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Collège au Cinéma

 

Dispositif national d’éducation à l’image

Créé en 1989, Collège au cinéma s’adresse aux élèves de collèges.

Il est soutenu par les Conseils Généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC, CNC), le Ministère de l’Education Nationale.

Le RECIT (Réseau Est Cinéma Images Transmission) met en œuvre et coordonne Collège au cinéma en partenariat avec l’Académie de Strasbourg et l’Inspection Académique pour le département du Haut-Rhin.

Le dispositif est décliné depuis l’année scolaire 2003/2004 pour le département du Haut-Rhin et 2007/2008 pour le département du Bas-Rhin.

Objectifs

  • Amener les collégiens à une pratique culturelle du cinéma
  • Développer leur regard critique face à l’image
  • Acquérir et enrichir une culture cinématographique

     

     

     

      Programmation

      Afin de s’adapter aux acquis de chaque élève et son rapport à l’image, la programmation est scindée en deux niveaux : 6e/5e et 4e/3e.

      Le choix des films se veut représentatif de la diversité des œuvres, des formats, des genres, des thèmes qu’offre le 7ème art. La programmation est généralement composée d’un film de patrimoine, d’un film français et d’un film étranger choisis parmi une liste d’œuvres de qualité soumise par le CNC.

      Programmation 2022/2023 :

      6ème/5ème : Mon oncle de Jacques Tati, Parvana une enfance en Afghanistan de Nora Twoney, Tomboy de Céline Sciamma

      4ème/3ème : Woman at war de Benedikt Erlingsson, Quai des orfèvres de Henri-Georges Clouzot, Spartacus et Cassandra de Ionis Nuguet

       
       
      Collège au Cinéma

      De Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Henry Bergman, Tiny Sandford, Chester Conklin Comédie Dramatique Romantique - Etats-Unis - 1936 - VOST - 1h27

      Les Temps modernes

      Charlot est ouvrier dans une gigantesque usine. Il resserre quotidiennement des boulons. Mais les machines, le travail à la chaîne le rendent malade, il abandonne son poste, recueille une orpheline et vit d'expédients. Le vagabond et la jeune fille vont s'allier pour affronter ensemble les difficultés de la vie...

      6èmes / 5èmes

      Le taylorisme, la division des tâches, le travail à la chaîne, autant en rire, non ? C’est ce que s’est dit Charles Chaplin au début des années 30, au retour d’un voyage de 18 mois dans une Europe en crise où poussaient les nationalismes. Témoin de ses préoccupations sociales, Les temps modernes sortait en 1936, avant d’avoir droit ce printemps à une projection en cérémonie de clôture au festival de Cannes, grâce à sa restauration par les éditions MK2 qui poursuivent ainsi leur excellent travail de rafraîchissement et de mise en perspective de l’œuvre de l’artiste (parallèlement à la sortie en salle et en DVD des Temps modernes, MK2 vient également de publier en DVD La ruée vers l’or et Les lumières de la ville, dont nous vous parlerons bientôt). Les temps modernes, donc. "Un récit sur l’industrie, l’initiative individuelle et la croisade de l’humanité à la recherche du bonheur", comme le dit le carton au début de ce film pas encore parlant, alors que d’autres l’étaient depuis presque dix ans. Chaplin restait ainsi fidèle à la musique et aux effets sonores, n’introduisant qu’un minimum de voix, dont la sienne, mais dans une chanson en charabia. Fidèle aussi à Charlot, une dernière fois, promu "ouvrier d’usine" et chargé de visser toute la journée des boulons à une cadence croissante. Effet visuel garanti, mais pas autant que dans la scène culte où Charlot se trouve entraîné dans les rouages du "monstre". "Dans l’usine, Charlot impose sa plasticité à l’intérieur d’un décor écrasant, qui le domine, notent Luc et Jean-Pierre Dardenne dans l’un des nombreux et passionnants bonus de cette édition [1]. Les autres ouvriers participent au décor alors que lui échappe à ça. Tout se fissure. Tout se casse. (...) Chaplin ne s’est jamais posé la question : à quoi ça sert, qu’est-ce qu’on fabrique dans cette usine ? Ce qui l’intéresse, c’est le cadre, les boulons. On fabrique quoi ? Cela n’a pas d’importance. On fabrique des images." Charlot ne restera d’ailleurs pas longtemps dans cette prison des temps modernes : cette forme d’asservissement n’est pas pour lui. Devenu fou, jeté en prison (une vraie cette fois), il rencontre à sa sortie "la gamine", orpheline sans le sou (éblouissante Paulette Goddard), première compagne du vagabond avec laquelle il va tenter de lutter. Chaplin les voyait comme "les deux seuls esprits vivants dans un monde d’automates. Nous sommes des enfants sans aucun sens des responsabilités, alors que le reste de l’humanité est accablé par ses devoirs. Nous sommes libres en esprit." Les temps modernes les laisse seuls, avançant main dans la main vers l’horizon, à la recherche d’un soleil qui brillerait pour tous. Plus de soixante ans plus tard, ils marchent toujours. Avoir-alire
      Collège au Cinéma

      De Sidney Lumet avec Martin Balsam, John Fiedler, Lee J. Cobb, E.G. Marshall, Jack Klugman Drame - Etats-Unis - 1957 - 1h35

      12 hommes en colère

      Un jeune homme d'origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l'unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu'il a un doute et que la vie d'un homme mérite quelques heures de discussion. Il s'emploie alors à les convaincre un par un.

      4èmes / 3èmes

      Plan large sur le fronton du palais de justice. Dans la ­salle 228, un adolescent comparaît pour le meurtre de son père. Pourtant, dans ce premier film de Sidney Lumet, on ne verra rien du procès, à peine le visage désemparé de l’accusé, regardant le jury partir vers la salle des délibérations. La pièce est petite, il y règne une chaleur orageuse. Le verdict semble connu d’avance. Un vote unanime, et les jurés pourront retourner vaquer à leurs occupations. Mais, soudain, le huitième juré prétend ne pas être sûr de la culpabilité du prévenu. Et le répétera sans relâche… Ce classique ne vieillit pas. La mécanique en est si précise, l’interprétation, si convaincante qu’il se (re)voit avec la même passion. Henry Fonda, noble figure de la démocratie, se bat pied à pied, refaisant le procès à huis clos. En face de lui, onze Américains de couches sociales et de préjugés différents, que Lumet réussit à hisser au-delà des archétypes. Il filme leurs visages assaillis par le doute et rend presque audible le déclic qui les fait basculer dans le camp de la présomption d’innocence. Qui est donc ce juré no 8, ce type en blanc qui arrive à faire pencher la balance ? Quelqu’un com­me vous et moi. Juste un citoyen comme les aimait Lumet. Télérama

      Prochainement