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De Rémi Chayé avec Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian, Jochen Hägele, Léonard Louf
Aventure Animation - France - 2020 - 1h24

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

1863, États-Unis d’Amérique Dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

Un western à hauteur d’enfant sur l’enfance de Calamity Jane. Beau et engagé. 1863, dans un convoi qui progresse vers l’ouest, Martha Jane, 10 ans, est en route avec son père, son frère et sa soeur, vers un avenir meilleur. Elle vient de perdre sa mère. Destinée à être une jeune fille prête à marier, la gamine intrépide va braver les dangers. Pour son deuxième long métrage après le très beau et poétique Tout en haut du monde, le réalisateur Rémi Chayé a choisi de broder sur l’enfance de Calamity Jane. À la fois film d’aventures et réflexion sur la condition de la femme, ce western à hauteur d’enfant a tout pour plaire. À commencer par un graphisme sublime qui joue sur les ombres et les aplats de couleurs rendant aussi bien compte de l’âpreté des montagnes Rocheuses que des états d’âme tourmentés de la jeune Martha. Rémi Chayé réussit à livrer une vision contemporaine de la conquête de l’Ouest tout en reprenant les symboles du genre. Le scénario aborde avec subtilité la question du genre et met à bas les préjugés sur les codes masculins et féminins. La rencontre de la môme courageuse avec une chercheuse d’or au franc-parler est une des belles séquences du film et une belle leçon de féminisme. On s’attache tellement à cette fillette qu’on se prend, avant même la conclusion de ses aventures, à espérer une suite pour savoir comment elle finira par devenir cette redoutable hors-la-loi de légende. S’il fallait encore un argument pour vous pousser en salles : sachez que Calamity a remporté à juste titre le Cristal du long métrage de l’édition 2020 du Festival d’Annecy. Un gage de qualité ! Première

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