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Sortie nationale Rencontre

De Patrick Imbert avec Éric Herson-Macarel, Damien Boisseau, Elisabeth Ventura, Lazare Herson-Macarel, Kylian Rehlinger, François Dunoyer, Philippe Vincent, Luc Bernard, Gautier Battoue, Marc Arnaud, Jérôme Keen
Aventure Animation - France - 2021 - 1h30

Le Sommet des Dieux

À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi, croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme.Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité.70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mys-tère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accom-pagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.

Rencontre avec la librairie Tribulles - Canal BD le vendredi 8 octobre à 18h autour du Sommet des dieux et du travail de Jiro Taniguchi

Une aventure palpitante dans des paysages himalayens à couper le souffle, inspirée d'événements réels et adaptée du manga à succès de Jiro Taniguchi et Baku Yumemakura. À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi, croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924  ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux. Entre 1994 et 1997, l’écrivain japonais Baku Yumemakura publie, sous forme de feuilleton, Le Sommet des Dieux. Un récit d’ascensions qui confronte deux destins  : celui de Habu, alpiniste au passé tragique, et de Fukamachi, un journaliste désœuvré, dans leur quête de l’Everest. Jamais traduit en dehors du Japon, cette aventure en haute altitude a d’abord marqué les esprits au Japon et notamment celui du mangaka Jirô Taniguchi. Avec la complicité de Yumemakura, il a signé une adaptation fleuve en 5 tomes aux éditions Shueisha entre 2000 et 2003. Puis, les éditions Kana les ont publiés en France où le public a plébiscité l’expédition  : 380 000 volumes se sont depuis écoulés et Taniguchi-san a notamment reçu le prix du meilleur dessin au Festival d’Angoulême en 2005. Quatre ans de travail sur le scénario auront été nécessaires pour aboutir à l’essentiel  : suivre Habu dans sa quête et Fukamachi dans son enquête en délaissant les intrigues secondaires. Gardée également, l’idée d’entremêler passé et présent comme dans l’œuvre originale, entre le présent du photographe qui cherche l’alpiniste et le passé dramatique de Habu. Face à Habu et Fukamachi se dresse le troisième personnage du film  : l’Everest. La plus haute montagne du monde obsède les alpinistes du Japon, de France et de partout ailleurs. Un décor fabuleux, mais aussi ombre oppressante tout au long du film… Car l’Everest est un triomphe récent. Il a fallu attendre 1953 et l’expédition victorieuse de Edmund Hillary et Tensing Norgay pour gravir les 8 848 m du toit du monde. Depuis, près de 5 800 alpinistes ont réussi l’ascension, mais 300 candidats y ont trouvé la mort, leurs dépouilles jonchant parfois les abords du tracé vers le sommet. Une fascination liée également à de grandes figures parmi lesquelles George Mallory. Cet alpiniste britannique est resté célèbre pour avoir péri en 1924, à 37 ans, avec son partenaire Andrew Irvine, alors qu’ils étaient proches du sommet (leurs corps ont été retrouvés à 8  390 m d’altitude). Depuis, les alpinistes ont toujours dans l’idée de récupérer l’appareil photo emporté par le duo et qui pourrait prouver si oui ou non ils ont pu atteindre le sommet. Un appareil au cœur du roman, du manga et désormais du film d’animation Le Sommet des Dieux. À la question d’un journaliste du New York Times qui lui demandait pourquoi il s’entêtait à vouloir gravir l’Everest, Mallory avait répondu pour la postérité « parce qu’il est là ». Patrick Imbert et son équipe ont travaillé à restituer, par-delà le récit d’aventure et les vues incroyables sur l’Himalaya, ce qui faisait grimper les héros, ce qui les poussait à s’élever physiquement et spirituellement. Les deux héros du film partent avec leurs mystères. La montée leur apportera-t-elle des réponses ? Loin de n’être qu’un exploit sportif, défier l’Everest est aussi une occasion d’explorer son humanité, même s’il faut sentir son corps en souffrance pour cela. Marcher. Grimper. Grimper encore. Toujours plus haut. Et après ? France Inter

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