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Festival Les petites bobines

De Rasmus A. Sivertsen avec Kari Ann Grønsund, Trond Høvik, Per Skjølsvik, Kåre Conradi, Fridtjov Såheim, John Brungot, Steinar Sagen, Bjarte Hjelmeland, Ingar Helge Gimle
Animation - Norvège - 2019 - VF - 1h20

Le Voyage dans la Lune

Tous les pays du monde rêvent d'atteindre la Lune pour y planter leur drapeau. Solan et Ludvig décident de tenter leur chance à bord de la fusée construite par Féodor. Commence alors une incroyable odyssée spatiale !

A voir aussi le samedi 22 février à 16h15 au Palace d'Altkirch

Pour conclure son enthousiasmante trilogie d’animation, Rasmus A. Sivertsen emmène ses personnages sur le satellite naturel de la Terre. À partir de 5 ans. Après De la neige pour Noël (2013) et La Grande Course au fromage (2015), le réalisateur norvégien complète sa trilogie d’animation de marionnettes, inspirée de l’univers du dessinateur Kjell Aukrust. Au-delà du design vieillot des personnages, le film enchante par ses multiples références (Le Voyage dans la Lune, film de Georges Méliès ; On a marché sur la Lune, bande dessinée d’Hergé). Et par ses bricolages poétiques, dans le sillage de Wallace et Gromit (Une grande excursion, 1989). L’histoire en deux mots : grâce à la fusée conçue par leur ami inventeur, le hérisson timide et la pie courageuse se rendent sur la Lune. Leur projet suscite les convoitises, notamment celle de l’État norvégien, de la maire du village et de fabricants de fromage malintentionnés… L’argument pour leur donner envie : comme les deux précédents volets, Le Voyage dans la Lune est entièrement réalisé en stop motion (animation en volume image par image). Le tableau de contrôle de l’engin spatial fourmille de boutons rigolos – un pédalier relié à des ailettes extérieures pour stabiliser la fusée. Charme bricolo garanti. Ce qu’ils vont apprendre : le long métrage de Rasmus A. Sivertsen débute par l’expiration d’une loi, datant de la première « conquête » de la Lune par les États-Unis, en 1969. Le satellite naturel de la Terre, qui n’appartenait à aucune nation, deviendra propriété du pays qui s’y pose à nouveau. D’où une nouvelle course à l’espace, impliquant un politicien norvégien. Une superbe idée visuelle – la plus belle du film, qu’on vous laisse découvrir – symbolise les dangers de cette « privatisation », autrement dit l’utilisation à des fins personnelles d’un bien public. Le moment qu’ils vont vraiment aimer : lorsqu’un tuyau fournissant l’oxygène à l’intérieur de la fusée est endommagé par un déchet métallique – l’espace autour de la Terre ressemble à une décharge –, la pie se voit contrainte à une sortie extravéhiculaire, en combinaison. Séquence au suspense rondement mené, qui évoque le 2001 de Stanley Kubrick. Télérama

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