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De Maha Haj avec Amer Hlehel, Ashraf Farah, Anat Hadid, Samir Elias, Cynthia Saleem, Shaden Kanboura
Drame - Palestine / France / Allemagne / Chypre / Qatar - 2022 - VOST - 1h50

Fièvre méditerranéenne

Walid, 40 ans, palestinien vivant à Haifa, avec sa femme et ses deux enfants, cultive sa dépression et ses velléités littéraires. Il fait la connaissance de son nouveau voisin, Jalal, un escroc à la petite semaine. Les deux hommes deviennent bientôt inséparables : Jalal est persuadé d’aider l’écrivain en lui montrant ses combines ; Walid, quant à lui, y voit l’opportunité de réaliser un projet secret…  

Prix du meilleur scénario - Un Certain Regard Cannes 2022

Walid, palestinien, vit avec sa femme et ses deux enfants à Haïfa. Sans emploi, le quadra velléitaire s’occupe des tâches domestiques et traîne, de jour en jour, sa dépression chronique du canapé du salon à l’ordinateur de son bureau, où il tente, sans trop y croire, d’écrire un premier roman… L’emménagement d’un nouveau voisin, Jalal, bouleverse son quotidien. Exubérant et optimiste, le nouveau venu suscite l’agacement, puis, peu à peu, la fascination de Walid. À l’évidence, Jalal traîne dans de sales combines et gagne sa vie de manière louche… Chien et chat, les deux voisins deviennent finalement inséparables. Et si ce gangster flamboyant était, pour Walid, l’homme providentiel, celui qui lui permettrait de sortir de l’impasse qu’est devenue sa vie ? Mais au mitan du film, le véritable propos de Fièvre méditerranéenne se dévoile : c’est autour d’un dilemme redoutable que la réalisatrice, avec une sadique délectation, resserre son intrigue, à la faveur d’une proposition… surprenante. S’il aborde, en toile de fond, le conflit israélo-arabe, le film tire, avant tout, le fil de questionnements existentiels et moraux autour du libre arbitre, se concentre sur les remises en cause intimes de protagonistes cruellement pris au piège… Entre polar et satire, cette comédie noire, primée à Cannes dans la section Un certain regard, déroule une mécanique de précision, maniant élégamment l’ironie et le sens de l’absurde. Ainsi, le désespoir placide de Walid produit-il des déflagrations, mais aussi de savoureux pics d’humour. À l’image de l’introduction, un rêve surréaliste, où une scène d’homicide involontaire devient prétexte à un dialogue à la Tarantino… Rien n’est grave et tout l’est, dans cette fiction au ton très personnel, menée par un duo formidable. Télérama

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