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A l'affiche

 

"Les larmes de madame Wang " de Liu Bingjian - du 16 avril au 6 mai

"Dans la vie " de Philippe Faucon - du 24 avril au 13 mai

"La famille Savage " de Tamara Jenkins - du 23 avril au 6 mai

"In memoria di me " de Saverio Costanzo - du 16 au 28 avril

"Le premier venu " de Jacques Doillon - du 25 avril au 6 mai

"L'été indien " de Alain Raoust - du 10 au 28 avril

"Amistad" de Steven Spielberg - le 6 mai dans le cadre de la Journée de Commémoration de l'Esclavage

"Cia Stefano" de Gianni Zanasi - du 30 avril au 20 mai

"On the rumba river" de jacques Sarasin - du 14 au 27 mai

"La femmes des sables" de Horoshi Teshigahara - du 14 au 27 mai

"Rome plutôt que vous" de Tariq Teguia - à partir du 22 mai

 

Rétro : OSEZ OZU

"Gosses de Tokyo" de Yasujiro Ozu - du 14 au 27 mai

"Il était un père " de Yasujiro Ozu - du 14 au 20 mai

"Crépuscule de Tokyo" de Yasujiro Ozu - du 7 au 27 mai

"Une femme de Tokyo" de Yasujiro Ozu - du 1er au 13 mai

"Récit d'un propriétaire" de Yasujiro Ozu - du 3 au 13 mai

INFOS, TARIFS

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Renseignements

Cinéma Bel Air, 31 rue Fénélon, 68200 MULHOUSE

Plan d'accès

Tél. : 03 89 60 48 99 Répondeur programme : 0892 68 05 79 (0,34€/mn)

e-mail: cinebelair@wanadoo.fr

Tarifs

7€ PLEIN TARIF

6€ TARIF REDUIT (cartes U.P, Pass Musées, Auberges de jeunesse, Cézam, employés Ville de Mulhouse, étudiants et lycéens, Hiéro, ANPE, abonnés Filature, + de 60 ans, Centre Socio-culturel Bel Air, familles nombreuses, carte de fidélité)

4€ cartes Max, séances du dimanche matin, - de 12ans

3€ CARTE CULTURE

20€/AN Carte "Les Ami(e)s du Bon Cinéma" : permet de bénéficier du tarif réduit, de la gratuité pour les soirées débats et avant-premières, 4€ en juillet (sauf Plein Air) et en décembre.

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« In memoria di me » de Saverio Costanzo avec Christo Jivkov, Stefano Antonucci, André Hennicke - Drame - Italie – 2006 – VOST – 1h58
Charmant, intelligent, Andrea est le « gendre idéal ». Mais le jeune homme se pose beaucoup de questions sur le sens de la vie. Les infinies possibilités du monde le perturbent. Afin de trouver des réponses, il intègre un monastère et sa communauté de novices. Or ce temps de recueillement qui doit - en principe - conduire à la prêtrise, sème d?avantage encore le trouble dans l?esprit du jeune Andrea qui se réfugie dans une quête de la foi absolue.

 

« Les larmes de Mme Wang » de Liu Bingjian avec Liao Qin, Xingkun Wei
Drame - Corée du Sud/France/Chine – VOST – 2002 - 1h30
Un film coloré et authentique !
C'est dans une société en pleine évolution et dominée par l'argent que se débat Mme Wang. Elle décide de quitter Pékin car on lui demande de rembourser les dettes de jeu qui ont conduit son mari en prison. Elle retourne dans sa ville natale espérant y vendre comme avant des DVD au noir mais un ancien ami ,entrepreneur de pompes funèbres, lui propose de devenir pleureuse aux enterrements. Sa première tentative est un échec, mais petit à petit elle devient la pleureuse la plus populaire de la région. Son tempérament, plutôt drôle, est en contradiction avec son métier et c'est ce paradoxe qui ajoute au comique de la situation.
En Chine, la mort se vit en couleur et même si le thème du film peut paraître étrange la manière de l'aborder est très intéressante.
Mention spéciale du Jury pour l'actrice principale Lia Qin à Cannes 2002, section Un Certain Regard. Présenté aussi à Toronto, Rotterdam, Vancouver, Pusan et Nantes.

