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De Carlo Vogele, Isabelle Andrivet
Animation - Luxembourg/Belgique/France - 2020 - 1h12

Icare

Le jeune Icare vit heureux dans l’atelier de son père Dédale. Il noue une forte amitié avec un garçon à tête de taureau caché à Cnossos, que le roi Minos va enfermer dans le labyrinthe secret bâti par Dédale. Icare perd alors son seul ami et sa foi en son père

Que sait-on d’Icare, hormis son destin funeste ? Durant sa jeunesse, l’enfant se lie d’amitié avec le minotaure à l’abri des regards et à l’insu de son père, l’architecte Dédale. Lorsque vient le temps d’enfermer la créature mi-homme mi-taureau dans le fameux labyrinthe qui sera son tombeau, et dans lequel sera sacrifiée la jeunesse athénienne réclamée en tribut par Minos, le cruel roi de Crète, Icare désobéit et tente de sauver son ami. Il croise en chemin la flamboyante Ariane et son fil jaune, Thésée l’éphèbe sans-coeur, Pasiphaée la reine mère au lourd secret et quelques manifestations divines apportées par le zéphyr. Le réalisateur Carlo Vogele et la co-scénariste Isabelle Andrive font, certes, quelques infidélités à Ovide et aux autres grands poètes antiques. Le résultat n’en est pas moins fabuleux. On adhère sans douter à cette réécriture du mythe - presque un prequel, c’est Icare avant celui qu’on connaît - qui prend corps dans une animation calme, élégante et maîtrisée, mélange de 2D et 3D interrompu par des séquences saisissantes - on retient son souffle lors du duel souterrain, tout en crayonné blanc vif sur fond noir. Car sans l’exhiber, Icare n’élude pas la violence, soutenue par le tourbillon des mélodies de Vivaldi et les graves du théorbe. Une vraie tragédie pour enfants, filmée à hauteur de regard du jeune Icare et avec la même intelligence poétique que celle des chef-d’oeuvres de Michel Ocelot (Azur et Asmar). Télérama

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