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Lycéens et apprentis au cinéma

Un dispositif national d’éducation à l’image

Créé en 1998, Lycéens et apprentis au cinéma s’adresse aux élèves de  lycées d’enseignement général, de lycées professionnels et agricoles et de centres de formation des apprentis (CFA).

Lycéens et apprentis au cinéma est soutenu par la Région Grand Est, le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC, CNC) et le Ministère de l’Education Nationale.

Le RECIT (Réseau Est Cinéma Images Transmission) met en œuvre et coordonne le dispositif en partenariat avec l’Académie de Strasbourg.

La Région Alsace a été pionnière en finançant l’opération dès la rentrée scolaire 1999/2000.

Objectifs

  • Amener les élèves à une pratique culturelle du cinéma
  • Développer leur regard critique face à l’image
  • Acquérir et enrichir une culture cinématographique

     

     

    Programmation

    Le choix des films se veut représentatif de la diversité des œuvres, des formats, des genres, des thèmes qu’offre le 7ème art.

    Pour cela, la programmation est généralement composée d’un film de patrimoine, d’un film français au choix et d’un film étranger choisis parmi une liste d’œuvres de qualité soumise par le CNC.

    Programmation 2021/2022 :

    - De battre mon coeur s'est arrêté de Jacques Audiard ou Alien le huitième passager de Ridley Scott

    - L'esprit des lieux de Stéphane Manchematin et Serge Steyer ou Josep de Aurel

    - Tel père tel fils de Hirokazu Kore-eda ou Mustang de Deniz Gamze Ergüven

    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Jacques Audiard avec Romain Duris, Niels Arestrup, Jonathan Zaccaï, Gilles Cohen, Linh Đan Phạm Drame - France - 2005 - 1h47

    De battre mon coeur s'est arrêté

    A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l'immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu'il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu'il rêvait de devenir, à l'image de sa mère. Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.

    Ce polar consacra le cinéma français mais pas franchouillard de Jacques Audiard, qui avait trouvé l’argument de son scénario dans un film américain, Fingers (1978), de James Toback. Tout, ici, dit l’envie d’une échappée au large des repères connus. Une envie que Romain Duris fait vibrer jusqu’au bout de ses doigts, dans un rôle qui le révéla. Petite frappe, il magouille dans l’immobilier mais décide de devenir pianiste virtuose. Pour échapper à la violence que son malfrat de père l’incite à reproduire ? Jacques Audiard se garde des éclairages psychologiques. Il raconte l’avancée d’un jeune homme vers l’inconnu : un autre lui-même. Mené avec brio, le film est palpitant. Télérama
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Véronica Cartwright Horreur Science-Fiction - Grande Bretagne / Etats-Unis - 1979 - VOST - 1h56

    Alien le 8ème passager

    Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d'un arrêt forcé sur une planète déserte, l'officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage.
    Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l'équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu'à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s'échappe dans les couloirs du vaisseau...

    Infos complémentaires sur : 

    https://www.lerecit.fr/education/lyceens-et-apprentis-au-cinema/

    Le vieil Alien nous revient en jeune homme éternel. Bref, un fantôme qui, de nouveau, nous hante. Car revoir Alien, ce n'est pas tant détecter ses rectifications contemporaines que de voir à quel point ce film est une matrice. Libération
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Aurel avec Sergi López, Bruno Solo, David Marsais, Gérard Hernandez, Thomas Vandenberghe, Sílvia Pérez Cruz, François Morel, Sophia Aram, Alain Cauchi Animation Historique - France/Espagne/Belgique - 2019 - VOST - 1h14

    Josep

    Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d'exception.

    Le récit de l’amitié entre un gendarme français et l’artiste Josep Bartoli, qui a fui l’Espagne franquiste. Et l’expressivité bouleversante du dessin d’Aurel. Un adolescent plutôt doué en dessin râle et soupire à l’idée de garder, tout un après-midi, son grand-père malade et alité dans un vieil appartement plein de souvenirs. Mais, entre deux somnolences, « grand-père Serge » se met à raconter à son petit-fils une histoire folle, pleine de rebondissements. Celle de sa rencontre, à la fois douloureuse et lumineuse, avec un dessinateur, dans un contexte qui, quatre-vingts ans plus tard, continue à lui faire honte. Février 1939 : Barcelone est tombée, Franco a gagné, et cinq cent mille réfugiés fuient la dictature dans le dénuement le plus complet pour trouver refuge dans une France qui les juge indésirables. Bon nombre de ces républicains espagnols, anarchistes ou communistes, sont parqués par le gouvernement français dans des camps de concentration, en proie à la faim, la maladie, la xénophobie et la violence galonnée. Dans un de ces camps, Serge, jeune gendarme, se lie d’amitié, au-delà des barbelés, avec Josep Bartoli (1910-1995), combattant antifranquiste et dessinateur. Josep n’est pas un film d’animation, mais un grand film dessiné. Pour son premier long métrage, Aurel, lui-même dessinateur pour Le Monde et Le Canard enchaîné, célèbre la force, incoercible, du dessin politique — et dédie d’ailleurs Josep à Tignous, assassiné lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Aidé de son scénariste Jean-Louis ­Milesi (compagnon de route de Robert Guédiguian), Aurel fait revivre une ­période occultée de l’Histoire (la Retirada) et rend hommage à Bartoli, grand peintre travaillant sur la mémoire. Le résultat ne cesse d’étonner et de bouleverser, grâce à sa narration puissante et à son esthétique composite. Le récit du gendarme Serge et de ses efforts pour aider son ami et ne plus collaborer à cet enfer fusionne ainsi avec les traits sombres, rageurs et virtuoses, de Josep, témoignant, jour et nuit, sur papier, du quotidien du camp. Le talent de caricaturiste d’Aurel s’impose, dans la trogne de porc d’un ignoble gardien ou la douceur d’un tirailleur sénégalais philosophe qui obéit aux ordres en attendant l’heure de la vengeance. Soudain, au noir tragique des corps décharnés des prisonniers succèdent le pastel, l’orange flamboyant et le bleu maya d’un ciel où Frida Kahlo, future maîtresse de Bartoli, fait figure d’apparition pleine de vitalité. Car le film vibre aussi du feu, quasi sensuel, de la résistance, comme lors de ces séquences de réunions clandestines, où les hommes et les femmes du camp chantent, dansent, et inventent un jeu de loterie pour trouver un partenaire d’un soir. Josep, lui, se contente de caresser le portrait qu’il a fait de son aimée, perdue pendant l’exode. Et voilà la belle de papier qui ferme les yeux sous sa caresse… « Et alors ? », demande sans cesse le petit-fils de Serge, happé par cette histoire où un homme apprend le courage pour en sauver un autre. Alors, l’humanisme est une aventure inoubliable, qui mène, par exemple, jusqu’au Mexique. De ce Josep recommandé à tous les publics, beaucoup d’images resteront gravées, mais on en retient une en particulier : deux amis à la vie à la mort repeignant, en compagnie de Frida Kahlo, la façade d’une hacienda avec des couleurs éclatantes. Insolentes comme l’espoir. Télérama
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Stépane Manchematin, Serge Steyer avec Marc Namblard Documentaire - France - 2018 - 1h31

