Les inclassables

De Saul Bass avec Nigel Davenport, Michael Murphy, Lynne Frederick, Alan Gifford, Robert Henderson, Helen Horton, David Healy
Fantastique - Etats-Unis - 1974 - VOST - 1h33

Phase IV

Un mystérieux signal est lance de l'espace. Sur Terre, dans le désert d'Arizona, des fourmis noires d'une espèce inconnue attaquent les humains. Au cours de ses observations en Arizona, l'entomologiste Ernest D. Hubbs est intrigué par une variété inconnue de fourmis noires, qui élimine un à un ses prédateurs. Un phénomène contre-nature qu'il décide d'étudier avec la collaboration de son assistant, James Lesko, spécialiste du langage animal. Tous deux installent sur place un laboratoire ultramoderne et entament une série d'expériences, non sans avoir évacué la région. Mais un couple de vieillards, les Eldridge, refuse d'abandonner la ferme qu'il occupe avec sa petite fille, Kendra...

Autodidacte passionné et passionnant, Eric Peretti (programmateur du LUFF de Lausanne et des Hallucinations Collectives de Lyon) présente le film et poursuit la discussion à l’issue de la projection.

C’est le seul film de Saul Bass et, à ce titre, une rareté. Juste une précision : Saul Bass est sans doute le designer de génériques le plus célèbre - et le plus créatif - au monde. Absolument inspiré, il a profondément influencé l’imagerie cinématographique ainsi que l’univers publicitaire. En 1974, il précède la vague de SF qui va venir et livre un petit film modeste intitulé « Phase IV » dans lequel les fourmis semblent menacer l’humanité. D’un côté, les scientifiques implantés dans le désert désirent combattre la catastrophe à venir ; de l’autre, ils cherchent à comprendre ce qui se passe. Et c’est dans l’aridité du désert d’Arizona que Saul Bass planifie ses effets spéciaux, entièrement dessinés à la main (les ordinateurs, en 1974, n’étaient pas capables d’enregistrer une si grande quantité d’informations) : c’est tout l’intérêt du film, sorte d’exercice de style qui a été assez mal reçu, à sa sortie. Mais, au cours des ans, l’intérêt des spectateurs a grandi, et la présentation du film en version director’s cut (la fin psychédélique avait été coupée par les producteurs) dans divers festivals lui a redonné du lustre. A découvrir, donc.

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