 



« Dans la vie » de Philippe Faucon avec Sabrina Ben Abdallah, Ariane Jacquot, Zohra Mouffok - Comédie – France – 2008 – 1h13
Esther, une femme âgée de confession juive, a besoin d'une assistance permanente. Mais elle use ses gardes-malades, du fait de sa mauvaise humeur, et la dernière en date vient de démissionner. Elie, le fils d'Esther, ne sait plus quoi faire. Sélima, l'infirmière de jour, propose les services de sa mère, Halima, musulmane pratiquante. Contre toute attente, une vraie complicité se crée entre les deux femmes. Halima sait se faire apprécier et respecter. Pleine d'énergie, elle redonne à Esther le goût de vivre.


« La famille Savage » de Tamara Jenkins avec Laura Linney, Philip Seymour Hoffman, Philip Bosco - Comédie dramatique – USA – VOST – 2008 - 1h53
Wendy et son frère Jon n'étaient pas pressés de revoir leur père. Ils avaient eu assez de mal à échapper à son emprise et ne voulaient surtout pas replonger dans une histoire familiale déjà trop chargée.
Même si cela n'a pas été facile tous les jours, chacun des deux enfantss devenus adultes mène sa vie : Wendy est intérimaire en attendant de percer comme dramaturge, et entretient une liaison avec son voisin marié. Jon - professeur d'université névrosé - écrit sur d'obscurs sujets.
La santé déclinante de leur père les oblige à s'extraire de leurs vies pour prendre en charge cet homme qu'ils évitaient depuis plusieurs années.
Deuxième film de Tamara Jenkins, ce film plein d'humour et d’audace nous révèle toute l'humanité de la famille Savage.

 

«Le premier venu » de Jacques Doillon de Jacques Doillon avec Clémentine Beaugrand, Gérald Thomassin, Guillaume Saurrel - Drame – France/Belgique – 2008 – 2h03
La fille a une vingtaine d'années, elle est issue d'un milieu bourgeois. Elle cherche à donner un peu de lumière et de légèreté à sa vie, qu'elle voit comme très insuffisante et inutile. Sans l'intensité qui lui est nécessaire.
Elle décide de donner son amour. Pas au plus séduisant, ni au plus méritant ou au plus admirable, non, ceux-là n'ont pas besoin d'elle, elle donnera son amour au « premier venu ».
Festival international du film de Berlin - 2008

«L'été indien » de Alain Raoust avec Johan Leysen, Déborah François, Johanna ter Steege - Drame - France – 2007 – 1h40
Au départ il y a une histoire d'amour et de destruction, celle de René et d'Alice, enfouie par les années mais qui resurgit un beau jour quand arrive une lettre dans le village des Alpes du Sud où René vit maintenant avec sa fille Suzanne. Flamand exilé en France, il essaie de vivre en oubliant le passé mais, face à un secret qu'il ne peut plus cacher, il va devoir à nouveau affronter l'homme qu'il a été et voulu occulter, au risque de perdre sa fille.
Le réalisateur a encore tenu à tourner cette histoire dans le Haut Verdon, pays de ses racines et de ses démons passés.

 


"Amistad" de Steven Spielberg avec Anthony Hopkins, Nigel Hawthorne, Morgan Freeman
Drame - USA - 1998 - VOST - 2h"Amistad" de Steven Spielberg avec Anthony Hopkins, Nigel Hawthorne, Morgan Freeman
Drame - USA - 1998 - VOST - 2h32

En 1839, "l'Amistad", navire espagnol transportant des esclaves africains, est pris dans une violente tempête au large de Cuba. Une cinquantaine de prisonniers réussissent à se libérer de leurs chaînes et se retournent contre leurs bourreaux, qu'ils passent par les armes. Cinqué, leur leader, oblige le capitaine à les ramener vers l'Afrique, mais celui-ci, profitant de son ignorance, met le cap sur l'Amerique. Jetés en prison, les mutins vont être défendus par deux fervents abolitionnistes, Theodore Joadson et Lewis Tappan, qui engagent un jeune avocat, Roger Baldwin.

