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Collège au Cinéma

 

Dispositif national d’éducation à l’image

Créé en 1989, Collège au cinéma s’adresse aux élèves de collèges.

Il est soutenu par les Conseils Généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC, CNC), le Ministère de l’Education Nationale.

Le RECIT (Réseau Est Cinéma Images Transmission) met en œuvre et coordonne Collège au cinéma en partenariat avec l’Académie de Strasbourg et l’Inspection Académique pour le département du Haut-Rhin.

Le dispositif est décliné depuis l’année scolaire 2003/2004 pour le département du Haut-Rhin et 2007/2008 pour le département du Bas-Rhin.

Objectifs

  • Amener les collégiens à une pratique culturelle du cinéma
  • Développer leur regard critique face à l’image
  • Acquérir et enrichir une culture cinématographique

     

     

     

      Programmation

      Afin de s’adapter aux acquis de chaque élève et son rapport à l’image, la programmation est scindée en deux niveaux : 6e/5e et 4e/3e.

      Le choix des films se veut représentatif de la diversité des œuvres, des formats, des genres, des thèmes qu’offre le 7ème art. La programmation est généralement composée d’un film de patrimoine, d’un film français et d’un film étranger choisis parmi une liste d’œuvres de qualité soumise par le CNC. Programmation 2020/2021 :

      6ème/5ème : Les temps modernes, Le garçon et le monde, La flèche brisée

      4ème/3ème : Bienvenue à Gattaca, Les glaneurs et la glaneuse, Douze hommes en colère

       
       
      Ecole & Cinéma, Collège au Cinéma

      De Alê Abreu avec Vinicius Garcia, Lu Horta, Marco Aurélio Campos, Felipe Zilse, Alê Abreu, Cassius Romero, Nestor Chiesse, Alfredo Rollo, Patrícia Pichamone, Melissa Garcia, Naná Vasconcelos, Emicida Aventure Animation Drame - Brésil - 2013 - 1h19

      Le Garçon et le Monde

      À la recherche de son père, un garçon quitte son village et découvre un monde fantastique dominé par des animaux-machines et des êtres étranges. Un voyage lyrique et onirique illustrant avec brio les problèmes du monde moderne.

      Petit miracle : ce film d'animation venu du Brésil est un pur moment de grâce, de temps suspendu. Un bonheur total. L'histoire n'a rien de neuf, pourtant : un petit garçon quitte son village à la recherche de son père et découvre un monde fantastique et mécanique, où la beauté et la musique ont bien du mal à résister au monstre qu'est le « progrès ». Les fleurs, la solidarité et l'amour filial valent mieux que les usines, la pollution et la guerre. On le savait, bien sûr. Mais, grâce à son incroyable liberté visuelle, le cinéaste redonne virginité et force à ce message candide, souvent exalté par le cinéma d'animation. Il choisit de dessiner « comme un enfant », en mélangeant toutes les techniques possibles : pastels à l'huile, crayons de couleurs, feutres hydrographiques et même stylos à bille, ainsi que tous les types de peintures et de collages. Et surtout, choix audacieux et poétique, il ne craint pas le... blanc. Dans certains plans, il part d'une page vierge et la colore progressivement pour finir en véritable feu d'artifice. A l'inverse, il efface un carnaval psychédélique pour rendre l'enfant et sa petite tête en forme d'ampoule à son tendre minimalisme. Sans cesse, il alterne : à une splendide montée à vélo dans la ville, la nuit, où le ciel étoilé évoque celui de Van Gogh, succède le jour et une descente à toute allure vers une plage ­bariolée. Des scènes dans une plantation de coton dessinent brusquement, des formes totalement originales, tandis qu'un chantier naval prend des airs d'un tableau de Paul Klee... Chaque dessin est un étonnement. Un émerveillement. Le tout sans dialogues ou presque : juste quelques ­répliques, dans une langue inventée — du brésilien à l'envers ! Mais une ­musique très présente, elle, et constam­ment enthousiasmante. Depuis des années, il était de bon ton de ne plus employer le terme « dessin animé », considéré comme réducteur ou ringard, quand on parlait d'animation. Avec Le Garçon et le monde, grâce à ce réalisateur génial, l'expression reprend toutes ses lettres de noblesse. Télérama
      Collège au Cinéma

      De Andrew Niccol avec Ethan Hawke, Jude Law, Gore Vidal, Uma Thurman, Alan Arkin Science-Fiction - Etats-Unis - 1997 - VOST - 1h46

      Bienvenue à Gattaca

      Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d'études et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, rêve de partir pour l'espace. Chacun des deux va permettre à l'autre d'obtenir ce qu'il souhaite en déjouant les lois de Gattaca.

