Rencontre, Lambert Xmas Film Fest

De Frank Capra avec James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Henry Travers
Comédie Dramatique - Etats-Unis - 1946 - VOST - 2h16

La Vie est belle

Bedford Falls, petite ville de l'État de New York, la veille de Noël. De chaque foyer s'élève une prière. Les paroles murmurées avec ferveur concernent toutes le même homme – George Bailey –, qu'elles proviennent de la bouche de son épouse, de ses enfants, de ses amis et collègues… et de manière générale de tous ceux qui tiennent à lui. Les prières vont être exaucées et Clarence, un ange sans ailes est envoyé au secours de George afin de gagner ses ailes. Avec lui, nous revivons les années écoulées dans la vie de George. Ayant renoncé à son rêve d'enfant de devenir explorateur, pour reprendre la banque de son père, il a toujours consacré son énergie et son argent à l'amélioration des conditions de vie des habitants de la ville, en luttant contre le désir de puissance d'un homme d'affaires sans scrupules.

Séance présentée par les lycéens du Lambert et suivie d’un échange.

Un soir de Noël, George Bailey, au bord de la faillite, songe au suicide. Clarence, ange de seconde classe, est dépêché sur Terre pour l’en empêcher… Première production de la compagnie de Frank Capra, Liberty Films, créée pour échapper au joug des majors, ce film suscita d’abord peu d’enthousiasme. Pour le public de l’après-guerre, cette fable chaleureuse et optimiste paraissait appartenir à un autre temps, désuet et naïf. Puis les spectateurs d’outre-Atlantique y ont reconnu les bases de leur propre idéologie. Ils se sont retrouvés dans cette vision démocratique et chrétienne de la société, hymne à l’individu. Et le film est devenu culte. L’histoire de George Bailey ressemble à une démonstration : en Amérique, les faibles et les petits, s’ils sont courageux, peuvent résister aux excès des puissants. S’ils n’y arrivent pas, Dieu vient leur donner un coup de pouce. Au-delà de son aspect bien-pensant et conservateur, La vie est belle est un chef-d’œuvre de tendresse et d’humanisme, mêlant simplement le réalisme social au merveilleux. Un concentré de tous les thèmes dits « capraesques » : solidarité, innocence, bonté rédemptrice. Pour le cinéaste, la vie vaut toujours d’être vécue, miracle ou pas. Télérama

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