« Cia Stephano » de Gianni Zanasi avec Anita Caprioli, Guiseppe Battiston, Valério Mastandrea
Drame – Italie – 2007 – VOST – 1h45

Stefano Nardini, un air d'adolescent malgré ses trente-cinq ans, vit sa bohème à Rome. Il est guitariste dans un groupe qui rencontre des difficultés à être reconnu. Le jour où il découvre
dans le lit de sa petite amie le guitariste d'un groupe qui monte, la déprime le gagne. Il retourne dans sa famille, loin, près de Rimini, région riche et industrieuse, où l'on ne perd pas son temps en chimères. Son frère Alberto a repris la tête de l'entreprise familiale qui produit des sirops et des conserves de fruits. Michela, sa soeur, a abandonné la fac pour suivre sa passion : elle travaille dans un parc aquatique où elle s'occupe des dauphins. Toute la famille salue le retour du fils prodigue. Mais sous une apparente harmonie, rien ne va. Alberto vit dans un stress infernal ; il est en train de divorcer et l'entreprise est au bord de la faillite.
Selection européenne Festival Espoirs 2008


« Rome plutôt que vous » (Roma wa la n’touma) de Tariq Teguia avec Samira Kaddour, Rachid Amrani
Drame – France/Algérie/Allemagne – 2006 - 1h51

Depuis plus de dix années, l’Algérie vit une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus de 100 000 morts. C’est ce désert que Zina et Kamel – deux jeunes algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins – voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter pour l’ailleurs.
Film de clôture Festival Espoirs en 35 mm 2008.
« On the rumba river » de Jacques Sarasin avec Wendo Kolosoy
Documentaire – France – 2008 - 1h25

C’est en sillonnant le majestueux fleuve Congo pendant une dizaine d’années, les mains sur les cordages et dans le cambouis qu’il a composé ses premières chansons, en grattant sa guitare, le regard perdu dans un décor fluvial fascinant.
Orphelin très jeune, emprisonné, excommunié par les pères belges car ses textes perturbaient la jeunesse puis boxeur professionnel, tous ces ingrédients forment la trame d’une vie hors du commun, celle d’Antoine Kolosoy, dit « Wendo ».
Son heure de gloire arriva en 1948 avec la sortie de son premier tube panafricain. Il est alors devenu la première superstar de la musique congolaise, et il l’est resté pendant toutes les années 60, cette époque de l’indépendance où toutes les folies et tous les rêves étaient possibles.
Il est aujourd’hui, comme s’expriment ses compatriotes, « un monument » de l’histoire de la République Démocratique du Congo. Il est le grand-père fondateur de la rumba congolaise, cette musique exportée à Cuba par la traite négrière.
C’est un miséreux, un mendiant que le président Laurent Désiré Kabila retrouva après avoir chassé du pouvoir le dictateur Mobutu en 1997. Aujourd’hui, à 80 ans, « le monument » est toujours vivant…

« La femme des sables » de Hiroshi Teshigahara avec Kyoko Kishida, Eiji Okada, Hiroko Ito
Drame- Japon – 1964 – VOST – 2h20

Un homme marche dans le désert. Il observe les insectes, les photographie, les ramasse. S'étant arrêté pour se reposer, il est accosté par trois villageois qui lui proposent de passer la nuit dans leur village.
L'homme est escorté jusqu'à une fosse au fond de laquelle une femme l'accueille et lui offre repas et couche. Pendant la nuit, la femme sort et ramasse le sable qui s'écoule des parois. Au petit matin, l'échelle de corde a disparu et l'homme se rend compte qu'il a été fait prisonnier.
Prix spécial du jury au festival de Cannes 1964.

 


OSEZ OZU !!

Yasujiro Ozu - 1903-1963.
D'origine modeste, le jeune Yasujiro Ozu décide de devenir cinéaste et y consacre la fin de ses études, avant d'exercer le métier d'assistant cameraman aux studios Shochiku. Son premier long métrage, 'Le Sabre de pénitence', sort en 1925, et s'inscrit dans la tradition du style épuré typiquement japonais, nuancé d'influences occidentales. Pour 'Gosses de Tokyo', qui le révèle en 1932, il s'inspire de son enfance à la campagne où il grandit avec ses deux frères. S'essayant d'abord à des genres divers tels que la comédie, le polar et le drame, le réalisateur et scénariste impose ensuite son style : peu d'extérieurs, une mélancolie diffuse servant de fond à des intrigues familiales, sur un ton ironique, le tout reflétant de l'intérieur les changements profonds touchant la société japonaise de l'époque. Ses films 'Voyage à Tokyo' et 'Le Goût du saké' sont considérés comme de véritables chefs d'oeuvre. Il réalise ainsi, au cours de sa carrière, plus de soixante films, le peu de variation de ses thèmes n'entachant en rien la qualité de ceux-ci. Talent trop peu connu en occident, Yasujiro Ozu fait partie, avec Akira Kurosawa, des grands réalisateurs japonais ayant pourtant fortement inspiré le cinéma européen et américain, et notamment les oeuvres de Wim Wenders.

