Festival Les petites bobines, festival de films européens jeune public, du 24 février au 11 mars 2018

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    Les petites bobines

    ma vie de chien / mitt liv som hund

    de lasse Hallström avec Anton Glanzelius, Manfred Serner, Anka Lidén
    Drame - Suède - 1988 (version restaurée) - VF et VOST - 1h41

    Une petite ville suédoise dans les années cinquante. Ingmar, douze ans, vit avec sa mère, son frère aîné et sa chienne qu'il adore. Lorsque les vacances d'été arrivent, la mère, atteinte de tuberculose, alitée, et réclamant un calme constant, l'envoie chez son oncle à la campagne. C'est le temps d'une parenthèse insouciante et riche en découvertes...

    Le film qui révéla Lasse Hallström dans le monde. Une ode à l’enfance, chronique douce amère, parfois loufoque à la générosité universelle.
    L’on pensera ce que l’on veut de la carrière américaine du Suédois Lasse Hallström (Le Chocolat, avec Binoche, Cher John, Les recettes du bonheur), son début de carrière fut celui d’un grand naturaliste de l’enfance. Ses peintures de la jeunesse, ici dans Ma vie de chien ou plus tard dans Gilbert Grape, où il dirigeait DiCaprio et Johnny Depp, sont de formidables chroniques d’un âge universel où l’on peut aisément se retrouver. Les truculences du petit Ingemar, la bouille gamine, lui font affronter, par la fantaisie et la turbulence de l’âge, la maladie de sa mère, tuberculeuse. Celle-ci l’envoie à la campagne, chez son oncle, pour des moments de bonheur et d’innocence, simples, à mille lieues des futurs programmes sirupeux de l’auteur à Hollywood ; il ne passe jamais par l’orgueil ou le mélodrame, mais tient sa caméra au plus vrai de ses jeunes comédiens.
    C’est la simplicité des situations aussi loufoques soient-elles (quelques personnages hauts en couleur traversent l’été à la campagne du protagoniste) qui intéresse le cinéaste. Hallström tire intelligemment partie des cadres anodins, qu’ils soient domestiques ou rustiques, ou des moments de chamaillerie avec le frère qui ne sont ni gaudrioles ni patauds, juste enflammés d’un bel âge où le deuil doit être relativisé. Comme le dit notre jeune philosophe en herbe dans une énumération surréaliste en début de film, tellement pire accable le monde.
    Après une série de clips pour Abba, le réalisateur sort ce film en Suède en 1985 mais on le découvrira en France en 1988 sous l’impulsion de ses nominations aux Golden Globes, BAFTA et Oscars. Lasse Hallström poursuivit par la suite une honnête carrière américaine avec quelques hauts (Gilbert Grape), quelques pensums académiques (L’œuvre de Dieu, la part du Diable, Terre Neuve) et tomba parfois très bas (Casanova, Mes vies de chien, notamment qui n’était en rien un remake du film critiqué ci-dessus). Avoir-alire
    Au Cinéma Bel Air de Mulhouse :
    sam 24/02 à 17h VF
    dim 04/03 à 15h45 VOST
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