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Sortie nationale

De Rubaiyat Hossain avec Rikita Nandini Shimu, Novera Rahman, Parvin Paru, Mayabi Rahman, Shahana Goswami
Drame - Bangladesh/France/Danemark/Portugal - 2019 - VOST - 1h35

Made In Bangladesh

himu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca, au Bangladesh. Face à des conditions de travail de plus en plus dures, elle décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces de la direction et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu’au bout.

Diffusion en salle Ciné K du Kinepolis du 4 au 17 décembre puis au Cinéma Bel Air.

Horaires de la salle Ciné K du 11 au 17 décembre ici.

“Made in Bangladesh”, chronique sensible d’une exploitation. Une fronde d’ouvrières dans l’usine qui les soumet : une chronique fictionnée et renseignée sur la condition de ces femmes batailleuses. C’est une étiquette qui se niche dans nos vêtements, trois mots à consonance familière, dont on ignore la réalité cachée derrière. Made in Bangladesh, le deuxième film d’une réalisatrice de 38 ans originaire du Bengale, aurait pu s’appeler “Made in China”, se dérouler sur un autre continent, il nous aurait plongé.e.s tout aussi fidèlement dans l’une de ces usines de textile implantées dans une région pauvre du monde, employant exclusivement des femmes. Pourquoi elles ? Parce que plus malléables que les hommes, apprend-on : des ouvrières passives et corvéables à merci. A la suite d’un incendie, les salariées d’une fabrique à Dacca décident de tenir tête à leurs patrons en créant un syndicat. Made in Bangladesh retrace leur bataille, un long périple administratif qui leur vaudra de multiples tentatives d’intimidation. Dans le leading role, une belle entêtée jouée par une inconnue (la gracieuse Rikita Shimu), saisie dans son environnement professionnel et intime sans surcharger la barque documentaire. On songe à Useless de Jia Zhang-ke, même si le film trouve une manière plus modeste, et sans doute moins affirmée, de cerner les corps et les espaces : avec bienveillance et suavité. Mais cette douceur n’est qu’apparente, et souligne par contraste ces gestes répétitifs et aliénants d’une exploitation permise, comme le rappelle opportunément une scène de visite des directeurs anglo-saxons, par les politiques occidentales de délocalisation. Les Inrocks
Film précédé du court métrage : Je suis une ouvrière (2') de de Claudine Van Beneden et Pierre Simboiselle (au Bel Air)

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