 

« Une femme de Tokyo » de Yasujiro Ozu avec Yoshiko Okada, Kinuyo Tanaka, Ureo Egawa
Drame – Japon – 1933 – VOST – 1h10

Chikako est une jeune femme sérieuse et attentionnée, qui a en charge son frère Ryoichi et paye ses études. Mais la petite amie de l'étudiant, Harue, apprend par son propre frère policier que la généreuse aînée, qui est secrétaire dans une firme, fait des extras la nuit comme hôtesse dans un cabaret et même se prostitue. Harue se fait un devoir d'en informer Ryoichi, qui la renvoie cruellement mais se fait confirmer l'infamie par l'intéressée même.

« Les choses à l'image sont comme la trace tangible du drame humain qui se déploie sous nos yeux. Comme si, en perpétuelle transformation par l'expression du visage et du corps qui ne cesse de se renouveler en rapport avec les événements, les personnages représentaient une donnée insaisissable, ne pouvant émerger de façon certaine que dans les seuls artefacts. » « Cette chosification des éléments de l'intrigue ne va pas sans un certain humour, curieusement non contraire au tragique. Car il y a aussi quelque chose d'inquiétant dans la présence muette et têtue de ces objets qui se substituent aux expressions, aux gestes, aux mouvements du corps humain… » « Les objets sont donc, véritablement, davantage que des signes, des pointeurs. Loin de se contenter de désigner, ils dévoilent en dramatisant. C'est donc en profondeur que se manifeste peu à peu l'univers du film. Ce qui apparaît au plan initial est le désordre que déroule un panoramique, s'expliquant par la pauvreté du lieu, trop exigu pour les commodités pratiques nécessaires au bon entretien. »
Source : extrait du compte rendu critique de Daniel Weyl. Texte intégral sur
http://pagesperso-orange.fr/daniel.weyl/Daniel/lmno.htm#ozu

 



« Récit d’un propriétaire » de Yasujiro Ozu avec Choko Iida, Hohi Aoki, Eitarô Ozawa
Comédie Dramatique – Japon – 1947 – VOST – 1h12

Un orphelin de guerre est trouvé dans les rues de Tokyo et est envoyé en pension chez une veuve d'une cinquantaine d'années, Tané. Ayant du mal à supporter la présence de cet enfant au début, Tané se met peu à peu à l'aimer et est désespérée lorsque le père de l'enfant est retrouvé ...

« Le premier plan, en extérieur-nuit, du lieu de l'intrigue donne une sensation de forte présence grâce au battement sonore rythmé lointain comme d'un moteur de bateau. Le bruit se prolonge dans le plan suivant, intérieur, où fume une bouilloire, manifestation énergétique apparentée à la source imaginaire du battement. Celui-ci s'atténue tandis qu'une voix retentit qui s'avère être au changement de plan celle de Tamekichi, l'artiste en train de converser, semble-t-il, avec sa défunte épouse. Il monologue donc, jusqu'à l'arrivée de son colocataire, le chiromancien Tashiro, qui a ramassé l'enfant. Le dialogue prend le relais tandis que le battement s'éteint. On est donc entré progressivement dans le monde de la parole. » « Au cœur de l'intrigue, les colocataires… formant une petite association qui se réunit périodiquement et dont Kawayoshi est le président. Ce qui donne lieu à des conversations et autres manifestations qui sont de véritables témoignages culturels, sans le sérieux du documentaire, comme l'indique l'ironie du titre, attribuant au narrateur le rôle de propriétaire ».
Source : extrait du compte rendu critique de Daniel Weyl. Texte intégral sur
http://pagesperso-orange.fr/daniel.weyl/Daniel/lmno.htm#ozu

« Il était un père » de Yasujiro Ozu avec Chishu Ryu, Shuji Sano, Shin Saburi
Drame – Japon – 1942 – VOST – 1h26

