Programmation du 24 mai au 13 juin



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    du 25 mai au 30 mai

    la vengeresse/ revengeance

    De Bill Plympton, Jim Lujan

    Avec Charley Rossman, Robert LuJane, Lalo Alcaraz

    Animation – Etats-Unis – VOST – 2017 – 1h11

    Face de Mort, ancien catcheur et motard devenu sénateur, embauche quatre redoutables chasseurs de primes. Leur mission : retrouver la jeune Lana et récupérer le précieux et compromettant objet qu’elle lui a volé.

    Une sorte d'amazone brune dérobe un document compromettant à un sénateur véreux, l'infâme « Face de mort », ex-catcheur à la gueule tatouée. Il lance aussitôt quatre chasseurs de primes et tout un gang de motards aux trous­ses de la mystérieuse jeune femme... Avis aux amoureux de Bill Plympton, pape américain de l'animation givrée pour adultes (interdite aux bambins) : ce nouveau long métrage est nettement moins déroutant et agité de la cafetière que les oeuvres précédentes, de Hair High aux Mutants de l'espace ou à The Tune. Moins d'expérimen­tations, de délires sexuels et d'em­bardées surréalistes.
    Certes, le maître n'a rien perdu de son humour graphique : on retrouve intacts son goût pour les silhouet­tes hybrides et grotesques (seins énor­mes, tailles riquiqui, nez géants...) ou les perspectives distordues d'une Amérique à la fois iconique et déglinguée, de désert poussiéreux en bas-fonds miteux. Le récit roule à tombeau ouvert sur des chemins plus classi­ques et moins tortueux que d'habitude. C'est un hommage goguenard à l'univers du polar et du film noir, comme l'était déjà son film précédent, Les Amants électriques. Mais, cette fois, les folies de Plympton font aussi une place à celles d'un autre : son coréa­lisateur, le petit nouveau Jim ­Lujan, qui signe le scénario, très influ­encé par l'ironie au troisième degré et l'ultraviolence du cinéma de Quentin Tarantino. Cette histoire de vengeance et de ­machinations multiples déborde de personnages excentri­ques, depuis le ­héros, l'enquêteur Rod Rosse, intrépide nabot à lunettes vigoureusement secondé par sa vieille maman, jusqu'aux membres illuminés, encagoulés, d'une secte aussi ­ridicule que dangereuse. Au final, même un Bill Plympton assagi reste toujours le plus dingue et le plus ­réjouissant des cinéastes. — Télérama

    Précédé du court métrage Jean-Luc de Arthur Peltzer (3')

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