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Sortie nationale

De Samuel Kishi avec Martha Reyes Arias, Leonardo Nájar Márquez, Maximiliano Nájar Márquez, Cici Lau, Celine R. Lopez
Drame - Mexique - 2019 - VOST - 1h35

Los lobos

Max, 8 ans et Leo, 5 ans quittent le Mexique pour les Etats-Unis avec leur mère Lucia à la recherche d'une meilleure vie. Ils passent leurs journées à l'intérieur d'un petit appartement en attendant le retour de leur mère qui travaille sans relâche. Lucia leur fait la promesse de les emmener à Disneyland, rêve auquel ils s'accrochent durant leurs longues journées de solitude.

Une jeune femme mexicaine entre aux États-Unis avec ses deux fils… et la surprise, pour le spectateur, est totale. Au cœur de l’âpre réalité à laquelle font face les migrants, ce film ouvre un espace intime inattendu. C’est un studio décati que Lucia trouve à louer auprès d’un vieux couple asiatique qui a tout l’air d’être dur en affaire. Mais la « dame chinoise », comme vont l’appeler les enfants, cache difficilement des yeux rieurs et un sourire attendri. Tout est difficile, les temps et les gens sont durs, et pourtant, la joie de vivre est toujours en embuscade. Déracinés, enfermés dans le studio pendant que leur mère travaille, les deux frères Max, 8 ans, et Leo, 5 ans, s’accrochent à leur rêve, voir Disneyland, se chamaillent et font les pitres. D’un bout à l’autre de ce film destiné au jeune public comme aux adultes, le réalisateur alterne notes graves et légères avec une sensibilité qui émerveille. Il montre la solitude, la fatigue, la tristesse de Lucia, qui semble avoir fui un mari violent, mais aussi l’autorité qu’elle essaie de maintenir sur ses fils, à qui elle veut apprendre à être des loups, car les « lobos » ne pleurent pas. Il faut tellement s’immuniser contre le malheur qu’il n’y a plus de place pour le bonheur. Alors les enfants l’inventent, ils bravent l’interdit, dessinent sur les murs de petits personnages qui, soudain, bougent comme dans un dessin animé. Les joies les plus modestes deviennent des miracles. Tout en prenant le parti de l’espoir, le film n’en banalise jamais la perspective. Un câlin avec une maman qui accepte de baisser la garde suffit à illuminer un monde où l’on n’a rien. Télérama

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