    L'Esprit des lieux

    Héritier d’une pratique paternelle, Marc consacre l’essentiel de son temps à sa passion : "Je vis au pays des sons". Cette quête existentielle l’a conduit à s’enraciner à la lisière d’un massif forestier, dans les Vosges, et à y fonder famille. À la tombée du jour, il camoufle ses micros dans un sous-bois, déclenche la prise de son, puis s’éloigne jusqu’à se fondre dans la nature. Toute la nuit, le dispositif capte des ambiances sonores : souffles, cris, chants, grattements... De retour en studio, dans le sous-sol de sa maison, Marc écoute les enregistrements afin d’en extraire les pépites. Curieuse et intriguée par ses activités nocturnes, sa fille Lucie manifeste l’envie de l’accompagner. Elle est souvent la première auditrice des tableaux sonores que crée son papa. Son travail commence à faire parler de lui, dans les écoles, les milieux artistiques, la scène musicale… Bientôt, un compositeur, Christian Zanési, lui propose de collaborer à la création d’une pièce de musique électroacoustique.

    Si Marc Namblard est « chasseur de sons », il se dit « chasseur de silence » ; ce silence deve­nu rare dans notre monde saturé de bruits, mais qu’il déniche notamment dans sa forêt des Vosges, où le suit ce beau documentaire qui s’écoute plus encore qu’il se voit. On l’y décou­vre captant les bruits de la nature avec un soin minutieux, de nuit, dans un sous-bois, en compagnie de sa fille impressionnée par le brame des cerfs, ou replongeant avec son frère dans leur passé commun, à travers les ban­des magnétiques enregistrées par leur père, souvenirs encapsulés de leur vie de famille. Film de perceptions, de sensations et d’émotions, L’Es­prit des lieux propose plus qu’un portrait : une expérience sensorielle. Télérama
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    De Hirokazu Kore-eda avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Yoko Maki, Lily Franky, Keita Ninomiya Drame - Japon - 2013 - VOST - 1h57

    Tel père, tel fils

    Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

    Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l'une riche et un peu coincée, l'autre modeste et bohème, l'apprennent six ans après... De ce postulat, Etienne Chatiliez avait tiré une comé­die satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquen­ces psychologiques d'une telle révélation avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation. L'auteur de Nobody knows reste un grand cinéaste de l'enfance, toujours habile à montrer l'incompréhension douloureuse sur le visage de ses jeunes comédiens. Mais ce que le film raconte avant tout, c'est la naissance d'un père. Ryota, architecte surbooké, pousse son jeune fils à l'excellence. Quand il apprend que le petit Keita n'est pas son enfant biologique, il semble presque soulagé : un bambin aussi doux ne pouvait être de son sang... Mais il se montre tout aussi démuni face à la chair de sa chair : ce gosse effronté, mécontent de devoir changer de papa, résiste sans trembler aux exigences de son géniteur. Avec sensibilité, Kore-eda rappelle que le sentiment de paternité relève moins de l'inné que de l'acquis. On ne devient pas père tout seul, telle pourrait être la morale de cette fable délicate. Télérama
    Lycéens et Apprentis au Cinéma

    de Deniz Gamze Ergûven avec Gunes Nezihe, Doga Zeynep Doguslu, Elit Iscan Drame - Turquie / France / Allemagne - 2015 - VOST - 1h33

    Mustang

    C'est le début de l'été.
    Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
    La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
    Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

    Infos supplémentaires sur : https://www.lerecit.fr/

    Deniz Gamze Ergüven nous donne à aimer très fort fort ses indomptables héroïnes ; à travers leur combat que leur beauté et leur jeunesse exaltent, c'est celui de toutes les femmes qu'elle exprime et dans bien d'autres pays que la Turquie. Allez voir "Mustang", conte salutaire à la radieuse sensualité clandestine. Marianne

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