici, dit l’envie d’une échappée au large des repères connus. Une envie que Romain Duris fait vibrer jusqu’au bout de ses doigts, dans un rôle qui le révéla. Petite frappe, il magouille dans l’immobilier mais décide de devenir pianiste virtuose. Pour échapper à la violence que son malfrat de père l’incite à reproduire ? Jacques Audiard se garde des éclairages psychologiques. Il raconte l’avancée d’un jeune homme vers l’inconnu : un autre lui-même. Mené avec brio, le film est palpitant. Télérama
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Stépane Manchematin, Serge Steyer avec Marc Namblard Documentaire - France - 2018 - 1h31

    L'Esprit des lieux

    Héritier d’une pratique paternelle, Marc consacre l’essentiel de son temps à sa passion : "Je vis au pays des sons". Cette quête existentielle l’a conduit à s’enraciner à la lisière d’un massif forestier, dans les Vosges, et à y fonder famille. À la tombée du jour, il camoufle ses micros dans un sous-bois, déclenche la prise de son, puis s’éloigne jusqu’à se fondre dans la nature. Toute la nuit, le dispositif capte des ambiances sonores : souffles, cris, chants, grattements... De retour en studio, dans le sous-sol de sa maison, Marc écoute les enregistrements afin d’en extraire les pépites. Curieuse et intriguée par ses activités nocturnes, sa fille Lucie manifeste l’envie de l’accompagner. Elle est souvent la première auditrice des tableaux sonores que crée son papa. Son travail commence à faire parler de lui, dans les écoles, les milieux artistiques, la scène musicale… Bientôt, un compositeur, Christian Zanési, lui propose de collaborer à la création d’une pièce de musique électroacoustique.

    Projections entre le 4 janvier et le 26 mars 2021

    Si Marc Namblard est « chasseur de sons », il se dit « chasseur de silence » ; ce silence deve­nu rare dans notre monde saturé de bruits, mais qu’il déniche notamment dans sa forêt des Vosges, où le suit ce beau documentaire qui s’écoute plus encore qu’il se voit. On l’y décou­vre captant les bruits de la nature avec un soin minutieux, de nuit, dans un sous-bois, en compagnie de sa fille impressionnée par le brame des cerfs, ou replongeant avec son frère dans leur passé commun, à travers les ban­des magnétiques enregistrées par leur père, souvenirs encapsulés de leur vie de famille. Film de perceptions, de sensations et d’émotions, L’Es­prit des lieux propose plus qu’un portrait : une expérience sensorielle. Télérama

    Prochainement