/ Les Petites Bobines, Hommage à Michel Ocelot

De MICHEL OCELOT avec Sofia Boutella, Hiam Abbass, Patrick Timsit, Cyril Mourali, Karim M'Ribah
Animation - France - 2006 - 01h39

AZUR ET ASMAR

Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement.Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n'aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d'audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles...

A voir aussi au Palace d'Altkirch le samedi 16 février à 16h15

Intelligent, grandiose et foisonnant, l’art du sublime revu par Michel Ocelot, le papa de Kirikou. Si vous ne deviez voir qu’un film d’animation cette année, assurez-vous que cela soit Azur et Asmar. Cette ode à la réconciliation des peuples, généreuses dans ses propos, se veut contemporaine en ces temps de frictions exacerbés entre le Moyen-Orient et l’Occident, et ce malgré ses allures de conte ancestral féerique. Didactisme humaniste et merveilleux s’épousent dans un récit d’aventure riche en rebondissements et enchantements. Azur et Asmar réinvente la magie au cinéma. Celle-ci est de chaque plan, poétique, épique, majestueuse et divine. Elle imprègne chaque image du métrage dont la pureté esthétique et narrative nous renvoie aux aux plus grands conteurs de l’histoire (Walt Disney, l’homme, en étant le représentant le plus éminent au cinéma). Cet infini voyage dans le sublime exalte ses couleurs et la noblesse d’âme de ses deux protagonistes adolescents, puisant son inspiration dans le meilleur des contes des Mille et une nuits. Déployant une foison de décors grandioses et imposants à la texture et à la composition alambiquées, Michel Ocelot, à qui l’on doit les deux Kirikou, semble avoir dompté l’animation 3-D pour en faire un outil d’artisan, qui a su lui apporter minutie et pureté à une échelle encore inédite à l’écran. Cette grande fresque du désert, peuplée de princesses, de djinns, de fées, d’un lion flamboyant et d’un oiseau fabuleux, ne trahit donc en rien son œuvre et constitue même une étape logique dans la carrière d’un homme allant jusqu’au bout des techniques pour exprimer ses ambitions, aussi onéreuses soient-elles. En résumé, Ocelot nous convie au spectacle le plus inoubliable et le plus magique de l’année, et à une sérénité merveilleuse qui fera date dans l’histoire de l’art animé. Un succès royal à voir et revoir impérativement sur grand écran pour pouvoir profiter de son incroyable luxuriance et de ses exquises splendeurs. Avoir-alire

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