      Programmation 4è/3è

      Projections du 02/11 au 18/12

      A Gattaca, la génétique a pris le pouvoir. Les humains sont classés en deux catégories : les « non-valides » et les « valides ». Vincent est un non-valide. Des perturbations neuropsychologiques et un souffle au coeur lui interdisent à jamais d'embarquer dans une des fusées qui transportent les élus vers un ailleurs meilleur... Sans effets spéciaux ni gadgets, Andrew Niccol renouvelle avec éclat le film de science-fiction. On pense à George Orwell (1984) ou Aldous Huxley (Le Meilleur des mondes), mais tout ici est comme revivifié. La fable sur les dérives de la science se double d'un remarquable thriller et l'intrigue flirte avec le drame psychanalytique. La mise en scène, précise, orchestre un ballet de regards vides et de visages fermés. Une froide lumière d'aquarium baigne cette non-vie, aseptisée, normalisée, où tout le monde surveille tout le monde, tandis que l'identité des valides est contrôlée et recontrôlée jusqu'à la névrose. Dans cet univers implacable, Vincent est le grain de sable, l'homme à abattre. Avec son coeur qui bat la chamade, il symbolise toutes les résistances. Le refus aussi d'une discrimination sociale monstrueuse. Télérama
      Collège au Cinéma

      De Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Henry Bergman, Tiny Sandford, Chester Conklin Comédie Dramatique Romantique - Etats-Unis - 1936 - VOST - 1h27

      Les Temps modernes

      Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines, le travail à la chaîne le rendent malade, il abandonne son poste, recueille une orpheline et vit d'expédients. Le vagabond et la jeune fille vont s'allier pour affronter ensemble les difficultés de la vie...

      Programmation 6è/5è

      Projections du 02/11 au 18/12

      Le taylorisme, la division des tâches, le travail à la chaîne, autant en rire, non ? C’est ce que s’est dit Charles Chaplin au début des années 30, au retour d’un voyage de 18 mois dans une Europe en crise où poussaient les nationalismes. Témoin de ses préoccupations sociales, Les temps modernes sortait en 1936, avant d’avoir droit ce printemps à une projection en cérémonie de clôture au festival de Cannes, grâce à sa restauration par les éditions MK2 qui poursuivent ainsi leur excellent travail de rafraîchissement et de mise en perspective de l’œuvre de l’artiste (parallèlement à la sortie en salle et en DVD des Temps modernes, MK2 vient également de publier en DVD La ruée vers l’or et Les lumières de la ville, dont nous vous parlerons bientôt). Les temps modernes, donc. "Un récit sur l’industrie, l’initiative individuelle et la croisade de l’humanité à la recherche du bonheur", comme le dit le carton au début de ce film pas encore parlant, alors que d’autres l’étaient depuis presque dix ans. Chaplin restait ainsi fidèle à la musique et aux effets sonores, n’introduisant qu’un minimum de voix, dont la sienne, mais dans une chanson en charabia. Fidèle aussi à Charlot, une dernière fois, promu "ouvrier d’usine" et chargé de visser toute la journée des boulons à une cadence croissante. Effet visuel garanti, mais pas autant que dans la scène culte où Charlot se trouve entraîné dans les rouages du "monstre". "Dans l’usine, Charlot impose sa plasticité à l’intérieur d’un décor écrasant, qui le domine, notent Luc et Jean-Pierre Dardenne dans l’un des nombreux et passionnants bonus de cette édition [1]. Les autres ouvriers participent au décor alors que lui échappe à ça. Tout se fissure. Tout se casse. (...) Chaplin ne s’est jamais posé la question : à quoi ça sert, qu’est-ce qu’on fabrique dans cette usine ? Ce qui l’intéresse, c’est le cadre, les boulons. On fabrique quoi ? Cela n’a pas d’importance. On fabrique des images." Charlot ne restera d’ailleurs pas longtemps dans cette prison des temps modernes : cette forme d’asservissement n’est pas pour lui. Devenu fou, jeté en prison (une vraie cette fois), il rencontre à sa sortie "la gamine", orpheline sans le sou (éblouissante Paulette Goddard), première compagne du vagabond avec laquelle il va tenter de lutter. Chaplin les voyait comme "les deux seuls esprits vivants dans un monde d’automates. Nous sommes des enfants sans aucun sens des responsabilités, alors que le reste de l’humanité est accablé par ses devoirs. Nous sommes libres en esprit." Les temps modernes les laisse seuls, avançant main dans la main vers l’horizon, à la recherche d’un soleil qui brillerait pour tous. Plus de soixante ans plus tard, ils marchent toujours. Avoir-alire
      Collège au Cinéma

