Logo Cinéma Bel Air
Abonnement à la newsletter
Rencontre

De Xavier de Lauzanne avec Leila Mustapha, Marine de Tilly, Gulistan Sido
Documentaire - France / Syrie - 2020 - VOST - 1h30

9 jours à Raqqa

Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020. Leïla Mustapha est à 30 ans la nouvelle maire Kurde de Raqqa en Syrie. Ingénieure en génie civil et chargée de la reconstruction de l'ancienne capitale de Daech, elle doit réconcilier la population et arriver à faire vivre la démocratie.

Rencontre avec Sobhi Dassouki, écrivain et journaliste originaire de Raqqa, Nsreen Hussen, étudiante et Bassel Haidar, ancien chercheur à l'UHA.
En partenariat avec La Passerelle Des Talents et Logosphere

Leïla Mustapha, maire de Raqqa, est déterminée à reconstruire sa ville martyre. Un documentaire fort, sur une personnalité exceptionnelle. Capitale officielle de l’État islamique en juin 2014, la ville syrienne de Raqqa (trois cent mille habitants) s’était transformée en cité de l’horreur avec l’arrivée des djihadistes et l’application de la charia. C’est aussi depuis ce « califat » autoproclamé que les attentats du 13 novembre 2015 à Paris avaient été organisés. Trois ans plus tard, la ville ayant été totalement libérée le 17 octobre 2017 après des mois de combats, les citoyens ont désigné une jeune femme, Leïla Mustapha, comme maire de la ville, dont le documentaire 9 jours à Raqqa retrace le parcours. Kurde et musulmane sunnite, ingénieure en génie civil, elle est aussi l’unique femme au sein du Conseil civil de Raqqa qui représente toutes les communautés locales – kurde arabe, turkmène, arménienne, chrétienne. La journaliste française Marine de Tilly , venue rencontrer Leïla Mustapha, colle à son planning surchargé. Cheveux longs, jean slim et talons compensés, la trentenaire raconte, d’une voix douce, la guerre, les morts, les enfants orphelins… Mais la cheffe déterminée, qui dédie sa vie au travail et à la renaissance de sa ville, est bien là. Jour après jour, la combattante de la liberté part à la rencontre de la population, pilote, avec différents comités, la reconstruction de sa ville (canalisations, ponts, déminage…), dirige des assemblées, seule femme dans un aréopage masculin. « Avec des moyens modestes, nous avons déjà fait beaucoup », explique-t-elle, fière que Raqqa ait retrouvé son effervescence, et que des populations déplacées choisissent de revenir y vivre. Ses équipes ont effacé les pires symboles (comme « le rond-point de l’Enfer el-Naim » où Daech accrochait, trophées sanglants, le fruit de ses décapitations), rebâtissent un centre culturel… De grands films (Pour Sama , The Cave) ont documenté la guerre en Syrie. 9 Jours à Raqqa célèbre, lui, le retour à la vie à travers le portrait d’une femme au destin hors du commun. Télérama

Prochainement