Programmation du 18 AVRIL AU 29 MAI

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    Du 26 avril au 5 mai

    la révolte des jouets

    de Hermina Tyrlova et Bretislav Pojar
    Animation - Tchécoslovaquie - 1947/1974 - VF - 0h33

    Un programme autour d’un film d’animation mythique contre le nazisme, mettant en scène des jouets pleins d’énergie et d’humour pour divertir et sensibiliser les tout-petits !

    L’aventure de minuit : Un petit train et un chef de gare en bois jouent avec des cubes. Cependant, le soir de Noël, le chef de gare découvre sous le sapin un nouveau jouet : un train électrique, qui le captive entièrement. Le petit train en bois se demande comment retrouver l’attention de son ami…

    La berceuse : Lorsque maman est trop occupée aux travaux de la maison, elle donne à bébé un petit jouet en plastique, lui aussi en forme de petit enfant. Or, le jouet se met à vivre et à bouger.
    Et va mettre le bazar dans cette chambre !

    La révolte des jouets : Dans l’arrière boutique d’un fabricant de jouets en bois qui a fait une caricature d’Hitler, un membre de la Gestapo arrive afin de l’arrêter. Plutôt frustré par la fuite de l’artisan, le nazi se met à malmener les jouets, qui vont se révolter contre lui, montrant que l’inventivité est plus forte que la violence et la bêtise.

    Trois superbes courts-métrages d’animation tout en douceur et en drôlerie. Trois chefs-d’œuvre de cinéma.
    Notre avis : Qui a dit que l’animation et la prise de vue réelle ne pouvaient pas cohabiter ? Les nombreux blockbusters jouant d’images de synthèse pour créer des univers fantastiques ont prouvé le contraire. Mais avant tout cela ? Avant le numérique ? Avant les écrans verts ? Avant les ordinateurs ? Il y avait l’artisanat de l’image-par-image qui donnait vie à des personnages merveilleux qui d’ordinaire n’existent que dans l’imagination. Et c’est de cela qu’ont joué Hermina Tyrlova et Bretislav Pojar dans ces trois courts-métrages autour des jouets.Le premier, La berceuse, narre l’histoire d’un petit bonhomme jouant les trouble-fêtes dans la chambre d’un bébé afin de l’aider à s’endormir. On retrouve là l’art de la pixilation, technique d’animation renvoyant aux chefs-d’œuvre de maîtres tels Norman McLaren et Ladislas Starevitch. C’est pour cela que nous, spectateurs du XXIème siècle, allons voir ce genre de films : pour nous émerveiller devant la minutie de cette animation en volume.
    Le second, La rencontre de minuit, narre la rivalité de deux trains. Fasciné par la technologie du train électrique, le chef de gare délaisse peu à peu le train à vapeur. Ces jouets qui prennent vie sous nos yeux narrent une histoire simple, en couleur, véritable éloge de l’imagination enfantine.Enfin, le programme prend une dimension plus politique avec le court-métrage La révolte des jouets, dans lequel un officier nazi, furieux de ne pas être parvenu à intercepter le fabricant de jouets qu’il venait arrêter, décide de se venger sur les jouets eux-mêmes… qui décident de se battre. Ici, les actions et gags foisonnant démontrent tout le génie technique, le savoir-faire, le perfectionnisme et la précision du travail de Hermina Tyrlova, prouvant également que si la réalité est parfois sombre, le rêve et le merveilleux constituent une superbe échappatoire, une arme non violente capable de venir à bout des situations les plus désespérées.
    C’est donc une demi-heure de poésie, d’évasion et aussi de cinéma et d’Histoire du cinéma que nous proposent les deux réalisateurs tchèques. Que demander de plus ? Avoir-alire
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