Festival Les petites bobines, festival de films européens jeune public, du 24 février au 11 mars 2018

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    Les petites bobines : De l'écrit à l'écran

    blancanieves

    de Pablo Berger avec Maribel Verdu, Macarena Garcia
    Conte - Espagne - 2012 - VOST - 1h49

    Sud de l’Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le surnom de "Blancanieves". C’est le début d’une aventure qui va conduire Carmen vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable…

    Ulysse-sourire.pngPablo Berger est un cinéaste original. Dans son premier film, Torremolinos 73, il racontait l'histoire (authentique) d'Alfredo López, réalisateur d'un unique et insolite film érotique dans l'Espagne puritaine des années 1970. Ici, il revisite Blanche-Neige en version noir et blanc, muette, le situant dans le milieu de la tauromachie, dans les années 1920. Un pari réussi dans la forme, magnifique, et dans le fond, captivant. Le cinéaste connaît ses classiques et les outils du muet : quand la foule se dirige vers l'arène où le grand Antonio Villalta, futur papa de Blanche-Neige, va toréer, on se croirait dans une fresque de D.W. Griffith : plans carrés, très larges, puis gros plans, très expressionnistes, sur les visages.
    Il réinvente aussi le conte, qui devient un drame de la jalousie, où les corps sont difformes, et les femmes, de sublimes objets de désir plus ou moins pervers, comme la belle-mère sadique... Et puis il y a les cheveux (obsession buñuélienne) de l'héroïne, longuement peignés par sa grand-mère quand elle est enfant, et, plus tard, continuant à pousser dans la tombe, sous le regard énamouré d'un des sept nains — minitoreros et forains qui semblent sortis de Freaks, de Tod Browning. Autant de références qui n'empêchent pas le film d'être d'une étonnante actualité : pourquoi l'odieuse belle-mère (Maribel Verdú, magnifique salope) jalouse-t-elle sa belle-fille (Macarena García) ? Pas pour sa beauté, mais parce qu'en devenant une grande torera à son tour, elle lui pique la une d'un magazine. — Télérama
    Au Cinéma Bel Air de Mulhouse :
    lun 26/02 à 15h45
    + rencontre avec Boris Henry, intervenant cinéma, sur l’adaptation du conte en film de cinéma
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