      De Agnès Varda avec Bodan Litnanski, Agnès Varda, François Wertheimer Documentaire - France - 2000 - 1h22

      Les Glaneurs et la glaneuse

      Un peu partout en France, Agnès a rencontré des glaneurs et glaneuses, récupereurs, ramasseurs et trouvailleurs. Par nécessite, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Leur univers est surprenant. On est loin des glaneuses d'autrefois qui ramassaient les épis de blé après la moisson. Patates, pommes et autres nourritures jetées, objets sans maître et pendule sans aiguilles, c'est la glanure de notre temps. Mais Agnès est aussi la glaneuse du titre et son documentaire est subjectif.

      Programmation 4è/3è

      Projections du 04/01 au 26/03

      A voir : La leçon de cinéma d'Agnès Varda (Les glaneurs et la glaneuse) ARTE

      Partie du mot « glaner », charmant et désuet, dont elle filme la définition dans le dictionnaire avec sa petite caméra numérique, Agnès Varda sillonne la France à la recherche de toutes les formes de glaneurs : des clochards reclus dans des caravanes au bord de champs de patates… au formidable alphabétiseur de Montparnasse, qui se nourrit en mangeant les restes des marchés parisiens… Et jusqu’à la cinéaste elle-même, qui glisse, en filigrane, qu’elle n’a jamais été qu’une « glaneuse » d’images, engrangées dans sa musette au petit bonheur la chance. Après avoir appliqué à la lettre la chanson des Demoiselles de Rochefort (« Je voudrais vous parler de ses yeux, de ses mains… ») dans l’éblouissant Jacquot de Nantes, où elle filmait le corps vieillissant de Jacques Demy, marbré comme du papier reliure, Agnès Varda s’attaque sans peur à sa propre carcasse de pomme fripée. Ses mains tavelées, ses cheveux grisonnants, sa peau trop grande pour son corps lui rappellent, dit-elle, que « c’est bientôt la fin ». Ce mélange de lucidité sur la mort et de curiosité rieuse rend chaque image bouleversante. C’est comme ça qu’on l’aime, Agnès Varda : fureteuse, aux aguets, douce et brutale à la fois, à l’écoute des simples gens, miroirs sans tain derrière lesquels elle se cache pour parler d’elle-même. Télérama
      Collège au Cinéma

      De Delmer Daves avec James Stewart, Jeff Chandler, Debra Paget, Basil Ruysdael, Will Geer, Joyce Mackenzie, Arthur Hunnicutt, Iron Eyes Cody, John Doucette, Jay Silverheels, Mickey Kuhn 1h33

      La Flêche brisée

      Arizona, 1870. La Guerre fait rage entre colons et Apaches. L'ancien éclaireur Tom rencontre le chef Cochise et propose la paix. Un traité est signé. Mais ils vont être trahis..

      Collège au Cinéma

      De Sidney Lumet avec Martin Balsam, John Fiedler, Lee J. Cobb, E.G. Marshall, Jack Klugman 1h35

      12 hommes en colère

      Un jeune homme d'origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l'unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu'il a un doute et que la vie d'un homme mérite quelques heures de discussion. Il s'emploie alors à les convaincre un par un.

      Prochainement