/ Séance à la demande pour les scolaires

De Trevor Hardy
Animation - Royaume-Uni - 2018 - VF - 01h35

Mango

Mango, une jeune taupe, doit suivre la tradition familiale et aller travailler à la mine locale. Joueur de football doué, son rêve est de participer à la Coupe du Monde. Mais quand un gangster menace de s'accaparer la mine et ruiner la ville, Mango doit trouver un moyen de protéger sa famille et de réaliser son rêve.

Mango est un film d’animation en volume réussi, à quoi la laine apporte une jolie valeur ajoutée. C’est un secret de polichinelle, les Britanniques sont les champions de l’animation en volume. Le studio Aardman, notamment, a rendu très populaire cette technique artisanale vieille comme le cinématographe, depuis Chicken Run et Wallace et Gromit. Si la pâte à modeler, la silicone ou la plasticine sont les matériaux privilégiés, Mango innove en mettant en scène des personnages entièrement faits de laine. L’intrigue rappelle beaucoup Cro-Man de Nick Park, à ceci près que ce ne sont pas des hommes des cavernes mais des taupes qui sont les protagonistes de l’histoire. Le rythme effréné et l’humour décapant rendent le suivi de cette intrigue footballistico-marxiste très agréable à suivre. Dans le village de Diggington, après un acte de vandalisme qui a vu mourir son patron, le père de Mango, la mine est menacée de rachat par un homme d’affaires véreux : le Boss, un gros chat blanc aux yeux bleus. Pour tenter de sauver les emplois et l’indépendance de ses camarades mineurs, Mango, aidé de ses amis, décide de cultiver ses talents de footballeur et d’intégrer l’équipe nationale pour défier l’équipe supportée par le Boss. Que les spectateurs qui ne sont pas amateurs de football se rassurent, ils trouveront matière à rire et à se divertir. Si les décors sont très bien construits, avec nombre de détails iconographiques, les personnages ne sont pas en reste : une petite femelle blaireau bricoleuse à la répartie redoutable, une lapine au fort caractère et à l’accent québécois prononcé, ou encore une belette à la voix ridiculement sensuelle ; on a rarement vu une galerie aussi éclectique et originale, même si le jeu des accents, bien que très drôles, n’est pas forcément justifié. La voix off du héros, qui ne fait que raconter ce que nous voyons à l’écran, est inutile. Toutefois, plus l’intrigue progresse, plus le rythme de l’action et les gags vont crescendo : l’évasion de Mango et de ses amis du repaire du Boss à bord d’un engin de chantier, est surprenante, très bien réalisée, et surtout hilarante. On aurait donc tort de bouder son plaisir en découvrant le premier long-métrage de Trevor Hardy. Avoir-alire

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