De Amos Gitai avec Mathieu Amalric
Drame - Israël - 2018 - VOST - 01h34

Un Tramway à Jérusalem

À Jérusalem, le tramway relie plusieurs quartiers, d'est en ouest, en enregistrant leur variété et leurs différences. Cette comédie regarde avec humour des moments de la vie quotidienne de quelques passagers, de brèves rencontres qui se produisent au fil du trajet et qui révèlent toute une mosaïque d’êtres humains.

Repas le samedi 15 juin à 19h30 (avant la séance de 20h30) = 10 € sur réservation au 03 89 60 48 99 ou cinebelair@wanadoo.fr avant le 13 juin

Dans un tramway de la Ville sainte se croisent toutes sortes d’habitants et de voyageurs… Le cinéaste israélien signe un film original et déroutant. Attention, travaux ! Dans le tramway qui traverse Jérusalem, Amos Gitai a tourné ce film qui n’est ni un documentaire sur la population locale, ni une fiction, mais un objet cinématographique à part, entre l’essai et, parfois, la comédie. Si la curiosité que suscite le titre risque d’être déçue, tant le simple nom de Jérusalem soulève de questions ou de visions, la volonté du cinéaste de prendre à contre-pied toutes les évidences est un pari intéressant : la ville sacrée, il nous y transporte pour la désacraliser. A bord de ce tramway, on prend toutes les histoires en marche et les conversations ne sont que passagères : un touriste joué par Mathieu Amalric écoute des musiciens, des religieux orthodoxes qui commentent la Torah descendent, un couple au bord de la séparation monte… Dans une ville où tout devient revendication politique ou religieuse figée, Amos Gitai s’intéresse à la circulation. « Nous sommes tous devenus des Bédouins », dit quelqu’un. Au fil de ce film nomade, la pensée est invitée à vagabonder et notre oreille saisit au vol les mots « identité nationale abstraite » et des échos de paranoïa. Le sens est partout et peut-être nulle part, « Il n’y a rien de symbolique dans ce voyage », dit quelqu’un d’autre. Totalement libre, le film refuse de créer son propre discours, de dire où il va. C’est pour cela qu’il séduit. Et c’est pour cela qu’il nous déroute, aussi, spectateurs qui voulons souvent un guide, une direction ! Télérama

Prochainement