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Rencontre

De Cécile Denjean avec Vincent Londez
Documentaire - France - 2017 - 55min

Le Ventre, Notre Deuxième Cerveau

Que savons-nous de notre ventre, cet organe bourré de neurones, que les chercheurs commencent à peine à explorer ? Selon cette captivante enquête scientifique, il semblerait que notre cerveau ne soit pas le seul maître à bord. Il y a quelques années, les scientifiques ont découvert en nous l’existence d’un deuxième cerveau. Notre ventre contient en effet deux cents millions de neurones qui veillent à notre digestion et échangent des informations avec notre "tête". Les chercheurs commencent à peine à décrypter cette conversation secrète. Ils se sont aperçus par exemple que notre cerveau entérique, celui du ventre, produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. On savait que ce que l'on ressentait pouvait agir sur notre système digestif. On découvre que l'inverse est vrai aussi : notre deuxième cerveau joue avec nos émotions.

Rencontre avec Pr. Jean-Marie Reimund, co-directeur du Service d’Hépato-Gastroentérologie et d’Assistance Nutritive à l’Hôpital de Hautepierre à Strasbourg et membre de l’unité Inserm 1113 «Interface de Recherche Fondamentale et Appliquée en Cancérologie»/ Université de Strasbourg, animée par La Nef des Sciences

Tarif unique : 3 €

Le saviez-vous ? Notre intestin abrite deux cents millions de neurones. Soit autant que le cerveau d'un chat... Explications dans ce documentaire scientifique aussi riche qu'efficace. Ça commence comme un tableau de Magritte. Sur le gros plan d'un ventre, une voix affirme que ça n'en est pas un, mais « l'équivalent du cerveau d'un petit animal de compagnie ». Notre intestin abrite en effet deux cents millions de neurones : près de cinq cents fois moins que l'intérieur de notre tête — ce que le commentaire se garde de nous dire pour ménager son effet —, mais autant que le cortex d'un chat ou d'un petit chien. Les similitudes anatomiques entre les deux organes autorisent d'ailleurs l'emploi du terme de « deuxième cerveau » à propos du ventre, dont certains considèrent qu'il pourrait être le premier. « Les organismes primitifs pluricellulaires étaient formés d'un simple tube digestif », explique ainsi Michel Neunlist, directeur de recherche à l'Inserm, pour qui l'apparition du « cerveau du haut » aurait répondu au besoin de trouver les aliments nécessaires au « cerveau du bas » ! Communiquant l'un avec l'autre plus qu'on ne l'a longtemps pensé, ils s'influencent de diverses manières, que le documentaire évoque avec une extrême clarté. Nous baladant des Etats-Unis à la Chine, Le Ventre, notre deuxième cerveau suggère aussi les perspectives thérapeutiques qu'ouvrent les recherches menées sur cet organe encore méconnu — notamment en matière de lutte contre les pathologies neurodégénératives. Si sa réalisation pèche par un manque de sobriété, l'efficacité et la richesse de la démonstration captivent. Télérama

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