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Sortie nationale

De Lina Soualem avec Hiam Abbass, Lina Soualem
Documentaire - France/Belgique/Qatar/Palestine - 2023 - VOST - 1h22

Bye Bye Tibériade

Il y a environ trente ans, Hiam Abbass a quitté son village palestinien Deir Hanna, en Galilée, où elle a grandit avec son arrière grand-mère Um Ali, sa mère Neemat et ses sept soeurs, pour poursuivre son rêve de devenir actrice, en France, à Paris. La ville dans laquelle sa fille Lina est née il y a trente-deux ans. Caméra en main, Lina interroge l’exil choisi de sa mère et la façon dont les femmes de la famille, qu’elle a laissées derrière elle, ont pu influencer son imaginaire et ses choix audacieux. Le film met en avant quatre générations de femmes palestiniennes qui préservent leur mémoire intime et collective par la force de leurs relations.

Rencontre avec Nadine Naous, co-scénariste, le mardi 27 février à 20h

 A voir: Hiam Abbas et Lina Soualem : "Le retour à la mémoire n'est pas toujours quelque chose de simple" (France Inter)

A écouter : Hiam Abbas et Lina Soualem pour Bye Bye Tibériade (Tous les cinémas du monde, RFI)

A voir : Palestine Islands, un court métrage de Nour Ben Salem et Julien Menanteau (ARTE.tv)

À la fin des années 1980, l’actrice palestinienne Hiam Abbass a quitté son village de Galilée pour poursuivre son rêve de cinéma et de théâtre. Cette histoire de déchirement et d’exil, elle ne l’a racontée que partiellement à sa fille, Lina Soualem, réalisatrice de documentaires aux accents personnels (Leur Algérie), qui fait de ces manques le point de départ de ce film. « Née de la rupture entre deux mondes », la jeune femme entraîne sa mère dans un voyage sur les lieux perdus de son enfance, près du lac de Tibériade, et dans la mémoire familiale. Peu à peu, au fil des questions un peu brusques et d’approches plus subtiles faites de poèmes et de scènes jouées, elle cerne la force déployée par sa mère pour s’affranchir de la tradition patricarcale et assumer son choix de liberté. « J’étouffais, j’avais besoin de respirer, de me trouver », confie Hiam Abbas. Revenir à Deir Hanna, c’est aussi mettre en lumière les figures féminimes de la lignée, elles aussi marquées par le déracinement. Um Ali, l’arrière-grand mère, a été expulsée de son village natal lors de la Nakba, (« catastrophe » en arabe, qui désigne l’exode forcé de sept cent milel Palestiniens lors de la création d’Israël). Nemat, la grand-mère, est devenue institutrice, malgré les obstacles dressés par la guerre... Entrelacement d’images du présent, de films familiaux, d’archives historiques, Bye bye Tibériade navigue entre le récit intime et l’histoire collective, ravivant les douleurs mais aussi la capacité de résistance de quatre générations de femmes palestiniennes. Son regard tendre, parfois hésitant, embrasse le chagrin comme les moments de drôlerie, et compose une méditation émouvante sur la liberté d’être soi, la transmission et la puissance des héritages. Télérama

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