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Rencontre

De Gianfranco Rosi avec Pope Francis
Documentaire - Italie - 2022 - VOST - 1h20

In viaggio

En 2013, pour son premier voyage, le pape François se rend sur l'île de Lampedusa, où il fait appel à la solidarité avec les migrants. Depuis le début de son pontificat, il a déjà visité 53 pays, s'exprimant tour à tour sur la pauvreté, la dignité, le climat, les migrations et la condamnation de toutes les guerres. A travers un montage d'archives, Gianfranco Rosi retrace l'itinéraire du pape, témoin de la misère du monde et toujours plus conscient des limites du réconfort de ses paroles.

Rencontre avec le Collectif Maison Commune.

De GIANFRANCO ROSI, infatigable voyageur et grand faiseur d’images, on n’imaginait pas qu’il déciderait un jour de s’enfermer dans une salle de montage pour concocter un film à base d’images d’archives. En l’occurrence, celles du Vatican, qui documente les déplacements du pape François. Tel est effectivement le matériau de cet opus inattendu d’une filmographie cosmopolite, qui pousse depuis trente ans le documentariste à la rencontre de l’humanité souffrante. Des rites funéraires pratiqués dans les eaux du Gange (Boatman, 1993) au Proche-Orient ravagé par la guerre (Notturno, 2020), en passant par des marginaux échoués dans le désert californien (Below Sea Level, 2008), un tueur repenti à la frontière américano-mexicaine (El Sicario, Room 164, 2010), ou les habitants et les migrants naufragés de Lampedusa (Fuocoammare, 2016). C’est d’ailleurs sur cette île italienne, visitée en juillet 2013 par un François fraîchement élu, que commence IN VIAGGIO. Le souverain pontife y dénonce « la globalisation de l’indifférence », comme aux États-Unis le commerce des armes et les abus sexuels commis par certains prêtres, au Canada l’oppression des peuples indigènes par de nombreux chrétiens, en Arménie le génocide, ou en Irak l’instrumentalisation guerrière de la religion. En une vingtaine de séquences et autant de voyages, Rosi rend compte de l’exercice d’une conscience affligée et néanmoins guidée par l’espérance. À la sensibilité plus sombre du cinéaste, durement marqué par le tournage de Notturno, dont un extrait survient vers la fin du film, répond ainsi la foi d’un voyageur différent de lui. Sans atteindre la force de ses plus grands documentaires, In Viaggio se révèle in fine parfaitement « rosien »…Télérama

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