Programmation du 17 janvier au 13 février

  • /medias/photos/025489.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

    Regards sur l'Iran les 20 et 21 janvier

    des rêves sans étoiles/Royahaye Dame Sobh

    réalisation, acteurs, durée, etc...

    À Téhéran, dans un centre de détention et de réhabilitation pour mineurs, des adolescentes détenues pour crimes et délits, voient leur vie s’écouler ou gré des rires, des chants et de la mélancolie. L’ennui de leur vie et la peur de ce qui les attend dehors, rythment leur quotidien. Le cinéaste Mehrdad Oskouei, filme avec une grande proximité et beaucoup d’empathie, l’atmosphère et l’humeur de ces jeunes filles désabusées.

     

    «Le cinéaste iranien porte un regard complice sur la vie d’ados en centre de détention. Un docu juste et sensible.» Libération

    « Des rêves sans étoiles » : histoires de femmes exclues de Téhéran
    Ce documentaire porte un regard sensible sur des iraniennes incarcérées dans un centre de détention pour mineures.
    On découvrait en 2012 en France Les derniers jours de l'hiver, documentaire de Mehrdad Oskouei situé dans un centre de rééducation pour adolescents en Iran. Film imparfait sans doute, contraint politiquement évidemment, naïf à certains égards, mais emportant tout de même une liberté d’expression rarement atteinte venant d’un pays aussi surveillé. Le réalisateur revient aujourd’hui pour un exercice similaire, situé cette fois dans un établissement pour filles, comportant les mêmes forces et les mêmes faiblesses. Le film alterne entretiens singuliers avec quelques protagonistes et scènes collectives de la vie quotidienne dans le centre. L’approche, malgré l’intimisme du huis clos, se veut distanciée, objective. Elle enregistre ce faisant, avec les histoires terrifiantes qui ont amené à l’incarcération de ces filles (maltraitance, viols…), la violence et le dolorisme de leur propres réponses à l’injustice qui leur a été faite. Le tableau est chamarré, allant du vol à mains armés à la prostitution, en passant par l’usage de la drogue. Ces filles faraudes, qui revendiquent avec amertume leur exclusion, y gagnent une vérité certaine, dans un contexte où la libre parole et la déviance sociale semblent avoir disparu du paysage. Le Monde

    «Elles ont volé, dealé, se sont battues, ont été violées… Des adolescentes iraniennes, à peine sorties de l’enfance, déjà détruites et incarcérées. En les regardant dans les yeux, en leur laissant raconter leur histoire dans sa complétude tragique, Mehrdad Oskouei tient à distance tout apitoiement et voyeurisme.Et rend à ces jeunes filles un peu de cette liberté perdue et de cette dignité proscrite puisqu’elles sont nées femmes. Tout en filmant cette prison-gynécée pour ce qu’elle est : un paradoxal espace de solidarité et d’émancipation.» L’Obs
    ⇒ afficher tous les films

Cinéma Bel Air - Mentions légales - Site réalisé par Tack Tack