Dans une ville de province, un enseignant veuf mène une vie modeste avec son fils unique. Lors d'un voyage scolaire, un élève se noie dans un lac. L'enseignant prend la responsabilité de l'accident et doit démissionner. Il quitte alors la ville avec son fils pour retrouver leur région natale.
Au cours du voyage, le père et son fils discutent de la vie, de leur avenir. Une relation à la fois proche et distante s'établit entre eux. Ils vont pêcher à la ligne et c'est le moment que choisit le père pour annoncer à son fils qu'il ira étudier dans un internat et qu'ils vont désormais vivre éloignés l'un de l'autre.
Quelques années plus tard, le père travaille à Tokyo, le fils est devenu enseignant dans un collège de province - comme son père... Ils se retrouvent dans une auberge et vont pêcher ensemble. Le fils annonce son départ pour la guerre.

« Père et fils ne vivront pas ensemble conformément à leur désir, mais Ryohei sera armé pour la vie, et cela d'autant mieux que le père expire serein. En apparence cependant dominent la rigide morale paternelle et la soumission du fils. Mais il s'agit dans l'essence d'une adéquation réglée entre un réel aveugle et des individus agissant. Et le cinéma d'Ozu se prête remarquablement à cet enjeu de ce qu'il ne se contente pas de préceptes moraux, mais ordonne tout son matériau au dessein éthique implicite. »
Source : extrait du compte rendu critique de Daniel Weyl. Texte intégral sur
http://pagesperso-orange.fr/daniel.weyl/Daniel/lmno.htm#ozu

 


« Crépuscule à Tokyo » de Yasujiro Ozu avec Ineko Arima, Chishu Ryu, Isuzu Yamada
Drame – Japon – 1957 – VOST – 2h20

Les thèmes centraux de Ozu, la famille, la tristesse et le caractère éphémère sont revisités dans ce film. La sœur ainée de la famille s'est enfuie de son mari alcoolique et grossier, et revient avec son enfant dans la maison de ses parents. Sa jeune sœur, qui est enceinte et vient juste d'être abandonnée par son petit ami, subit un avortement avant que toutes les deux découvrent un secret de famille qui a des résultats dévastateurs...

« Le récit est cohérent sous l'angle psychologique en ceci, que tout concourt à réactiver le traumatisme originaire, (privation de mère à l'âge de trois ans) : une tante trop obnubilée par l'argent et le paraître pour tenir lieu de substitut, la mort d'un frère aîné coïncidant probablement avec la puberté, la levée brutale, par l'apparition de la mère, du secret familial, l'échec amoureux suivi de l'avortement, ce dernier cruellement confronté à la présence de la petite nièce...
Pourtant ce pourrait être un divertissement larmoyant, de ces mélodrames qui connurent leur heure de gloire à grossir le trait par des stratégies expressives comme l'éclairage superlatif, le retardement du coup fatal, la boursouflure du pathos, le concours du tonnerre… » « Ici point de rhétorique facile, mais un matériau visuel et sonore construisant directement un univers émotionnel indépendamment des moyens narratifs. »
Source : extrait du compte rendu critique de Daniel Weyl. Texte intégral sur
http://pagesperso-orange.fr/daniel.weyl/Daniel/lmno.htm#ozu

« Gosses de Tokyo » de Yasujiro Ozu avec Tatsuo Saito, Mitsuko Yoshikawa, Hideo Suagwara
Comédie dramatique – Japon – 1932 – 1h29

Les enfants d’un employé de bureau entament une grève de la faim le jour où ils découvrent que leur père se rend ridicule devant son patron afin d'être bien vu. Le film muet le plus célèbre d'Ozu.

« En montrant avec humour que les valeurs et la logique des enfants sont différentes, Ozu relativise celles des adultes, laissant émerger l’essentiel : l’amour, l’amitié, le lien social. De façon d’autant plus convaincante, que la forte observation du monde infantile est renforcée par le tournage en extérieurs, montrant l’authenticité de la champêtre banlieue de Tokyo, reliée à la capitale par les incessants passages du chemin de fer électrique. »
Source : extrait du compte rendu critique de Daniel Weyl. Texte intégral sur
http://pagesperso-orange.fr/daniel.weyl/Daniel/lmno.htm#ozu