/ CINÉ-MA Différence

De KEITH SCHOLEY, ALASTAIR FOTHERGILL avec Owen Wilson
Documentaire - Etats-Unis - 2018 - VF - 01h17

BLUE

Blue, le nouveau film Disneynature, nous plonge au cœur des océans et nous fait découvrir les créatures étranges, merveilleuses et fantastiques de ce monde aquatique à l’équilibre fragile. Laissez-vous guider dans ce voyage au cœur des récifs coralliens par un groupe de dauphins, l’une des espèces les plus fascinantes et intelligentes de ce monde. Vous découvrirez avec eux cette maman baleine à bosse qui, après des milliers de kilomètres parcourus, rejoint ce lieu préservé pour donner naissance à son petit mais aussi les centaines de requins qui y patrouillent et les orques qui surgissent de nulle part…

Séance suivie d’un goûter offert par les partenaires Les Papillons Blancs et Pat’à sel

Tarif : 5 €

En partenariat avecl'ISSM, Les papillons blancs et Pat'à sel

Disney Nature investit le large, avec un documentaire dont l’originalité se révèle au travers de quelques séquences insolites. La fluidité visuelle apporte une réelle plus-value à cet harmonieux macrocosme de lumières et de couleurs, destiné principalement à l’éducation des plus jeunes. Après Nés en Chine, qui fait parallèlement son apparition en vidéo, Disney Nature poursuit son rôle de pédagogue, sans se soucier de la rentabilité sur le court terme des documentaires au succès variable, en fonction des espèces, de la promo et de la concurrence. Destinant l’oeuvre aux plus jeunes, qui ne connaîtront jamais la biodiversité qu’au travers de leurs soirées vidéo sur Youtube et leurs livres d’histoire interactif, le groupe, investi dans la cause de l’océan, via Oceans by Disney, fait son job de conscience avec un talent qui n’est pas non plus à remettre en question. Les moyens sont réels, et les talents artistiques aussi, Keith Scholey a réalisé (Félins, Grizzly) et Alastair Fothergill, qui vient des sublimes projets de la BBC (Un jour sur Terre), bosse sur les projets Disney depuis un certain temps maintenant (Félins, Grizzly, Chimpanzés, Au royaume des singes). D’ailleurs les expéditions sont aussi des moments d’expériences scientifiques essentielles à l’observation, et au recensement des espèces. Le travail avec des experts en immersion est l’un des apports essentiels au bon fonctionnement de cette aventure, cette fois-ci à Tahiti et l’archipel polynésien. L’on préférera l’universalité cinématographique d’Océans de deux Jacques (Cluzaud et Perrin) et de la série narrée par David Attenborough, The Blue Planet, que propose la BBC, depuis la fin d’année 2017, dans une nouvelle fournée d’épisodes épiques ! (voir bande-annonce ci-dessous) Blue est un long métrage court d’1h18, qui va donc à l’essentiel. Il reprend le principe d’une narration centrée sur une poignée de créatures marines, principalement, le dauphin, Blue étant le nom d’un petit mammifère qui va faire son initiation auprès de sa mère, ce qui est l’occasion de découvrir pour les plus petits son rôle central dans la chaîne alimentaire et l’équilibre du macrocosme de corail qui se meurt. Pour les plus grands, on découvrira ébahi, de techniques de chasse inédites à l’écran, face à des caméras toujours plus immersives, filmant l’insolite avec une maestria de définition qui tend à faire disparaître l’apesanteur aquatique... Les éléments se détachent de leur environnement semblant parfois transcender l’eau qui n’a plus de présence physique. Habité par des créatures de l’étrange qui ne s’offusquent guère de la présence des dispositifs de filmage, le documentaire Disney n’évite pas les écueils du manichéisme dans une nature où il faut appeler les choses par leur nom auprès de jeunes qui doivent comprendre les enjeux et ne pas s’offusquer de la présence de prédateurs dans la nature. Si le requin est épargné, probablement par rapport à son statut d’espèce en voie de disparition, l’épaulard devient un animal cruel qui attaque sournoisement les baleineaux. La séquence est particulièrement rare et dévoile une baleine épuisée et son rejeton de plus d’une tonne attendre la venue des secours de leur espèce, alors que les orques les condamnent à l’agonie. Mais comme nous sommes tous le prédateur d’une autre espèce, c’est oublier le rôle même des dauphins qui ne sont pas non plus des brouteurs des océans. Faute oubliée, c’est suffisamment joli et bienvenu à notre époque de saccage à grande échelle des eaux de notre Terre, pour que l’on puisse envisager d’envoyer nos gamins patauger dans les eaux poissonneuses de ce documentaire de lumières et de couleurs, qui saura égayer les écrans avec une pédagogie pour une fois comestible. Avoir-alire

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